Zvonimir Pinterović, chimiste et physicien croate, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Bernadette Renauld, professeure (droit) à l'Université catholique de Louvain.
Charles Van Reepinghen, professeur (droit civil) à l'Université catholique de Louvain.
Robert Brisart, professeur (philosophie) notamment à l'Université catholique de Louvain.
Thierry Bourgoignie, professeur (droit commercial) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Pierre Anciaux, éditeur et professeur (métiers du livre) à l'Université catholique de Louvain.
Jan Van Buggenhout, professeur (chimie) à l’Université catholique de Louvain.
Clio Presvelou, professeur (sociologie de la famille) à l'Université catholique de Louvain.
Michel Norro, professeur (économie internationale) à l'Université catholique de Louvain.
Jozef Heuts, professeur (biologie) à l'Université catholique de Louvain.
Joseph Meyer, professeur (phytopathologie) à l'Université catholique de Louvain.
Karel C. Peeters, professeur (muséologie) à l'Université catholique de Louvain.
Freddy Devillez, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Alain Peeters, professeur (phytotechnie, analyse des sols) à l'Université catholique de Louvain.
François Alphonse Ignace Marie Janssens, professeur (anatomie végétale et physiologie végétale) à l'Université catholique de Louvain.
Victor Heylen, ecclésiastique et professeur (théologie morale) à l'Université catholique de Louvain.
Jacques Hermia, professeur (chimie, procédés industriels) à l'Université catholique de Louvain.
Hector Haroux, professeur (psychologie philosophique) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Pierre Hansen, économiste et dirigeant d'entreprises, professeur à l'Université catholique de Louvain.
André Goosse, grammairien et professeur à l'Université catholique de Louvain.
André Gilles, professeur (botanique, génétique) à l'Université catholique de Louvain.
Joseph Van der Haeghen, ingénieur, professeur (béton armé) à l'Université catholique de Louvain.
Clemens Van Himbeeck, professeur (génie rural) à l'Université catholique de Louvain.
Adrien Joseph Docq, ecclésiastique et professeur (physique et astronomie) à l'Université catholique de Louvain.
Michel Schooyans (6 juillet 1930, Braine-l'Alleud - 3 mai 2022, Bruxelles), professeur à l'Université catholique de Louvain. Il effectue ses humanités au Collège Cardinal Mercier à Braine-l'Alleud. En, 1955, il est ordonné prêtre. Il obtient les grade de docteur en Philosophie l'Institut supérieur de Philosophie de l'Université catholique de Louvain (1958), docteur en philosophie et Lettres de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'UCL (1960) et docteur en Théologie à la Faculté de Théologie de l'Université catholique de Lisbonne (1978).
Professeur à l'Université catholique de Louvain, mais aussi à l'Université catholique de São Paulo, au Grand Séminaire métropolitain de São Paulo. Il est également Vicaire à la périphérie de la ville de São Paulo et Aumônier fédéral de la JOC.
Il est également membre de nombreuses institutions :
- Membre de l'Instituto brasileiro de Filosofia (São Paulo), de la Société Théologique de Louvain ; de la Société Philosophique de Louvain ; de la Commission doctrinale de la Conférence épiscopale de Belgique ; de l'Institut Royal des Relations Internationales (Bruxelles), de la Societas Internationalis Ethica (Rome), de la Fédération Internationale pour l'Enseignement Social Chrétien (Genève), de la Society of Catholic Social Scientists (New York), du Population Research Institute (Washington), de l'Association pour la Recherche et l'Information Démographiques (Paris), du Population Reference Bureau (Washington), de l’Instituto Carybé (Salvador da Bahia), du Comité scientifique de La Società (Vérone), du Comité scientifique de la Faculté de Bioéthique de l'Athénée pontifical Regina Apostolorum (Rome), de la Fondation Novae Terrae (Rome), de l'Institut de Démographie politique (Paris), de l’Association Population et Avenir (Paris), de l'Institut de Géopolitique des Populations (Paris).
