Jacques Follon, professeur (philosophie) à l'Université catholique de Louvain.
Le Centre De Wulf-Mansion est un centre de recherches en philosophie antique, médiévale et de la Renaissance (et pensée arabo-islamique pré-moderne). Il doit son nom aux professeurs Maurice De Wulf et Augustin Mansion.
Depuis sa fondation en 1956, le Centre poursuit un double objectif : promouvoir la recherche concertée en philosophie ancienne et médiévale et réunir et créer les instruments de travail indispensables à celle-ci. C'est dans cet esprit que parallèlement à son activité de recherche, le Centre maintient une bibliothèque spécialisée ainsi qu'une filmothèque et assure une chronique bibliographique dans la Revue philosophique de Louvain. En collaboration étroite avec son institution sœur, le De Wulf-Mansioncentrum au Hoger Instituut voor Wijsbegeerte (KU Leuven), le Centre De Wulf-Mansion est aujourd'hui un lieu privilégié pour les recherches transversales en philosophie ancienne, médiévale, et arabo-islamique.
Paul Frankard, professeur (méthode des tests psychologiques) à l'Université catholique de Louvain et responsable du Centre de consultation et d'orientation des étudiants.
Robert Volcher, professeur (psychopathologie) à l'Université catholique de Louvain.
Jozef Vergote, professeur (langues orientales) à l'Université catholique de Louvain.
Arthur Monin, ecclésiastique et professeur (droit canon) à l'Université catholique de Louvain.
Richard Koerperich, ecclésiastique et professeur (droit canon) à l'Université catholique de Louvain.
Bernard Capelle, ecclésiastique et professeur (liturgie) à l'Université catholique de Louvain.
Micheline (Sœur Michèle) Libon, professeure (critique historique) à l'Université catholique de Louvain.
Pierre Bondue, professeur (droit pénal, procédure pénale) à l'Université catholique de Louvain.
Antonio Piaser, professeur (sociologie) à l'Université catholique de Louvain.
Anselme Wiaux, professeur (phytopharmacie) à l'Université catholique de Louvain.
Albert Petitjean, ecclésiastique et professeur (Ancien Testament) à l'Université catholique de Louvain.
Joseph-Christian Pierre, professeur (ressources humaines) à l'Université catholique de Louvain.
Oscar Dignant, ecclésiastique et professeur (théologie morale) à l'Université catholique de Louvain.
Le Conseil d'administration de l'Université catholique de Louvain créé par la loi de 1911 est au départ composé d'ecclésiastiques. Il s'ouvre aux laïcs en 1962. Bien que l'Université soit officiellement scindée en 1970, le Conseil d'administration dit " UCL-KUL" se réunira jusqu'en 1980 afin de gérer la transition.
Augustin Fliche, historien français, spécialiste d'histoire médiévale ecclésiastique. Professeur à l'Université de Montpellier, il est professeur invité à l'Université catholique de Louvain en 1925-1927 et 1946-1947.
Jean Paul Laloup, ecclésiastique et professeur (philosophie, questions de sciences religieuses, psychologie de l'enfant et de l'adolescent) à l'Université catholique de Louvain dans différentes facultés.
Joseph Edouard (Dom Anselme) Robeyns, ecclésiastique (à l'abbaye du Mont-César) et professeur (liturgie) à l'Université catholique de Louvain.
Dominique Tennstedt, professeur (dermatologie) à l'Université catholique de Louvain.
Josiane Burton, professeure (pharmacologie) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Pierre Legrand, professeur (psychiatrie) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Pierre Sondag, professeur (thérapeutique d'urgence) à l'Université catholique de Louvain.
Yves Bertrand, professeur (soins intensifs, anesthésiologie) à l'Université catholique de Louvain.
Christiane Vermylen, professeure (pédiatrie) à l'Université catholique de Louvain.
Jean Cumps, professeur (chimie pharmaceutique) à l'Université catholique de Louvain.
Michel Lievens, professeur (biochimie) à l'Université catholique de Louvain.
Guy Cosnard, professeur (radiologie) à l'Université catholique de Louvain.
Bernard Van Beers, professeur (radiologie) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Paul Trigaux, professeur (radiologie) à l'Université catholique de Louvain.
François-Xavier Wese, professeur (urologie) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Pierre Cosyns, professeur (urologie, néphrologie) à l'Université catholique de Louvain.
Yves Pirson, professeur (néphrologie) à l'Université catholique de Louvain.
Thomas Michiels, professeur (microbiologie, virologie) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Luc Balligand, professeur (pharmacologie cardiovasculaire) à l'Université catholique de Louvain.
Charles "Carl" Vanwelde, professeur (médecine générale) à l'Université catholique de Louvain.
Philippe Meire, professeur (psychiatrie) à l'Université catholique de Louvain.
Chantal Lefebvre, professeure (sémiologie) à l'Université catholique de Louvain.
Patrick Lebecque, professeur (pneumologie) à l'Université catholique de Louvain.
Thierry Sluysmans, professeur (cardiologie pédiatrique) à l'Université catholique de Louvain.
Georges Meuris, professeur (pédagogie) à l'Université catholique de Louvain.
Frans Cerulus, professeur (physique, mécanique quantique) à l'Université catholique de Louvain.
Paul Rouxhet, professeur (chimie analytique) à l'Université catholique de Louvain.
Marc Meurens, professeur (agronomie) à l'Université catholique de Louvain.
Frédéric Bonbled, professeur (anatomie, médecine légale) à l'Université catholique de Louvain.
Albert Mertens, professeur (industries agricoles) à l'Université catholique de Louvain.
Robert Lories, professeur (chimie, méthodologie) à l'Université catholique de Louvain.
Etienne Persoons, professeur (agriculture) à l'Université catholique de Louvain.
Marius Lavency, professeur (latin, histoire de la pédagogie, méthodologie) à l'Université catholique de Louvain.
Julien Van der Vaeren, professeur (cultures, économie rurale) à l'Université catholique de Louvain.
Guy Gérard, professeur (statistiques, probabilités) à l'Université catholique de Louvain.
Joseph Mertens, professeur (archéologie) à l'Université catholique de Louvain.
Professeur (mathématiques) à l’Université catholique de Louvain.
Paul Cloos, professeur (analyse organique) à l'Université catholique de Louvain.
Raphaël Conil, professeur (géologie) à l'Université catholique de Louvain.
Augustin Van Itterbeek, professeur (probabilités, physique) à l'Université catholique de Louvain.
Walter Robyns, professeur (botanique) à l'Université catholique de Louvain.
