Charles Anne Marie Alphonse Moeller (1912-1986), prêtre catholique belge, théologien, écrivain, professeur à l’Université catholique de Louvain, expert au Concile Vatican II.
Né le 18 janvier 1912, Charles Moeller fait ses humanités gréco-latines à l’Institut Saint-Boniface à Ixelles, dont il est diplômé en 1928. Il suit une formation fondamentale de philosophie et de théologie à l'abbaye du Mont-César et au séminaire de Malines. Il est ordonné prêtre en 1937.
Nommé docteur en théologie de l’Université de Louvain en 1941, il enseigne au Collège Saint-Pierre à Jette, avant d’être nommé maître de conférence à Louvain, puis professeur de philosophie dans cette même université. Il enseignera de 1949 à 1982.
Éminent théologien, il participe au Concile de Vatican II, et joue un rôle important dans la rédaction de Lumen Gentium et Gaudium et Spes. Entre 1963 et 1972, il est nommé sous-secrétaire du Saint-Office (Congrégation de la Doctrine de la Foi), avant de devenir Secrétaire du Secrétariat pour l’Unité de 1972 à 1981. Fondateur de l’Institut œcuménique de recherches théologiques à Jérusalem, il en devient le premier recteur, à la demande de Pie VI.
Charles Moeller soutient fortement la cause de l’unité entre les Églises d’Orient et d’Occident, et publie de nombreux articles et ouvrages sur des sujets tels que la patristique, l’œcuménisme, l’humanisme, la sainteté et la littérature. En 1970, il devient membre de l’Académie de langue et de littérature française de Belgique.
Il décède le 3 avril 1986, à Bruxelles.
Né à Wervicq en 1866, Manille Ide est diplômé docteur en médecine à l'UCL en 1891. Déjà pendant ses études, il se forme à l'Ecole de Jean-Baptiste Carnoy où il apprend la rigueur de l'expérimentation scientifique et à celle de Gustave Verriest qui l'initie à la clinique médicale.
Lauréat du concours des bourses de voyage, il effectue de longs voyages en France, en Allemagne, en Tchécoslovaquie et en Angleterre. À son retour, en 1895, il est nommé chargé de cours, suppléant de Ferdinand Lefèbvre pour enseigner la pharmacologie et la pharmacodynamie. A l'éméritat de ce dernier, il devient titulaire de cette chaire avec rang de professeur. Il poursuit cet enseignement pendant toute sa carrière, en y ajoutant celui de la pathologie générale au moment de lafin de carrière académique de Joseph Denys.
Son "Traité de thérapeutique" paru en 1905, réédité 6 fois et traduit en espagnol, devient un livre de référence pour des générations de médecins. Assurant la direction de la Revue Médicale de Louvain pendant plus de 25 ans (1905- 1930), il y publie une multitude d'articles d'enseignement post-universitaire.
D'autre part, le laboratoire de Manille Ide est devenu très rapidement un des centres les plus importants de l'activité scientifique de la Faculté de Médecine dans les domaines les plus variés, adaptés aux aspirations des élèves qui y sont acceptés. Parmi les innombrables travaux de recherche, citons en particulier celui de Wilders sur le Bios, une vitamine avant la lettre, ayant fait l'objet d'une importante controverse.
Manille Ide accède à l'éméritat en 1935, après que Joseph P. Hoet ait insufflé une nouvelle dynamique au laboratoire de pathologie générale, et qu'André Simonart prenne la relève pour enseigner la pharmacologie.
Né à Rotterdam en 1811, Pierre-Jean Haan est diplômé docteur en médecine de l'Université de Louvain en 1838. Après un séjour d'un an à Paris, il devient professeur agrégé et enseigne l'encyclopédie et l'histoire de la médecine.
En 1840, il partage le cours de pathologie chirurgicale avec Jean-Marie Baud. Il lui succède en 1850 et est nommé professeur ordinaire. Pierre-Jean Haan se consacre tout entier à l'enseignement jusqu'à son éméritat en 1882. Il publie plusieurs éditions d'un Abrégé de pathologie chirurgicale spécialement adapté à la formation des étudiants.
Féru d'histoire, il se plait à faire connaître d'anciens maîtres de la médecine à ses contemporains. Il est l'auteur de plusieurs publications non seulement en français, mais aussi en néerlandais. L'histoire de la médecine, elle ne sera à nouveau enseignée que plus de quarante ans plus tard par Joseph Tricot-Royer.
Théophile Debaisieux lui succède pendant 8 ans, jusqu'en 1890 pour le cours de pathologie chirurgicale.
Né à Namur en 1921, Jean Sonnet est diplômé docteur en médecine en 1948. Il se spécialise en médecine interne dans le service de Paul Lambin puis séjourne une année en France. Il devient agrégé de l'enseignement supérieur en 1956 et diplômé en médecine tropicale.
En novembre 1957, avec Paul Hennebert, il part à l'Université Lovanium pour l'enseignement des premiers étudiants en premier doctorat. Chef de service de médecine interne, il est nommé professeur ordinaire en 1959 ; il enseigne la pathologie des maladies internes ainsi que la clinique médicale, l'hématologie, la pathologie ainsi que la clinique des maladies tropicales. Il a été un des premiers à décrire les lésions provoquées par le virus du SIDA au début des années 1960. Il assume la fonction de doyen de la Faculté de médecine de 1964 à 1968, année de son retour au pays.
A Louvain, il s'occupe d'un laboratoire de chimie hématologique puis, en 1969, il est chargé de créer un service unique de biochimie médicale, réunifiant la section de médecine interne et celle de chirurgie. Chef de ce service, il cède cette fonction à Jacques Berthet arrivé au terme de son décanat en 1974. Il devient alors simultanément chef de laboratoire en biochimie médicale et chef de clinique dans le service médecine interne générale, dirigé par Jules Arcq jusqu'en 1978 (éméritat) puis par Edgard Coche.
En 1983, il se voit confier la responsabilité des malades sidéens hospitalisés aux cliniques Saint-Luc.
Il accède à l'éméritat en 1987.
En son honneur, l'AMA-UCL a créé un prix attribué tous les deux ans.
Né à Alveringem en 1881, Richard Bruynoghe est diplômé docteur en médecine en 1907. Pendant ses études, il fréquente les services de Gustave Verriest, Albert Lemaire et Rufin Schockaert, ainsi que le laboratoire de Manille Ide. Lauréat du concours des bourses de voyage, il s'oriente vers la bactériologie et séjourne pendant une année en France et en Allemagne.
Rentré en Belgique, il se consacre à l'hygiène et s'illustre d'emblée en s'occupant de pestiférés à Anvers, de cholériques à Boom et d'une épidémie de méningite. Il est nommé chargé de cours en 1911 pour enseigner l'hygiène et la bactériologie pratique. Il est promu professeur extraordinaire en 1913 et professeur ordinaire en 1918. Richard Bruynoghe est doyen de la Faculté de Médecine à quatre reprises : en 1924, 1934, 1940 et 1941.
En 1920, il succède à Joseph Denys à la chaire de bactériologie et d'anatomie pathologique. En 1923, il cède cette dernière à son élève Joseph Maisin. A partir de cette année, dans les deux langues, il ne se consacre plus qu'aux cours de bactériologie, d'hygiène et de médecine légale, ces deux derniers hérités de Louis Maldague. En 1941, son fils, Guy Bruynoghe reprend une partie de ses charges d'enseignant.
Résidant à l'Institut de bactériologie, il effectue de nombreuses recherches très diversifiées. En microbiologie, il porte un intérêt particulier à la pathologie exotique; dans ce cadre, il avait effectué, en 1925, un séjourde sept mois dans le Haut-Katanga pour étudier une épidémie de méningite cérébro-spinale. En immunologie, ses travaux se rapportent à l'alexine et au facteur rhésus. L'étude des bactériophages et leur pluralitéen divers groupes d'après leur propriété antigéniqueretiennent tout spécialement son attention.
