Professeur (médecine) à l'Université catholique de Louvain.
Pierre Staner est né à Rochefort le 28 mai 1901(1). Il meurt à Woluwé le 24 septembre 1984.
Ses humanités au collège de Bellevue (Dinant) terminées, il entreprend des études à l’UCL où il conquiert le diplôme de docteur en sciences naturelles, groupe des sciences botaniques, en 1925. Il effectue alors un stage d’une année à l’Institut agronomique de l’État à Gembloux. Il poursuivra, jusqu’à la guerre, des études à Wageningen, Paris, Berlin, Londres, Bonn...
En 1926, Pierre Staner part pour trois ans au Congo belge, en qualité de mycologue du gouvernement. Il y est un pionnier de la phytopathologie des régions tropicales. À son retour, en 1929, il est nommé maître de conférence à l’Université catholique de Louvain et chargé de cours en 1941. Il enseigne(2) la phytopathologie, pendant plus de quarante ans, l’entomologie tropicale et la sylviculture, chasse et pêche, la botanique générale (depuis 1940), la cynégétique des régions tropicales (depuis 1941), l’anatomie générale (depuis 1955)... Professeur extraordinaire depuis 1950 et ordinaire en 1962, il accède à l’éméritat en 1970.
Parallèlement à sa carrière professorale, Pierre Staner accomplit une carrière scientifique(3) et administrative remarquable.
En 1930, il retourne au Congo pour y organiser la recherche botanique. En 1932, il est chef de la section botanique du Musée de Tervueren et, de 1934 à 1939, il exerce les fonctions de conservateur au Jardin botanique de l’État. De 1939 à 1960, il est directeur puis inspecteur royal des Colonies. À ce poste, il dirige l’économie générale du Congo belge. Après l’indépendance du Congo, il devient directeur général au ministère des Affaires étrangères (1962-1966).
Il prend également une part active à de nombreux voyages d’études à l’étranger(4) et notamment aux expéditions organisées en Amérique du Sud par le roi Léopold III dont il est le collaborateur en ces occasions. Il est membre de nombreuses organisations nationales et internationales(5) .
Pensionné en 1966, il se consacre alors à la protection de la nature et de l’environnement, notamment en Belgique : il est président de l’Association « Ardenne et Gaume » pour la protection de la nature (depuis 1967) ; membre puis vice-président de la Commission royale des Monuments et des Sites (1969-1975) ; administrateur délégué du Fonds Léopold III pour la Conservation de la Nature dans le monde (depuis 1970) ; un des trois présidents de l’Entente Nationale pour la Protection de la Nature (1972 à 1975)...
C’est en 1983 que le professeur Pierre Staner fait don à l’UCL de l’ensemble de sa bibliothèque. Celle-ci contenait, en plus des nombreux livres aujourd’hui rangés dans les rayons du Centre général de documentation de Louvain-la-Neuve, quelques notes, lettres et documents divers. Ces papiers ont été confiés aux Archives de l’UCL. Ils sont toutefois partiels. Ils ne concernent que la carrière scientifique et administrative de Pierre Staner. Aucun document ne concerne sa carrière professorale.
Les papiers décrits dans le présent inventaire(6) constituent une documentation originale et de première main sur diverses activités, au service de l’environnement, exercées par Pierre Staner, ainsi le Fonds Léopold III pour l’exploration et la Conservation de la nature, les réalisations de la Commission royale des Monuments et Sites, la question de l’aménagement des cours d’eau en Wallonie, entreprise à la-quelle il participe très activement comme président de l’Entente Nationale pour la Protection de la Nature...
(1) Pierre Staner, dans Parcs nationaux. Bulletin trimestriel de l’Association Ardenne et Gaume, XXXIX, 1984 ; Frédéric LINTS, In memoriam Pierre Staner, allocution du 26 septembre 1984 ; Joseph MEYER, Pierre Staner, professeur à l’Université catholique de Louvain, dans Parcs Nationaux, op. cit., XL, 1985, pp. 12-14.
