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Notice d'autorité
Institut d'études médiévales
BE A4006 NA 000316 · Collectivité · 1966-2010

Fondé en 1966 à Louvain(*), l’Institut d’études médiévales (IEM) est né d’une réflexion : le Moyen Âge est pluriel et il interpelle par son altérité. S’en faire le contemporain par l’étude nécessite une appréhension nourrie de plusieurs disciplines. Impossible d’étudier un traité de droit médiéval sans faire référence aux conceptions théologiques, de lire un roman courtois sans comprendre les structures féodales, de décrypter un jubé d’église sans percevoir sa fonction liturgique. C’est à un nécessaire croisement des disciplines qu’invite le Moyen Âge. Or le cloisonnement des spécialités y fait souvent obstacle. Ce genre de réflexions inspira les fondateurs, Fernand Van Steenbergen et Robert Bultot, à proposer la création d’une structure qui fasse converger les chercheurs qui, au sein de disciplines variées, s’intéressent au Moyen Âge. De la sorte, l’IEM devint en 1966 un foyer de rencontres et de recherches. Il ouvrit un diplôme de 3e cycle, le Diplôme d’études médiévales, au public international. Il mit sur pied des conférences qui rythment l’année et des colloques organisés périodiquement et il débuta deux collections :

  • la « Typologie des sources du Moyen Âge occidental », créée en 1970 à l’initiative de Léopold Genicot, qui a connu par la suite une existence autonome
  • les « Publications de l’Institut d’Études Médiévales » qui recueille des monographies et des actes de colloques et a publié à ce jour 25 volumes, le dernier en date, Autour du "village", venant de paraître, en l’honneur de René Noël.

(*) Deux instituts d'études médiévales ont été créés conjointement en 1966, un par section linguistique.

BE A4006 NA 001858 · Collectivité · 1968-

L’Institut d'études théologiques de Bruxelles est une faculté ecclésiastique de théologie, fondé en 1968 pour succéder à la Faculté jésuite Saint-Albert à Eegenhoven (Leuven). Il dépend de la Compagnie de Jésus.

Baudhuin, Fernand
BE A4006 NA 001200 · Personne · 1894-1977

Fernand Baudhuin (14/12/1894, Wanfercée-Baulet – 25/05/1977, Louvain), économiste, professeur d'université, journaliste.
Il débute ses humanités anciennes au Collège Notre-Dame de la Paix à Namur qu’il termine au Collège du Sacré-Coeur à Charleroi. En 1920, Il devient docteur en droit et en 1924, docteur en sciences politiques et diplomatiques de l'Université catholique de Louvain (UCL).
En 1924, il est professeur à l'Ecole de Commerce de l'UCL. De 1925 à 1936, il est professeur à l'Institut supérieur de Commerce de l'Etat à Anvers. En 1928, il est professeur à la Faculté de Droit de l'UCL, secrétaire général de l'Institut des Sciences économiques de l'UCL et, en 1964, président du Centre de Recherches économiques de l’UCL. Il obtient l'éméritat en 1965.
Il est l’auteur de milliers d’articles dans des journaux et périodiques ainsi que d’une quarantaine d’ouvrages. Il publie notamment un éditorial économique hebdomadaire très suivi dans "La Libre Belgique" De 1931 à 1977 (sauf pendant les années de guerre pendant lesquelles le quotidien ne parait pas). De 1928 à 1959, il est responsable de la rubrique économique de la "Revue générale" belge.
Chefs d’entreprises et politiciens le consultent régulièrement. C’est ainsi qu’il est investi de nombreuses missions sur le plan national et international. Il est conseiller du ministre de l'Industrie et du Travail en 1933, conseiller du ministère des Finances en 1934, membre du Conseil supérieur des Statistiques et du Conseil supérieur des Finances, président de la Commission de la Comptabilité nationale, membre des jurys du Secrétariat permanent au recrutement de l'Etat. En 1953, il est membre du Comité pour l'étude des crédits aux pays sous-développés de l’ONU et en 1954 il est délégué de la Belgique à l'ECOSOC de l’ONU. Il est invité par différents gouvernements dont celui de la France et des Etats-Unis en 1959, et du Japon en 1961.
Eminent économiste, il est perçu comme l'un des fondateurs de la comptabilité nationale et est le fer de lance de la dévaluation de 1935 qui a permis à la Belgique de se redresser sur le plan économique. Après la deuxième guerre mondiale, il dénonce avec virulence les dommages de l’étalon-or et fait partie des rares experts qui prédisent la crise du dollar et l’effondrement du système de Bretton Woods au début des années septante.

Orban, Maurice
BE A4006 NA 000438 · Personne · 1904-1971

Ordonné au diocèse de Tournai en 1929, chanoine, professeur d'économie politique à l’Institut supérieur commercial et consulaire de Mons en 1942 et aumônier national de la Société des Saints Cosme et Damien (1952).

BE A4006 NA 000332 · Collectivité · 1964-1983

L'Institut des sciences politiques et sociales (POL) regroupe jusqu'en 1983 l'Unité de sociologie (SOC) et l'Unité des relations internationales et administration publique (RIAP).

Delors, Jacques
BE A4006 NA 000595 · Personne · 1925-2023

Jacques Delors naît à Paris le 20 juillet 1925 et y décède le 27 décembre 2023. Il mène de front ses études et une activité professionnelle (d’abord à la Banque de France en tant que rédacteur puis chef de service) et un engagement dans le syndicalisme chrétien (CFTC, Reconstruction).
Dans les années soixante, Jacques Delors est l’un des principaux inspirateurs de la seconde gauche et devient le responsable du club Citoyens 60, créé par la Vie Nouvelle, mouvement d’inspiration personnaliste. De 1959 à 1962, il est membre de la Section des Investissements et du Plan du Conseil Économique et Social. Il devient ensuite chef de service des Affaires sociales au Commissariat Général du Plan (1962-69), puis Secrétaire Général à la Formation permanente (1969-1973).
En 1969, Delors rejoint le cabinet de Jacques Chaban-Delmas. Conseiller en charge des Affaires sociales, il est à l’origine de la relance de la négociation collective et des lois sur la formation permanente.
De 1974 à 1979, il est Professeur Associé à l’Université de Paris Dauphine où il crée le Centre de recherche « Travail et Société ».
Jacques Delors adhère au Parti Socialiste en novembre 1974. En 1979, il est élu au Parlement Européen où il préside la Commission Économique et Monétaire.
En 1981, il est nommé Ministre des Finances, charge qu’il conservera jusqu’en 1984. Face à l’aggravation de la crise économique, Delors fait appliquer avec succès les politiques de rigueur et de désinflation compétitive.
Élu Maire de Clichy, en mars 1983, il exercera son mandat jusqu’à sa prise de fonction à la Commission Européenne.
Les trois mandats de Jacques Delors à la tête de la Commission européenne (janvier 1985 - janvier 1995) sont marqués par une profonde relance de la construction européenne. Il propose « l’objectif 1992 » qui a pour objectif central la pleine réalisation du marché unique. Ses efforts aboutissent à la signature de l’Acte Unique (février 1986), qui élargit les compétences de l’Union dans les domaines de la cohésion économique et sociale, de l’environnement et du dialogue social. Il préside ensuite le comité chargé d’étudier le projet d’une Union Économique et Monétaire (1988-1989). Les travaux du Comité Delors inspireront très largement le volet économique et monétaire du Traité de Maastricht et la naissance de la monnaie unique européenne.
Négociateur reconnu, Delors parvient plusieurs fois à concilier les intérêts contradictoires des États membres. Il est ainsi l’initiateur des politiques structurelles de l’Union (les paquets Delors), de la Charte sociale européenne (1989) et des programmes Erasmus. Signé en 1992, le Traité de Maastricht augmente considérablement les responsabilités de l’Union Européenne. Le Livre Blanc sur la croissance, la compétitivité de l’emploi (1993) sera adopté par le Conseil Européen, mais pas mis en œuvre dans son volet communautaire. A la fin de son mandat, Delors laisse une Europe profondément rénovée et élargie à quinze États.
Entretemps, Jacques Delors avait été chargé par l’Unesco de présider une commission de sages sur l’éducation au 21e siècle. La commission remis son rapport en 1996 sous le titre « L’Éducation, un trésor est caché dedans ».
Au terme de son troisième mandat à Bruxelles (22/01/1995), Jacques Delors renonce à se présenter à l’élection présidentielle française pour laquelle il est donné favori par les sondages et se consacre à son engagement européen en se servant de l’influence de sa personnalité et de ses clubs (Échange et Projets, Témoin, Clisthène). Jacques Delors a fondé puis dirigé, de 1996 à 2004, le think tank « Notre Europe », aujourd’hui Institut Jacques Delors.
Il fut Président du Conseil d’Administration du Collège d’Europe de Bruges, de 1995 à 1999. Le gouvernement français le nomma Président du CERC –Conseil de l’Emploi, des Revenus et de la Cohésion sociale- où il exerça sa mission de mai 2000 jusqu’en juillet 2008. Parmi les sujets traités : les inégalités de revenus, la pauvreté, l’éducation, le marché du travail…
Jacques Delors est l’auteur de nombreux ouvrages, dont "Les Indicateurs Sociaux" (1971), "Changer" (1975), "En sortir ou pas" (1985), "Le Nouveau concert européen" (1992), "L’Unité d’un homme" (1994), "Combats pour l’Europe" (1996), "Mémoires" avec Jean-Louis Arnaud (2004), "Investir dans le social" avec Michel Dollé (2009).
Il est docteur honoris causa de 30 universités en Europe, aux États-Unis et au Canada. Il a reçu de nombreux prix dont : Prix Jean Monnet (1988), Prix Louis Weiss (1989), Prix Prince des Asturies (1989), Prix Charlemagne (1992), Prix Carlos V (1995), Prix Erasme(1997), Prix de l'économie mondiale (2006), Médaille de la Paix de la ville de Nimègue aux Pays-Bas (2010).
Il a été nommé « Citoyen d’honneur de l’Europe » par le Conseil européen les 24 et 25 juin 2015 après Jean Monnet et Helmut Kohl.

Denuit, Désiré
BE A4006 NA 000183 · Personne · 1905-1987

Né à Lasne-Chapelle-Saint-Lambert le 16 avril 1905 dans une famille modeste, Désiré Denuit accomplit ses études à l’École moyenne de Wavre puis à l’Institut Saint-Georges à Bruxelles où il obtient le diplôme de régent littéraire. Il trouve une place d’enseignant à Anvers au collège Albert 1er. Parallèlement, il occupe ses soirées pour le journal anversois La « Métropole » en ‘couvrant’ spectacles et conférences. Il finit par quitter l’enseignement pour entrer au sein de la rédaction de ce journal.

Contacté en 1932 par son ami Fernand Demany, il devient informateur politique au journal « Le Soir ». Après avoir pris les chemins de l’exode en mai 1940, il retourne au pays dès septembre. Refusant de reprendre la plume, il se retire pendant le reste de l’occupation dans son village natal en apportant son soutien à l’action clandestine de Demany.

À la libération, il reprend son labeur d’informateur politique au « Soir ». Petit à petit, il gravit les échelons de la hiérarchie rédactionnelle : d’abord membre du comité de rédaction, il devient ensuite secrétaire général puis chef des informations, rédacteur en chef adjoint et, enfin, rédacteur en chef. Selon l’avis émis dans sa notice nécrologique, « il exerça toujours son autorité avec fermeté et compréhension, en développant grâce à l’ampleur de la fonction, ses propres vertus professionnelles » (1). Il prend sa retraite en 1975, après une carrière au Soir longue de quarante-trois ans.