Richard Bruynoghe accède à l'éméritat en 1952. Son fils Guy Bruynoghe lui succède en bactériologie et Eugène Picard en médecine légale.
Né à Louvain en 1921, Charles Mertens de Wilmars est diplômé docteur en médecine en 1948, puis licencié en psychologie en 1949. Sa formation est marquée par deux maîtres : Albert E. Michotte van den Berck en psychologie expérimentale et Paul Van Gehuchten en neurologie, spécialité à laquelle il renonce pour s'orienter vers la psychologie et la psychiatrie.
Après un séjour en Angleterre, il bénéficie d'une bourse de la "Belgian American Educational Foundation" (C.R.B.) de 1949 à 1951 pour approfondir ses connaissances en anthropologie psychiatrique aux Etats-Unis.
Il est nommé chargé de cours à la Faculté de Médecine en 1952, puis professeur ordinaire en 1959 à la Faculté de Médecine et de Psychologie.
Il occupe aussi la chaire de Psychiatrie à Harvard Medical School pendant 26 ans, de 1966 à 1992.
En 1984, il est appelé à créer un centre d'accompagnement pour prêtres et l'année de son éméritat, en 1987, il devient encore bachelier en Théologie.
Né en 1912 à Strépy-Bracquegnies, Jacques Brenez est diplômé docteur en médecine en 1935 et poursuit pendant quatre ans une double spécialisation, en urologie et en gynécologie-obstétrique.
En 1935, il devient assistant à temps plein dans le service de Georges Debaisieux, où Mathieu Schillings l'initie à l'urologie. De 1936 à 1939, il est assistant dans le service de Rufin Schockaert, où il se spécialise en gynécologie-obstétrique. Ensuite, il pratique chacune de ses deux spécialités dans diverses institutions bruxelloises.
Après l'éméritat de Mathieu Schillings, il est nommé chargé de cours extraordinaire en 1960, avec la mission d'enseigner la clinique et la polyclinique des voies urinaires aux étudiants de doctorat en médecine. Il accède au titre de professeur en 1965.
Jacques Brenez s'efforce ensuite d'obtenir l'autonomie du service d'urologie au sein du département de chirurgie des cliniques universitaires; il y parvient en 1969, après l'éméritat de Jean Morelle.
Premier chef de service d'urologie à part entière, il dirige ce service jusqu'en 1982, au moment de son éméritat.
Né à Moorslede en 1914, Jozuë Vandenbroucke est diplômé docteur en médecine en 1939.
Il se spécialise en médecine interne. Il est nommé chargé de cours en 1948 et professeur ordinaire en 1952. Il est secrétaire de la Faculté de Médecine en 1953 et 1954 sous le décanat de Paul Lambin. Il devient chef du service de médecine interne à la clinique Saint-Raphaël à partir de 1954, succédant à Franz Van Goidsenhoven.
Personnalité influente et importante dans la section flamande, en particulier pendant le mouvement séparatiste des années 60, il est le premier doyen de la Faculté de Médecine néerlandophone de 1963 à 1967 (secrétaire P. De Moor), alter ego de Pierre Lacroix au moment de la séparation administrative des deux facultés.
Jozuë Vandenbroucke accède à l'éméritat en 1979.
Né en 1914 à Kessel-Lo, Jacques Ferin sespécialise en gynécologie après ses études demédecine. D'abord suppléant de RufinSchockaert en 1948, il devient l'adjoint de JosephSchockaert, titulaire de la chaire de gynécologie-obstétriqueen 1950.
Jacques Ferin est nommé maître de conférence en 1948, chargé de cours extraordinaire en 1950 et professeur extraordinaire en 1957. Il enseigne principalement la théorie de la gynécologie et oriente son activité dans le domaine des aspects endocrinologiques liés à la reproduction, à la stérilitéet à la contraception. Il fonde un laboratoire de recherche très actif en collaboration avec Karl Thomas.
Il devient expert de la biologie de la reproduction humaine auprèsde l'OMS et directeur du Centre de Physiologie de la reproduction humaine.
Au moment de l'éméritat de Joseph Schockaert en 1976, Jacques Ferin est nommé chef de service de gynécologie-obstétrique. Au terme de son activité clinique en 1980, Karl Thomas lui succède. Il est admis à l'éméritat en 1984.
Né à Genappe en 1908, Jules Arcq, docteur en médecine, est l'élève d'Albert Lemaire, décédé en 1933. Il est ensuite chef de clinique de Louis Maldague, jusqu'au moment de l'éméritat de celui-ci en 1948. Il est nommé chargé de cours en 1948 et professeur ordinaire en 1952, enseignant la propédeutique médicale ; il est chef de clinique dans le service de Joseph P. Hoet jusqu'au décès de ce dernier en 1968. Entretemps, à partir de 1961, il est directeur médical et chef de service de médecine interne de la Clinique Saint-Joseph à Herent. Lors de la création du département de médecine interne en 1973, il devient chef de service de médecine interne générale jusqu'à son éméritat en 1978.
En 1932, le professeur Victor Antoine lance le projet de créer les Centres agronomiques de l’Université de Louvain au Congo dont l'objectif est le développement de l’agriculture et la formation d'assistants agricoles. La CADULAC ouvre deux écoles moyennes d'agriculture, l'une à Kisantu (fondée en 1932), l'autre à Kamponde (fondée en 1937) dans le Kasaï.
En 1947, les écoles médicale (fondées par la FOMULAC), agronomique (fondée par la CADULAC), et administrative, que l’UCL avait fondées à Kisantu, fusionnent et forment le Centre Universitaire Congolais Lovanium. Son niveau est celui d’un enseignement technique supérieur. Cela aboutit, quelques années plus tard, à la fondation de l'Université Lovanium qui démarra ses premiers enseignements en 1953.
L’association est dissolue en séance du 16 décembre 1961 et les avoirs restants seront attribués à l’AUCAM.
Né en 1917, Jean De Coster se spécialise en neuropsychiatrie après être diplômé docteur en médecine.
Après la deuxième guerre mondiale, il s'installe d'abord en pratique privée, puis, en 1952, au moment de l'ouverture de l'Institut de Neurologie, il rejoint le service dirigé par Paul Van Gehuchten. Cette époque coïncide avec l'apparition de nouvelles épidémies de poliomyélite (1952 et 1955-1956).Jean De Coster se dévoue sans compter aux soins des malades atteints des formes respiratoires de cette maladie.
Après l'éméritat de Paul Van Gehuchten en 1964, dans le service dirigé d'abord par Albert Dereymaeker puis par Christian Laterre, il devient membre académique et fait partie de l'équipe responsable de l'enseignement des cliniques des maladies nerveuses. Nommé professeur en 1976, il accède à l'éméritat en 1982.
Né à Hal en 1906, Pierre-Paul De Nayer est diplômé docteur en médecine en 1931. Pendant ses études, il fréquente le laboratoire du jeune professeur Joseph P. Bouckaert. Ayant acquis sa formation médicale, il est nommé chef de travaux en physiologie, responsable des travaux pratiques.
En 1937, à l'âge de 31 ans, il est appelé à prendre en charge des programmes de médecine du sport et la construction d'un institut sportif, qui est inauguré en 1939. Il souhaite aussi en faire un centre de recherche sur la physiologie du mouvement et de la pathologie sportive. Dès 1938, il organise la licence en éducation physique. Il est nommé chargé de cours en 1937 et professeur en 1940.
A la fin des années 50, au sein des cliniques universitaires de Louvain, il crée un service de rééducation motrice et de réadaptation fonctionnelle, support technique pour la licence en réadaptation et kinésithérapie.
Il enseigne la réhabilitation motrice (cours à option) en doctorat en médecine dans les deux langues.
Lors de la scission de l'Université en 1968, il opte pour le régime néerlandophone. Marc Soete reprend son enseignement en français et deviendra chef de service de médecine physique et de réadaptation motrice en 1973.