(2) Dans les deux sections linguistiques depuis 1934.
(3) Sa bibliographie compte plus de 180 titres.
(4) Pour le compte de la FAO, de l’ICO (Organisation internationale du café), de la Banque internationale (BIRD)...
(5)Voir la liste dans le curriculum vitae rédigé par Pierre Staner et dans l’Annuaire de l’UCL.
(6) Les notes, lettres, dossiers et documents divers sont classés en fonction des institutions desquelles Pierre Staner est membre. À l’intérieur des liasses rangées thématiquement, les papiers ont été classés par ordre chronologique.
Christian Thauvoy, professeur (neurochirurgie) à l'Université catholique de Louvain.
André Cordier, professeur (toxicologie) à l'Université catholique de Louvain.
André Wambersie, professeur (radiobiologie, radiothérapie) à l'Université catholique de Louvain.
Henri Noël, professeur (anatomie pathologique) à l'Université catholique de Louvain.
L'ARCA est une plate-forme technologique attachée à l'Institut de recherche "Religions, spiritualités, cultures, sociétés" (RSCS) depuis 2010.
Fondé en 1989, l’ARCA (Archives du monde catholique) répond à une demande mûrie depuis de longues années par des professeurs et des chercheurs de l’Université catholique de Louvain: créer un centre chargé de recueillir, de sauver et d’étudier la documentation concernant la vie du monde chrétien en Wallonie et à Bruxelles aux 19e et 20e siècles.
La documentation rassemblée à l’ARCA fait l’objet d’un traitement archivistique et bibliothéconomique approprié, qui vise à classer et à inventorier les fonds, mais aussi à alimenter une bibliothèque qui éclaire spécifiquement les problématiques de la société catholique de nos régions aux 19e et 20e siècles.
Le Centre d'investigation clinique en nutrition est une plate-forme technologique de l'Université catholique de Louvain.
Inspecteur adjoint de l’enseignement industriel et professionnel, fils de Léon (1843-1924) et petit-fils de Guillaume Arendt (1808-1865)
Fils de Karl Arendt, le frère de Guillaume Arendt (1808-1865). Il est mort fou à Berlin en 1915. Poète, il était le dernier survivant mais laissait un fils naturel, Grey.
Théologien à Rome, fils de Guillaume Arendt (1808-1865)
Fondateur de la bibliothèque mariale à Banneux, fils de Léon Arendt (1843-1924) et petit-fils de Guillaume Arendt (1808-1865)
Ingénieur à Gand et syndicaliste chrétien, petit-fils de Guillaume Arendt (1808-1865)
Chanoinesse régulière de Saint-Augustin, fille de Léon Arendt (1843-1924) et petite-fille de Guillaume Arendt (1808-1865)
Professeur (médecine) à l'Université catholique de Louvain.
José Gaussin, professeur (psychologie et ergonomie du travail) à l'Université catholique de Louvain.
Pierre Lucien Masson, professeur de médecine (immunologie) à l'Université catholique de Louvain.
Émérite en 2002.
Jean-Michel Guérit, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Harry Roels, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Pierre Buchet, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Professeur (histoire) à l'Université catholique de Louvain de 1834 à 1865.
Né à Louvain le 15 février 1843, décédé à Bruxelles le 5 décembre 1924, il fut directeur général de la politique extérieure au Ministère des affaires étrangères jusqu’en 1912.
André Valentin Munaut, professeur à l’Université catholique de Louvain au Laboratoire de palynologie et dendrochronologie.
Jean-Claude Polet, professeur (littérature) à l'Université catholique de Louvain.
Alfred Bernard, professeur (toxicologie) à l’Université catholique de Louvain.
René Dambrain, médecin spécialiste en stomatologie, chercheur à l’Université catholique de Louvain sous la direction d’Antoine Dhem.
John van Waterschoot, économiste, conseiller politique et professeur (économétrie) à l’Université catholique de Louvain.