Travailleur infatigable, il poursuit ses activités d’écrivain qu’il avait débutées en 1932. Sa bibliographie, riche d’une vingtaine de titres (2), est faite d’essais critiques, de biographies, de récits de voyages, notamment au Congo (3), et plus particulièrement à la fin de sa vie, de souvenirs et d’ouvrages historiques liés à sa région d’origine. Désiré Denuit a laissé de larges descriptions de sa vie entre 1939 et 1944 dans ses souvenirs de guerre retracés dans « L’été ambigu de 1940 (Carnets d’un journaliste) » paru en 1978 et « Le village dans la guerre. Carnets d’un journaliste ou la vie sous l’occupation » publié en 1980. En outre, il évoque aussi sa participation à la Résistance dans un ouvrage qu’il a consacré en 1982 à Fernand Demany (Fernand Demany, Mousquetaire de la Résistance, le Front de l’Indépendance, le faux « Soir »).

Les dernières années de son existence sont marquées par le mauvais sort : frappé dans ses affections familiales, il surmonte sa douleur et poursuit sa route, malgré une santé chancelante. Il meurt le 10 novembre 1987, terrassé par un infarctus avant d’avoir pu assister à la parution du livre qu’il avait consacré au journal dont il avait été un des éléments clefs pendant de nombreuses années (4).

(1) Caso, Paul, « Son village et "Le Soir", les deux passions de Désiré Denuit », "Le Soir", 12 novembre 1987, p. 2.
(2) Une liste assez complète de ses publications est reprise dans son ouvrage Le village dans la guerre. Carnets d’un journaliste ou la vie sous l’occupation, Bruxelles, 1980, p. 6.
(3) Dont deux sur le Congo : « Congo, champion de la Belgique en guerre », paru en 1946 et « Le Congo d’aujourd’hui » publié en 1948.
(4) Paru sous le titre « Un siècle d’histoire », « Le Soir », Bruxelles, 1987.

De Smet, Pierre
BE A4006 NA 002019 · Personne · 1892-1975

Pierre De Smet, professeur (résistance des matériaux et stabilité des constructions) à l'Université catholique de Louvain.

Centre de recherches sociologiques
BE A4006 NA 000070 · Collectivité · 1955-1987

Les évolutions intellectuelles et la trajectoire professionnelle du professeur Pierre de Bie ont guidé les orientations du Centre de recherches sociologiques dans son développement. Durant les années 50, alors qu'il s'engagea davantage dans la recherche en sociologie, notamment au sein du Centre interuniversitaire de sociologie, P. de Bie fut sollicité par le professeur J. Leclercq pour la création d'un Centre d'études sociales à Louvain. En 1955, il en prit la direction et le renomma Centre de recherches sociologiques (CRS). C'est au sein de cette institution qu'il approfondit ses travaux principalement axés sur la sociologie de la famille, donnant lieu à de nombreuses publications.
Face à l'accumulation de ses propres travaux, totalisant près de 120 publications, ainsi que ceux de ses collègues au sein du Centre de recherches sociologiques, le professeur de Bie, avec la collaboration de C. Leplae et C. Presvelou, fonda la revue « Recherches Sociologiques ». Les thèmes de recherche et les axes de réflexion de la revue sont une extension naturelle de ceux du CRS. Depuis 1970, elle s'engage, selon les termes de son fondateur, à « diffuser les résultats d'études et de recherches en sociologie tant au sein qu'à l'extérieur du milieu universitaire », considérant que de nombreux travaux étaient confinés à la production de « rapports polycopiés et à diffusion restreinte ». Par ailleurs, la revue soutient et met en lumière les travaux de sociologues belges et étrangers. Après beaucoup d'efforts, le professeur de Bie a réussi en 1975 à obtenir la reconnaissance du CRS en tant qu'institution scientifique d'État. Simultanément, il a cédé la direction du CRS au profit d'un rôle de co-directeur aux côtés de J. Piel, C. Leplae, et P. Caprasse. En 1987, suite au décès du professeur J. Piel, le Centre de recherches sociologiques mit fin à ses activités, et un premier ensemble d'archives fut déposé au Centre de Documentation. En 1996, le décès de P. de Bie s'ensuivit, et la correspondance du CRS ainsi que les registres comptables furent transférés à l'unité de sociologie de l'ESPO.

Ponthot, Joseph
BE A4006 NA 000456 · Personne · 1924-2005

Ordonné prêtre au service du diocèse de Tournai, 1947.
Professeur à temps plein à la Faculté de théologie, 1969.
Professeur ordinaire à la Faculté de théologie, 1971.
Docteur en théologie : « Le ‘Nom’ dans la théologie des Pères Apostoliques », Université catholique de Louvain, 1959.
Doyen de TECO, 1977-1982.
Officier de l’Ordre de Léopold, 8 avril 1969.
Commandeur de l’Ordre de la Couronne, 15 novembre 1975.
Grand Officier de l’Ordre de Léopold II, 8 avril 1985.
Grand Officier de l’Ordre de la Couronne, 20 avril 1999.

de Taube, Michel
BE A4006 NA 002020 · Personne · 18..-19..

Baron Michel de Taube, professeur à l'Université de Saint-Pétersbourg, membre du Conseil de l'Académie de droit international de La Haye. Il donnera un enseignement en 1926-1927 à Louvain dans le cadre de la Chaire Bonnevie de Droit international public à l'École des sciences politiques et sociales. Il avait déjà donné une conférence à Louvain durant l'été 1925 sur l'Histoire de la Russie jusqu'au 13e siècle.

De Villé, Philippe
BE A4006 NA 002021 · Personne

Philippe De Villé, professeur (macro-économie) à l'Université catholique de Louvain. Il obtient son doctorat à l'Université Stanford en 1973. En 1976, il est chargé de cours à l'Université catholique de Louvain. Il est professeur ordinaire en 1989, et émérite en 2005.

Rome, Adolphe
BE A4006 NA 000484 · Personne · 1889-1971

Adolphe Marie François Joseph Rome (12/07/1889, Stavelot – 09/04/1971, Korbeek-Lo), professeur en littérature et auteurs grecs, histoire des sciences à l'Université catholique de Louvain. Il est le fils d'Eugène Rome professeur de rhétorique à l'Institut Saint-Remacle à Stavelot et ensuite à l'Athénée royal de Malines. Adolphe Rome se distingue des 1906 en étant premier en mathématiques au Concours général entre Athénées du Royaume. Des 1906, il rentre au Séminaire de Malines et reçoit une formation théologique. Par la suite, il est envoyé à Louvain afin d’y poursuivre des études de philologie classiques.
En 1914, lorsque la guerre éclate, Adolphe Rome s’engage à la Croix-Rouge, où il devient aumônier les réfugiés belges en Angleterre. Trois ans plus tard, il est chargé de cours au Collège de St Mary’s, à Londres. En 1919, il termine ses études en philologie classiques où il présente sa thèse : "Les fonctions trigonométriques dans Héron d’Alexandrie". Adolphe Rome obtient la grande distinction et le titre de Docteur en Philosophie et Lettres, groupe C : philologie classique. Il s’intéresse donc à la philologie classique des périodes tardives, mais aussi à la science et aux courants religieux de la fin de l’Antiquité.
Entre 1919 et 1922, il devient professeur à l’Institut Sainte-Marie à Schaerbeek pour terminer à l’Institut Sainte-Gertude de Nivelles, tout en poursuivant des recherches pour son compte personnel.
Grâce à sa victoire du Concours des bourses de voyage du Gouvernement, il entreprend, entre les 1922 à 1924, de nombreux séjours scientifiques à l’étranger pour examiner des manuscrits (notamment à l’Institut historique belge de Rome, à l’École française d’Athènes, en Angleterre) et, de 1924 à 1927, il devient aumônier des Dames bénédictines de Saint-Louis du Temple à Paris.
À partir de 1927, il arrive à l’Université de Louvain, ou il est nommé charger de cours en chaire de littérature et d’auteurs grecs. Puis en 1929, il obtient sa place de professeur ordinaire. Il occupe cette fonction jusqu’en 1959, date de son éméritat. Son enseignement est marqué par le caractère spécifiquement scientifique et ses études personnelles. Il met un point d'honneur sur la formation au sens critique dans l'initiation à la recherche du texte authentique et de l'interprétation la plus objective dans le maquis des commentaires.
En 1935, il est nommé Chanoine honoraire du Chapitre métropolitain de Malines. Au moment de la Seconde Guerre mondiale, Adolphe Rome décide de mettre ses papiers en sûreté, à la bibliothèque universitaire, qui brûle en 1940. Il tente de se remettre à la tâche, mais victime d’une attaque cérébrale en 1958, il est fortement diminué et c’est Joseph Mogenet, un de ses élèves, qui reprend l'état de ses recherches. Enfin, le chanoine meurt 13 ans plus tard, le 9 avril 1971, à Korbeek-Lo.
Durant sa vie, il a établi des relations scientifiques avec tous les grands érudits de son temps, dont Auguste Bouché-Leclercq, Paul Tannery, Franz Cumont ou George Sarton, qui l’invite au Congrès des mathématiciens de Harvard en 1950. Adolphe Rome est l'un des fondateurs de L’"Antiquité classique". Des 1948, il est élu membre correspondant de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique et devient, en 1950, membre titulaire. Des 1956, il est nommé Doyen d'honneur du Travail au titre du travail scientifique. Sans oublier son titre de Grand Officier de l'Ordre de Léopold en 1959. Il est de plus adhérent de plusieurs sociétés savantes (Société scientifique de Bruxelles, Société belge d’astronomie, Comité international d’histoire des sciences). Il participe à la publication des revues "Isis et Osiris" fondées par George Sarton.
Il acquiert une notoriété durable grâce à ses éditions des "Commentaires à l’Almageste de Pappus et de Théon d’Alexandrie" (parues en 1931, 1936 et 1943 dans la prestigieuse collection des « Studi e Testi » de la Bibliothèque vaticane). Ces éditions sont vues comme des modèles du genre et l'ont souligné la compétence de l'auteur. En effet, Adolphe Rome avait mis au point un système de collation en collant des feuilles de papier les unes aux autres pour constituer des « accordéons » permettant de voir d’un coup d’œil les manuscrits apparentés.

Plusieurs notices biographiques ont été écrites sur Adolphe Rome. En voici une liste non exhaustive :

  • Tihon Anne, « Rome, Adolphe », dans "Nouvelle Biographie Nationale", vol. 13, 2016, p. 290 – 291.
  • De Ruyt Franz, « In memoriam Adolphe Rome (1889- 1971) », dans "L’Antiquité classique", nº 40, 1971, p. 1-4.
  • De Ruyt Franz, « Notice sur le chanoine Adolphe Rome, membre de l’Académie », dans "Annuaire de l´Académie royale de Belgique", vol. 138, 1972, p. 87-99.
Centre international cardinal Suenens
BE A4006 NA 000080 · Collectivité · 1963-1978

Le Centre international cardinal Suenens a été créé en 1963. Avec l'Institut des sciences familiales et sexologiques, ils ont organisés les colloques internationaux de sexologie jusqu'à la suppression du Centre international cardinal Suenens en 1978.

Rezsohazy, Rudolf
BE A4006 NA 000475 · Personne · 1929-2019

Docteur en philosophie et lettres et en histoire contemporaine de l'UCL, où il est professeur émérite. Il a à son actif de nombreuses publications dans le domaine de la sociologie du changement, des valeurs, de la science politique et de l'action sociale.

Imprimerie Meulemans
BE A4006 NA 000312 · Collectivité · 188.-1999

L’ancienne imprimerie Litho-typo Jos Meulemans sprl, installée à Louvain, 12, rue de Namur, imprimait de nombreux documents pour le compte de l’Université.