Alphonse De Marbaix, professeur (zootechnie) à l'Université catholique de Louvain.
Auguste Theunis, professeur (chimie agricole) à l'Université catholique de Louvain.
Albert de Vleeschauwer, homme politique et professeur (droit rural) à l'Université catholique de Louvain.
Jacques Decallonne, professeur (microbiologie) à l'Université catholique de Louvain.
Raymond Lambert, professeur (microbiologie) à l'Université catholique de Louvain.
Auguste Meessen, professeur (physique, mécanique quantique) à l'Université catholique de Louvain.
Joseph Baeyens, ecclésiastique et professeur (pédologie) à l'Université catholique de Louvain.
Albert Coppens, professeur (thermotechnique, moteurs) à l'Université catholique de Louvain.
Jean De Clerck, professeur (brasserie) à l'Université catholique de Louvain.
André Devreux, professeur (brasserie) à l'Université catholique de Louvain.
Henri Omont naquit à Evreux (Eure), le 15 septembre 1857 et mourut à Paris le 9 décembre 1940.
Il fut élève du lycée de sa ville natale, puis de l’École des Chartes à partir de 1877. Promu archiviste-paléographe en janvier 1881 avec une thèse sur la ponctuation médiévale, il entra comme surnuméraire à la section des imprimés de la Bibliothèque nationale de France en mars 1881 puis passa au département des manuscrits en 1882, succédant à Léopold Delisle. Il devint le conservateur de ce département en décembre 1899, et le resta jusqu’à sa retraite au début de 1933.
Description et étude de manuscrits (grecs et latins), rédaction et impression du catalogue des manuscrits français, publication de catalogues des nouvelles acquisitions de son département, tables de concordance, publication de fac-similés de manuscrits... furent quelques unes des tâches qu’il effectua au sein de la Bibliothèque nationale.
Il œuvra aussi hors de celle-ci. De 1886 à 1891 il catalogua les manuscrits grecs de Belgique, de Suisse, des Pays-Bas, des villes hanséatiques, de Vérone... En France il inventoria diverses bibliothèques provinciales, et participa depuis 1885 au Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des départements. Comme Inspecteur général des bibliothèques, il eut accès à la plupart des bibliothèques universitaires, départementales et municipales du pays.
À l’Institut il fut membre et président de la Commission administrative centrale et membre de diverses sous-commissions, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1900 à 1940).
À l’École des chartes, il fut professeur, membre puis président du conseil de perfectionnement, membre de la Société de l’École des chartes, président et collaborateur du comité de publication de la Bibliothèque de l’École des chartes.
Au Comité des travaux historiques, il fut vice-président puis président (1937) de la section de philologie et d’histoire.
Il fut membre de nombreuses sociétés et associations nationales ou locales (parisiennes ou normandes) : société des antiquaires de France, société d’histoire littéraire de la France, association pour l’encouragement des études grecques, société d’histoire de Normandie, association des anciens élèves du Lycée d’Evreux...
En parallèle il mena des recherches sur les bibliothèques anciennes, l’hellénisme et l’histoire de l’imprimerie et du livre. Il fut attentif toute sa vie à l’histoire de sa région d’origine, à Evreux, au département de l’Eure et à la Normandie.
Au lendemain de la guerre 1914-18, il fut une des chevilles ouvrières du Comité français pour la restauration de la Bibliothèque de l’Université catholique de Louvain incendiée par les troupes allemandes en 1914.
Jean-Emile Charlier, professeur (sociologie de l'éducation) à l'Université catholique de Louvain.
José Degand, professeur (économie agricole) à l'Université catholique de Louvain.
Bernard Delmon, professeur (chimie des solides) à l'Université catholique de Louvain.
Jean Palsterman, professeur (morale) à l'Université de Louvain.
Joseph Rauwens, professeur (sciences religieuses) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-François Lambert, docteur en Sciences naturelles appliquées (1987) à l'Université catholique de Louvain.
Arthur Gille, professeur (pédagogie expérimentale) à l'Université catholique de Louvain.
Victor Renier, professeur (droit forestier et agricole) à l'Université catholique de Louvain.
Amaat Dumon, professeur (horticulture) à l'Université catholique de Louvain.
Jules Bouharmont, professeur (amélioration des plantes) à l'Université catholique de Louvain.
Bernard Piraux, professeur (physique) à l’Université catholique de Louvain.
Guy Schayes, professeur (physique) à l'Université catholique de Louvain.
L'École supérieure d'agriculture de Louvain, établissement d'enseignement supérieur catholique, est fondé en 1878 à l'initiative de la Société centrale d'agriculture et sous l'égide de la Société scientifique de Bruxelles. Elle est associée dès ses débuts à l'Université catholique de Louvain. Elle prend le nom d'Institut agronomique en 1883 (le nom "École d'agriculture" ne disparaît cependant pas et se rencontre régulièrement bien après cette date). Il finit par intégrer la Faculté des sciences. La date de 1878 est souvent retenue comme date de fondation de l'Institut agronomique.
André Fayt, professeur (mécanique, physique) à l'Université catholique de Louvain.
Lucien Caes, professeur (droit romain) à l'Université catholique de Louvain.
Jozef De Smet, professeur (diplomatique) à l'Université catholique de Louvain.
Hubert Debauche, professeur (entomologie) à l'Université catholique de Louvain.
René Bastin, professeur (physiologie végétale) à l'Université catholique de Louvain.
René Zayan, professeur (psychologie) à l'Université catholique de Louvain.
Emile Cordiez, professeur (zootechnie) à l'Université catholique de Louvain.
Robert Arnould, professeur (zootechnie) à l'Université catholique de Louvain.
Joseph Lebon est né à Tamines le 18 décembre 1879 et meurt à Namur le 12 juin 1957.
Ses humanités, de 1891-1897, se déroulent notamment au collège Saint-Joseph de Virton. Ensuite il effectue sa philosophie au séminaire de Floreffe (1897-1899) et ses études de théologie au séminaire de Namur (1899-1903). Il est ordonné prêtre le 10 août 1903.
Il prend ensuite le chemin de Louvain, pour de longues années. Il est bachelier en théologie (juillet 1905), licencié (juillet 1907), docteur et maître (juillet 1909), avec une thèse sur le monophysisme sévérien.
De 1906 à 1909, il est sous-régent du collège du Saint-Esprit, le lieu de résidence à Louvain des ecclésiastiques et étudiants en théologie ; il en devient président en 1909, succédant à Paulin Ladeuze devenu recteur de l’Université, et ce jusqu’en 1944, au moment de la destruction du collège lors du bombardement de Louvain.