Pierre-Paul De Nayer accède à l'éméritat en 1976.
Servais-Auguste de Villers (Huy, 28 août 1701 — Louvain, 3 décembre 1759), professeur à l'Université de Louvain. Il fit sa philosophie au collège du Parc, à Louvain ; il reçu le grade de licencié en médecine en 1725. Au bout de deux ans de pratique à Liège, il fut appelé à Louvain pour dispenser le cours des "Institutions de médecine", comprenant la physiologie et l'hygiène. Il fur reçu docteur en médecine le 16 avril 1733. Le 5 juillet 1741, il obtint la chaire de langue française. La même année il fut député par l'archiduchesse Gouvernante pour examiner et analyser les eaux de la fontaine du château royal de Mariemont, en Hainaut, et, ayant fait son rapport, il fut nommé professeur des eaux minérales (emploi créé en sa faveur). Une chute de cheval termina sa carrière.
Léopold Joseph Serpierter, né le 18 août 1831 à Furnes, militaire de carrière à l'armée belge.
Né à Gooik en 1902, Maurice Appelmans combine ses études de médecine avec un travail de recherche au laboratoire de Manille Ide et il est diplômé en 1925.
La FOMULAC fraichement créée, il suit, sur les conseils de son maître, les cours de médecine tropicale et s'embarque pour le Congo en 1926. Il y reste pendant deux ans et s'intéresse particulièrement aux manifestations oculaires des pathologies tropicales.
Après ce séjour, il est aspirant au FNRS de 1928 à 1932 et est accueilli dans le service d'ophtalmologie dirigé par Anatole Van der Straeten.
Lorsque ce dernier accède à l'éméritat en 1936, Maurice Appelmans est nommé chef de service et titulaire de la chaire d'ophtalmologie dans les deux langues. Il assure cette fonction pendant 36 ans, jusqu'à son éméritat en 1972.
Né à Bastogne en 1904, Charles Rouvroy complète sa formation médicale par une licence en psychologie.
Il exerce son activité à l'Institut Salve Mater à Lovenjoel, inauguré en 1926 et dirigépar FernandD'Hollander, dont il est l'adjoint.
Sa carrière scientifique débute en 1929. Des aspects particuliers en sont décrits par son gendre, Paul Jonckheere.
Dès 1950, Charles Rouvroy est nommé chargé de cours extraordinaire et succède à Fernand d'Hollander pour l'enseignement de la psychiatrie et de la clinique psychiatrique. En 1952, il reprend la direction de l'Institut de Lovenjoel.
Nommé professeur extraordinaire en 1953, il crée un dispensaire d'hygiène mentale à l'Hôpital Saint-Pierre et en 1961; il fonde le Centre médico-psychologique de l'Université pour les étudiants.
Né en 1883 à Montignies-sur Sambre, Nestor Yernaux est diplômé docteur en médecine en 1907.
Grâce aux recherches qu'il effectue dans le laboratoire de Manille Ide, il est lauréat du concours aux bourses de voyage et entreprend une spécialisation en dermatologie par un séjour de 2 ans en Allemagne, Autriche et France.
A son retour en 1910, il s'installe à Bruxelles et devient chef de clinique de dermatologie à l'hôpital d'Etterbeek.
Suite au décès d'Aimé Morelle en 1926, il est appelé à lui succéder pour enseigner la dermatologie et les maladies vénériennes. Son traitement de la syphilis par le bismuth intraveineux a fait école.
Il accepte de garder la chaire de dermatologie jusqu'en 1955, pendant deux ans après son éméritat, pour permettre à Adolphe Dupont de lui succéder.
Né à Saint-Josse-ten-Noode en 1904, Ernest Van Campenhout est diplômé docteur en médecine de l'Université libre de Bruxelles en 1926. Pendant ses études, il travaille dans le laboratoire d'Albert Brachet qui lui donne le goût des recherches en embryologie.
Lauréat du concours des bourses de voyage, il est "C.R.B. Fellow" en 1927-1928 et se rend dans le département d'anatomie de l'Université de Yale où il acquiert le titre de Ph.D. en sciences anatomiques en 1929 ; ensuite, il y occupe une fonction d'instructeur.
En 1931, l'Université Laval de Montréal lui offre lachaire d'histologie et d'embryologie qu'il occupe jusqu'en 1935.
En 1935, suite au décès de Charles Nelis, l'Université de Louvain lui demande d'occuper la chaire d'anatomie avec le titre de professeur ordinaire. L'année suivante, après l'éméritat de Jules Havet, il occupe aussi la chaire d'histologie et d'embryologie, cédant une partie du cours d'anatomie (l'anatomie systématique) à Pierre Lacroix, tout en se réservant l'anatomie topographique et les travaux pratiques de dissection.
Au cours de la dernière décennie de sa vie, il étudie une série d'agents toxiques, minéraux ou organiques, sur le pancréas endocrine dans diverses espèces animales .
E. Van Campenhout est doyen de la Faculté de Médecine pendant 8 ans, de 1955 à 1963, le plus long décanat de toute l'histoire de la Faculté.
En décembre 1956, en plus de toutes ses autres lourdes charges, E. Van Campenhout accepte la fonction de secrétaire-trésorierde la FOMULAC, succédant ainsi à Fernand Malengreau. Il effectue plusieurs missions d'enseignement au Congo. Il tire parti de ces voyages pour ramener du matériel anatomique d'espèces tropicales.
Né à Bruxelles en 1910, Jean Lederer est diplômé docteur en médecine en 1934. Dès l'année suivante, il passe un an en Afrique à Katana dans le cadre de la FOMULAC.
A son retour, après des séjours de plusieurs mois à Amsterdam, Paris et à Vienne, il poursuit ses recherches dans le laboratoire de Joseph P. Hoet ; elle sont centrées sur le métabolisme du fer et, en endocrinologie, sur les relations thyro-ovariennes.
Tout en étant nommé chef de service de médecine à la Clinique Saint-Jean à Bruxelles dès 1937, il devient agrégé de l'enseignement supérieur de l'UCL en 1940. En raison de ses compétences particulières, en 1948, Paul Lambin , titulaire de la chaire de pathologie interne, lui confie l'enseignement de l'endocrinologie et de la nutrition qu'il poursuit pendant une trentaine d'années. Professeur agrégé en 1948, il est promu professeur extraordinaire en 1954.
Au sein de l'Ecole d'assistantes médicales de laboratoire créée par Paul Lambin en 1949, il initie un graduat en diététique dès le début des années 50. Avec Paula Glibert, directrice de l'école, il en opère le transfert sur le site de la Faculté de Médecine à Woluwe-Saint-Lambert en 1973. Elle se dénomme désormais Institut Paul Lambin.
Admis à l'éméritat en 1980, ayant la plume facile, Jean Lederer rédige plusieurs monographies diffusant ainsi ses connaissances encyclopédiques en matière de nutrition.
Né à Tournai en 1923, Pierre Guilmot est diplômé docteur en médecine en 1948 et devient spécialiste en neurologie et psychiatrie (1952).
Adjoint de Charles Rouvroy, il est nommé maître de conférence en 1965. Au décès de ce dernier, en 1967, il assume la direction de l'Institut Salve Mater à Lovenjoel jusqu'au départ des francophones en 1974. Il devient ensuite médecin-chef de l'hôpital psychiatrique du Beau Vallon à Saint-Servais, Namur.
En 1967, il fonde le Centre de Santé Mentale (Centre de Guidance) à Woluwé-Saint-Lambert, localisé à l'Ecole de Santé Publique.
Nommé professeur en 1968, puis professeur ordinaire en 1970, il partage l'enseignement de la psychiatrie avec Jean-Pierre Legrand et Léon Cassiers. Nommé chef de service de psychopathologie en 1974, cette fonction est cédée à Léon Cassiers en 1978 lors de l'installation du service clinique de psychopathologie en janvier 1978 aux Cliniques Saint-Luc.