Deconninck, Gaston
BE A4006 NA 002022 · Personne

Gaston Deconninck, professeur (physique nucléaire) à l'Université catholique de Louvain.

Grégoire, Ghislain
BE A4006 NA 002023 · Personne

Ghislain Grégoire, professeur (physique nucléaire) à l'Université catholique de Louvain.

Defraigne, Pierre
BE A4006 NA 002024 · Personne · 1940-2022

Pierre Defraigne, économiste, fonctionnaire au sein des institutions européennes, professeur à l'Université catholique de Louvain et aux Facultés universitaires Saint-Louis.

Dekoninck, Ralph
BE A4006 NA 002025 · Personne

Ralph Dekoninck, professeur (histoire de l'art) à l'Université catholique de Louvain. Il est conseiller du recteur pour la culture.

De Waele, Éric
BE A4006 NA 002026 · Personne

Éric De Waele, professeur (archéologie) à l'Université catholique de Louvain.

Renuart, Jean
BE A4006 NA 002027 · Personne

Jean Renuart, assistant (physique) à l'Université catholique de Louvain.

Debruyn, Henri Paul
BE A4006 NA 002028 · Personne

Henri Paul Debruyn, professeur (servomécanismes) à l'Université catholique de Louvain et à la Katholieke Universiteit te Leuven.

de Kerchove, Nicolas
BE A4006 NA 002029 · Personne

Nicolas de Kerchove d'Ousselghem, assistant (sciences politiques et sociales) à l'Université catholique de Louvain.

Paroisse universitaire
BE A4006 NA 000446 · Collectivité · 1963-

Paroisse de l'Université catholique de Louvain, fondée à Louvain en 1963 (premier curé : Pierre Goossens, qui officiera à l'église Notre-Dame aux Dominicains) et appelée aussi Communion de Louvain. Elle déménage ensuite sur les sites de Woluwe-Saint-Lambert et Louvain-la-Neuve, sous différents noms: Communion de Louvain-en-Woluwe, Communion Louvain-Bruxelles, Communion de Louvain-la-Neuve.

BE A4006 NA 000073 · Collectivité · 1984-

Le CEHEC est, depuis 2009, l’héritier du groupe d’étude « La Belgique et l’Étranger » créé et reconnu en 1984 au sein du département d’histoire, puis du Groupe d’étude d’histoire de l’Europe contemporaine (GEHEC) fondé en 1987 et intégré à la Chaire Jean Monnet d’histoire de l’Europe contemporaine de l’Université catholique de Louvain depuis 1991 sur la base d’une convention entre celle-ci et la Commission européenne.

Depuis lors, il a promu un grand nombre de recherches, de publications, de rencontres scientifiques - de l'atelier au colloque international - de projets collectifs et de mise en réseau de chercheurs, enseignants et centres de recherche en Europe.

Dépositaire d'un nombre conséquent de fonds d'archives, le CEHEC, en étroite collaboration avec les Archives de l'UCLouvain, complète, par la mise à disposition d'une importante documentation, son rôle de centre scientifique et de service qui se veut un carrefour dans le maillage de l'espace européen de la recherche dans le domaine de l'histoire de la construction européenne, celui des relations extérieures de la Belgique et du rapport de celle-ci à l'Outre-Mer.

Le CEHEC, enfin, a acquis une expérience reconnue dans le domaine de la recherche biographique ainsi que dans celui de l'histoire des réseaux.

Au sein de l'UCLouvain, le CEHEC fait actuellement partie du Laboratoire de recherches historiques (LaRHis) de l'Institut d'analyse du changement dans l'histoire et les sociétés contemporaines (IACCHOS).

École de criminologie
BE A4006 NA 001541 · Collectivité · 1929-

L’École de criminologie de l'Université catholique de Louvain, créée en 1929, assure une formation spécialisée et pluridisciplinaire qui permet d’appréhender la criminalité dans toute sa complexité.

La formation s’articule autour de quatre pôles disciplinaires :

  • droit pénal et pratiques pénales ;
  • processus psychiques en jeu dans le passage à l’acte criminel ;
  • facteurs sociaux du passage à l’acte et mécanismes sociaux de création de la loi pénale et des conditions de son application ;
  • étude du comportement humain dans son interaction avec les dimensions biologique, sociale et psychologique.

Elle organise le master en criminologie, la mineure en criminologie ainsi que le doctorat en criminologie.

Présidence de l'École de criminologie :
1929-1944 : Louis Braffort
1944-1961 : Etienne De Greeff
1961-1970 : Pierre Bondue
1970-1974 : Christian Debuyst
1974-1977 : Raymond Charles
1977-1980 : Paul Lievens
1980-1983 : Guy Houchon
1983-1985 : Christian Debuyst
1985-1988 : Françoise Tulkens
1988-1994 : Henri Bosly
1994-1997 : Jean Kinable
1997-2000 : Françoise Digneffe
2000-2002 : Dan Kaminski
2002-2004 : Jean François
2004-2007 : Fabienne Brion
2007-2009 : Dan Kaminski
2009-2018 : Thierry Moreau
2018- : Marie-Sophie Devresse

Verhelst, Léon
BE A4006 NA 001808 · Personne · 1872-1955

Léon Verhelst, professeur (brasserie) à l'Université catholique de Louvain, président du Conseil d'administration des brasseries Artois.

Tisserant, Eugène
BE A4006 NA 000532 · Personne · 1884-1972

Eugène Tisserant est né à Nancy le 24 mars 1884. Il meurt à Albano-Laziale (Rome) le 21 février 1972.
Eugène Tisserant fait ses études primaires et secondaires dans sa ville natale, ainsi que quatre années de théologie au Grand Séminaire. Trop jeune pour être ordonné prêtre, il part pour l’École biblique des Dominicains à Jérusalem, pour une année, et poursuit ensuite à Paris sa formation, à l’École des langues orien-tales vivantes, à l’École des hautes études de la Sorbonne, à l’École du Louvre et à l’Institut catholique.
Ordonné prêtre le 4 août 1907, il est appelé à Rome l’année suivante et prend la charge de conservateur des manuscrits orientaux à la bibliothèque Vaticane. Diplômé en quinze langues, dont cinq langues sémitiques (hébreu, syriaque, assy-rien, arabe, éthiopien), il assume dans le même temps la charge de professeur d’assyrien à l’Université pontificale de l’Apollinaire (qui deviendra ensuite l’Université du Latran), de 1908 à 1913.
Au début de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme soldat de première classe au 26e de ligne ; à sa sortie d’hôpital, après avoir été blessé sur le front de Nancy, en septembre 1914, il est affecté à la section d’Afrique de l’état-major de l’Armée, au Ministère de la guerre. À sa demande, il est envoyé au Proche-Orient comme officier interprète au détachement français de Pales-tine-Syrie, en 1917. Il finira la guerre lieutenant, croix de guerre avec citation.
De retour à Rome au printemps 1919, Eugène Tisserant retrouve son poste d’assistant du préfet à la bibliothèque Vaticane. Il ne quittera celle-ci qu’après l’avoir complètement modernisée et hissée au rang de bibliothèque de renom-mée mondiale au moment de son cardinalat (1936).
De nombreuses missions d’études lui sont confiées, pendant cette période, elles le mèneront en particulier en Slovénie, Croatie, Serbie, Roumanie, Hongrie, Bulgarie, Turquie, Liban, Syrie, Palestine, Égypte, Grèce et aux États-Unis.
Il est nommé en 1920 membre de la Commission chargée de la révision des livres liturgiques syriaques à la S. Congrégation pour l’Église orientale, consulteur de la S. Congrégation pour l’Église orientale en 1926, et membre de la section historique de la Congrégation des rites en 1930.
Créé Cardinal le 15 juin 1936, le Pape Pie XI lui confie la direction de la S. Con-grégation pour l’Église orientale avec le titre de secrétaire, poste qu’il conservera jusqu’en 1959.
Sacré Archevêque titulaire d’Iconium en 1937, il opte pour le diocèse suburbi-caire de Porto-et-Sainte-Rufine en janvier 1946 ; conformément aux décisions prises par le concile de Vatican II, il en sera déchargé en 1966.
Il est également nommé président de la Commission pontificale des études bibliques, préfet de la Congrégation cérémoniale, membre de la Congrégation consistoriale, de la Congrégation des affaires extraordinaires, de la Congréga-tion des religieux, de la Propagande, du Tribunal de la signature apostolique, de la Congrégation des rites, de la Commission pontificale pour la rédaction du Code de droit canonique oriental, ainsi que des universités et séminaires.
Doyen du Sacré Collège en 1951, il reçoit un second diocèse alors attaché à la charge, celui d’Ostie antique.
En 1957, Pie XII le nomme bibliothécaire et archiviste de la Sainte Église ro-maine. Président de la Commission préparatoire au concile de Vatican II, il en assumera la présidence du Conseil de présidence pendant son déroulement.
Savant incontesté, travailleur acharné, Eugène Tisserant est non seulement un orientaliste réputé et reconnu par ses pairs, mais également un historien et un scientifique scrupuleux et précis. Il n’en néglige pas pour autant son ministère de prêtre.
Si toute sa carrière se déroule à Rome, il n’en reste pas moins très attaché à la France et à sa Lorraine natale.
Docteur honoris causa de quatorze universités étrangères, il est membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1938. Le cardinal Tisserant est élu à l’Académie française le 15 juin 1961, au fauteuil du duc Maurice de Broglie. Il est reçu le 23 juin 1962, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, par le comte Wladimir d’Ormesson . Il est déchargé de ses dernières fonctions en avril 1971 et meurt le 21 février 1972 à Albano-Laziale (Rome).

de Béthune, Pierre
BE A4006 NA 001211 · Personne · 1909-1991

Baron Pierre Félix de Béthune, géologue, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Doyen de la Faculté des Sciences de 1958 à 1961.
Initiateur du Groupe de Synthèse UCL.

Conseil du Tiers-Monde
BE A4006 NA 002007 · Collectivité · 1967-

En sa réunion du 30 janvier 1967, le Conseil académique de la section francophone de l'UCL a décidé de créer un Conseil et un Secrétariat du Tiers-Monde.
Le Conseil du Tiers-Monde est chargé de proposer au Conseil Académique la politique générale d'aide aux étudiants originaires du Tiers-Monde et de coopération interuniversitaire. Le Secrétariat est chargé de l'exécution des décisions prises par le Conseil et le Bureau du Conseil du Tiers-Monde.
La composition du Conseil du Tiers-Monde à ses débuts était:

  • président : Mgr Massaux (prorecteur)
  • vice-président : Guy Malengreau
  • Mgr Devroede (vice-recteur)
  • M. Woitrin (administrateur général)
  • des délégués des facultés
  • un délégué du CIEE
  • Guy Bajoit, responsable de la Direction du Secrétariat du Tiers-Monde.
    Le Conseil est consultatif et propose au Conseil Académique la politique de l'UCL envers le Tiers-Monde.
    Le Bureau du Conseil du Tiers-Monde traite de la gestion courante, not. il analyse les demandes et prolongations de bourses, les projets de coopération, et il contrôle l'exécution des décisions. La première réunion du BCTM s'est tenue en octobre 1968.
Giot, Michel
BE A4006 NA 000272 · Personne · 1941-

Professeur à l'Université catholique de Louvain, à la Faculté des Sciences Appliquées ( FSA - EPL) - département de Mécanique, en thermodynamique.
Michel Giot a été d'abord étudiant à l'UCL ( ingénieur civil électricien, promotion 1964) puis a été assistant et personnel scientifique de septembre 1964 à mars 1970. Il défend sa thèse le 12 mars 1970 "Débits critiques et vitesses de propagation des écoulements diphasiques", date à laquelle il est nommé " chargé de cours", le 1er octobre 1976 il est professeur , et à partir du 1er octobre 1979 il est nommé professeur ordinaire. Il fut doyen de la FSA de 1989 à 1994. Il a dispensé aussi des cours dans le cadre d'un accord interuniversitaire du Belgian Nuclear Higher Education Network ( BNEN qu’il contribua à créer).. Il a participé à de nombreux colloques et réunions scientifiques, not. en relation avec les exploitations des centrales nucléaires.
Professeur émérite le 1er octobre 2006, mais il garde une charge de professeur invité et une activité de recherches au sein du département de Mécanique jusqu'en 2008.
Il fut actif en recherches sur les écoulements diphasiques et les transferts de chaleur, domaines qui trouvent des applications nombreuses et variées en génie nucléaire et en génie des procédés. Il a également eu d'autres postes à responsabilités, comme vice-président du Conseil d'Administration du Centre d'étude de l'énergie nucléaire à Mol ( Centre d’étude de l’Energie Nucléaire - SCK•CEN). Il est présent dans plusieurs autres conseils scientifiques : celui des Rayonnements Ionisants à l’AFCN, celui de la division nucléaire du CEA , celui du département nucléaire de l’Institut Paul Sherrer (président en 2018), et, dans le comité de visite de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (membre du Bureau).