- Membre fondateur de l'Académie Pontificale des Sciences Sociales, Rome, 1994, de l'Académie d'Éducation et d'Études sociales, Paris, 1995, de l'Académie Pontificale pour la Vie, Rome, 2001, correspondant de l'Academia Mexicana de Bioética, México, 2001, correspondant de l'Académie Pontificale Saint Thomas d'Aquin, Rome, 2001.
- Membre honoraire de l’Académie Fides et Ratio, Rio de Janeiro, 2011.
- Consulteur du Conseil Pontifical "Justice et Paix" (1977-1994) ; du Conseil Pontifical pour la Famille, Rome (1992).
- Expert de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ; du Conseil Pontifical Cor Unum.
Secteurs de recherches :
- Philosophie politique ;
- Idéologies contemporaines ;
- Éthique des politiques démographiques ;
- Théologie morale sociale.
Titres et Distinctions honorifiques :
- Cappellano di Su Santità ;
- Prélat d’Honneur de Sa Sainteté ;
- Membre de la Famille Pontificale ;
- Commandeur de l’Ordre de la Couronne (Belgique) ;
- Médaille de Pedro Alvares Cabral (Brésil).
Jean-Pierre Van Nieuwenhuysen, professeur (médecine dentaire) à l'Université catholique de Louvain.
Gaëtane Leloup, professeure (médecine dentaire) à l'Université catholique de Louvain.
Pierre Bercy, professeur (médecine dentaire) à l'Université catholique de Louvain.
La FaBeChim-VeBeVeChem (Fédération des associations belges de docteurs et licenciés en sciences chimiques - Verbond der Belgische Verenigingen van Doctors en Licentiaten in de Scheikunde) est née le 27 mai 1950 et groupait les associations d’anciens chimistes des universités de Bruxelles, Liège et Louvain. À partir de 1978, elle a fédéré aussi les associations de chimistes des Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur, de la Katholieke Universiteit Leuven et de l’Université catholique de Louvain, de l’Université libre de Bruxelles, de l’Université de l’État à Liège et de l’Université de Mons. Elle est dissoute lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 8 décembre 2001 (Moniteur belge du 14 mars 2002).
Selon ses statuts, cette fédération avait les objets sociaux suivants :
- établir entre les associations membres une collaboration continue de façon à réaliser l’examen et l’étude en commun de toutes les questions touchant les intérêts professionnels et généraux des docteurs et licenciés en sciences chimiques, tant dans le pays qu’à l’étranger, chaque association conservant autonomie complète et entière liberté d’action en ce qui concerne ses intérêts spécifiques ;
- coordonner les moyens d’actions ;
- prendre toutes les mesures appropriées pour assurer la défense des intérêts collectifs ;
- d’obtenir des pouvoirs publics que soient prises toutes les mesures de défense et de protection des droits et intérêts des docteurs et licenciés en sciences chimiques.
De nombreuses actions ont été menées. Des journées d’études, suivies par les membres des associations, appartenant aussi bien à l’enseignement qu’au monde de l’industrie, ont été consacrées à des thèmes tels que : la catalyse, la gestion et le management dans les laboratoires et entreprises, l’enseignement programmé, les techniques audiovisuelles, les nouvelles approches de la liaison chimique, le développement des techniques d’analyse… Depuis 1980, des commissions spécialisées dans les problèmes liés à des secteurs déterminés ont fonctionné au sein de la FaBeChim-VeBeVeChem, par exemple les commissions de biologie clinique et de l’enseignement secondaire. Ces commissions étudiaient les problèmes posés par l’évolution des décisions ou propositions gouvernementales ou administratives et intervenaient afin de protéger les intérêts de la chimie et des chimistes. En collaboration avec la Société chimique de Belgique, La FaBeChim-VeBeVeChem a participé aux travaux de l’European Communities Chemistry Committee et au groupe de travail des affaires professionnelles de la Fédération européenne des sociétés chimiques. Entre autres résultats, une première proposition concernant l’équivalence des diplômes et formations en chimie a été déposée auprès de la Communauté économique européenne. Les travaux de l’eccc ont permis la création du titre d’European Chemist-EUCHEM. La FaBeChim-VeBeVeChem a publié régulièrement, après enquête auprès de ses membres, une échelle des barèmes moyens pratiqués dans l’industrie et les services publics permettant ainsi de les comparer à ceux des autres professions accessibles aux universitaires. Enfin, la FaBeChim-VeBeVeChem s’est résolument engagée dans la voie de la concertation, menant à une véritable unité d’action, avec les sociétés savantes, la Société chimique de Belgique et la Vlaamse Chemische Vereniging. Avec son potentiel de plus de 5 000 chimistes membres des associations fédérées, elle entendait arriver, en collaboration avec les sociétés chimiques, à ce que soit reconnue l’importance de la chimie et des chimistes, docteurs et licenciés, non seulement dans le secteur économique mais aussi dans la formation des jeunes.
