du Monceau de Bergendal, Yves-Jean

Zone d'identification

Type d'entité

Personne

Forme autorisée du nom

du Monceau de Bergendal, Yves-Jean

Forme(s) parallèle(s) du nom

  • du Monceau, Yves

Forme(s) du nom normalisée(s) selon d'autres conventions

Autre(s) forme(s) du nom

  • Comte du Monceau

Numéro d'immatriculation des collectivités

Zone de description

Dates d'existence

1922-2013

Historique

Le comte Yves-Jean du Monceau de Bergendal (Uccle, 23/10/1922 – Bruxelles, 27/07/2013) est le fils du comte Jean du Monceau de Bergendal et de Yvonne Crets de Lichtenberg. Il épouse Raymonde Vaxelaire, fille du baron Raymond Vaxelaire (famille fondatrice du « Bon Marché » de Belgique), le 20 novembre 1948. Ils ont quatre enfants : Diego (1940), Diana (1951), Yolande (1954) et Cédric (1956).

En 1930, il quitte Uccle avec sa famille et s’installe à Ottignies dans la villa « La Lisière », située 3 avenue du Parc au Stimont. Cette maison devient son propre domicile en 1952 lorsqu’il entame sa carrière politique.

Il effectue ses humanités classiques à l’école abbatiale de Maredsous. La guerre le pousse à se rendre en France en mai 1940, avant de passer au Maroc en décembre de la même année, puis de gagner la Grande-Bretagne le 24 décembre 1942. Il y intègre la Deuxième brigade belge d’infanterie. En septembre 1943, il entre à l’Académie militaire de Sandhurst et en est diplômé le 17 juin 1944. Il participe à la campagne de Normandie et à la Libération de la Belgique au sein de la Brigade Piron. Au printemps 1946, il quitte l’armée active avec le titre d’officier de réserve du Premier régiment des guides.

La même année, il est engagé à la Sofina à Bruxelles où il occupe un poste au secrétariat général. Son réseau de relations s’élargit grâce à son entrée au Cercle Gaulois(1). Suite à son mariage avec Raymonde Vaxelaire en 1948, il entre au Conseil d’administration du Bon Marché de Belgique et poursuit une carrière dans cette entreprise qui devint le Groupe GIB en 1974.

En 1952, il s’engage en politique à l’occasion des élections communales. Il siège à Ottignies durant six ans dans l’opposition avant de renverser la coalition de gauche PSB-PCB. Yves du Monceau occupera la fonction de bourgmestre durant 30 années (1959-1989). En 1959, la commune compte seulement 3500 habitants et son économie souffre du décollage de Wavre et d’autres communes du Brabant Wallon. La commune d’Ottignies, future ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, connaît alors un essor spectaculaire. Parmi de nombreuses réalisations à l’actif de Yves du Monceau, nous pouvons citer : le centre commercial du Douaire, le Centre culturel, la Clinique Saint-Pierre, la création d’une brigade de gendarmerie, des constructions sociales, le Centre sportif du Blocry...

Le transfert de la section francophone de l’Université catholique de Louvain sur le plateau de Lauzelle s’inscrit clairement dans cette politique générale(2). Yves du Monceau s’implique fortement dans la construction de Louvain-la-Neuve ; tant auprès des habitants (dont il fallait vaincre les fortes réticences), des propriétaires des terrains, des agriculteurs, que des décideurs publics (ministre des Travaux publics...), des milieux politiques (négociations entre partis), des banques et des investisseurs. Il pose également de nombreux gestes de mécénats envers l’UCL et finance plusieurs aménagements de Louvain-la-Neuve : don du carillon de la Grand-Place, aménagement des abords du lac...

Parallèlement, Yves du Monceau est sénateur (1971-1974, 1977-1978), sénateur provincial (1979-1985), membre du Conseil régional wallon (1980-1981, 1985-1987) et député (1985-1987). Il achève son parcours politique comme conseiller provincial du Brabant (1991-1994).

(1) Il y fréquente les participants de la « petite table du mardi » : Paul-Henri Spaak, Joseph Pholien, Charles du Bus de Warnaffe, Edmond Carton de Wiart, Georges Moens, Albert-Edouard Janssen.
(2) La décision politique de scinder l’Université en Université catholique de Louvain et Katholieke Universiteit Leuven et de transférer la première en Wallonie et à Bruxelles fut prise en mai 1968 par le nouveau gouvernement conduit par Gaston Eyskens. La construction de Louvain-la-Neuve débuta en 1969. Mais la question du maintien ou du départ de Louvain des francophones était en débat depuis 1962. Yves du Monceau se rapprocha des autorités universitaires dès ce moment et proposa d’installer la section francophone (on ne parlait pas encore de la division de l’Université) à Ottignies.