Duchenne, Geneviève
BE A4006 NA 002006 · Personne · 1973-

Après des candidatures aux FNDP, et une licence en Histoire à la KUL finie en 1996, Geneviève Duchenne a été nommée en qualité d'assistante à l'Institut d'études européennes où elle a fait son doctorat. Sa thèse "Esquisses d’une Europe nouvelle. L’européisme dans la Belgique de l’entre-deux-guerres (1919-1939)" a été défendue en 2006 et avait comme promoteur : Michel Dumoulin. Elle a été ensuite chercheuse qualifiée et chargée de cours invitée en ESPO pour les cours de "Questions d'actualité européenne" et " fondements historiques et culturels de l'intégration européenne" jusqu'en 2014. Elle a participé à de nombreux colloques, journées d'études et conférences.

Cambier, Emeri
BE A4006 NA 000056 · Personne · 1865-1943

Émeri Cambier est né à Flobecq le 2 janvier 1865, il meurt à Namur le 29 septembre 1943.
Émeri Cambier fait ses humanités au Collège d’Enghien (1876) et sa philosophie au Petit Séminaire de Bonne-Espérance (1882). Il songe à se consacrer à l’apostolat missionnaire et entre alors, en 1884, au noviciat de la Congrégation du Cœur immaculé de Marie (Scheut). Le 20 novembre 1887, il est ordonné prêtre à Scheut.
Cette jeune Congrégation n’a, à cette époque, qu’un champ d’apostolat : la Mongolie ! Aussi se prépare-t-il à partir pour la Chine. Mais, il en est autrement : Léopold II qui, depuis de longues années, demande à Scheut d’accepter des missions au Congo, vient d’aboutir à ses fins. Le Père Cambier est désigné par ses supérieurs pour faire partie de la première caravane de scheutistes au Congo. C’est ainsi que le 25 août 1888, il s’embarque pour cette mission en compagnie des pères Gueluy, Huberlant et De Backer.
En mars 1904, le Saint-Siège érige le Kasai en Préfecture apostolique, le Père Cambier en est le premier titulaire. En 1913, sa santé, définitivement compromise, le force à dire adieu au Congo. Un an plus tard éclate la Première Guerre mondiale, la Belgique est envahie. Sa vivacité de langage vaut au Père Cambier les honneurs de la captivité : il est emmené par les Allemands le 4 juin 1915. Il ne revient que le 18 novembre 1918. En 1919, il est curé à Mellet (Hainaut) et en 1925, il devient aumônier de la petite chapelle de la Croix-Monet (Aische-en-Refail). C’est là qu’il termine sa carrière apostolique. Enfin, vaincu par la maladie, il s’éteint à la clinique de Salzinnes le 29 septembre 1943.

Feneau, Claude
BE A4006 NA 002018 · Personne · 1931-1997

Claude Feneau est né le 12 décembre 1931. Après des études gréco-latines à l'Institut Saint-Louis à Bruxelles, il fait une licence en Chimie puis obtient un doctorat en Sciences Chimiques à l'UCL en 1956. Il obtient une bourse de l'Union Minière du Haut Katanga (UMHK) de mars à septembre 1956 et se spécialise dans l'utilisation des radio-élements au Centre d’Études Nucléaires de Saclay, puis fait un autre stage de 5 mois à l'Institut du Radium à Paris. Il sera attaché dès 1958 au Service de Recherches de la Société Générale Métallurgique de Hoboken, puis sera manager et directeur en recherches et développement à l'Union Minière - UMICORE.
Il sera (dès 1961 et jusqu'en 1991) maître de conférences, puis professeur invité à la Faculté des Sciences et à la Facultés des Sciences Appliquées Il a not. donné le cours de " Electrochimie industrielle et corrosion", "Compléments de chimie analytique".

Jadot, Jean (archevêque)
BE A4006 NA 001229 · Personne · 1909-2009

Jean Jadot est un ecclésiastique belge.
Il obtint à l'Université catholique de Louvain le grade de Docteur en philosophie « magna cum laude » en 1930. Sa thèse portait sur le travail d'Alfred Edward Taylor. Il entra au séminaire archiépiscopal de Malines-Bruxelles et fut ordonné prêtre par le cardinal Van Roey le 11 février 1934. Le 23 février 1968, Jean Jadot fut nommé archevêque titulaire de Zuri et délégué apostolique au Laos, Singapour et Malaisie. Il fut consacré évêque par le cardinal Suenens le 1er mai 1968. Il fut nommé pro-nonce apostolique en Thaïlande le 28 août 1969. Le 15 mai 1971, il fut nommé pro-nonce apostolique au Gabon et au Cameroun et délégué apostolique en Guinée équatoriale. Le 23 mai 1974, il fut nommé délégué apostolique aux États-Unis et resta à ce poste jusqu'au 27 juin 1980; il fut alors nommé comme pro-président du Secrétariat pour les non-chrétiens. Il garda ce dernier poste jusqu'à sa retraite, le 8 avril 1984. Il était considéré comme un progressiste dans l'Église aux États-Unis et suscitait parfois les oppositions par ses déclarations et ses décisions. Il était vu favorablement par le Vatican sous le pape Paul VI, qui refusa sa démission. Il mourut presque centenaire à Woluwe-Saint-Pierre, en Belgique, le 21 janvier 2009

Ozeray (famille)
BE A4006 NA 000443 · Famille · 16..-1989

Une famille de corroyeurs vivant à Chartres aux 17e et 18e siècles est à l’origine de ce fonds. En 1814, pour des raisons inconnues, Michel-Jean-François Ozeray (1764-1859) quitta Chartres pour Bouillon. Il consacra une notice historique manuscrite à sa famille et procéda au classement des plus anciens titres, manifestant ainsi son intérêt pour l’histoire des biens patrimoniaux. Mais le goût pour l’histoire de ce polygraphe dépassa le cadre de sa seule famille. Il fut l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de Chartres et celle de Bouillon. Son œuvre la plus connue à cet égard fut l’Histoire du pays, château et ville de Bouillon, depuis l’origine du duché jusqu’à la révolution de 1789 publiée pour la première fois en 1827. La philosophie et les religions constituèrent l’autre centre d’intérêt de ses publications. Son fils Michel-Jean-Jacques Ozeray (1794-1878) publia en 1864 une seconde édition posthume de l’histoire de Bouillon rédigée par son père. Secrétaire communal à Bouillon, il dressa un inventaire des archives anciennes de la ville.

Tulkens, Françoise
BE A4006 NA 001844 · Personne · 1942-

Docteure en droit, licenciée en criminologie et agrégée de l’enseignement supérieur, Françoise Tulkens a été professeure à l’Université de Louvain et a enseigné, tant en Belgique qu’à l’étranger, le droit pénal général et spécial, le droit pénal comparé et européen, le droit de la protection de la jeunesse ainsi que les systèmes de protection des droits de l’homme. Elle a été présidente de l’Ecole de Criminologue et du Département de droit pénal et de criminologie. Juge à la Cour européenne des droits de l’homme de novembre 1998 à septembre 2012, elle a assumé les fonctions de présidente de Section et de vice-présidente de la Cour. Depuis 2011, elle est membre associée de l’Académie royale de Belgique (Classe Technologie et Société). De 2011 à 2015, elle a présidé la Fondation Roi Baudouin. En septembre 2012, elle a été nommée membre du Comité consultatif des Nations Unies sur les droits de l’homme au Kosovo (Human Rights Advisory Panel for Kosovo). Depuis 2016 elle est successivement vice-présidente et présidente de la Commission fédérale de déontologie. En 2017, elle a été présidente du Tribunal International Monsanto organisé par la société civile à La Haye. Elle est actuellement experte de la Commission interministérielle sur le droit des femmes. Elle est docteure honoris causa des Universités de Genève, Limoges, Ottawa, Gand, Liège et Brighton.

Helleputte, Georges
BE A4006 NA 001154 · Personne · 1852-1925

Goeorgius Augustinus Helleputte, homme politique et professeur à l'Université catholique de Louvain.

BE A4006 NA 000245 · Collectivité · 1950-1964

La Faculté des sciences économiques et sociales est composée de :

  • l'École des sciences politiques et sociales, qui a elle même comme entité l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES) ;
  • l'École des sciences économiques, qui comprend trois instituts : l'Institut des sciences économiques, l'Institut des sciences économiques appliquées (appelé aussi Institut supérieur de commerce) et l'Institut des sciences actuarielles ;
  • l'Institut Interfacultaire africain, puis de 1961 à 1964 de l'Institut d'étude des pays en développement (IED).

Doyens de la Faculté des sciences économiques et sociales :

  • 1950-1951 : Gaston Polspoel
  • 1951-1952 : Gaston Eyskens
  • 1952-1953 : Edouard Dory
  • 1953-1954 : Jacques Leclercq
  • 1954-1955 : Edouard Dory
  • 1955-1956 : Gaston Eyskens
  • 1956-1957 : Edouard Dory
  • 1957-1958 : Pierre De Bie
  • 1958-1959 : Gaston Polspoel
  • 1959-1960 : Paul Rousseaux
  • 1960-1961 : Omer De Raeymaeker
  • 1961-1962 : Jean Colard
  • 1962-1963 : Jacques Mertens de Wilmars
  • 1963-1964 : Omer De Raeymaeker
Thibaut de Maisières, Maurice
BE A4006 NA 002031 · Personne · 1900-1953

Maurice Thibaut de Maisières, ecclésiastique belge, historien de l'art spécialiste du gothique brabançon, professeur à la Faculté de philosophie et lettres de l'Institut Saint-Louis à Bruxelles.

Université Saint-Louis - Bruxelles
BE A4006 NA 000548 · Collectivité · 1858-2023

L'Université Saint-Louis - Bruxelles trouve ses origines dans la Section de philosophie de l'Institut Saint-Louis en 1858, destinée à préparer aux examens universitaires de la candidature en philosophie et lettres préparatoire au droit.
En mai 2017, la fusion avec l'UCLouvain est approuvée. Dès l'année suivante, la dénomination UCLouvain Saint-Louis - Bruxelles est utilisée. Il faudra attendre le 14 septembre 2023 pour que la fusion soit légalement actée.