Pierre Guilmot poursuit ses activités cliniques au Centre de Guidance jusqu'à sa pension en 1987.
Né à Louvain en 1922, Jean Michiels est docteur en médecine en 1946. Il se spécialise en ophtalmologie dans le service de Maurice Appelmans. Il se perfectionne par des séjours à Zurich en 1950 et à Munich en 1961.
Agrégé de l'enseignement supérieur en 1968, il est nommé chargé de cours en 1969 et professeur au moment de l'éméritat de son maître en 1972. Il occupe alors la chaire et devient chef du service francophone d'ophtalmologie. Il est promu au titre de professeur ordinaire en 1973. Ses travaux de recherche se rapportent avant tout à l'étude de l'humeur aqueuse qui fait aussi l'objet de sa thèse d'agrégation. Il assure le transfert du service de Louvain à Louvain-en-Woluwe en 1976.
En 1987, Jean Michiels est admis à l'éméritat.
Né en 1905 à Landen, Simon Masy est diplômé docteur en médecine en 1928. Il se spécialise en radiologie dans le service de Joseph Maisin et dans des centres étrangers.
En 1930, il s'installe d'abord à Tirlemont. Suite au décès de Joseph Boine, (dont la sépulture se trouve à l'abbaye du Parc à Heverlee), il est nommé chef de service de radiologie à l'hôpital Saint-Pierre à Louvain, sans être titulaire de la chaire d'enseignement de la radiologie détenue par Joseph Maisin.
Il s'attache à moderniser et à développer l'équipement du service. En particulier, il s'ingénie à faire construire de nouveaux appareils tels que le sériographe pour les explorations vasculaires des membres inférieurs et surtout un angiocardiographe. Il ouvre aussi la voie à la cinéradiologie.
Parallèlement à ces activités, Simon Masy exerce et enseigne la physiothérapie. Il est nommé maître de conférence en 1942 et professeur extraordinaire en 1953.
Né à Malines en 1892, fils de médecin, Paul Brusselmans est diplômé docteur en médecine en1919. Il se spécialise d'abord en ophtalmologie à Paris en 1919-1920, puis d'installe en pratique privée à Anvers.
Rappelé par l'Université, il se spécialise en anatomie pathologique à Paris (1928-1929) et, nommé chargéde cours en 1930, il enseigne cette matière en flamand, tandis que Joseph Maisin l'enseigne en français.
Promu professeur en 1932, l'Université lui confie également la charge de l'embryologie et de l'histologie.
En anatomie pathologique, il assure les 3 aspects : enseignement, clinique (microscopie et autopsies) et recherche.
En 1944, il est co-fondateur et rédacteur en chef de la "Belgische Tijdschrift voor Geneeskunde", fonction qu'il assume pendant 25 ans.
Il est secrétaire de la Faculté pendant 4 ans pour 4 doyens successifs de 1933 à 1936 et doyen de la Faculté encore unitaire de 1951 à1953.
En 1956, il est président de la Koniklijke Academie voor Geneeskunde van België.
Paul Brusselmans poursuit son enseignement pendant 30 ans jusqu'à son éméritat en 1962.
La Fondation Université Lovanium a pour objet l'acquisition, la réunion et la gestion de fonds en vue de promouvoir l'oeuvre scientifique et d'enseignement supérieur de l'Université Lovanium à Léopoldville, et toute autre activité susceptible de contribuer utilement à cette oeuvre.
Josse-Jean-Hubert Vounck (17 avril 1733, Louvain — 30 mars 1799, Louvain), licencié en médecine, professeur de chimie, d’histoire naturelle, puis d’anatomie et de chirurgie à l’Université de Louvain. Ce professeur fut un des grands admirateurs du médecin suisse Albrecht Von Haller (1708-1777).
Joseph E. Opsomer (Courtrai, 06/12/1917 — Mouscron, 01/03/1999) obtient son diplôme d'ingénieur agronome colonial à l'Université catholique de Louvain en 1929. Il est directement engagé par le ministère des Colonies où il est envoyé en missions d'études en Extrême-Orient en 1930 et au Congo en 1931-1932. Parmi toutes ces missions, l'organisation de la recherche agronomique à Buitenzorg (aujourd'hui Bogor) dans les Indes néerlandaises le marque profondément. De 1932 à 1933, il est détaché à la Régie des Plantations, dans la Station de Sélection de Yangambi. En 1934, l'Institut national pour l'étude agronomique du Congo succède à la Régie des Plantations, Joseph Opsomer travaille à la Division des Plantes vivrières à Yangambi jusqu'en 1938 où il débute ses activités d'enseignement à l'Université catholique de Louvain. Il continue toutefois à effectuer des missions d'études et d'inspection au Congo pour le Gouvernement et l'INEAC en 1946, 1954 et 1959.
À l'Université catholique de Louvain, il enseigne des cours tels que la phytotechnie, la climatologie, l'amélioration des plantes tropicales, l'agriculture générale des pays chauds ou encore la zootechnie tropicale. Secrétaire de l'Institut agronomique de 1953 à 1961, il en devient le président de 1961 à 1964. En 1953, la section d'agronomie coloniale de l'Institut se dote de serres tropicales et d'un laboratoire de Phytologie tropicale, Joseph Opsomer en assurera la direction jusqu'en 1970.
Joseph E. Opssomer s'investit également dans les Centres agronomiques de l'Université de Louvain au Congo (CADULAC) dont il assure le secrétariat dès 1939. Ceux-ci mèneront, plus tard, à la création en 1947 du Centre universitaire congolais Lovanium qui devient en 1956 l'Université Lovanium.
Famille de grands propriétaires. Plusieurs membres de cette famille ont été majeurs à la cité de Louvain.
Xavier Aubert (1919, Ixelles — 1998, Louvain-la-Neuve) est diplômé docteur en médecine en 1942 et complète sa formation par une licence en physique. Dès ses études de médecine, il travaille dans le laboratoire de Joseph P. Bouckaert, dont il est l'élève, et se consacre à l'étude de la contraction musculaire.
Il effectue plusieurs séjours à Londres auprès de A.V. Hill et devient agrégé de l'enseignement supérieur en 1956. Dès ce moment, il participe à l'enseignement de la physiologie générale et est promu professeur ordinaire en 1960. Il est le premier à introduire et à enseigner la statistique dans l'évaluation des problèmes biologiques. À l'éméritat de Joseph P. Bouckaert en 1966, il est titulaire de la chaire de physiologie et s'entoure de collaborateurs pour couvrir tous les aspects de la physiologie, ce qui le mène à créer un grand département de recherche regroupant la physiologie générale des muscles, la neurophysiologie, l'endocrinologie et l'hémodynamique.
Il est doyen de la Faculté de Médecine de 1967 à 1971 et accède à l'éméritat en 1985.
La CINA est instituée par la Convention du 13 octobre 1919. Les gouvernements avaient compris la nécessité d’une réglementation internationale de la navigation aérienne dans l’optique du développement de l’aviation comme moyen de transport international.
L’unification des réglementations entre les États était, dans ce domaine, indispensable. L’annexe G de la Convention internationale de navigation aérienne est consacrée à la météorologie. Elle contient les règles d’ordre mondial qui intéressent les applications de la météorologie à la navigation aérienne.
La CINA est instituée en 1922. Son siège est fixé à Paris. La Belgique y adhère dès cette date. La première réunion de la Commission internationale a lieu à Paris le 11 juillet 1922. Des réunions ont lieu à intervalles réguliers (au début trois fois, puis deux fois, finalement une fois par an en sous-commissions). Diverses sous-commissions(1) et deux comités(2) sont créés pour étudier les questions techniques.
La Commission est composée de représentants des gouvernements des États faisant partie de la Convention. Les sous-commissions sont composées d’experts désignés par ces représentants.
La Commission internationale de navigation aérienne a tenu vingt-sept sessions jusqu’à la guerre 1940-1945.