Lieux


  • Ottignies-Louvain-la-Neuve (Brabant wallon, Belgique)

Statut juridique

Fonctions et activités

Politique :


  • Bourgmestre d'Ottignie, puis d'Ottignies-Louvain-la-Neuve (1959-1989)
  • Sénateur (1971-1974, 1977-1978)
  • Sénateur provincial (1979-1985)
  • Membre du Conseil régional wallon (1980-1981, 1985-1987)
  • Député (1985-1987)
  • Conseiller provincial du Brabant (1991-1994)

Affaires (non exhaustif) :


  • Secrétariat général à la Sofina
  • Conseil d'administration du Bon Marché (Belgique) — groupe GIB (1974)

Textes de référence

Organisation interne/Généalogie

Père : comte Jean du Monceau de Bergendal (1890-1966)
Mère : Yvonne Crets de Lichtenberg (1901-20..?)
Épouse : Raymonde Vaxelaire (1925-)
Enfants : Diego (1940-), Diana (1951-), Yolande (1954-) et Cédric (1956-)

Contexte général

Zone des relations

Zone des points d'accès

Occupations

Zone du contrôle

Identifiant de la notice d'autorité

BE A4006 NA 000202

Identifiant du service d'archives

Règles et/ou conventions utilisées

La notice d'autorité est conforme à la seconde édition de la "Norme internationale sur les notices d’autorité utilisées pour les Archives relatives aux collectivités, aux personnes ou aux familles" (ISAAR-CPF, 2011). La notice d'autorité a été encodée en XML EAC et respecte également les normes de catalogage suivantes : RDA-FR, AFNOR NF Z 44-060, AFNOR NF Z 44-061 et AFNOR NF Z 44-081.

Statut

Final

Niveau de détail

Moyen

Dates de production, de révision et de suppression


  • Date de production de la notice : 2016-09
  • Date de révision : 2016-10
  • Date d’encodage : 2016-10

Langue(s)

  • français

Écriture(s)

Sources


  • Connaitre la Wallonie. Wallons marquants. Distinction du Mérite wallon : Yves du Monceau de Bergendal [en ligne]. 2011, mis à jour en 2013 [Consulté le 11/06/2016]. Disponible à l’adresse : http://connaitrelawallonie.wallonie.be/fr/wallons-marquants/merite/du-monceau-yves#.
  • DELFORGE P., Connaitre la Wallonie. Wallons marquants. Dictionnaire des Wallons : Yves du Monceau de Bergendal [en ligne]. 2014 [Consulté 11/06/2016]. Disponible à l’adresse : http://connaitrelawallonie.wallonie.be/fr/wallons-marquants/dictionnaire/du-monceau-de-bergendal-yves#.
  • DEWACHTER W., DUMONT G.-H., DUMOULIN M. et alii, Un parti dans l’histoire. 1945-1995. Cinquante ans d’action du parti social-chrétien, Louvain-la-Neuve : Duculot, 1996.
  • HIRAUX Fr. L’avènement d’une ville universitaire. La création de Louvain-la-Neuve. Hommage à Michel Woitrin, Louvain-la-Neuve : Academia-Bruylant, 2009.
  • LAPORTE Ch., Yves du Monceau, Bruxelles : Racine, 2012.
  • LECHAT J.-M., Louvain-la-Neuve : trente années d’histoires, Louvain-la-Neuve : Academia-L’Harmattan, 2016.
  • LECHAT J.-M., Naissance de Louvain-la-Neuve : chronique d’une aventure entrepreneuriale, Louvain-la-Neuve : Presses universitaires de Louvain, 2006.
  • WOITRIN M., Louvain-la-Neuve et Louvain-en-Woluwe. Le grand dessein, Paris-Gembloux : Duculot, 1987.
  • Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur : Institut Destrée, 2010, pp. 223-224.

Notes relatives à la mise à jour de la notice

La notice d'autorité a été établie par les archivistes Françoise Hiraux et Caroline Derauw.
L'encodage a été effectué par l'archiviste Caroline Derauw.
  • Presse-papier

  • Exporter

  • EAC