Gryson, Roger
BE A4006 NA 002035 · Personne

Roger Gryson, ecclésiastique et professeur (patristique et l'histoire de l’Église ancienne) à l'Université catholique de Louvain.

Malherbe, Jacques
BE A4006 NA 000408 · Personne · 1940-

Jacques Malherbe, professeur (droit économique et social) à l'Université catholique de Louvain. Professeur associé à l'Université de Paris XII.

Lints, Frédéric
BE A4006 NA 000393 · Personne · 1932-1999

Frédéric Lints, professeur (génétique) à l'Université catholique de Louvain.

Denis, Pierre
BE A4006 NA 002038 · Personne

Pierre Denis, professeur (droit du travail et de la sécurité sociale) à l'Université catholique de Louvain.

Cerexhe, Étienne
BE A4006 NA 002039 · Personne · 1931-2020

Étienne Cerexhe, juge et sénateur belge, professeur (droit) à l'Université catholique de Louvain et aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur.

Delpérée, Francis
BE A4006 NA 002040 · Personne

Francis Delpérée, homme politique belge, professeur (droit constitutionnel) à l'Université catholique de Louvain.

Andersen, Robert
BE A4006 NA 002041 · Personne

Robert Andersen, avocat, professeur (droit) à l'Université catholique de Louvain.

Simonart, Henri
BE A4006 NA 002043 · Personne

Henri Simonart, professeur (droit) à l'Université catholique de Louvain.

De Visscher, Françoise
BE A4006 NA 002042 · Personne

Françoise De Visscher, connue comme Françoise Leurquin-De Visscher, professeure (droit) à l'Université catholique de Louvain.

Jacquemin, Alexis
BE A4006 NA 002045 · Personne · 1938-2004

Alexis Jacquemin, professeur (économie) à l'Université catholique de Louvain.

Bosly, Henri
BE A4006 NA 002044 · Personne

Henri-D. Bosly, professeur (droit) à l'Université catholique de Louvain.

Tulkens, Henry
BE A4006 NA 002046 · Personne

Henry Tulkens, professeur (économie) à l'Université catholique de Louvain.

Thilmany, Jean
BE A4006 NA 002047 · Personne

Jean Thilmany, professeur (droit fiscal) l'Université catholique de Louvain.

Bailleux, André
BE A4006 NA 002048 · Personne

André Bailleux, professeur (droit fiscal) à l'Université catholique de Louvain.

Fontaine, Marcel
BE A4006 NA 002049 · Personne

Marcel Fontaine, professeur (droit des assurance) à l'Université catholique de Louvain.

d'Haenens, Albert
BE A4006 NA 001375 · Personne · 1934-2024

Albert d'Haenens, professeur (histoire) à l'Université catholique de Louvain. Il est également Archiviste de l'université de 1981 à 1999. Il avait déjà créé, sur décision des autorités universitaires, et dirigé le département des "Archives et Manuscrits" de la Bibliothèque centrale à Louvain dans les années 1960.
Médiéviste, Albert d’Haenens a consacré sa thèse de doctorat à l’abbaye Saint-Martin de Tournai et sa thèse d’agrégation aux invasions normandes. On lui doit de nombreuses notices du "Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastique" et une centaine d’articles en médiévistique.
Après sa nomination en tant que professeur (puis professeur ordinaire) en 1967, il réunit des étudiants et de jeunes chercheurs dans le Groupe Clio et le Centre de recherches sur la communication en histoire, le CRCH (avant d’autres associations sans but lucratif, dont les Maisons de la mémoire). Ensemble, ils participent aux campagnes des années 1970 du Commissariat au Tourisme, réalisent des spectacles audiovisuels puis des vidéos, animent des émissions radio (RTBF Namur) et publient aussi bien chez Artis-Historia qu’au Fonds Mercator. Le CRCH créée aussi, dans les années 1970, le Centre d’histoire de l’Université de Louvain (CHUL) qui constitue de vastes collections photographiques et audiovisuelles sur ce thème.
Albert d’Haenens s’est aussi investi dans l’institution à travers notamment présidence du Département d’histoire, présidence de la commission des traditions et de la commission de toponymie, comité de rédaction des "Nouvelles brèves" et de "Louvain".

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BE A4006 NA 002005 · Collectivité · 1948-
Viseur, Jean-Jacques
BE A4006 NA 002009 · Personne · 1946-

Jean-Jacques Viseur est né à Charleroi en 1946. Il est docteur en Droit de l’ULG et a fait un DES en Droit administratif. Il rentre au barreau en 1969. De 1973 à 1978 il est conseiller juridique au Cabinet du Ministre des Travaux Publics, Alfred Califice, puis au Cabinet du Ministre des Affaires Wallonnes et Prévoyance Sociale. En 1980-1981, il est chef de Cabinet du Ministre de la Fonction Publique Philippe Maystadt. En 1983 il devient administrateur à la CGER. Et en 1988, il devient Administrateur (vice-président) de la Fédération des Mutualités Chrétiennes de Charleroi. Il a également été député à Charleroi, Premier Vice-Président du PSC, et membre des Commissions des Affaires Sociales et de Justice de la Chambre. En 1985, il devient Administrateur puis Président du Conseil d'administration de la Clinique Notre-Dame à Charleroi puis, après fusion, du Centre hospitalier Notre-Dame-Reine Fabiola. Depuis 1985, il est également devenu Administrateur puis membre du bureau des Mutualités chrétiennes à Charleroi. En 1992, il accède à la fonction d’Administrateur puis de Président du Conseil d'administration de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve).
Par rapport aux 4 dossiers présents dans le fonds FE 117 :

  • En 1981 il devient Administrateur de l’Hôpital Notre-Dame de Charleroi
  • En 1986, il devient Président du Centre Médical de Charleroi
  • En 1989, il devient Administrateur de l’Hôpital Reine Fabiola à Montignies sur Sambre
Demal, Jean
BE A4006 NA 000801 · Personne · 1923-2014

Professeur de biologie générale et biologie animale dans plusieurs facultés de l'Université catholique de Louvain.

de la Croix, David
BE A4006 NA 002052 · Personne

David de la Croix, professeur (économie) à l'Université catholique de Louvain.

Ringoet, Arthur
BE A4006 NA 002053 · Personne · 1889-1951

Arthur Ringoet, professeur (cultures tropicales) à l'Université catholique de Louvain.

Beirnaert, Abiron
BE A4006 NA 001952 · Personne · 1903-1941

Abiron François Désiré Beirnaert, professeur (amélioration des plantes tropicales) à l'Université catholique de Louvain. Il est diplômé de la même université en 1925 (ingénieur-chimiste agricole) et 1926 (ingénieur brasseur).

BE A4006 NA 000833 · Collectivité · 1944-1969

Le nom de l'Institut a varié dans ses dernières années (source : Programmes des cours de l'UCL) :

  • 1961 : Institut de psychologie et de pédagogie
  • 1963 : Institut de psychologie et de sciences pédagogiques (on trouve aussi "Institut de psychologie et des sciences pédagogiques")
  • 1968 : Institut de psychologie et de sciences de l'éducation (on trouve aussi "Institut de psychologie et des sciences de l'éducation")
Régionale Bruxelloise
BE A4006 NA 000360 · Collectivité

Association des étudiants de la région de Bruxelles de l'Université catholique de Louvain.

Régionale Centrale
BE A4006 NA 000361 · Collectivité

Association régionale des étudiants de la région du Centre (Hainaut) de l'Université catholique de Louvain.

Régionale Luxembourgeoise
BE A4006 NA 000362 · Collectivité · 1880-

Association régionale des étudiants de la province de Luxembourg (Belgique) de l'Université catholique de Louvain.

Régionale Mouscronnoise
BE A4006 NA 000363 · Collectivité · 1906-

Association régionale des étudiants de la région de Mouscron de l'Université catholique de Louvain. Elle s'appelait initialement la Régionale Flandre-Wallonne.

Régionale Tournaisienne
BE A4006 NA 000366 · Collectivité · 1885-

Association régionale des étudiants de la région de Tournai de l'Université catholique de Louvain. Créée en 1885 comme une des six sections de la Régionale Hennuyère.

Régionale Namuroise
BE A4006 NA 000364 · Collectivité

Association régionale des étudiants de la province de Namur de l'Université catholique de Louvain.

Grégoire, Victor
BE A4006 NA 000280 · Personne · 1870-1938

Victor Grégoire (1870-1938), docteur en sciences naturelles, docteur en philosophie et en théologie, fut professeur de botanique et de cytologie à la Faculté des sciences de l'Université catholique de Louvain.

Corps technique et administratif
BE A4006 NA 002054 · Collectivité

Le CORTA est une des associations du personnel de l'UCLouvain qui regroupe l'ensemble du personnel technique et administratif travaillant sous contrat.

Demeur, Paul
BE A4006 NA 002055 · Personne · 1892-1973
BE A4006 NA 001275 · Collectivité · 1958-(1976)

La FERES voit le jour à Bruxelles en 1958 dans un contexte spécifique : Monseigneur Ligutti confie à François Houtart le soin d’entreprendre des recherches de sociologie religieuse sur l’Amérique latine. Au terme de ses recherches en 1962, François Houtart réalise 43 volumes sur l’état de l’Eglise en Amérique latine.
Contrairement au CRSR qui a un spectre d’action restreint à la Belgique, La FERES – dont le siège est à Genève, puis à Fribourg et le secrétariat général, géré par François Houtart, à Louvain – a une action internationale. En 1961, étant donné l’importance des recherches entreprises en Amérique du Sud, un siège latino-américain de la FERES est créé à Bogota.
L’objectif de la FERES est de mettre en œuvre une collaboration internationale entre tous les centres et institutions de recherche en sociologie religieuse créés après la Seconde guerre mondiale. La FERES veut fédérer la recherche entre ses différents membres, que ce soit des « institutions », des « membres associés » ou des « membres correspondants ». La FERES œuvre également à la création de nouveaux centres tout en continuant à épauler les centres existants. Les centres affiliés à la FERES sont presque toujours rattachés à une université et sont situés aux quatre coins du monde : en Amérique latine, en Afrique, en Europe et en Asie.
Les centres affiliés entreprennent des recherches scientifiques en sociologie des religions afin d’analyser les phénomènes sociaux et religieux dans la société contemporaine. La finalité de ces recherches est de renseigner l’Eglise catholique sur la « mission de ce monde », de mieux comprendre le monde qui l’entoure en lui donnant des outils pour créer de nouveaux diocèses, nommer des évêques et mieux aborder la société. Ils mènent plusieurs recherches en sociologie pastorale au sein de leurs pays, telles que des statistiques sur l’Eglise catholique, des enquêtes sur la pratique religieuse, des études sur les phénomènes de groupes, les structures ecclésiastiques, la diaspora. En plus de ces études de sociologie religieuse, différents centres affiliés et la FERES mènent des études de sociologie générale (projections démographiques, mouvements migratoires, analyses régionales et socioculturelles, par exemple).
La FERES collabore à la revue Social Compass, fondée en 1953 par le KASKI, dont le comité de rédaction compte parmi ses membres François Houtart qui, en raison de ses responsabilités dans la FERES et dans la revue, favorise cette collaboration. De plus, Houtart deviendra rédacteur en chef de Social Compass, puis directeur de 1960 jusqu’au début des années 2000. Les objectifs premiers de cette revue rejoignent ceux de la FERES. En plus de son implication dans Social Compass, la FERES met en place divers services de publications : les bulletins internes et les circulaires, ses newsletters et autres articles de méthodologie.
Les recherches de la FERES sont financées grâce aux cotisations des centres affiliés, ainsi que par diverses contributions extérieures à l’université (bailleurs de fonds). Les centres affiliés, quant à eux, doivent trouver eux-mêmes leurs financements.
Si la date d’arrêt des activités de la FERES n’est pas connue avec certitude, l’absence d’archives ultérieures à 1976 semble indiquer une rupture à cette époque. De plus, en 1976, François Houtart fonde le CETRI (Centre tricontinental) à Louvain-la-Neuve. Ce centre, considéré alors comme une continuation de la FERES, a comme ambition de faire collaborer trois continents du “Sud” : l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine. L’objectif est de développer une réflexion critique sur les conceptions et les pratiques dominantes du développement à l’heure de la mondialisation.