La Convention de 1919 est remplacée par la Convention de Chicago (7 décembre 1944) qui met sur pied une Organisation provisoire de l’aviation civile internationale (OPACI). Celle-ci fonctionnera du 1er août 1945 au 4 avril 1947, date à laquelle l’Organisation de l’aviation civile internationale est constituée (OACI).
(1) Les Sous-Commission d’exploitation ; Sous-Commission juridique ; Sous-Commission de la TSF ; Sous-Commission de météorologie ; Sous-Commission médicale ; Sous-Commission de cartographie ; Sous-Commission pour le matériel.
(2) Le Comité des Douanes et le Comité de Normalisation.
Peu de renseignements biographiques ont été trouvé concernant Robert Havermans, « ottintois d’adoption ». Il fut chef de division au Service technique du port d’Anvers, membre de la Société belge d’études géographiques et membre de la Simon Stevinstichting.
Nicolas Bacon est né le 14 août 1746 vers les six heures du matin. Il va au collège d’Enghien vers l’âge de neuf ans. Il y devient rapidement aveugle. Malgré son handicap, il poursuit ses études brillamment et récolte toujours la première place. Ensuite, il est immatriculé à l’université de Louvain le 19 mai 1763 parmi les nobiles (Matricule, VIII, 333/6). On ne le trouve pas dans les étudiants promus, il semble avoir étudié pendant trois ans les lois et le Barreau : « Des loix la vaste étude entièrement l’enflame : Trois fois avec honneur, disputant au Barreau, On le vit remporter un triomphe nouveau »
Maurice Adolphe Joseph Gillieaux (28 mars 1874 - 6 juin 1937), fils de Gustave Agénor Martial Gillieaux et Louise Marie Augustine Ghislain. Il épouse Marie Louise Dejardin et, ensemble, ont trois enfants.
États de service :
Maurice Gillieux est admis le 4 octobre 1892 à l’école militaire et est admis définitivement dans l’artillerie en 1897. Il devient Aide de camp du Lieutenant Général Cuvelier en 1909 et en est déchargé en 1912. Major en 1916, Lieutenant Colonel en 1919, Colonel en 1921. Il est ensuite désigné chef de cabinet du Ministre de la Défense nationale le 16 juillet 1925 jusqu’en janvier 1926. Fin 1928 il est désigné pour commander l’Aéronautique militaire. En 1931 il devient Lieutenant Général. L’année suivante, il est nommé Aide de camp du Roi. En 1933 il est désigné Commandant de l’Aéronautique militaire et Inspecteur Général de l’Aéronautique et de la défense terrestre contre aéronefs. Deux an plus tard, il commande la défense aérienne du territoire.
Geneviève Aubert, professeure de médecine (neurosciences) à l'Université catholique de Louvain.
Maurice Florian Paul Danse, né le 19 mai 1910 à Liège et décédé en 1997.
Magistrat militaire : substitut de l'Auditeur militaire (1938-1945), Auditeur militaire en campagne (mars à décembre 1945), substitut de l'Auditeur Général (à partir de décembre 1945), substitut de l'Auditeur Général délégué - Auditeur Militaire de l'A.O. (1947), substitut de l'Auditeur Général, cadre permanent (1948) et avocat général (1965).
Il est fait prisonnier le 31 août 1940 et envoyé au Stalag III B à Hammerstein (Poméranie). Il séjourne en Allemagne en qualité de prisonnier de guerre, ayant été capturé en France avec l'auditorat militaire des provinces d'Anvers et des Limbourg. Il assure à plusieurs reprises la défense d'officiers belges traduits devant le conseil de guerre allemand et organise un service de consultation juridique dans les camps.
À sa retraite, il se passionne pour la reconstitution des activités des prisonniers de guerre. Il effectue notamment des recherches sur la TSF (la radio "Barbara").
Distinctions honorifiques :
1946 : Médaille Commémorative de la Guerre 1940-1945
1947 : Chevalier de l'Ordre de Léopold II
1948 : Officier de l'Ordre de la Couronne
1954 : Officier de l'Ordre de Léopold
1962 : Commandeur de l'Ordre de la Couronne
1970 : Commandeur de l'Ordre de Léopold
1974 : Croix de 1ère classe
1976 : Grand Officier de l'Ordre de la Couronne
Famille de notaires louvanistes.
Né en 1899 à Anvers, Joseph Pierre Hoet est diplômé docteur en médecine en 1923.
Pendant ses études, il fait ses premiers pas en recherche au laboratoire de pharmacologie de Manille Ide et au laboratoire de chimie physiologique de Fernand Malengreau, puis, de 1924 à 1926, il y consacre trois années en Angleterre. C'est là qu'il rencontre Ch. H. Best, qui, à Toronto avec F.G. Banting (prix Nobel 1923), avait découvert l'insuline en 1922.
Il est honoré du titre de Ph.D. à l'Université de Cambridge en 1926 pour son mémoire traitant des mécanismes d'action de l'insuline.
Rentré à Louvain, il est nommé chargé de cours en 1926 et professeur ordinaire en 1927. Il enseigne en régime flamand les mêmes matières que Manille Ide: la pathologie générale, la pharmacologie et la pharmacodynamie. Lorsque ces deux dernières matières sont reprises dans les deux langues par André Simonart, il devient chef de clinique de Franz Van Goidsenhoven en régime flamand, où il enseigne la pathologie interne, devenant l'alter ego néerlandophone de Paul Lambin.
Entre-temps, en particulier, il développe un laboratoire de pathologie générale extrêmement actif de 1926 à 1944, accueillant une pléiade de chercheurs.
Pendant la seconde guerre mondiale, avec quelques autres, il assure l'approvisionnement en insuline en provenance de la Hollande et des Etats-Unis et, à son initiative, l'Association belge pour la défense des intérêts des diabétiques est créée ultérieurement.
En 1948, il est doyen de la Faculté de Médecine et suite à l'éméritat de Louis Maldague, il est nommé chef de service d'un des deux services de médecine interne à l'hôpital Saint-Pierre à Louvain où il partage la chaire de clinique médicale avec Paul Lambin.
A partir du début des années 50, son centre d'intérêt de recherche se porte sur l'incidence du diabète maternel sur la pathologie foetale.
Après son décès, Franz Lavenne reprend le service clinique, réunifiant la médecine interne.
Le Centre s'est appelé Centre de recherche en démographie et sociétés de 2009 à 2015.
Depuis 1974, le Centre (et ses prédécesseurs en nom) organise la Chaire Quetelet, chaque année sur une thématique différente. En 2012, la Revue Quetelet a été créée pour publier des articles issus ou non de la Chaire Quetelet.
En 2008, l’Institut des sciences du travail, le CERISIS (Centre de recherche pour la solidarité et l’innovation sociale), et la Faculté ouverte de politique économique et sociale (FOPES) ont constitué ensemble le Centre interdisciplinaire de recherche Travail, État et Société (CIRTES). Le CIRTES a comme objectif l’analyse des rapports sociaux inégalitaires dans le monde du travail, de leurs effets sur la société et des politiques publiques ou pratiques sociales susceptibles d’y faire face.
Professeur à l'Université catholique de Louvain.
Les études actuarielles sont passés à la Faculté des sciences à partir de la rentrée 2009.
Conseiller politique belge.
Il fut professeur de philosophie morale et d’histoire de la philosophie à la Faculté de théologie, ainsi que président du Collège du pape (un des principaux foyers pour étudiants, créé par le pape Adrien VI au 16e siècle) avant de devenir recteur en 1865. Il mourut prématurément sans avoir pu donner toute la mesure de son travail rectoral qu’il avait placé sous ce qu’il appelait les trois couleurs de l’Université : la religion, la science et la patrie.
Docteur en théologie et figure éminente de l’orientalisme, il fut recteur de 1898 puis se retira en 1909, au terme de dix années ainsi qu’il avait souhaité au moment de sa nomination.