Depuis 1909 et jusqu’en 1949, il est professeur à l’Université catholique de Louvain, succédant là encore à Paulin Ladeuze ; il y enseigne la "Patrologie" (1909-1949), "l’Écriture Sainte. Nouveau Testament" (1909-1920), "l’Histoire de la théologie du Moyen-Âge" (1920-1949), le "Grec postclassique" (1920-1947), "l’Arménien" (1920-1938), le "Syriaque" (1932-1942), les "Littératures orientales chrétiennes" (1936-1942), la "Théologie des Églises orientales" (1942-1949).
Il fut un collaborateur actif à la "Revue d’histoire ecclésiastique" et un des "fondateurs du Spicilegium sacrum lovaniense".
Son activité scientifique(1) tourne autour de l’hérésie monophysite et plus spécialement du patriarche Sévère d’Antioche. Il publia peu, se concentrant surtout sur la rédaction très poussée de ses notes de cours. Dans sa retraite de Tamines, il envisagea une étude sur le moine Marcien, qui ne vit pas le jour de son vivant. Plusieurs de ses publications témoignent aussi de son attachement au culte de la Vierge.
Prélat de Sa Sainteté, en 1946 et docteur "honoris causa" de l’Université de Strasbourg, en 1951.
(1) On trouvera une bibliographie des publications de Joseph Lebon dans Manifestation Van Hove-Maere-Lebon, dans Annna Nuntia Lovaniensia, t. 5, 1948, pp. 71 75 et dans Bibliographie Académique, 1908-1911, p. 20 ; 1911-1913, p. 14 ; t. 6, 1914-1934, pp. 12-14 ; t. 7, vol. 1, 1934-1954, pp. 301-303.
Dès la création du Secrétariat international pour les étudiants étrangers, un service d’aumônerie est organisé dans chaque centre. Mgr Albert Descamps, délégué par les évêques de Belgique pour l’apostolat auprès des étudiants étrangers en est l’aumônier général.
Dans le souci d’organiser une pastorale plus valable et devant l’ampleur que prend l’action de l’aumônerie, Mgr A. Descamps étudie le problème d’un statut canonique qui est obtenu le 31 août 1965, par décret de la Congrégation consistoriale. Le Vicariat pour les étudiants étrangers en Belgique, renouvelable, constitue la première expérience de ce genre en Europe. Il n’est pas un simple service d’aumônerie, il s’agit d’une sorte de diocèse personnel. Les paroisses — dont la juridiction est cumulative de celle de l’Ordinaire du lieu — sont administrées par des Recteurs-curés (Bruxelles, Louvain, Anvers, Liège, Huy, Verviers, Waremme, Limbourg, Namur, Tournai, Ath, Charleroi, Mons, Gand). Leur existence n’exclut pas celle d’aumôniers nationaux (qui prennent en charge le soin spirituel d’une nation déterminée). Sont membres du Vicariat tous les étudiants et stagiaires étrangers (laïques et religieux) ainsi que leur famille résidant en Belgique pendant la durée des études, de même les prêtres (belges et étrangers) qui sont nommés recteurs-curés et aumôniers nationaux. Outre une pastorale mieux organisée, un des avantages principaux de ce Vicariat est de centraliser tous les documents religieux se rapportant aux étudiants étrangers en Belgique (principalement les mariages et les baptêmes). À la tête du Vicariat, Mgr A. Descamps, vicaire, est aidé dans sa tâche par un vicaire-adjoint et des provicaires.
Le Secrétariat international des étudiants étrangers en Belgique est un organisme voulu par la congrégation de la « Propaganda Fide ». Il est constitué en 1962-1963 par les évêques de Belgique. Mgr A. Descamps y est leur délégué. La pastorale des étudiants étrangers en Belgique, souci majeur de l’épiscopat belge, nécessite cependant un minimum d’accueil des ressortissants étrangers venus étudier dans notre pays. L’ouverture, dans les grandes villes du pays, d’une dizaine de centres internationaux, qui regroupent les Foyers, Maisons et Comité d’accueil, contribue à cet objectif en offrant tantôt le gîte, le secours social, les activités culturelles ou l’aide morale (service d’aumônerie).
Gonzague Ryckmans (10 décembre 1887, Anvers — 3 septembre 1969, Korbeek-Lo-lez-Louvain), professeur de langues orientales à l’Université catholique de Louvain. Après avoir travaillé aux côtés d’Ernest Renan à Paris au Corpus des inscriptions sémitiques en 1919-1920, il se consacre, dès sa nomination à l’Université catholique de Louvain, aux études sémitiques pour lesquelles en ces années 1920 tout reste à faire, à commencer par le recensement et l’identification des documents.
Il s’inscrit en 1905 à l’Institut supérieur de philosophie de l’Université catholique de Louvain et obtient un doctorat en philosophie en 1908. Il suit ensuite des études de théologie au Grand séminaire de Malines et est ordonné prêtre en 1911. Élève de l’École biblique et archéologique française à Jérusalem de 1911 à 1914, il s’initie à l’étude des inscriptions préislamiques arabes. Il s’adonne aussi aux études bibliques et à l’étude des langues sémitiques, spécialement de l’arabe. En 1914, il s’engage comme aumônier de l’armée et il participe à la campagne de l’Yser dans un bataillon d’infanterie. Il est admis peu avant la fin de la guerre à l’hôpital de Bruges, après avoir encouru des lésions graves au cours d’une attaque au gaz de l’armée allemande contre les positions tenues par les troupes belges. Gonzague Ryckmans achève ses études en langues sémitiques à l’Université catholique de Louvain en 1919. Il suit ensuite les cours de l’École des hautes études à la Sorbonne en 1919-1920 et poursuit à Paris ses études épigraphiques sous la direction de l’abbé Chabot.
De 1920 à 1930, il est professeur d’exégèse au Grand séminaire de Malines. Il est nommé en 1926 maître de conférence d’épigraphie sémitique à l’Université catholique de Louvain, puis professeur en 1930. Il y enseigne l’épigraphie sémitique, l’acadien, l’hébreu.
Gonzague Ryckmans voyage beaucoup tout au long de sa carrière. D’abord dans tout le Proche-Orient au cours des années 1911-1914. Ensuite à l’occasion d’une mission à Istanbul en 1928 en vue de faire le relevé des inscriptions sud-arabes appartenant au Musée de cette ville. Il voyage en Afrique du Nord en 1924 et 1928 avec l’abbé Chabot, en vue de préparer la publication du recueil des inscriptions libyques. Il réalise une expédition de prospection de 1951 à 1952 dans les provinces méridionales de l’Arabie saoudite, à l’invitation du roi Ibn Saoud : sur un parcours de plus de 5000 km, sont relevés 12 000 graphites rupestres et de grandes inscriptions sabéennes qui fournissent une contribution importante à l’histoire de la dernière période du royaume de Saba.