Jean-François Stoffel, chargé de cours invité (philosophie) à l’Université catholique de Louvain (2001-2004).
Né à Ostende en 1896, Joseph Prosper Bouckaert commence ses études de médecine en 1912. Engagé comme volontaire de guerre en 1914, il reprend ses études en 1918 et est diplômé en 1922. Pendant ses études, il fréquente le laboratoire de physiologie récemment construit et dirigé par Adrien Noyons où s'éveille son goût pour la recherche scientifique. Il y devient chef de travaux dès la fin de ses études. Trois ans plus tard, il est chargé de cours et enseigne la pathologie générale.
En 1926, il passe un an à Londres et s'initie à la thermodynamique du muscle. En 1927, il succède à Adrien Noyons. Il est nommé professeur, enseigne la physiologie dans les deux langues et devient directeur de l'Institut de Physiologie. Son laboratoire attire de nombreux étudiants. Il entreprend des recherches dans les domaine les plus divers : l'excitabilité des cellules, l'action des hormones, la physiologie des muscles, la sécrétion gastrique, le fonctionnement du rein, l'électrogenèse du coeur… La spécialisation de la recherche mène progressivement au clivage du laboratoire en plusieurs unités. Successivement s'organisent un centre de recherche neurophysiologique et de physiologie des organes des sens, un centre de physiologie musculaire, un centre d'étude des échanges ioniques à travers les membranes vivantes.
Professeur émérite en 1966, Joseph Prosper Bouckaert accepte d'assurer pendant plusieurs années la tâche d'enseigner la physiologie à l'Université de Kinshasa (anciennement Université Lovanium).
Robert Leroy, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Claude Koeune, professeur (sciences économiques) à l'Université catholique de Louvain.
André-Paul Frognier, professeur (sciences sociales) à l'Université catholique de Louvain.
Emile Goethals, professeur (architecture) à l'Université catholique de Louvain.
Georges Pepermans, professeur (architecture) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Paul Marthoz, professeur (journalisme) à l'Université catholique de Louvain.
Marc Lits, professeur (communication) à l'Université catholique de Louvain.
Yves Duhoux, professeur (grecs anciens) à l'Université catholique de Louvain.
Le service d’audit interne de l’UCL a été créé en 2002, suite à la scission du service BUCI (budget et contrôle interne).
Afin de garantir son indépendance à l’égard des diverses entités de l’UCL, le Service d’audit interne rapporte au Comité d’audit; émanation du Conseil d’administration de l’UCL.
Les missions d’audit sont réalisées conformément au Plan d’audit annuel défini par le Comité d’audit. Des missions ponctuelles sont aussi réalisées à la demande du Recteur ou de l’Administrateur général.
La Charte d’audit interne définit le cadre d'execution des missions, les objectifs, l’organisation du service ainsi que ses relations internes et externes.
Mathieu Schillings, professeur (urologie) à l'Université catholique de Louvain.
Michel Gerebtzoff, professeur à l’Université de Liège (Faculté de médecine, Laboratoire d’anatomie), formé à l’Université catholique de Louvain.
Jan Emiel ou Emiel Vliebergh, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Gustave Verriest, professeur (mathématiques) à l'Université catholique de Louvain.
Gustave Verriest, professeur (clinique interne) à l'Université catholique de Louvain.
Nadine Cherpion, professeure (égyptologie) à l'Université catholique de Louvain.
Fernand Van Goethem, avocat et homme politique, professeur (droit) à l'Université catholique de Louvain.
Edmond-Jacques Nyns, professeur (chimie biologique) à l'Université catholique de Louvain.
André Goffeau, professeur (biologie) à l’Université catholique de Louvain.
Julien Ries, professeur (religions comparées) à l’Université catholique de Louvain.
Professeur (chimie) à l'Université catholique de Louvain.
Walter Mund, professeur (chimie physique) à l'Université catholique de Louvain. Il y fut également étudiant de 1910 à 1914.