de Dorlodot, Albert
BE A4006 NA 000153 · Personne · 1899-1975

Albert de Dorlodot est né à Suarlée (Floreffe), au château familial, le 14 juillet 1899. Son père Joseph de Dorlodot et son épouse Marie-Louise Houtart eurent cinq enfants, Albert étant le deuxième. Albert de Dorlodot épouse en 1925 Marguerite d’Huart ; ils eurent également cinq enfants. Il meurt le 16 octobre 1975.
Il commence ses études au Collège Notre-Dame de la Paix à Namur. Lorsque la guerre éclate en 1914, il est en troisième année d’humanités. Son père l’envoie en Angleterre pour continuer ses études et s’occuper d’un bureau de correspondance qu’il y a organisé pour les soldats. Après avoir bouclé ses humanités en deux ans, il décroche son brevet civil de pilote d’avion dans une école anglaise. Il signe ensuite son engagement dans l’armée. Quelques mois plus tard, il est appelé à l’Aviation militaire (RAF). Lorsqu’il est démobilisé, il commence des études d’ingénieur des Mines à l’Université catholique de Louvain. Mais très rapidement, il se rend compte que ses humanités, terminées trop hâtivement, ne lui ont pas fait acquérir les bases mathématiques nécessaires. Il doit abandonner l’université. Il se met à travailler chez lui et poursuit en autodidacte des études météorologiques, entreprises déjà avant la guerre et continuées à l’aviation. Ses relations, notamment avec le commandant Jaumotte directeur de l’institut royal météorologique de Belgique dont il fut l’élève comme pilote de guerre en 1914-1918, lui permettent d’entrer à Uccle en 1921. Il y reste jusqu’en 1946 et s’y occupe des questions d’aviation et de TSF.

BE A4006 NA 000063 · Collectivité · 1941-1944

Le Centre, fondé par Alexandre Delmer dans la première moitié de l'année 1941, s’intègre progressivement dans une série d’initiatives plus larges qui vont conduire avec le soutien du Comité Galopin à la constitution, fin décembre 1941, du Groupement d’études économiques (GEE). Ce dernier était chargé d’assurer la coordination des travaux réalisés en Belgique occupée concernant la préparation de l’après-guerre. La constitution du GEE oriente définitivement les travaux du CBED vers les questions économiques, le Centre abandonnant dès lors les considérations politiques ayant prévalu lors de sa naissance, et n’accordant guère d’attention aux relations internationales, un angle d’approche qui, au sein du GEE, se voit attribuer au Groupe de la Rue d’Egmont.

Alexandre Delmer, président du Comité des Secrétaires Généraux chargé depuis le départ du gouvernement belge en exil de gérer le pays, est pensionné d’office le 31 mars 1941, après s’être opposé à la volonté de l’administration militaire allemande d’imposer le collaborateur G. Romsée à la tête du Ministère de l’Intérieur. Par patriotisme, ce haut fonctionnaire des Travaux Publics se refuse à rester inactif jusqu’à la fin de la guerre. Delmer avait eu, au cours de l’été et de l’automne 1940, de par ses fonctions de président du Comité des Secrétaires Généraux, des contacts avec le comte Lippens, à propos de la résurrection du CERE, initiative précoce qui semble être une
source d’inspiration au projet préliminaire élaboré par l’ex-secrétaire général. Quelques semaines après sa mise à la retraite, il rédige un projet de programme pour le CBED qu’il souhaite fonder. A. Delmer opte d’emblée pour un programme ambitieux, couvrant à la fois les questions politiques, sociales et économiques qui se poseront après
la guerre. Du point de vue idéologique, Delmer se range sous l’autorité du Roi Léopold III, resté en pays occupé, dont il soutient ouvertement l’attitude. Mais, au moment où
Delmer rédige son projet, le remariage du Roi avec Lilian Baels, annoncé le 7 décembre 1941, nuisant gravement à l’image de ce dernier auprès de l’opinion publique, ne s’estpas encore produit. Après ce mariage, la question royale ne sera plus évoquée au sein du CBED, et le Centre évitera désormais d’associer à son activité le patronage royal.
Dans les projets programmatiques qu’il rédige, Delmer axe essentiellement le rôle du CBED sur les réformes d’ordre intérieur, les relations internationales restant secondaires. A ses yeux, le CBED doit privilégier les études concernant la réforme de l’Etat (régime politique, corporatisme, réforme de la Justice, rôle de la colonie), les questions sociales (la famille, l’école, la religion), et la politique économique (régime monétaire, bancaire, fiscal, douanier, politique agricole, politique charbonnière, politique industrielle). Pour ce qui est du rôle international de la Belgique, Delmer souhaite promouvoir « l’unité morale et spirituelle du pays » et « sauvegarder son unité économique » dans le cadre d’un grand espace européen : « Placer la Belgique dans sa mission qui lui est propre - d’être un fédérateur, un ordonnateur de paix, une puissance maritime, coloniale, universelle, indépendamment de sa puissance politique et militaire très restreinte ». Si les études du CBED doivent se focaliser sur les réformes intérieures, Delmer se montre cependant conscient qu’il faut tenir compte de l’évolution de l’environnement européen : « Ce centre sera belge, c’est-à-dire, qu’il mettra au premier plan de ses préoccupations l’intérêt du pays. Mais il va de soi qu’il ne perdra de vue à aucun moment que la Belgique, spécialement aux points de vue politique et économique, doit tenir compte qu’elle n’est pas entité isolée, mais un élément de
l’Europe de demain ». La politique de neutralité apparaît définitivement morte, même si l’auteur garde le silence sur les contours de l’organisation future de l’Europe.
A. Delmer soumet, en mai 1941, ce programme résumant les objectifs du Centre, au Baron Brugmann de Walzin, un riche mécène bruxellois. Par l’intermédiaire de son conseil, l’avocat Jules Polain, Brugmann approuve l’initiative prise par Delmer et accepte de mettre à sa disposition une première tranche de 250 000 Fb destinée à couvrir les besoins du Centre. Par ailleurs, le secrétariat du CBED se voit installé dans un immeuble appartenant au Baron Brugmann, situé 1, rue Defacqz à Bruxelles.
Après s’être assuré du financement de son Centre, A. Delmer entame, au cours de l’été 1941, des consultations avec une série de personnalités de l’establishment
bruxellois, de manière à mieux préciser les lignes directrices des études à entreprendre. A ce stade, Delmer accorde une attention particulière à l’avis du patron flamand de
tendance catholique Léon Bekaert, membre du Comité Galopin, qui sera coopté membre du Comité Politique de la Résistance (ou Comité Gilles) créé par le gouvernement belge
de Londres en 1942. Delmer invite à une première réunion prévue, le 25 juin, à son domicile, plusieurs juristes renommés : H. Botson (avocat à la Cour d’Appel), Ch. De
Visscher (professeur à l’Université de Louvain), R. Marcq (professeur à l’Université Libre de Bruxelles, bâtonnier à la Cour de Cassation), P. Veldekens (bâtonnier à la Cour de Cassation en 1940), J. Vossen (Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, écarté de son poste par l’occupant en février 1941), l’avocat J. Polain (homme de confiance de
Brugmann). P. Veldekens fut mêlé, au cours de l’été 1940, à un projet « belgiciste » de rétablissement d’un gouvernement en Belgique occupée promu notamment par le comte Maurice Lippens, qui avait ranimé dans ce but les travaux du CERE. René Marcq, comme pendant la première guerre, est membre de la Résistance. Pour sa part, Charles De Visscher deviendra en 1942 le président du Comité Gilles. A l’occasion de la réunion du 25 juin que Delmer organise à son domicile, les personnes présentes apportent leur soutien au projet du Centre et à son mode de fonctionnement.
Ces consultations, qui se prolongent au cours de l’été et de l’automne 1941, permettent à A. Delmer de définir l’orientation des travaux du CBED en privilégiant désormais l’angle économique. Ce sont néanmoins essentiellement aux problèmes politiques que la réunion du CBED du 29 octobre 1941 se voit consacrée. En 1941, le
CBED recrute au sein des milieux catholiques conservateurs, pro-léopoldistes, sensibles aux idéaux corporatistes comme solution à la question sociale, et souhaitant le maintien
de l’unité de la Belgique après la guerre face au nationalisme flamand, tout en acceptant une certaine autonomie culturelle flamande. Ces conceptions monarchistes et
léopoldistes sont cependant exprimées quelques semaines avant l’annonce du mariage de Léopold III avec Lilian, qui compromettra définitivement auprès de larges couches
de la population la position du Roi. Le CBED mettra d’ailleurs un bémol à cette source d’inspiration dès la fin de 1941, car l’on ne découvre plus, dans les documents émanant
par la suite du Centre, la moindre discussion à ce propos.
Grâce à ces consultations de la seconde moitié de l’année 1941, le Centre dirigé par Delmer s’intègre progressivement dans une série d’initiatives plus larges, qui vont
conduire à la constitution, fin décembre 1941, avec le soutien du Comité Galopin, du Groupement d’études économiques (GEE), chargé d’assurer la coordination des travaux
réalisés en Belgique occupée concernant la préparation de l’après-guerre. La constitution du GEE oriente définitivement les travaux du CBED vers les questions économiques, le Centre abandonnant dès lors les considérations politiques ayant prévalu lors de sa naissance, et n’accordant guère d’attention aux relations internationales, un angle d’approche qui, au sein du GEE, se voit attribuer au Groupe de la Rue d’Egmont.

Delmer, Alexandre
BE A4006 NA 000181 · Personne · 1879-1974

Alexandre Louis Delmer ( 02/10/1889, Watermael-Boitsfort – 04/04/1974, Liège) fut un ingénieur, professeur et secrétaire général des Travaux Publics. Après avoir réalisé ses études secondaires au Collège Saint-Servais (Liège), il rentra à l'Université de Liège où il obtint en 1903 son diplôme d'ingénieur civil des mines. S'ensuit une ascension fulgurante. Après deux ans au service de charbonnage de Liège et Seraing, la Direction générale des Mines, à Bruxelles, l’appela dès 1906 afin d'y créer un service d'études économiques et sociales. C’est à cette époque que Delmer collabora à l'établissement des concessions minières des charbonnages de la Campine. L’année suivante, il fut chargé, en collaboration avec L. Desruelle, d’une enquête parlementaire sur les effets sur les ouvriers d’une limitation du travail à 8h par jour. Elle déboucha en 1909 sur un rapport intitulé « Commission d'enquête sur la durée de travail dans les mines de houille, statistiques des accidents miniers. »
Cette enquête marqua sa nomination comme chargé de cours de géographie industrielle et commerciale à la Faculté des Sciences et à l'École de Commerce à l'Université de Liège. Ce poste marqua un tournant dans sa vie puisqu’il dédia sa vie, à partir de ce moment-là, à l'étude scientifique des problèmes sociaux et économiques. Sa formation d'ingénieur le conduisit vers les aspects humains de l'étude de la géographie.
Après la Première Guerre mondiale, durant laquelle s’illustra notamment pour avoir organisé l’évasion d’une centaine de volontaires de guerre, Delmer fut nommé directeur de l’Administration centrale des Mines. En 1919, il participa à l’élaboration du traité de Versailles en qualité d’expert. L’entre-deux-guerres marqua également son entrée en politique. Dès 1924 comme chef de cabinet pour le Ministre de l'Industrie et du Travail puis, dès l’année suivante, pour celui du Premier Ministre Prosper Poullet. En 1927, Delmer fut nommé secrétaire général du Ministère des Travaux Publics pour y mettre à exécution le programme des grands travaux, dont le canal Albert et la transformation de la Meuse.
Lors de l’invasion allemande le 10 mai 1940, Delmer resta en Belgique où il fut mobilisé par le gouvernement en fuite afin d’administrer le pays en son absence. Après avoir été écarté par l’occupant en février 41, Delmer créa le Centre belge d’Etudes et de Documentation afin de préparer la reconstruction de la Belgique après la fin de la guerre.
Au lendemain du conflit, il fut notamment envoyé en 1947 à Paris pour la Conférence du Plan Marshall en qualité de rapporteur dans les questions de transport. Membre du Comité de Géographie de l’Académie royale, il s’implique dans la publication de l’Atlas de Belgique. Finalement, Delmer mourut le 4 avril 1974 à Liège à l’âge de 84 ans.