Louis Jadin (11 janvier 1903, Namur — 30 mars 1972, Herent), professeur (théologie, psychologie, morale) à l'Université catholique de Louvain et à l'Université Lovanium.
Il devient docteur en histoire de l'Université de Louvain en 1925 et docteur en théologie à l'université grégorienne à Rome en 1929. Il est ordonné prêtre un an plus tôt, en 1928, et occupe la charge d'assistant à l'Université de Louvain. En 1942, il est nommé chargé de cours, puis, en 1954, professeur à l'École d'éducateurs de Louvain, maître de conférences en 1961, professeur à la faculté de philosophie et lettres de l'université catholique de Louvain en 1965. Parallèlement, il accepte une charge de professeur visiteur à l'Université de Lovanium à Kinshasa en 1961.
A l'Université catholique de Louvain, il est adjoint à l'aumônerie de la Jeunesse Universitaire. Son activité pastorale se concentre sur les étudiants étrangers et particulièrement sur les réfugiés.
Passionné l'histoire du Congo, il ne cesse de rechercher de nouvelles sources tout au long de sa carrière (archives de Rome, Loanda, Lisbonne, La Haye...), afin de les croiser et de les compléter.
René Germain, professeur (agriculture tropicale et subtropicale) à l'Université catholique de Louvain, directeur général assistant de l'Institut national pour l'étude agronomique du Congo belge.
Suzanne Mansion est née à Liège le 30 juillet 1916. Elle meurt à Woluwé-Saint-Lambert le 27 août 1981.
Elle est la petite-fille de Paul Mansion, mathématicien et professeur à l’Université de Gand, la fille de Joseph Mansion, philologue et professeur à l’Université de Liège et la nièce de Augustin Mansion, philosophe, historien de l’aristotélisme et professeur à l’Université de Louvain.
Elle fait ses études secondaires à l’École abbatiale de la Paix Notre-Dame à Liège puis poursuit à l’Institut supérieur de philosophie de l’Université de Louvain le baccalauréat, la licence et le doctorat en philosophie qu’elle obtient le 6 mars 1941. Elle est maître-agrégé de l’École Saint-Thomas le 4 juillet 1946, avec une thèse portant sur Le jugement d’existence chez Aristote, couronnée la même année par la Classe des lettres de l’Académie royale de Bruxelles. En 1947, Suzanne Mansion acquiert une bourse du British council et passe six mois à l’Université d’Oxford. Proclamée lauréate du Concours pour la collation de bourses de voyage en novembre 1948, elle reçoit en 1951 le Prix cardinal Mercier pour la période 1946-1951.
Sa carrière à l’Université de Louvain commence par un poste de monitrice, de 1948 à 1956. En même temps, elle enseigne dans le secondaire, elle est chargée du cours de Grec et de Religion au Lycée Saint-Jacques à Liège de 1948 à 1961, puis d’Éléments de philosophie à l’Institut d’études sociales de l’État à Bruxelles de 1951 à 1965.
En 1956, elle est nommée chef de travaux au Centre De Wulf-Mansion, la nouvelle unité scientifique consacrée à l’étude de la philosophie ancienne et médiévale ; elle en deviendra bientôt la cheville ouvrière. En 1959, elle assiste Maurice Giele pour le cours pratique Études sur les philosophes grecs. Elle entre dans le corps académique de l’Université avec le titre de maître de conférences (1960), puis successivement chargée de cours extraordinaire (1963), ordinaire (1964), professeur (1965), et enfin professeur ordinaire (1968) rattachée à la Faculté de philosophie et lettres. Elle donnera également des cours à l’étranger : Détroit, Londres, Québec, Abidjan…
Michel Woitrin (Namur, 5 mai 1919 – Ottignies-Louvain-la-Neuve, 27 octobre 2008), professeur et Administrateur général de l'Université catholique de Louvain.
Michel Woitrin est le fils de Antoine Woitrin et de Louise Clerbaux, sixième d’une fratrie de huit : Jacques, André, Monique, Ghislaine, Christiane, Michel, Paul, Etienne. Il épouse en 1953 Claire Bibot. Leurs six enfants sont Emmanuel, Luc, Eveline, Caroline, Clarice et Jehanne.
-
Enfance et adolescence
Son enfance se déroule à Namur où son père dirige la s.a. Ant. Woitrin, entreprise moyenne d’alimentation générale en gros. Antoine Woitrin fut aussi conseiller communal et échevin (1933-1952) de la ville de Namur (sous l’étiquette du Parti catholique, puis du Parti social-chrétien à sa fondation en 1945), membre fondateur et vice-président national de la Ligue des familles nombreuses et président régional de La petite propriété terrienne. La famille est catholique. Jacques, devint prêtre et Monique, religieuse.
Michel Woitrin effectue ses études primaires (1936-1931) et secondaires à l’Institut Saint-Louis (1931‑1937). Il préside la JEC lorsqu’il est en troisième gréco-latine (4e année des humanités). Il fait partie d’une troupe scoute à Namur, puis du clan universitaire à Louvain. -
Études universitaires et engagements au cours de la Seconde Guerre mondiale
Après les candidatures en philosophie et lettres aux Facultés Notre-Dame-de-la-Paix à Namur (1937‑1939), il poursuit ses études à l’Université catholique de Louvain.
Il est docteur en droit en juillet 1942 et licencié en sciences économiques en décembre 1944. Avocat stagiaire au barreau de Namur (sous la conduite de son futur beau-père Me Pierre Bibot) en novembre 1942.
Actif parmi l’Union des étudiants des Facultés Notre-Dame-de-la-Paix, il s’engage encore davantage dans le Cercle de droit de l’UCL dont il devient président en 1942. Il y est discrètement patriote et résistant.