Jean-Marie Van Bol, professeur (communication) à l'Université catholique de Louvain.
Louis Van Bauwel, professeur (droit) à l'Université catholique de Louvain.
Professeur de droit à l'Université catholique de Louvain, membre du conseil académique et président du corps académique. Membre du conseil de la FOPES.
Le 16 janvier 1926, le recteur de l’Université catholique de Louvain, Mgr Paulin Ladeuze, et les professeurs Léon Dupriez, Albert Lemaire, Fernand Malengreau, Georges Debaisieux, Richard Bruynoghe, Edmond Leplae, Aimé Morelle, Charles Nelis et Rufin Schockaert créent la Fondation médicale de l'Université de Louvain au Congo dans un objectif de soin, de formation et de recherche.
La FOMULAC s’attèle à la création d’un hôpital-école, pour former un personnel infirmier autochtone et pour assurer les soins de santé dans la région très peuplée de Kisantu dans le Bas-Congo où sévit la maladie du sommeil.
La FOMULAC constituera progressivement un réseau de trois centres hospitaliers (comptant chacun une école) et de quinze dispensaires satellites.
- Le premier centre est installé à Kisantu dans le Bas-Congo, où les Jésuites ont une mission depuis 1893. L’activité y démarre en 1927. Kisantu compte trois services, médical, chirurgical et obstétrique. En 1938, une « maternité village » vient les compléter. En s’installant à Kisantu, dans le Bas-Congo où sévit historiquement la trypanosomiase (ou maladie du sommeil), la FOMULAC prend en charge le dépistage et le traitement des sommeilleux dans le nord-ouest du pays. Une convention est passée dans ce sens avec le FOREAMI (Fonds Reine Elisabeth pour l’Assistance médicale aux Indigènes) en 1933.
- Katana, sur le lac Kivu, est adossé à la double mission des Père Blancs et des Sœurs Blanches d’Afrique. Les activités y débutent en 1931, sous la direction du Dr. Leblanc. La priorité est donnée à la lutte contre le pian et à la santé materno-infantile dans la zone nord du Sud-Kivu.
- Kalenda est fondé en 1946 au Kasaï, avec l’aide de la Mission des Pères de Scheut. Il commence à fonctionner en 1949.
Les trois centres organisent chacun une école d’infirmiers puis d’assistants médicaux.
En 1947, les écoles médicale (fondées par la FOMULAC), agronomique (fondée par la CADULAC), et administrative, que l’UCL avait fondées à Kisantu, fusionnent et forment le Centre Universitaire Congolais Lovanium. Son niveau est celui d’un enseignement technique supérieur. Cela aboutit, quelques années plus tard, à la fondation de l'Université Lovanium qui démarra ses premiers enseignements en 1953.
La Fondation et l’ONG « Louvain Coopération » (fondée en 2000) poursuivent aujourd’hui leur action, notamment à l’hôpital de Katana adossé à la Faculté de médecine de l’Université de Bukavu dont l’UCL a soutenu le redémarrage au milieu des années 1990.
Charles Nelis, professeur (anatomie) à l'Université catholique de Louvain.
Edgar F. Simonart, docteur en médecine, assistant à la clinique médicale de l'Université de Louvain, médecin des prisons de Louvain. Il est le fils d'Edgar Simonart et le frère des professeurs André et Paul Simonart.
Edgar Simonart, docteur en médecine, prosecteur et assistant des cliniques de l'Université catholique de Louvain, médecin légiste. Il est le père de André et Paul Simonart, professeurs à Louvain. Son père Paul-Charles (1814-1862) fut en 1838 le premier médecin diplômé de l'Université de Louvain rétablie.
Professeur à l'Université catholique de Louvain.
Professeur à l'Université catholique de Louvain, militant wallon.
Fondé par Michel Woitrin en 1955.
Albert Torhoudt, ecclésiastique et professeur (grec) à l'Université catholique de Louvain.