Jacques Drèze, professeur (probabilités, statistique) à l'Université catholique de Louvain.
Bernard Stevens, philosophe belge, professeur à l'Université catholique de Louvain.
La fonction de vice-recteur est créée en 1835. A partir de 1848, elle se focalise, entre autres, sur la discipline des étudiants. Avec la démocratisation de l’Université qui se développe à partir de 1945, s’ajoute la coordination avec le service social. La fonction de vice-recteur aux affaires académiques apparait en 1991 (et disparait en 2009 avec la création du poste de vice-recteur à la politique du personnel), et avec elle le changement de nom de l'autre vice-rectorat, qui devient vice-recteur aux affaires étudiantes. En 2017, le cabinet se compose de cinq personnes.
Anciennement Écoles spéciales de Louvain.
Doyens de la Faculté des sciences appliquées :
- 1961-1969 : André Houberechts
- 1969-1972 : Jacques De Cuyper
- 1972-1975 : André Vander Vorst
- 1975-1979 : Jean-Marie Streydio
- 1979-1984 : Guy de Ghellinck
- 1984-1989 : Léon Bolle
- 1989-1994 : Michel Giot
- 1994-1995 : Marcel Crochet
- 1995-2000 : Charles Trullemans
- 2000-2003 : André de Herde
- 2003-2008 : Jean-Didier Legat
En 2008, la Faculté des sciences appliquées devient l'École polytechnique de Louvain.
Paul-Henri Spaak, homme d'État belge, l'un des pères fondateurs de l'Europe.
Professeur (physiologie et pharmacologie) à l'Université catholique de Louvain
Michael Singleton, professeur (anthropologie) à l'Université catholique de Louvain.
ADAE est une administration qui émane de ADAC (Administration académique), elle reprend les missions qui concernent spécifiquement le parcours étudiant.
Zeger Van Hee, professeur (droit notarial) à l'Université catholique de Louvain.
Paul Coart (ou Coart-Frésart), professeur (droit fiscal et commercial) à l'Université catholique de Louvain.
Historien de l'art, il fut directeur de l'Institut Sainte-Marie à Saint-Gilles, et président des archives photographiques namuroises.
Epoux du professeure Marie-Sylvie Dupont-Bouchat.
Comme étudiant à l'Université catholique de Louvain, il fut fort engagé dans la reconnaissance du statut de chercheur.
Marie-Sylvie "Sylvette" Dupont-Bouchat, professeure (histoire du droit) à l'Université catholique de Louvain.
Louvain Coopération est l'ONG universitaire liée à l'Université catholique de Louvain. Elle est issue de l'Association pour le développement par la recherche et l’action intégrée (ADRAI) créée en 1981 au sein de la Faculté des sciences agronomiques, devenue ensuite Louvain Développement (nom complet : Fondation de Louvain pour la Coopération au Développement) qui a fédéré d'autres associations (dont la FOMULAC).