Mobilisé en 1939, il se retrouve en France de mai à août 1940 sous l’uniforme belge. En janvier 1944, il s’engage dans l’Armée secrète (Zone 1, Secteur I) et, en janvier 1945, il s’enrôle dans le 1er Régiment d’autos blindées, sous les insignes duquel il participe aux forces d’occupation en Allemagne en 1945. Son officier instructeur est Yves du Monceau qui deviendra le bourgmestre d’Ottignies (future Ottignies-Louvain-la-Neuve). -
Le tournant de l’économie
La licence en sciences économiques (octobre 1942 - décembre 1944) par laquelle il enchaîne une nouvelle formation après le droit déterminera sa carrière. Ses travaux de séminaire et son mémoire portent sur les théories macroéconomiques de J. M. Keynes (lesquelles allaient constituer l’axe intellectuel de la reconstruction économique, politique et sociale des démocraties occidentales). Léon H. Dupriez, qui dirige l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES) de l’UCL l’aide à obtenir une bourse du British Council qui lui permet de poursuivre des recherches sur les théories keynésiennes au Queen’s College à Cambridge d’octobre 1946 à août 1947 sous la supervision du professeur D. H. Robertson.
En août 1947, il participe à la délégation belge présente au Congrès des Associations pour les Nations unies (WFUNA) à Marinanské-Lazné (Marienbad, Tchéquie). En novembre 1947, il entre au Service des études du ministère des Affaires économiques avec le statut de conseiller économique. L’année suivante, en septembre 1948, il intègre, dans le cadre du Plan Marshall, le Secrétariat général de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) à Paris en qualité de secrétaire, chef de la section géographique II (France, Zone française d’Allemagne, Autriche et Suisse). D’août 1949 à janvier 1950, il est chef de cabinet adjoint du ministre des Affaires économiques Jean Duvieusart et, en mai 1950, il rejoint le Collège des conseillers auprès du ministère des Affaires économiques. -
Professeur à l’Université catholique de Louvain
Fort du soutien des professeurs Léon-H. Dupriez et Paul Rousseaux, piliers des études en économie à Louvain, Michel Woitrin entame un parcours académique à l’UCL en 1950 comme chargé de cours et directeur de recherche à l’IRES, responsable du Service mensuel de conjoncture et du "Bulletin" de l’Institut. Il est promu professeur ordinaire en 1954.
Ses enseignements concernent l’analyse macro-économique, la théorie du commerce international, les problèmes économiques contemporains, la démographie économique et la démographie sociale. Il donne quelques conférences, publie des articles et assure une série de cours à l’Université du Caire en 1958-1959 sur ces matières.
Durant l’été 1952, il participe au Harvard University International Seminar (Professeur Kissinger) en tant que "Research Fellow" de la Rockefeller Foundation. Il poursuit par un long séjour, de janvier à octobre 1953, à nouveau à Harvard et plus brièvement dans d’autres universités étatsuniennes.
À son retour, il pousse à la création de plusieurs centres de recherche. Au sein de l’IRES : le Groupe Études de productivité en 1954 (fondateur et membre du comité de direction) et le Groupe Marché commun en 1958 (fondateur et membre du comité de direction). Au sein de la Faculté de sciences économiques, sociales et politiques, il fonde et dirige le Département travail (1954) et le Département de démographie (1963).
Il est aussi le fondateur et le directeur scientifique du Centre de perfectionnement dans la direction des entreprises (1955). Le CPDE mène des recherches et organise des cycles de formation avancée pour les cadres supérieurs du privé et de la fonction publique. Il est articulé à la Fondation Industrie-Université et agit en concertation avec ses homologues de l’ULB, l’Ugent et l’ULg et le Vervolkingscentrum voor Bedrijsleiding de la section flamande de Louvain. Michel Woitrin est membre du Conseil d’administration et du comité permanent de la Fondation Industrie-Université ainsi que de l’Institut Administration-Université, tous deux créés en 1955 à l’initiative de la Société générale de Belgique et de la Fédération des Industries belges (FIB). Dès 1957, il est membre du Conseil d’administration de l’Association européenne des centres de perfectionnement à la direction des entreprises rattachées aux universités. Enfin, il est vice-président de la Fondation Travail-Université fondée en 1967.
Toutes ces fondations correspondent étroitement à une série de convictions et de principes déployés au cours de la reconstruction de l’économie après 1945, des idées auxquelles Michel Woitrin s’était familiarisé à la faveur de ses fonctions à l’OECE (mise en œuvre du Plan Marshal), au Ministère et au Cabinet de l’économie (où il entre en relation avec Gaston Deurinck chargé de la création de l’Office belge d’accroissement de la productivité – OBAP) et de ses séjours aux États-Unis. La plus grande importance était portée à la nécessité d’accroître la productivité, de s’appuyer sur des outils de planification, de professionnaliser le management et d’adopter largement une organisation à l’américaine dans les entreprises. Michel Woitrin fut celui qui a introduit et institutionnalisé ces principes, disciplines et méthodes à Louvain. Le mouvement, à l’œuvre dans plusieurs pays de l’Europe de l’Ouest, lui permit en outre d’entrer sur la scène internationale des échanges scientifiques en matière de management. Il donna de multiples cours et conférences sur les thématiques y attachées et participa aux travaux de l’European Institute for Advanced Studies in Management dont il était membre. Il fut également membre du Conseil du Centre for European Policy Studies (CEPS).
-
Secrétaire et Administrateur général de l’Université catholique de Louvain
En 1962, au moment où Mgr Van Waeyenbergh quitta ses fonctions à 70 ans après un long rectorat de 27 années marqué par les épreuves de l’Occupation et les reconstructions de l’après-guerre, l’Université de Louvain se lança dans un processus d’autonomie de deux sections linguistiques, francophone et néerlandophone, sous une coupole unitaire : l’Université catholique de Louvain (en néerlandais : Katholieke Universiteit Leuven). Les facultés se saisirent de l’occasion pour actualiser leur offre de formation et Michel Woitrin participa au groupe de travail de sa faculté (Sciences économiques, sociales et politiques) en 1963.
En mars de la même année, le Pouvoir organisateur (les évêques de Belgique) le choisit comme Secrétaire général et Administrateur général de la section d’expression française après le désistement de Guy Malengreau qui ne voulait pas souscrire à la nouvelle organisation linguistique de l’Université. En dehors des questions de gestion ordinaire (d’une ampleur limitée jusqu’aux réformes d’octobre 1966), le premier grand chantier qui l’occupa concerna la préparation de la loi d’expansion universitaire qui serait votée le 9 avril 1965, après deux années de négociations serrées entre les partis (et leurs ailes linguistiques) et les universités.