Prosper Thuysbaert, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Paul Simonart, professeur (microbiologie) à l'Université catholique de Louvain.
L’Institut des sciences économiques appliquées est issu de la réorganisation, en 1941, des entités annexes à la Faculté de droit. L’ISEA est alors un des successeurs de l’École des sciences commerciales et économiques dont il reprend le titre d’Institut supérieur de commerce. Bien qu’il ne s’agisse pas de dénomination officielle, l’ISEA est également parfois désigné comme "École des sciences économiques appliquées", ou encore "École de commerce".
Jean-Marie Scheiff, professeur (histologie) à l'Université catholique de Louvain.
Remacle Rome, bénédictin, conservateur du Musée de paléontologie de l'Université catholique de Louvain. Il fait également partie du Laboratoire de morphologie animale de l'Institut de zoologie de l'université.
Jacques Roels, professeur (physique) à l'Université catholique de Louvain (Institut de mathématique appliquée et mécanique).
Pierre Ranwez, ecclésiastique et professeur (théologie) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Marie Yante, professeur (histoire médiévale, archivistique) à l'Université catholique de Louvain.
Jacques Pycke, professeur (histoire médiévale) à l'Université catholique de Louvain.
Joseph Comblin, professeur (théologie) à l’Université catholique de Louvain.
Jean Marie Delfosse, professeur (physique) à l'Université catholique de Louvain.
Paul Claes, professeur (chimie) à l'Université catholique de Louvain.
Jacques Mertens de Wilmars, professeur (économie) à l'Université catholique de Louvain. Il fut aussi conseiller économique de la Banque nationale de Belgique, et chef de cabinet du premier ministre Gaston Eyskens.
André Sempoux, professeur (langue et littérature italiennes) à l'Université catholique de Louvain.
Denyse Sempoux (davantage connue sous son nom d'épouse Thinès-Sempoux), chercheuse à l'Université catholique de Louvain.
Georges Thinès, professeur (psychologie) à l'Université catholique de Louvain.
Joseph Nuttin, professeur (psychologie) à l'Université catholique de Louvain.
Paul Michotte, professeur (géographie) à l'Université catholique de Louvain.
Michel Marcel, professeur (économie) à l'Université catholique de Louvain.
Jacques Lenoble, professeur (philosophie du droit, droit naturel) à l'Université catholique de Louvain.
Professeur (biologie) à l'Université catholique de Louvain, au sein du Laboratoire de morphologie animale.
Jean-Louis Laroche, professeur (psychologie) à l'Université catholique de Louvain de 1958 à 1965 (chargé de cours puis professeur en 1962).
En 1935, il rend son mémoire « Les campagnes du Namurois au bas Moyen Age » et est reçu licencié en Histoire à l’Université catholique de Louvain. Un an plus tard, il termine également une licence spéciale en Économie politique. En 1938, il remet se thèse sur « La seigneurie foncière namuroise de 1199 à 1425 » et obtient son doctorat en 1943. Il devient agrégé de l’enseignement supérieur en 1943. Il est alors chargé de cours dès 1944 à l’Université catholique de Louvain, puis professeur à partir de 1947 jusqu’en 1984. En 1936, il est stagiaire aux Archives générales du Royaume à Bruxelles (de janvier à juin) et ensuite aux Archives de l’État à Namur (juin à décembre). En janvier 1937, il est alors nommé archiviste-paléographe aux Archives de l’État à Namur, jusqu’en 1944. Membre de Rénovation wallonne dès l’origine du mouvement. Directeur de la première Histoire de la Wallonie. Militant depuis 1944.
Le Cercle historique fut fondé au sortir de la Seconde Guerre mondiale par Léopold Genicot. Il fut dissous en 1979 lors du déménagement vers Louvain-la-Neuve. En 2012, des étudiants en Histoire refondent officiellement le Cercle historique. Entre ces deux dates, le kot-à-projet Maison des Historiens (puis Maison de l'Histoire), dont les membres et le projet d'origine sont indépendants du Cercle historique, maintiendra une animation et un folklore reconnu propre aux étudiants en Histoire.