Doyens de la Faculté de médecine :
- 1836–1837 : Pierre Jean Etienne Craninx
- 1837–1838 : Jean-Marie Baud
- 1838–1839 : Antoine Louis Van Biervliet
- 1839–1840 : Victor Joseph François
- 1840–1841 : Pierre Jean Etienne Craninx
- 1841–1842 : Jean-Marie Baud
- 1842–1843 : Antoine Louis Van Biervliet
- 1843–1844 : Victor Joseph François
- 1844–1845 : Maximilien Remi Marie Michaux
- 1845–1846 : Pierre Jean Etienne Craninx
- 1846–1847 : Antoine Louis Van Biervliet
- 1847–1849 : Louis Joseph Hubert
- 1849–1850 : Victor Joseph François
- 1850–1851 : Pierre Jean Etienne Craninx
- 1851–1852: Maximilien Remi Marie Michaux
- 1852–1853 : Frédéric Joseph Hairion
- 1853–1854 : Antoine Louis Van Biervliet
- 1854–1855 : Louis Joseph Hubert
- 1855–1856 : Jean-Baptiste Vrancken
- 1856–1857 : Pierre J. Haan
- 1857–1858 : Etienne Michel Van Kempen
- 1858–1859 : Victor Joseph François
- 1859–1860 : Maximilien Remi Marie Michaux
- 1860–1861 : Frédéric Joseph Hairion
- 1861–1862 : Antoine Louis Van Biervliet
- 1862–1863 : Ferdinand Joseph Marie Lefebvre
- 1863–1864 : Louis Joseph Hubert
- 1864–1865 : Jean-Baptiste Vrancken
- 1865–1866 : Pierre J. Haan
- 1866–1867 : Etienne Michel Van Kempen
- 1867–1868 : Victor Joseph François
- 1868–1869 : Maximilien Remi Marie Michaux
- 1869–1870 : Frédéric Joseph Hairion
- 1870–1871 : Ferdinand Joseph Marie Lefebvre
- 1871–1872 : Emile Hayoit
- 1872–1873 : Louis Joseph Hubert
- 1873–1874 : Pierre J. Haan
- 1874–1875 : Ferdinand Joseph Marie Lefebvre
- 1875–1876 : Ernest Masoin
- 1876–1877 : Louis Auguste Eugène Hubert
- 1877–1878 : Jean Charles Louis Joseph Ledresseur
- 1878–1879 : Théophile Pierre Joseph Debaisieux
- 1879–1880 : Gustave Verriest
- 1880–1801 : Ferdinand Joseph Marie Lefebvre
- 1881–1882 : Emile Hayoit
- 1882–1883 : Ernest Masoin
- 1883–1884 : Louis Auguste Eugène Hubert
- 1884–1885 : Jean Charles Louis Joseph Ledresseur
- 1885–1886 : Théophile Pierre Joseph Debaisieux
- 1886–1887 : Gustave Verriest
- 1887–1888 : Gustave Jean Marie Bruylants
- 1888–1889 : Emile Charles Louis Venneman
- 1889–1890 : Ferdinand Joseph Marie Lefebvre
- 1890–1891 : Emile Hayoit
- 1891–1892 : Louis Auguste Eugène Hubert
- 1892–1893 : Ernest Masoin
- 1893–1894 : Jean Charles Louis Joseph Ledresseur
- 1894–1895 : Théophile Pierre Joseph Debaisieux
- 1895–1896 : Gustave Verriest
- 1896–1897 : Gustave Jean Marie Bruylants
- 1897–1898 : Emile Charles Louis Venneman
- 1898–1899 : Léopold Dandois
- 1899–1900 : Joseph Marie Ludovic Denys
- 1900–1901 : Arthur Van Gehuchten
- 1901–1902 : Fernand Ranwez
- 1902–1903 : Manille Ide
- 1903–1904 : Ernest Masoin
- 1904–1905 : Louis Auguste Eugène Hubert
- 1905–1906 : Théophile Pierre Joseph Debaisieux
- 1906–1907 : Gustave Verriest
- 1907–1908 : Gustave Jean Marie Bruylants
- 1908–1909 : Léopold Dandois
- 1909–1910 : Joseph Marie Ludovic Denys
- 1910–1911 : Arthur Van Gehuchten
- 1911–1912 : Fernand Ranwez
- 1912–1913 : Manille Ide
- 1913–1914 : Albert Guillaume Marie J. Lemaire
- 1914 –1918 : Première Guerre mondiale