Van Ryn, Jean
BE A4006 NA 000566 · Personne · 1906-2002

Né à Bruxelles le 10 mars 1906, Jean Van Ryn devient, à l’âge de vingt-deux ans, docteur en droit de l’Université Libre de Bruxelles (1). Il est aussi licencié en sciences économiques et en droit maritime de la même Université. En 1933, il présente une thèse d’agrégation de l’enseignement supérieur sur le thème de la "Responsabilité aquilienne et contrats". Il est alors assistant à l’Université Libre de Bruxelles et chargé de cours à la Faculté de Droit de cette même Université. Il y enseigne "Les Institutes du droit romain" et, dès 1936, il est chargé du cours de "Droit commercial comparé" et du cours "Vente et crédit maritime". Jean Van Ryn est nommé en 1938 Professeur ordinaire et est titulaire de la chaire de droit commercial de l’Université Libre de Bruxelles. Le Professeur Van Ryn devient Président de la Faculté de Droit en 1958, charge qu’il conservera deux ans. En 1962, il obtient la chaire de droit commercial approfondi (2).

Jean Van Ryn connaît aussi une carrière brillante en tant qu’avocat. Avocat à la Cour d’appel en 1928, il compte dès 1945 parmi les quatorze avocats à la Cour de Cassation. De 1960 à 1962, Maître Van Ryn est Bâtonnier de l’Ordre des avocats à la même Cour. En 1957, il est désigné Président de la Commission chargée de l’examen du projet de convention relatif à la limitation de la responsabilité des propriétaires de navires. L’année suivante, il devient Président de la section des sociétés anonymes à la Commission de réforme de la législation relative aux sociétés commerciales, instituée par le Ministre de la justice (3). Il fut en outre l’avocat du Roi Léopold III.

Jean Van Ryn participe également à de nombreuses activités internationales comme la conférence de l’International Law Association en 1945, les conférences du Comité Maritime International après la Seconde Guerre Mondiale, les conférences diplomatiques convoquées à Bruxelles par le Comité Maritime International, l’élaboration d’un rapport sur le concours des responsabilités au Congrès de Hambourg en 1962 de l’Académie Internationale de Droit Comparé, etc (4). Il est l’un des conseils du Gouvernement belge devant la Commission des droits de l’homme à Strasbourg et devant la Cour Internationale de justice de La Haye (5). Le Professeur Van Ryn donne de nombreuses conférences dans différentes villes du monde (6). Il réalise un de ses grands projets en mai 1966. En effet, il se rend alors en U.R.S.S. pour un voyage d’études (7).

Au début des années soixante, Jean Van Ryn commence différentes activités publiques. En décembre 1963, le Professeur Van Ryn participe à la création et devientPrésident du Rassemblement pour le Droit et la Liberté (R.D.L.). Ce Rassemblement est "un groupement sans aucune couleur politique ni confessionnelle" (8). L’initiative de créer le R.D.L. est prise par trois cents Professeurs d’Université. Le Rassemblement pour le Droit et la Liberté n’est cependant pas limité aux universitaires : tous ceux qui l’approuvent peuvent y adhérer. Ce groupement a pour but de "soutenir et de développer un mouvement d’opinion pour la défense des libertés fondamentales contre l’intolérance, le fanatisme et la contrainte en matière culturelle et linguistique" (9).

En 1961, Jean Van Ryn est l’un de ceux qui refusent de répondre au recensement décennal pour différentes raisons. D’une part, la loi du 28 juin 1932 (10) stipule que ce recensement doit permettre de déterminer la langue la plus fréquemment parlée par la majorité des habitants de chaque commune. Or, la loi du 24 juillet 1961 prévoit que le recensement de 1961 ne comportera aucune question relative à l’emploi des langues (11) ; elle déroge donc à cette disposition (12). Jean Van Ryn écrit d’autre part : "La loi de 1932 est l’expression à la fois du bon sens, de la tolérance et de la volonté d’apaiser les querelles linguistiques. (...) Ceux qui ont voulu faire échec au recensement linguistique (...) entendent faire prévaloir un régime selon lequel c’est la “terre flamande” et le “sang flamand” qui doivent déterminer le régime linguistique de l’administration" (13). Neuf ans plus tard, Jean Van Ryn — associé à d’autres Professeurs d’Université, chercheurs, assistants, etc. — refuse à nouveau de répondre au recensement décennal. Le 18 décembre 1970, ces personnes signent et envoient une lettre collective aux bourgmestres des communes de Bruxelles pour expliquer leur refus. Une raison supplémentaire vient se greffer aux raisons de 1961. En effet, la loi du 2 août 1963 a abrogé l’article 3 de la loi du 28 juin 1932 et a donc rendu définitive la “dérogation” adoptée en 1961 (14).

Le Professeur Van Ryn est aussi Président du Comité de Salut Public. Ce Comité organise, le 25 juin 1970, une marche à Bruxelles dirigée notamment contre le projet de réforme de l’Etat d’Eyskens. Cette manifestation s’oppose entre autres aux projets de réformes institutionnelles du cabinet Eyskens (15). Le Comité de Salut Public pour la défense de la région bruxelloise, avec le concours du Rassemblement pour le Droit et la Liberté, organise aussi, le 12 décembre 1970, comme l’écrit Jean Van Ryn, "une grande manifestation de solidarité bruxelloise contre les dispositions constitutionnelles et légales que le gouvernement s’obstine à vouloir imposer à la région de Bruxelles" (16). On notera également que Jean Van Ryn, ainsi que plusieurs Professeurs du Rassemblement pour le Droit et la Liberté, est membre du Cercle Sambre et Meuse (17). Ce Cercle a pour objectif de favoriser les relations entre les francophones de Bruxelles et de Wallonie.

Ses activités au sein du Rassemblement pour le Droit et la Liberté, du Comité de Salut Public et du Cercle Sambre et Meuse sont utiles à Jean Van Ryn pour préparer son action politique. En effet, autour de Maître Van Ryn, le F.D.F. (18), bon nombre de libéraux (19) et des “indépendants” se mettent d’accord pour ne présenter qu’une seule liste aux élections du Conseil d’Agglomération de la Région de Bruxelles du 21 novembre 1971 (20). Il s’agit de la liste du Rassemblement Bruxellois21 qui revendique notamment la reconnaissance de la région de Bruxelles par l’application de l’article 107 quater, le bilinguisme dans les communes où résident des minorités d’au moins 20%, la délimitation de l’agglomération bruxelloise en fonction de la volonté des habitants et la liberté du père de famille en matière scolaire (22). De justesse, le Rassemblement Bruxellois obtient la majorité absolue (23). Deux membres du Cercle Sambre et Meuse et du Rassemblement pour le Droit et la Liberté, à savoir Jean Van Ryn et André Lagasse obtiennent les meilleurs scores électoraux. André Lagasse accède à la présidence du Conseil d’Agglomération de la Région bruxelloise bien que Jean Van Ryn, tête de liste comme indépendant, ait obtenu plus de voix.

A la fin de l’année 1974, une nouvelle aventure commence pour Jean Van Ryn. En effet, il accepte la présidence du Conseil Régional Bruxellois (24), ce qui lui vaut de nombreuses lettre de félicitations (25). Le Conseil Régional Bruxellois est peu connu de l’opinion publique. Privé du pouvoir de décision, il peut jouer un rôle utile. Tout d’abord, il constitue une tribune publique où des explications peuvent être demandées aux ministres sur leur politique bruxelloise. Ensuite, il est appelé a donner son avis sur les projets de loi et d’arrêtés concernant la région. Enfin, il dispose d’un pouvoir d’initiative qui lui permet d’élaborer luimême des projets de loi et d’arrêtés dans les matières considérées comme régionalisées par la loi organique (26).

Jean Van Ryn a beaucoup écrit. Relevons notamment qu’en 1933, il publie sa thèse d’agrégation de l’enseignement supérieur ("Responsabilité aquilienne et contrats"), puis, en 1945, "La réforme du contrôle des sociétés commerciales et l’expérience anglaise" et, à partir de 1954, les "Principes de droit commercial belge" (27) qui compteront quatre volumes. Il rédige aussi de nombreuses études et notes dans diverses revues juridiques belges et françaises (28), ses thèmes de prédilection : droit commercial, sociétés, responsabilité civile, droit maritime.