Il vécut dès lors à Rome où il se consacra à l’étude des manuscrits coptes du Vatican, tout en œuvrant à la promotion de son Université parmi les milieux influents de la cité pontificale. Durant la Première Guerre mondiale, il entreprit un long voyage aux États-Unis pour mobiliser les fonds en faveur de la reconstruction de la bibliothèque de l’Université incendiée en 1914.
La Société générale de Sucreries, intégré au groupe "Pontelongo" dès 1941, fait apport de son avoir à la Sucrerie et raffinerie de Pontelongo, puis est dissoute. La "Pontelongo" prend alors le nom de Société générale de Sucreries.
Docteur en physique (sciences nucléaires), Pierre Macq développa une carrière scientifique à l’Université de Californie à Berkeley, à Saclay en France, au CERN à Genève et au Cyclotron de l’UCL à Louvain-la-Neuve dont il coordonna la création à la fin des années 1960. Ses travaux lui valurent plusieurs reconnaissances scientifiques et, en particulier, le Prix Francqui en 1973.
Relayant son maître le Professeur Marc de Hemptinne, il devint professeur à la Faculté des sciences, puis doyen, et finalement recteur de 1986 à 1995, premier laïc à exercer cette charge à l’UCL.
Il consacra la première année de son éméritat à enseigner la physique à Madagascar.
Professeur (agronomie) à l'Université catholique de Louvain et recteur de 2009 à 2014.
Jean-Jacques Haxhe nait le 28 décembre 1930 à Uccle et décède le 3 mai 2015 à Woluwe-Saint-Lambert. Diplômé en médecine en 1965, il entame alors une spécialisation en chirurgie, dans le service du professeur Jean Morelle (1956-1958) et étudie un an au laboratoire de recherche chirurgicale au Peter Bent Brigham Hospital — Harvard Médical School — à Boston (1958-1959). En 1961, il est reconnu médecin spécialiste en chirurgie.
Il devient, de 1961 à 1964, chargé de recherches au FNRS tout en préparant l'agrégation de l'enseignement supérieur qu'il obtient en 1963. L'année suivante, il est alors chargé de cours associé, puis, en 1969, professeur associé, mais également directeur du laboratoire de chirurgie expérimentale. Finalement, il est nommé professeur ordinaire en 1972.
La scission de l'université catholique de Louvain en deux universités, l'une francophone, l'autre néerlandophone, marque un tournant important dans sa carrière. En effet, en1968, il dirige la programmation hospitalo-facultaire pour le site de Woluwe-Saint-Lambert. En 1971, il est nommé directeur médical des Cliniques universitaires Saint-Luc. De 1976 à 1977, il assure le transfert des activités médicales de l'hôpital Saint-Raphaël et de l'hôpital Saint-Pierre à Louvain vers les Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles. Une dizaine d'années plus tard, en 1982, Jean-Jacques Haxhe est nommé coordonnateur général des cliniques universitaires Saint-Luc.
Jean-Jacques Haxhe accède à l'éméritat en 1996.
Professeur à l'Université catholique de Louvain.
Notaire à l'Étude de Walhain-Saint-Paul de 1907 à 1937.
Né le 16 janvier 1914 à Ixelles (Bruxelles). Ordonné prêtre en 1938. Décédé le 2 septembre 2009 à Schaerbeek (Bruxelles).
Kot-à-projet de l'Université catholique dont le but est d'organiser des évènements musicaux.
Christian Grognard est né à Ham-sur-Heure le 15 février 1931 et est décédé à Braine-l’Alleud le 11 mars 2012. Marié à Christiane Roose, avec qui il eut quatre enfants, il résida la majeure partie de sa vie à Waterloo.
Christian Grognard est diplômé en histoire en 1957. Il exerça le métier de professeur et termina sa carrière au Collège cardinal Mercier de Braine-l’Alleud. De 1971 à 1977, il fut assistant à la Faculté de droit de l’UCL, tout en entamant une recherche sur la Revue Catholique des Idées et des Faits et son fondateur, l’abbé René-Gabriel van den Hout.
Né Frédéric Lebbe. Missionnaire lazariste belge naturalisé chinois, promoteur d'une Église catholique véritablement chinoise.
Fondateur en Chine des Congrégations des Petits Frères de Saint-Jean-Baptiste et des Petites Soeurs de Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus.
Cofondateur en Belgique de la Société des Auxiliaires des Missions et inspirateur de la société des Auxiliaires laïques des Missions (aujourd'hui Association Fraternelle Internationale).
Notaire à l'Étude de Walhain-Saint-Paul de 1953 à 1964.
Le début des activités du Groupe Accueil se situe en 1959. Ce groupe prend en 1964 la forme d’une asbl dont l’objectif est d’offrir aux stagiaires et boursiers d’Afrique puis du Tiers Monde un lieu de rencontres et de vie sociale et de favoriser les rapports inter-ethniques et inter-culturels. Installé sommairement dans des locaux rue de la Poste à Bruxelles, le Groupe occupe ensuite des locaux rue Belliard, puis à la chaussée de Wavre, à la rue de Londres et enfin à la rue de Dublin. Il fonctionne sur base de subsides, qui s’avèrent nettement insuffisants, et avec l’aide de nombreux bénévoles. Le Groupe Accueil asbl est agréé par l’AGCD (Administration générale de la coopération au développement) à titre de club type II, depuis 1974. En 1998 toutefois, le Groupe Accueil se voit notifier le retrait de l’agrément et l'arrêt des subsides au 1er janvier 1999. Le Groupe dispose d’un éventail de moyens pour apporter aux stagiaires un séjour agréable : club ; bibliothèque ; grande salle (détente et organisation de soirées, fêtes familiales, films, conférences, débats…) ; voyages en Belgique et à l’étranger ; visites de musées, sorties en ville, conférences, concerts, spectacles ; permanence d’accueil ; activités sociales (dépannages, démarches, logement occasionnel, salle d’étude réservée aux stagiaires). Les liens avec les boursiers retournés au pays restent souvent forts.
Kot-à-projet de l'Université catholique de Louvain dont le but est de faire prendre conscience de Louvain-la-Neuve en tant que ville par ceux qui y vivent.
Professeur à l'Université catholique de Louvain
Jean Gyory (Vienne, 1923-Bruxelles, date non connue) est le directeur du Service de presse et relations publiques du Commissariat général au tourisme (à Bruxelles, 61 rue Marché-aux-Herbes) dans les années 1980. Il est également homme de lettres. Son œuvre regroupe essais, nouvelles, poèmes et pièces de théâtre en français et en allemand. Spécialiste de littérature belge, il est aussi l’auteur d'une anthologie sur ce thème. Il dirigea le Centre international d’études et de recherches sur la littérature autrichienne (CIRELA).
Famille de notaires louvanistes.
Écrivain belge, prix Nobel de littérature en 1911.
L’abbé Eugène Cornet, est né à La Bouverie le 2 septembre 1897. Il meurt à Mons le 19 mai 1979. Il est ordonné prêtre le 6 août 1922. Après avoir été professeur à l’Institut supérieur et consulaire de Mons, il termina sa carrière comme curé de Nouvelles. Très érudit, Eugène Cornet s'intéressa au passé de la région montoise et du Hainaut. Il possédait un Musée archéologique, où il avait entreposé les résultats de ses fouilles. Il chercha à rassembler des archives éparpillées en Belgique et à l’étranger, notamment des chapitres de Sainte-Aldegonde et de Saint-Quentin à Maubeuge. Il y consacra l’essentiel de son temps et de son avoir.
Lors de la création des lignes aériennes dans l’ouest de l’Europe (1919), les administrations aéronautiques civiles anglaise, française et belge ont estimé qu’une réunion de leurs experts était nécessaire pour discuter des problèmes aéronautiques, météorologiques, radiotélégraphiques et douaniers que l’exploitation des lignes posait. Les conférences ne sont régies par aucune convention internationale, n’ont aucune réglementation ni budget particulier.