Durant ce temps, la question du devenir de la section francophone à Louvain en territoire unilingue flamand (lois linguistiques de 1962) prit de plus en plus d’ampleur au sein de l’université (chez les étudiants, les professeurs, les chercheurs), au Parlement et au Gouvernement. L’Université (unitaire) et Michel Woitrin prospectèrent à partir de 1963 des lieux en Wallonie où installer des « extensions » francophones. Ottignies fut retenue en juillet 1966 et, l’année suivante, Michel Woitrin prépara l’implantation en s’entourant d’une première équipe et en faisant une tournée des sites universitaires nouveaux en Europe et aux États-Unis. Fin 1967, la situation se tendit à nouveau et aboutit à un ultimatum de la section flamande. Le Gouvernement de Paul Vanden Boeynants fut poussé à la démission le 7 février. Dans sa déclaration gouvernementale aux Chambres le 25 juin, le nouveau Premier ministre Gaston Eyskens annonça la scission en deux universités unilingues et le transfert francophone.
La constitution légale de l’Université catholique de Louvain et de la Katholieke Universiteit Leuven eut lieu le 1er juillet 1970. Michel Woitrin (porté à cette date à la fonction d’administrateur général de la nouvelle structure UCL), eut un rôle essentiel dans le transfert de l’université à Ottignies (Ottignies-Louvain-la-Neuve depuis 1976) et à Woluwe-Saint-Lambert : coordination des équipes chargées de créer les deux sites, mobilisation de la communauté universitaire et de l’opinion publique, négociations aux côtés des présidents successifs du Conseil d’administration successifs, André Oleffe puis Jean Godeaux, pour garantir des financements nécessaires.
La décennie du transfert révéla tous les talents de Michel Woitrin de grand communiquant. Bon client des médias, il donna de très nombreuses conférences, en Belgique et à l’étranger, et participa à autant de rencontres et de colloques internationaux jusqu’à la fin des années 1990.
Le transfert s’acheva à l’automne 1979. Le contexte économique, politique et social était sombre après le deuxième choc pétrolier. Toutes les universités furent en difficulté financière. Pour éviter la mise sous tutelle, l’UCL conçut un « Plan de sept ans » (1981) qui brida son développement et freina les initiatives de l’administrateur général jusqu’au terme de sa carrière académique. Le 1er octobre 1984, Michel Woitrin devint émérite et Administrateur général honoraire.
L’UCL lui confia alors diverses missions de représentation, dans des conseils d’administration comme ceux de la Fondation Hoover, du Théâtre Jean Vilar (Louvain-la-Neuve) et de la startup médicale Acade (Academic development s.a.), dans des rencontres internationales et des événements tels que l’exposition universelle de Tsukuba et le symposium de Kyoto en 1985. Il mena également quelques missions exploratoires pour les recteurs Pierre Macq (1986-1995) et Marcel Crochet (1995-2004).
Durant une dizaine d’années, il se retrouva aussi dans le conseil d’administration de sociétés : Société générale de Banque, Eternit, Sait Electronics, Otis, GB‑Inno‑BM, Électronique et Télécommunications Bell -
Une expertise et une stature internationale en matière de management des universités
Les défis de l’expansion universitaire, la gestion de la crise politique que Louvain avait traversée et l’épopée du transfert amenèrent Michel Woitrin à un haut degré d’expertise en matière de management des universités. Il fut un membre actif du Groupe international informel des Secrétaires généraux jusqu’à son éméritat, puis ayant consacré les premiers mois de sa transition post-académique à une tournée d’étude aux États-Unis sur cette question (automne-hiver 1984-1985), il redoubla d’activité au sein de l’European Centre for Strategic Management of Universities (ESMU) dont il était administrateur fondateur. Il présida également le Conseil de direction du "Program of audit of the management of european Universities" (AUDIT), au sein de l’European Institute for Advanced Studies in Managment.
Durant une quinzaine d’années, il enchaîna de très nombreuses missions de consultance sur l’évaluation des politiques dans différentes universités, tantôt à titre individuel en Amérique latine, et tantôt avec des mandats de ESMU et de AUDIT où la perspective de l’Acte européen unique de Maastricht et surtout la libéralisation des anciens pays de l’Est multipliaient les besoins et les chantiers. -
Homme de culture
Au moment de son éméritat (1984), Michel Woitrin demanda que l’hommage académique qu’on lui rendrait donne l’impulsion à la création d’une fondation culturelle tournée vers l’animation des deux sites de l’Université (Louvain-la-Neuve et Woluwe). La Fondation Michel Woitrin ainsi créée vint en soutien de manifestations (concerts, conférences, expositions, projets étudiants, etc.) et porta des projets tels que l’installation d’un carillon à la Grand-Place de Louvain-la-Neuve et la création d’une douzaine de sculptures et de fresques.
Toujours attentif au développement de Louvain-la-Neuve, Michel Woitrin et la Fondation suivirent de près le projet de création d’un musée au bord du lac (Projet Kurokawa, 1990-1997) et les plans d’aménagement de la zone « Lac-Grand-Place » qui débouchèrent sur l’édification du complexe de cinémas et l’Aula Magna (années 1990).
Indépendamment de la sphère louvaniste, Michel Woitrin s’investit aussi, tout au long de son existence, dans le conseil d’administration d’une quinzaine d’associations et de structures culturelles en Belgique. Dans les années 1990, il s’engagea activement dans la mise en valeur du site du Grognon à Namur. Il lança le groupe de réflexion et de proposition « Confluent » et fit partie du jury du concours international d’architecture pour la construction du Parlement wallon à cet endroit.
Il s’adonna à la création littéraire dès ses années universitaires. Il publia "Louvain-la-Neuve, Louvain-en-Woluwe. Le grand dessein" (Duculot, 1987) et "Hauts lieux" (Academia, 1998). Le théâtre l’intéressait particulièrement. Il suivit le Festival d’Avignon durant des décennies et mit toute son influence au service de la création du Théâtre Jean Vilar à Louvain-la-Neuve.
À l’étranger, il fut élu membre correspondant de l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix-en-Provence (1987) et membre associé de l’Académie d’Athènes (1996). -
Citoyen et habitant engagé à Ottignies-la-Louvain-la-Neuve
Michel Woitrin fit partie de la très militante Association des Habitants de Louvain-la-Neuve à partir de sa création sous une première forme en 1971 (avant même de s’établir sur le site en 1975).