(1) Il termine avec la plus grande distinction.
(2) GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 2, dossier n° 6.
(3) "Ibidem".
(4) "Ibidem".
(5) Concernant un litige contre l’Espagne relatif à l’affaire dite de la Barcelona Traction, cfr GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 2, dossier n° 6.
(6) Grenoble, Paris, Luxembourg, Valparaiso, Barcelone, Strasbourg, Ann Arbor, Milan, Madrid, etc.. Cfr
GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 3, dossiers n° 9 à 18.
(7) GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 2, dossiers n° 5 à 8.
(8) "Ibidem", boîte 8, dossier n° 39.
(9) "Ibidem". L’article 1 des statuts du R.D.L. dit : "Le R.D.L. a pour objectif de développer un mouvement d’opinion qui amène les partis politiques à tenir compte des désirs profonds de la population en matière linguistique et culturelle et à respecter les libertés fondamentales des citoyens ainsi que les droits des minorités dans toutes les régions du pays (...)", dans GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 8, dossier n° 39 ; V. DUJARDIN, "Jean Duvieusart (1900-1977) : Europe, Wallonie-Bruxelles, Léopold III", Gerpinne, 2000, p. 228.
(10) Loi du 28 juin 1932, article 3, paragraphe 1.
(11) P. DESTATTE, "L’identité wallonne : Essai sur l’affirmation politique de la Wallonie (XIXe-XXe siècles)", Charleroi, 1997, p. 281.
(12) Cette dérogation résulte du refus illégalement opposé, en 1959, par diverses administrations communales, à l’application de l’article 3 de la loi du 28 juin 1932. Cfr Van Ryn au bourgmestre de la commune d’Uccle, le 31 janvier 1962, dans GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 4, dossier n° 19.
(13) "Ibidem".
(14) Lettre collective aux bourgmestres, le 18 décembre 1970, dans GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 4, dossier n° 20.
(15) "Ibidem", boîte 19, dossier 107 ; V. DUJARDIN, "op. cit.", p. 229.
(16) Van Ryn au bourgmestre de la Ville de Bruxelles, le 6 décembre 1970, dans GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 20, dossier n° 112.
(17) "Ibidem", boîte 16, dossier n° 89.
(18) Front Démocratique des (Bruxellois) Francophones.
(19) Nous retrouvons notamment messieurs Risopoulos et Van Offelen.
(20) Il était convenu qu’aucun candidat ne fasse campagne en son nom propre.
(21) Le pendant du Rassemblement Bruxellois dans les communes de la périphérie était la liste Liberté et
Démocratie.
(22) V. DUJARDIN, "op.cit.", p. 230.
(23) "Ibidem", p. 231.
(24) Jean Van Ryn accepte la présidence mais écrit aussi à André Lagasse et à Basile Risopoulos : "Vous connaissez les raisons qui m’ont fait hésiter longtemps à me rendre à vos pressantes demandes pour que j’accepte la présidence du Conseil régional. Ce sont les mêmes raisons qui m’incitent à vous écrire cette lettre, pour vous confirmer mon vif désir que ma tâche de président soit allégée dans toute la mesure du possible (...). Comme je désire essentiellement consacrer mes dernières années d’activité à la nouvelle édition de l’ouvrage de droit commercial que j’ai publié précédemment et que, d’autre part, je ne puis me permettre d’abandonner mes occupations au barreau (...), je ne pourrais pas envisager d’accepter un second mandat présidentiel (...)". Cfr Van Ryn à Lagasse et Risopoulos, le 2 décembre 1974, dans GEHEC UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 30, dossier n° 173.
(25) Notamment celle de Maurice-André Flamme qui écrit : "Vous féliciter de votre élection serait banal et même dérisoire. Je préfère vous remercier pour tout ce que vous acceptez pour notre cause, toujours de la même façon efficace et désintéressée, qui n’a pas de prix. (...)". Cfr Flamme à Van Ryn, le 28 novembre 1974, dans GEHECUCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 30, dossier n° 173.
(26) GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 30, dossier n° 175.
(27) Deux de ces volumes ont été publiés avec la collaboration de J. Heenen. Cfr GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 2, dossier n° 6.
(28) "Revue d’Assurance et de Responsabilité", "Belgique judiciaire", "Journal des Tribunaux", "Revue Pratique des sociétés", "Revue trimestrielle de droit commercial" (revue française), "Revue critique de jurisprudence". Cfr GEHEC-UCL, "Papiers de Jean Van Ryn", boîte 2, dossier n° 6.

Malherbe, Georges
BE A4006 NA 000407 · Personne · 1865-1956

Georges Malherbe nait à Nimy le 13 février 1865 et décède à Cortenberg le 3 décembre 1956. Après ses humanités classiques au séminaire épiscopal de Bonne-Espérance, il y entame une première année de philosophie. En octobre 1886, il passe au séminaire de Tournai. Il est ordonné prêtre en août 1889. La même année, il est nommé professeur de rhétorique au collège Saint-Joseph de Chimay puis il enseigne au collège Notre-Dame de Bon-Secours à Binche à partir de 1892. Il est vicaire à Saint Julien, à Ath, de 1899 à 1905, date à laquelle il est nommé curé de Ronquières. Les activités sociales qu’il développe à Binche et à Ath sont très nombreuses : cercles d’études sociales, syndicalisme agricole, caisse rurale, mutuelle de retraite, société d’habitations ouvrières… On le dit déçu par l’échec de certaines de ses initiatives, ce qui expliquerait sa demande de devenir curé à Ronquières. Dans cette petite paroisse, contraint de se ménager à cause d’une santé défaillante, il va consacrer ses loisirs à des études historiques sur la liturgie, la localité de Ronquières et son patrimoine… Il prend sa retraite en 1943 et continue à vivre à Ronquières jusqu’en 1948. En 1953, presque nonagénaire, il s’installe chez un de ses neveux, l’abbé Joseph Declercq, curé à Cortenberg, jusqu’à sa mort.

Bourguignon, Pierre
BE A4006 NA 000041 · Personne · 1924-

Pierre Bourguignon est un expert politique français, juriste de formation (diplômé notamment de l'Université catholique de Louvain) et spécialisé dans les questions internationales et économiques. Il a participé à la naissance et au développement des institutions européennes en occupant diverses fonctions au sein notamment de la Communauté européenne du charbon et de l'acier et de la Communauté économique européenne.

Kawan, Louis
BE A4006 NA 000349 · Personne · 1926-

Louis Kawan (Anvers, 1926), fonctionnaire européen puis consultant. Après des études en sciences politiques à l’ULB il devient secrétaire de l’Association belge pour l’extrême orient (ABEO) et du Comité des relations Est-Ouest (COMEO), deux organisations destinées à rétablir des contacts commerciaux avec ces régions et dirigées par Joseph Hers.
En janvier 1959, Louis Kawan fait son entrée à la Commission, qu’il ne quittera qu’en 1988 avec le titre de directeur général honoraire. Employé à la Direction générale des relations
extérieures, il s’occupe principalement des relations commerciales et politiques entre la CEE et des pays tiers, qui varient au fil des années : pays membres de l’AELE, Europe de l’est, Chine, Japon et Corée. À ce titre, il est dans les années 1960 un des experts de la Commission pour les relations avec l’Europe de l’est et participe par exemple au Trade negotiation Committee du GATT. Il y négociera l’entrée de la Pologne, la Hongrie et la Roumanie tout en participant aux premiers débats qui mèneront in fine à l’adhésion de la Chine et la Bulgarie.
En plus de participer à plusieurs autres négociations internationales comme celles conduisant à la signature de l’Acte final d’Helsinki, Louis Kawan développe également des premiers contacts avec le COMECON, notamment dans le cadre des Nations Unies et de sa Commission économique pour l’Europe. Il s’attèlera ensuite à assurer le développement de relations commerciales et de coopération avec la Chine. En 1988, au moment où il quitte la Commission, il est alors directeur à la DG relations extérieures. Il mènera alors quelques années une activité de consultant indépendant, principalement mais pas exclusivement au service de la Société Générale de Belgique.

Smets, Françoise
BE A4006 NA 002056 · Personne

Françoise Smets, professeure (pédiatrie) à l'Université catholique de Louvain. Doyenne de la Faculté de médecine et médecine dentaire en 2019, elle devient, en 2024, la première femme rectrice de l'UCLouvain.

Vandersleyen, Claude
BE A4006 NA 001268 · Personne · 1927-2021

Claude Vandersleyen (26/09/1927, Bruxelles – 07/12/2021, Braine-l'Alleud), historien de l’art, égyptologue, philologue et professeur à l’Université catholique de Louvain où il enseigne notamment l’art égyptien et la langue égyptienne, l’histoire de l’art et la papyrologie grecque.
Dès son plus jeune âge, il se passionne pour l’Égypte ancienne. Il effectue ses humanités gréco-latines au Collège Cardinal Mercier de Braine-l'Alleud et s’oriente ensuite vers une candidature en philologie classique à l’Institut Saint-Louis Bruxelles (1945-1947). Il poursuit son cursus à l’Université Libre de Bruxelles, avec une licence en lettres classiques (1947-1949) et l’agrégation de l’enseignement supérieur, dont il est diplômé le 17 décembre 1949. Il complète sa formation par une licence en orientalisme (1949-1950). Son mémoire, “Recherches sur la préfecture d’Égypte de Dioclétien à Théodose”, réalisé sous la direction de la professeure Claire Préaux, est salué par la plus grande distinction, en 1950.
Devenu licencié agrégé, il enseigne dans plusieurs écoles secondaires : à Comines, au Collège Cardinal Mercier de Braine-l'Alleud ainsi qu’aux Athénées de Laeken et Adolphe Max à Bruxelles. Il enseignera jusqu’en 1966. Il reprendra, toutefois, des charges d’enseignement au cours de l’année 1968-1969.
À partir de 1966, Claude Vanderlseyen se rend à Paris où il fréquente le Collège de France et l’École Pratique des Hautes Études, pour y suivre les leçons de Georges Posener et de Jean Yoyotte. L’année suivante (1967-1968), il reçoit une bourse spéciale du FNRS qui lui permet d’achever sa thèse “Les guerres d’Amosis, fondateur de la XVIIIe dynastie”, dirigée par Pierre Gilbert, en 1969.
En 1969, il intègre l’Université catholique de Louvain en tant que professeur suppléant. Suite à la scission de l’Université, il reprend plusieurs cours d’Histoire de l’Art et d’Archéologie dispensés par le Professeur Naster. Très vite lui sont confiés d’autres cours et sa nomination à temps plein suit en 1975. Il devient professeur ordinaire en 1979, fonction qu’il occupera jusqu’à sa retraite anticipée en 1991.
L'Université n’est pas son seul champ d’action, il enseigne également l’Histoire de l’art aux Académies de Boitsfort (1960-1987) et de Saint-Josse (1958-1985) ainsi qu’à l’Institut Supérieur d’Archéologie et d’Histoire de l’Art de Bruxelles où il reprend une charge d’enseignement de 1975 à 1984. Ses archives témoignent de sa grande implication en tant qu’enseignant et chercheur. En effet, sa longue carrière est rythmée par des projets de recherche, des participations à des conférences, des congrès, des journées d’étude et des fouilles archéologiques. Ces activités lui permettent de voyager à travers le monde : Égypte, États-Unis, Italie, Suisse, Angleterre, Allemagne, Autriche, etc. En outre, il a produit de nombreuses monographies, articles et recensions. Chercheur impliqué, il s’inscrit dans un réseau dense, illustré par ses nombreux échanges épistolaires.
Une question retiendra son attention pendant plus de vingt ans, celle de l’iconographie royale. Parallèlement, les questions de géographie de l’Égypte ancienne l’occupent beaucoup. Vandersleyen n’est pas qu’un historien de l’art et égyptologue, c’est aussi un historien et les travaux qu’il mène, notamment dans la “Nouvelle Clio”, en témoignent.
Enfin, il se lance dans le métier d’éditeur et créé les Éditions Connaissance de l’Égypte ancienne dans l’optique de publier les travaux de ses étudiants.

BE A4006 NA 000257 · Collectivité · 1902-

Regroupement des régionales représentant les étudiants de l'Université catholique de Louvain provenant des régions bruxelloise et wallonne de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg.
La Fédération est créée durant l'année académique 1901-1902 (certains la font débuter en 1900 en même temps que la création de "L'Avant-garde", le journal des Sociétés wallonnes) sur les cendres de la Société générale des étudiants, qui regroupait à l'origine les étudiants flamands et wallons. Après une tentative de résurrection, la Société générale disparaitra de fait en 1908, ne survivant pas aux multiples tensions entre Flamands et Wallons.

BE A4006 NA 000246 · Collectivité · 1964-2010

En 1966 la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques (ESPO) se compose de :

  • l'Institut des sciences politiques et sociales (POLS)
  • l'Institut des sciences économiques (ECON)
  • l'Institut des sciences économiques appliquées (ISEA)
  • l'Institut des sciences actuarielles (ISA)
  • l'Institut d'étude des pays en développement (IED)

Doyens de la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques :

  • 1964-1967 : Paul Rousseaux
  • 1967-1970 : Jean Colard
  • 1970-1973 : Paul Lévy
  • 1973-1978 : Paul de Bruyne
  • 1978-1982 : Michel Norro
  • 1982-1987 : Vincent Hanssens
  • 1987-1991 : Anne-Marie Kumps
  • 1991-1995 : Michel Molitor
  • 1995-1998 : Robert Peeters
  • 1998-2001 : Hubert Gérard
  • 2001-2005 : Armand Spineux
  • 2005-2009 : Claude Roosens
  • 2009-2010 : Marc Lits