La prise de contact fut suivie de réunions régulières ; le nombre des administrations représentées augmente peu à peu. Les conférences aéronautiques groupent à la veille de la guerre neuf pays et ont tenu quarante réunions.
Du point de vue météorologique, de nombreuses expériences ont été organisées dans le domaine international pour déterminer les méthodes propres à assurer la protection météorologique des routes aériennes. Elles ont abouti à la mise au point d’une organisation qui est appliquée dans tous les pays participant aux conférences : les détails sont fixés par le règlement du service météorologique international de l’aéronautique.
Un des points principaux de cette organisation est la diffusion très rapide des observations : plus de cinquante émetteurs radiotélégraphiques sont chargés de l’assurer en Europe. Or, dans le partage des longueurs d’ondes entre les divers services, trois seulement leur sont attribuées.
Des dispositions spéciales ont été nécessaires pour assurer le service dans de bonnes conditions. Les conférences ont réparti les ondes entre les divers émetteurs et établi soigneusement l’horaire imparti à chacun d’entre eux. Ce travail est connu sous le nom de Plan régional qui dut être révisé, à cause des difficultés provoquées notamment par les interférences.
Professeur à l'Université catholique de Louvain
Louis-Marie-Joseph de Sadeleer est né à Haaltert, le 6 octobre 1852. Il meurt à Bruxelles le 6 mai 1924. En 1876, il est promu docteur en droit de l’UCL. Il mènera une carrière d’avocat à la Cour d’appel de Bruxelles, de cette date à sa mort. Le 11 août 1883, il épouse à Bruxelles Madeleine van Hoorde, décédée en 1913. Trois enfants sont issus de cette union : Paul, Étienne et Marie-Louise. La carrière politique de Louis de Sadeleer est brillante, d’abord au niveau régional, puis au niveau national. Il est conseiller communal à Haaltert de 1878 à 1884, conseiller provincial pour le canton d’Herzele (Flandre orientale) de 1778 à 1782 et député de l’arrondissement d’Alost de 1882 à 1912. À la Chambre des représentants, il est successivement désigné secrétaire (14 novembre 1883-9 février 1897), vice-président (9 février 1897-5 mai 1901), puis il est élu le 18 juillet 1900 président de l’assemblée en remplacement d’Auguste Beernaert démissionnaire. Il exerce cette fonction jusqu’au 8 novembre 1901. En 1909, il préside la commission d’enquête parlementaire sur la situation militaire du pays. Du 2 juin 1912 à son décès, il représente au Sénat l’arrondissement d’Alost-Oudenaarde. Il est nommé ministre d’État le 14 août 1912 et participe en cette qualité au Conseil de la Couronne convoqué par le roi Albert dans la nuit du 2 au 3 août 1914 pour examiner la réponse à donner à l’ultimatum allemand. Il joue également un rôle important sur l’échiquier de la politique internationale. Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en 1910 près le roi du Portugal, il est désigné en 1913 par le roi Albert président du tribunal d’arbitrage, à Port-au-Prince, dans les différends qui opposaient l’Empire d’Allemagne à la République de Haïti. En septembre 1914, il est envoyé par le Roi en mission spéciale auprès du président américain Woodrow Wilson pour faire connaître le drame de la neutralité violée de la Belgique et les horreurs de l’invasion. Il demeure aux États-Unis en mission spéciale pour le Gouvernement belge. Il s’y occupe de propagande et d’organisations de secours envers la Belgique. Il parvient par de multiples démarches personnelles à obtenir des dons extrêmement importants. Il apporte une aide précieuse au Belgian Relief Fund, qui entreprend, dès le début d’août 1914, une œuvre d’assistance au Belgian Bureau de New York. Il est aussi l’un des fondateurs du Cardinal Mercier Fund. Il s’intéresse utilement à la cause des réfugiés belges en Hollande, des soldats internés en Hollande, des écoles belges pour réfugiés, et à l’Œuvre de la restauration de l’Université de Louvain. Sa fille Marie-Louise de Sadeleer le rejoint en mai 1915, se dévouant aux multiples œuvres qui font appel à la générosité américaine en faveur des Belges. Louis de Sadeleer a la douleur de perdre son fils Étienne qui l’avait assisté pendant deux ans dans sa mission en Amérique. Son fils aîné, Paul de Sadeleer franchit les lignes allemandes en juin 1917, pour prendre du service dans l’armée belge. Il est envoyé à New York à la mort de son frère pour assister son père. À la fin de la guerre, Louis de Sadeleer rentre en Europe en compagnie de Marie-Louise et de Paul. Le 21 juillet 1922, il obtient une concession de noblesse et le titre de baron transmissible par ordre de primogéniture. Il est aussi titulaire de nombreuses médailles et distinctions honorifiques.
Aucun renseignement concernant le producteur n’a pu être trouvé. Il ne figure pas dans la liste des prêtres décédés du diocèse de Tournai.
La Fondation Niederfüllbach est érigée par le roi Léopold II par un acte du 9 septembre 1907. Elle a son siège dans la ville de Cobourg. La fortune de cette fondation, selon l’acte d’érection, consiste en biens immobiliers situés dans le ban de Niederfüllbach et la ville de Cobourg (Bavière) et en biens immobiliers, terres, mines, titres et autres objets de valeur qui lui seraient attribués de n’importe quelle manière et par n’importe qui, à charge pour elle de les entretenir, améliorer et, le cas échéant, les embellir. À la mort du Roi, des problèmes liés à l’interprétation des textes (droit belge, droit allemand) vont surgir et nécessiter des actes et arrangements additionnels. Ces difficultés tourneront principalement autour des droits des héritiers légaux du fondateur (princesses Louise, Stéphanie et Clémentine) et des droits de l’État belge. La fondation arrêtera de fonctionner en Belgique à la fin de l'année 1913, l'Allemagne reprenant ensuite son administration.
La section de Droit canonique est l'héritière de l'ancienne Faculté des Décrets, érigée en 1425. Celle-ci forma avec la Faculté des Lois un Collegium utriusque juris Studii lovaniensis jusqu'à la fin de l'ancien régime. Chacune gardait le droit de recouvrer son autonomie. À la restauration de l'Université en 1834, l'enseignement du droit canonique fut rattaché à la Faculté de théologie ; en 1934, il fut érigé par l'autorité ecclésiastique en Faculté autonome, tout en gardant un contact privilégié avec la Faculté de théologie, entre autres par le fait d'un conseil facultaire commun. Lors de la réorganisation de 1983, il a été décidé que la Faculté de droit canonique et la Faculté de théologie formeraient la "Faculté de théologie".
Doyens de la Faculté de droit canon :
- 1934-1935 : Arthur Monin
- 1935-1937 : Alphonse Van Hove
- 1937-1939 : Richard Koerperich
- 1939-1941 : Alphonse Van Hove
- 1941-1946 : Arthur Monin
- 1946-1947 : Alphonse Van Hove
- 1947-1951 : Arthur Monin
- 1951-1953 : Willy Onclin
- 1953-1954 : Henri Wagnon
- 1954-1955 : Willy Onclin
- 1955-1956 : Henri Wagnon
- 1956-1957 : Willy Onclin
- 1957-1958 : Henri Wagnon
- 1958-1961 : Willy Onclin
- 1961-1964 : Henri Wagnon
- 1964-1967 : Gérard Fransen
- 1967-1969 : Willy Onclin
- 1969-1972 : Henri Wagnon
- 1972-1983 : Gérard Fransen
Ferdinand Loots (1903-1974) colonel BEM et officier de la force publique au Congo belge. Il participa, entre autres, à la Campagne d'Afrique de l'Est.
Alexis Eenens (lieutenant-général, homme politique et historien militaire belge) nait à Bruxelles le 29 juin 1805 et décède à Schaerbeek le 9 janvier 1883.