Il adhéra au Parti social-chrétien (PSC) dès sa fondation en 1945. Il s’engagea sur la liste des Intérêts communaux (de l’ancien bourgmestre Yves du Monceau, PSC) aux élections communales de 1994, puis celle du CDH en 2000, et devint conseil communal d’Ottignies-Louvain-la-Neuve durant deux exercices (1995-2000, 2001-2006) -
Distinctions
Michel Woitrin fut anobli avec le titre de Baron en 1982. Parmi d’autres distinctions et prix, on notera :
Officier de l’Ordre de Léopold (1961)
Médaille de volontaire de guerre et médaille de combattant 1940-1945
Médaille civique de première classe
Commandeur et Grand officier de l’ordre de saint Sylvestre (1977, 1984)
Commandeur et Grand officier de l’Ordre de la Couronne (1971, 1994)
Grand officier de l’Ordre de Léopold II (1992)
Officier dans l’Ordre des Palmes académiques (1979)
Prix Europa Humanisme (1982) (Fondation internationale pour le rayonnement des arts et des lettres. Genève)
Chevalier de l’Ordre du Saint-Sépulchre de Jérusalem (1994)
Chevalier de la Real Hermandad de Nostra Senora de Yllescas (1990)
La fondation de la Faculté de philosophie et lettres en 1834 renouait avec une tradition remontant à la Faculté des Arts de l'ancienne Université.
En un siècle et demi d'existence, la Faculté ne cessa de répondre de son mieux aux exigences croissantes de la recherche et de l'enseignement dans les vastes domaines de la réflexion philosophique et de la connaissance de l'homme à travers son histoire, ses langues, ses créations littéraires et, plus généralement, esthétiques.
Pour prendre mesure de son dynamisme constant, il n'est que de confronter le programme des premières années de sa fondation avec celui qu'elle propose actuellement. En 1850, onze professeurs enseignaient à quelque 125 étudiants une dizaine de matières (parmi lesquelles on peut épingler déjà l'anthropologie psychologique et les langues orientales). Aujourd'hui, environ 100 enseignants (professeurs et assistants) se consacrent à la formation de quelque 1.600 étudiants auxquels est proposé un très large éventail de matières.
C'est surtout à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que bon nombre de cours nouveaux apparurent. Il fallait, et la Faculté y a toujours été attentive, faire droit à l'importance nouvelle de certains domaines, ainsi qu'à l'apparition de perspectives et de méthodes neuves, par exemple, en histoire et en philologie.
Une initiative notable a été prise dès 1942 pour remédier aux échecs des débutants. Des membres du personnel scientifique mandatés à cette fin par la Faculté, s'occupent depuis lors d'assister les étudiants de première année pour leur faire trouver le style et le rythme de l'effort universitaire (monitorat).
Pour satisfaire aux exigences modernes de l'informatique, la Faculté se dote, dès 1968, d'un utile Centre de traitement électronique des documents. Le traitement multi-langue est encore aujourd'hui une spécialité de ce laboratoire. Pour encourager et développer l'utilisation de l'informatique par les enseignants et les étudiants, la Faculté s'est vu dotée de salles informatiques et un cours d'initiation à cette discipline est proposé au programme de la 2e candidature.
Portent témoignage enfin d'une vigueur que les ans n'ont pas amortie, les nombreuses (on en dénombre une quinzaine) collections de travaux et publications scientifiques à périodicité régulière, nées au fil des temps et tout récemment encore dans la Faculté. S'y ajoutent les livres publiés par ses chercheurs en dehors des séries facultaires.
Ancienne, mais toujours jeune, comme l'attestent son passé et son présent, c'est donc une faculté riche en réalisations dans la recherche et en initiatives dans l'enseignement, attentive aussi à répondre aux attentes du monde dans lequel elle vit, qui est venue en 1979-1980 apporter sa note propre dans la symphonie universitaire sur le site nouveau où l'Université a recomposé son corps, un temps écartelé, avec la volonté d'y maintenir vive son âme de toujours. Elle veut y servir les hommes de sa terre, qui lui sont à présent plus immédiatement proches, mais aussi, elle l'espère, elle le veut, toute la terre des hommes. Que d'ailleurs elle entende servir celle-ci dans la foi chrétienne de ses fondateurs, c'est ce que signifie l'appellation de Collège Érasme choisie pour l'édifice qu'occupe la Faculté de philosophie et lettres, ainsi que le nom de Blaise Pascal donné à la place où elle est érigée.
Doyens de la Faculté de philosophie et lettres :
- 1836-1843 : Gérard Casimir Ubaghs
- 1843-1844 : Guillaume Amédée Auguste Arendt
- 1844-1845 : Jean-Baptiste David
- 1845-1846 : Jean Moeller
- 1846-1847 : Louis Joseph Hallard
- 1847-1848 : Gérard Casimir Ubaghs
- 1848-1849 : Guillaume Amédée Auguste Arendt
- 1849-1850 : Jean-Baptiste David
- 1850-1851 : Jean Moeller
- 1851-1852 : Louis Joseph Hallard
- 1852-1853 : Gérard Casimir Ubaghs
- 1853-1854 : Guillaume Amédée Auguste Arendt
- 1854-1855 : Jean-Baptiste David
- 1855-1856 : Nicolas Joseph Laforet
- 1856-1857 : Félix Jean Baptiste Joseph Neve
- 1857-1858 : Jean Moeller
- 1858-1859 : Louis Joseph Hallard
- 1859-1860 : Guillaume Amédée Auguste Arendt
- 1860-1861 : Jean-Baptiste David
- 1861-1862 : Nicolas Joseph Laforet
- 1862-1863 : Félix Jean Baptiste Joseph Neve
- 1863-1864 : Louis Joseph Hallard
- 1864-1865 : Guillaume Amédée Auguste Arendt
- 1865-1867 : Félix Jean Baptiste Joseph Neve
- 1867-1868 : Charles Philippe Edouard Cartuyvels
- 1868-1869 : Félix Jean Baptiste Joseph Neve
- 1869-1870 : Charles C. A. Moeller
- 1870-1871 : Charles Philippe Edouard Cartuyvels
- 1871-1872 : Léon Charles de Monge
- 1872-1873 : Léon Gaspard Bossu
- 1873-1874 : Edmond I. J. M. Poullet
- 1874-1875 : Joseph Martin Ignace Jacops