Il est à noter que de 1962 à 1979, à Louvain, la "Maison de l'Histoire" est le nom utilisé pour désigner la maison communautaire (qui changera plusieurs fois d'adresses) occupée les étudiants du Cercle historique.
Le 6 juillet 1970, à l'initiative des professeurs J. Mogenet, J. Opsomer et G. Muraille, le Conseil académique de l'Université catholique de Louvain marque son accord sur la création à titre expérimental du "Centre d'histoire des sciences et des techniques", dépendant de la Faculté de philosophie et lettres.
Plusieurs professeurs acceptent une éventuelle collaboration avec le Centre, citons L. Genicot, W. Bal, A. d'Haenens, A. Bruylants, R. Delhez, J. Dopp, L. Huyskens, J. Ladrière, R. Lories, A. Sempoux, F. Sondervorst, D. Speiser, G. Thinès, A. Van der Essen, R. Vandevoorde.
Le Centre d'histoire des sciences et des techniques poursuit principalement un but de recherche au travers de publications (éditions de manuscrits anciens concernant les sciences et les techniques, rééditions anastatiques d'ouvrages anciens, glossaires de termes techniques et scientifiques anciens...) et d'organisation de colloques et de conférences. Le Centre constitue également une bibliothèque spécialisée en histoire des sciences et veille, lors du transfert à Ottignies, à la conservation d'instruments, appareils ou livres scientifiques jugés trop anciens. Un projet de musée est également évoqué lors du Conseil académique du 6 juillet 1970, mais il ne se concrétise jamais.
Les activités du Centre s'essoufflent progressivement, sans totalement disparaitre. En 1995, l'histoire des sciences connait un nouvel essor avec la création du Centre de recherche interfacultaire en histoire des sciences (CRHS).
Albert Kriekemans, professeur (pédagogie) à l'Université catholique de Louvain.
Le Groupe d'étude et de recherche sur le monde arabe contemporain a été fondé par Bichara Khader en 1975, sous l'appellation CERMAC ou CRMAC. Il étudie les évolutions politiques, économiques et sociales des pays arabes dans leurs dimensions intérieures, régionales et internationales.
Bichara Khader, professeur (sciences politiques) à l'Université catholique de Louvain.
Joseph Hanse, professeur (langue française) à l'Université catholique de Louvain.
Jacques Joseph Laminne, professeur (théologie) à l'Université catholique de Louvain.
Georges-Henri Dumont, né le 14 septembre 1920 (à Zottegem - Belgique), entame sa scolarité à Gand, et la poursuit au Collège Saint-Michel à Bruxelles, où sa famille s'est installée. Il entame des études supérieures aux Facultés Saint-Louis à Bruxelles puis à l'Université de Louvain en faculté de Philosophie et Lettres, où il a notamment pour professeur Léon van der Essen et pour compagnon Paul Warzée. En 1942, il est licencié en histoire, et obtient l'agrégation en 1952.
De 1942 à 1944, il fut résistant dans la presse clandestine (MNR) et gardera durant toute sa carrière des activités de journalisme, mais aussi d’écrivain et de poète (« La Voie rédemptrice »). "Marie de Bourgogne", en 1941, est son premier livre, mais il va également écrire sur "Louis Hennepin" (explorateur du Mississipi), et sur "La Compagnie d'Ostende". Il collabore à la mise sur pied, notamment avec Georges Sion, de l'hebdomadaire "Vrai".