Doyens de la Faculté des sciences agronomiques :
- 1966-1967 : Albert De Vuyst
- 1967-1970 : Raymond Antoine
- 1970-1972 : Georges Bublot
- 1972-1974 : Joseph Meyer
- 1974-1978 : José Degand
- 1978-1982 : Louis De Backer
- 1982-1987 : Frédéric Lints
- 1987-1990 : Pierre André
- 1990-1995 : Etienne Persoons
- 1995-2000 : Thomas Avella-Shaw
- 2000-2001 : Joseph Dufey
En 2001, la Faculté des sciences agronomiques devient la Faculté d'ingénierie biologique, agronomique et environnementale.
Aucune notice biographique n'a pu être établie sur le dénommé. Nous savons seulement qu'il était greffier de notaire et habitait 99, avenue des Alliés à Louvain. Ces renseignements ont été fournis par le chanoine Albert Houssiau, son petit-neveu, professeur à l’Université catholique de Louvain.
Charles Constantin Noblesse est né à Bruxelles le 13 janvier 1875. Il meurt à Louvain le 16 janvier 1959. Ordonné prête de l'Archidiocèse de Malines en 1897(1), il est aussitôt envoyé à l'Université de Louvain qui lui confère en 1903 le grade de docteur en sciences naturelles. Il est nommé professeur au Collège Saint-Pierre à Louvain, puis, en 1911, il prend la direction de ce même établissement. Sa carrière d'enseignement universitaire commence comme professeur extraordinaire en 1918, professeur ordinaire en 1920, directeur de l'Institut préparatoire en 1944. Il assure la méthodologie des mathématiques de l'enseignement secondaire pour les licences en sciences mathématiques et est aussi chargé de certains cours de mathématiques à l'Institut préparatoire de l'Université. Professeur émérite en 1950, le chanoine Charles Noblesse resta de 1919 jusqu'à sa mort, assesseur du Vice-recteur.
Dès le début de son professorat, le Chanoine Charles Noblesse avait eu comme élèves à l'Institut préparatoire de très nombreux étudiants émigrés de nationalité russe. Il devint leur directeur spirituel et assuma - avec l'aide du R.P. Jourdain - la direction du Home des étudiants russes(2) à Louvain(3), de 1927 jusqu'à la seconde guerre mondiale. Pendant de longues années, il avait connu leurs difficultés et leurs soucis et il s'était dévoué infiniment pour les aider dans leurs études et pour les soutenir dans leurs efforts tenaces pour se créer une situation dans leur nouvelle patrie.
(1) Charles Noblesse est chanoine honoraire de Malines depuis 1912.
(2) Auxquels s'étaient joints en 1931 les étudiants ukrainiens.
(3) Ceux-ci étaient respectivement président et secrétaire du "Foyer universitaire slave", qui fut détruit le 5 mai 1944.
Doyens de la Faculté de droit :
- 1836-1837 : Liévin Bernard De Bruyn
- 1837-1839 : Ignace Antoine Joseph Quirini
- 1839-1840 : Liévin Bernard De Bruyn
- 1840-1842 : Lambert Henri Joseph Ernst
- 1842-1843 : Ignace Antoine Joseph Quirini
- 1843-1845 : J. B. Charles G. Delcour
- 1845-1854 : Grégoire Demonceau
- 1854-1856 : Théodore Jean Camille Smolders
- 1856-1857 : Louis Joseph Napoléon Marie Rutgeerts
- 1857-1858 : Jean Joseph Thonissen
- 1858-1859 : Auguste Thimus
- 1859-1860 : Emile Edmond Antoine De Jaer
- 1860-1861 : Charles Henri Xavier Perin
- 1861-1862 : J. B. Charles G. Delcour
- 1862-1863 : Théodore Jean Camille Smolders
- 1863-1864 : Louis Joseph Napoléon Marie Rutgeerts
- 1864-1865 : Liévin Bernard De Bruyn
- 1865-1866 : Jean Joseph Thonissen
- 1866-1867 : Auguste Thimus
- 1867-1868 : Charles Henri Xavier Perin
- 1868-1869 : J. B. Charles G. Delcour
- 1869-1870 : Théodore Jean Camille Smolders
- 1870-1871 : Louis Joseph Napoléon Marie Rutgeerts
- 1871-1872 : Jean Joseph Thonissen
- 1872-1873 : Auguste Thimus
- 1873-1874 : Henri Joseph Jean Staedtler
- 1874-1875 : Charles Henri Xavier Perin
- 1875-1876 : Louis Joseph Napoléon Marie Rutgeerts
- 1876-1877 : Joseph Van Biervliet
- 1877-1878 : Francis de Monge
- 1878-1879 : Auguste Thimus
- 1879-1880 : Edouard Eugène François J. Descamps
- 1880-1881 : Jean Joseph Thonissen
- 1881-1882 : Henri Joseph Jean Staedtler
- 1882-1883 : Joseph Van Biervliet
- 1883-1884 : Jean Joseph Thonissen
- 1884-1885 : Francis de Monge
- 1885-1886 : Auguste Thimus
- 1886-1887 : Léon Mabille
- 1887-1888 : Edouard Eugène François J. Descamps
- 1888-1889 : Albert Jean Gérard Nyssens
- 1889-1890 : Adolphe Maton
- 1890-1891 : Henri Joseph Jean Staedtler
- 1891-1892 : Joseph Van Biervliet
- 1892-1893 : Francis de Monge
- 1893-1894 : Léon Mabille
- 1894-1895 : Edouard Eugène François J. Descamps
- 1895-1896 : Joseph Van Biervliet
- 1896-1897 : Alfred Guillaume Schicks
- 1897-1899 : Léon Dupriez
- 1899-1901 : Albert Jean Gérard Nyssens
- 1901-1903 : Prosper Poullet
- 1903-1905 : Léon De Lantsheere
- 1905-1907 : Jean Joseph Corbiau
- 1907-1909 : Jules Norbert Van den Heuvel
- 1909-1911 : Alfred Nerinck
- 1911-1912 : Léon De Lantsheere
- 1912-1914 : Edouard Eugène François J. Descamps
- 1914-1918 : Première Guerre mondiale
- 1918-1920 : Prosper Poullet
- 1920-1921 : Léon Dupriez
- 1921-1923 : Maurice Defourny
- 1923-1924 : Prosper Poullet
- 1924-1926 : Louis Braffort
- 1926-1928 : Emile Van Dievoet
- 1928-1930 : Léon Dupriez
- 1930-1932 : Alfred Nerinck
- 1932-1934 : Jean Dabin
- 1934-1936 : Paul Veldekens
- 1936-1937 : Paul Coart
- 1937-1939 : Henri Velge
- 1939-1942 : Frans Brusselmans
- 1942-1945 : Jean Dabin
- 1945-1948 : Fernand Collin
- 1948-1951 : Jean Dabin
- 1951-1952 : Emile Van Dievoet
- 1952-1953 : Fernand Van Goethem
- 1953-1956 : René Piret
- 1956-1959 : Prosper Thuysbaert
- 1959-1962 : Robert Lienard
- 1962-1963 : Zeger Van Hee
- 1963-1964 : Robert Lienard
- 1964-1968 : Paul De Visscher
- 1968-1971 : André Lagasse
- 1971-1974 : Cyr Cambier
- 1974-1977 : Pierre Coppens
- 1977-1980 : Philippe Godding
- 1980-1984 : François Rigaux
- 1984-1987 : Pierre Denis
- 1987-1990 : Jacques Van Compernolle
- 1990-1993 : Francis Delpérée
- 1993-1996 : Nicole Verheyden-Jeanmart
- 1996-2000 : Guy Horsmans
- 2000-2003 : Henri Bosly
- 2003-2006 : Henri Simonart
- 2006-2009 : Jean-Louis Renchon
En 2009, la Faculté de droit devient la Faculté de droit et de criminologie.
Étudiant à l'Université d'État de Louvain.