- 1875-1876 : Constantin François Joseph Pieraerts
- 1876-1877 : Léon Charles de Monge
- 1877-1878 : Edmond I. J. M. Poullet
- 1878-1879 : Léon Gaspard Bossu
- 1879-1880 : Constantin François Joseph Pieraerts
- 1880-1881 : Joseph Martin Ignace Jacops
- 1881-1882 : Léon Charles de Monge
- 1882-1883 : Jean Jacques de Groutars
- 1883-1884 : François Louis Ghislain Collard
- 1884-1885 : Ferdinand Joseph Ernest Marie Lefebvre
- 1885-1886 : Victor Brants
- 1886-1887 : Léon Charles de Monge
- 1887-1888 : Léon Gaspard Bossu
- 1888-1889 : Pierre Paul Marie Alberdingk Thijm
- 1889-1890 : François Louis Ghislain Collard
- 1890-1891 : Victor Brants
- 1891-1892 : Jean Jacques de Groutars
- 1892-1893 : Ferdinand Joseph Ernest Marie Lefebvre
- 1893-1894 : Désiré Joseph Mercier
- 1894-1895 : Philémon Colinet
- 1895-1896 : Charles C. A. Moeller
- 1896-1897 : Léon Gaspard Bossu
- 1897-1898 : Pierre Paul Marie Alberdingk Thijm
- 1898-1899 : François Louis Ghislain Collard
- 1899-1900 : Jean Jacques de Groutars
- 1900-1901 : Ferdinand Joseph Ernest Marie Lefebvre
- 1901-1902 : Désiré Joseph Mercier
- 1902-1903 : Philémon Colinet
- 1903-1904 : Georges Doutrepont
- 1904-1905 : Joseph Sencie
- 1905-1906 : Alfred Henri Cauchie
- 1906-1907 : Maurice De Wulf
- 1907-1908 : Désiré Nys
- 1908-1909 : Charles Pierre François Lecoutere
- 1909-1910 : Willy Bang
- 1910-1911 : Edmond Remy
- 1911-1912 : Louis Scharpé
- 1912-1913 : Joseph Van Battel
- 1913-1914 : Albert Carnoy
- 1914-1918 : Première Guerre mondiale
- 1918-1919 : Louis Théophile Lefort
- 1919-1920 : Alphonse Bayot
- 1920-1921 : Fernand Mayence
- 1921-1922 : Léon Jean Van der Essen
- 1922-1923 : Henri De Vocht
- 1923-1924 : Auguste Marie Alfred Mansion
- 1924-1925 : Pierre Harmignie
- 1925-1926 : François Louis Ghislain Collard
- 1926-1927 : Albert Achille De Meyer
- 1927-1928 : Pierre De Strycker
- 1928-1929 : Georges Doutrepont
- 1929-1930 : Arthur Boon
- 1930-1931 : Joseph Cochez
- 1931-1932 : Hendrick Joseph Van de Wijer
- 1932-1933 : Maurice De Wulf
- 1933-1934 : Joseph Sencie
- 1934-1935 : Louis Scharpe
- 1935-1936 : Albert Achille De Meyer
- 1936-1937 : Albert Carnoy
- 1937-1938 : Charles Terlinden
- 1938-1939 : Fernand Mayence
- 1939-1940 : Etienne Van Cauwenberg
- 1940-1941 : Arthur Fauville
- 1941-1942 : Léon Jean Van der Essen
- 1942-1943 : Auguste Marie Alfred Mansion
- 1943-1944 : Deuxième Guerre mondiale
- 1944-1945 : Hendrick Joseph Van de Wijer
- 1945-1946 : Joseph Cochez
- 1946-1947 : Emile Lousse
- 1947-1948 : Etienne Van Cauwenberg
- 1948-1949 : Jean Gessler
- 1949-1950 : Paul Sobry
- 1950-1951 : Willy Peremans
- 1951-1952 : Louis De Raeymaeker
- 1952-1953 : Etienne Lamotte
- 1953-1954 : Joseph Dopp
- 1954-1955 : Pierre Groult
- 1955-1956 : Willy Peremans
- 1956-1957 : Edward Rombauts
- 1957-1958 : Omer Jodogne
- 1958-1961 : Willy Peremans
- 1961-1963 : Jacques Lavalleye
- 1963-1964 : Pierre Groult
- 1964-1968 : Joseph Ruwet
- 1968-1973 : Willy Bal
- 1973-1976 : André Sempoux
- 1976-1981 : Guy Muraille
- 1981-1984 : Maurits Van Overbeke
- 1984-1987 : Jean-Marie Hannick
- 1987-1989 : André Sempoux
- 1989-1991 : Daniel Donnet
- 1991-1994 : Georges Jacques
- 1994-1997 : Claude Bruneel
- 1997-1998 : Tony Hackens
- 1998-2003 : Monique Mund-Dopchie
- 2003-2004 : Bernard Coulie
- 2004-2009 : Henri Bouillon
En 2009, la Faculté de philosophie et lettres intègre le volet enseignement de l'Institut supérieur de philosophie et change de nom au passage pour devenir la Faculté de philosophie, arts et lettres.
Professeur Jean-François Denef, professeur émérite à la Faculté de médecine et médecine dentaire et prorecteur honoraire des sciences médicales.
Jean François Denef a fait ses études de médecine à l’UCL.
En 1982, il est proclamé Docteur en médecine en présentant une thèse supervisée par le professeur Stanislas Haumont, qui concerne l’histophysiologie et la croissance de la thyroïde. Il suit également une licence en science biomédicale et l'agrégation de l’enseignement supérieur en médecine.
Dès 1987, J.F. Denef commence à enseigner: cours d’« histologie générale », de « cytologie et histologie », d’« histochimie ». Il apporte beaucoup d’importance aux supports audiovisuels et informatiques et met en ligne dès 1995 le cours d’« histologie ». Il s'investit dans la Coopération au développement en assurant des missions d’enseignements à l'international.
En 1989, il devient responsable de l’unité d’histologie à la suite de Stanislas Haumont, poste qu’il occupera jusqu’en 2004, date à laquelle l’unité d’histologie et d’anatomie fusionnèrent en une nouvelle unité appelée : Unité de morphologie expérimentale (MOEX).
De 2007 à 2010, J.F. Denef est nommé Prorecteur aux affaires médicales. Il assure la transition vers le nouveau Secteur des Sciences de la Santé (SSS). Il assiste le Recteur au Conseil rectoral et représente de l’université dans un certain nombre de commissions, associations extérieures à l’université.
Enseignant et chercheur, le Professeur J.-Fr. Denef a consacré une large part de sa carrière au service de l’institution: il a not. endossé la responsabilité de la politique de l’enseignement et de la formation (c'est à lui que revient la création d’un organe politique dédié à la pédagogie universitaire – le Conseil de l’enseignement et de la formation – et de son bras opérationnel – l’Administration de l’enseignement et de la formation), il a également promu le développement des nouvelles technologies de l’enseignement.
Jean Baptiste David, ecclésiastique et professeur (histoire de Belgique) à l'Université catholique de Louvain. Chef de file du mouvement flamand, il fut président de la société d'étudiants catholiques flamands "Met Tijd en Vlijt". Le "Davidsfonds" est nommé en son honneur en 1875.