Après avoir passé quelque temps à l'Athénée de Florennes comme professeur (1951 – 1958), en parallèle de ses fonctions de conseiller communal à Forest-Bruxelles (1952 -1958), il est sollicité dès 1958 pour entrer dans le cabinet du ministre Van Hemelrijck, à l'Instruction publique d'abord, aux Colonies ensuite. Un an avant l'indépendance du Congo belge, il est rapporteur des travaux de la table ronde préparatoire à cet événement historique. En 1963, il est nommé conservateur aux Musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles, et devient également professeur d'histoire économique et sociale à l'Institut Catholique des Hautes Etudes Commerciales (ICHEC) à Bruxelles.
De 1965 à 1974, il est chef de cabinet de quatre ministres successifs de la Culture française : Paul de Stexhe, Pierre Wigny – sous la direction duquel il publie un «Plan quinquennal de politique culturelle» –, Albert Parisis et Charles Hanin.
En 1974, il est secrétaire général de la commission belge de l'UNESCO et président de la Commission du Pacte Culturel, et il deviendra membre du Conseil exécutif de l'Unesco. Ses activités à l’UNESCO sont nombreuses : délégué belge aux 18e à 22e sessions ordinaires de la Conférence Générale, président à la 4e session extraordinaire, membre du conseil exécutif de la campagne internationale pour la sauvegarde des monuments de Nubie, puis pour la création du Musée de la Nubie à Assouan et du Musée national des antiquités égyptiennes au Caire. De 1978 à 1983 il devient représentant au conseil intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d’origine ou leur restitution en cas d’appropriation illégale. A partir de 1983, il prendra la présidence de la commission du programme et des relations extérieures du conseil exécutif.
Il occupera aussi d'autres fonctions : président du conseil d'administration de l'Orchestre national de Belgique et du Conseil supérieur de l'art dramatique, et membre des conseils de l'Opéra national de Belgique, de la Chapelle musicale Reine Élisabeth, de la Société philharmonique, et des Archives et Musée de la Littérature.
Ces multiples activités n'ont pas ralenti la production de son œuvre consacrée essentiellement à l'histoire de la Belgique. Dès 1948, il rédige sur "Léopold II" un petit ouvrage de pensées et de réflexions. Ce volume aura un premier prolongement en 1974 avec "La vie quotidienne sous le règne de Léopold II", et un second en 1990 quand il publiera "Léopold II", qui lui vaudra le Prix de la biographie décerné par l'Académie française.
Au-delà de l'histoire, Georges-Henri Dumont s'intéresse à la Belgique et à ses différents aspects. Il publie deux tomes sur l’Histoire des Belges, parus en 1954, et en 1956, qui remportent un grand succès, qui sera confirmé par une nouvelle version dans les années ‘70, intitulée l’Histoire de la Belgique. En 1958, il publie un ouvrage illustré qui sera traduit en allemand, "Belgique, Bruxelles et pays wallon". Dix ans plus tôt, il avait déjà signé l'introduction d'un ouvrage consacré à Bruxelles. Il a aussi écrit sur Memlinc une monographie qui fait autorité. Ses collaborations à des revues ou à des périodiques sont nombreuses, sa signature se retrouve notamment dans la "Revue générale", « La Vie au Foyer », …
Georges-Henri Dumont a reçu de nombreux prix, et décorations comme le Prix Émile Bernheim pour l’ensemble de son œuvre. Ses distinctions ne se limitent pas seulement à la Belgique ou à la France, étant donné qu’en 1975 il reçoit aussi « Das Verdienstkreuz 1 Klasse » par le Président de la République fédérale d’Allemagne Walter Scheel. Il a été élu à l'Académie royale de langue et de littérature françaises le 13 février 1988. Il a été anobli en 1992 avec le titre de baron, pour ses travaux sur l’histoire de la Belgique.
En 1948, il a épousé la romancière Viviane Dumont (née Haanen), et est le père du juriste Hugues Dumont, professeur de droit constitutionnel, de droit européen et de théorie du droit à l’Université Saint-Louis-Bruxelles et de Geneviève Marchand (née Dumont), biologiste et théologienne, enseignante à l’institut catholique de Toulouse.
Il décède le 6 avril 2013.