- 1918–1920 : Rufin Schockaert
- 1920–1921 : Anatole Vander Straeten
- 1921–1922 : Fernand Malengreau
- 1922–1923 : Louis Edouard Maldague
- 1923–1924 : Adrien Noyons
- 1924–1925 : Richard Bruynoghe
- 1925–1927 : Georges Debaisieux
- 1927–1928 : Auguste Léopold Jean B. Van Mosuenck
- 1928–1929 : Manille Ide
- 1929–1930 : Albert Guillaume Marie Joseph Lemaire
- 1930–1931 : Rufin Schockaert
- 1931–1932 : Anatole Vander Straeten
- 1932–1933 : Fernand Malengreau
- 1933–1934 : Louis Edouard Maldague
- 1934–1935 : Richard Bruynoghe
- 1935–1936 : Georges Debaisieux
- 1936–1937 : Louis Van Den Wildenberg
- 1937–1938 : Oscar De Mees
- 1938–1940 : Fernand D’Hollander
- 1940–1942 : Richard Bruynoghe
- 1942–1943 : Joseph Maisin
- 1943–1944 : Seconde Guerre mondiale
- 1944–1945 : Armand Castille
- 1945–1946 : Nestor Yernaux
- 1946–1947 : René Appelmans
- 1947–1948 : Joseph Bouckaert
- 1948–1949 : Joseph Pierre Hoet
- 1949–1950 : Franz Van Goidsenhoven
- 1950–1951 : Paul Van Gehuchten
- 1951–1953 : Paul Brusselmans
- 1953–1955 : Paul Lambin
- 1955–1963 : Ernest Van Campenhout
- 1963–1967 : Pierre Lacroix
- 1967–1970 : Xavier Aubert
- 1970–1974 : Jacques Berthet
- 1974–1979 : Michel Meulders
- 1979–1984 : Gérard Sokal
- 1984–1989 : Pierre Masson
- 1989–1994 : Léon Cassiers
- 1994–1997 : Nicole Schepens Boisacq
- 1997–2002 : Didier Moulin
- 2002–2007 : Jean-Jacques Rombouts
- 2007–2008 : Jean-François Denef
En 2010, la Faculté de médecine est réorganisé en quatre facultés au sein du Secteur des sciences de la santé :
- Faculté de médecine et médecine dentaire
- Faculté de pharmacie et des sciences biomédicales
- Faculté des sciences de la motricité
- Faculté de santé publique
AVIE est une administration créée en 2016 et qui est une émanation d'une partie de l'ADAE (Administration des affaires étudiantes).
L’Administration de la Vie étudiante (AVIE) met en œuvre la politique de la vie étudiante à l’Université, en cohésion avec les objectifs stratégiques de l’Institution.
L’AVIE regroupe et coordonne différents services actifs sur les sites UCLouvain autour de la vie étudiante :
- AIDE : le Service d’aide aux étudiant·es (aide sociale, psychologique, santé…)
- LOGE : le Service de la logistique des étudiant·es
- SPORT : le Service des sports (activités physiques régulières…)
L’AVIE encadre et soutient l’animation et la représentation étudiante ainsi que les Restaurants universitaires.
Missions. Ses préoccupations principales sont : - l'impulsion et mise en œuvre de projets nouveaux visant à mettre l’étudiant·e au centre des préoccupations des services ;
- l'élaboration du budget social en mettant l'accent sur les préoccupations des étudiant·es en vue de leur permettre de réaliser leur projet d’études dans de bonnes conditions de logement et avec un appui social, psychologique et de santé adéquat ;
- la coordination des relations avec les services centraux et facultaires afin de mieux faire percevoir la dimension du service non académique à l’étudiant·e ;
- l'instruction de dossiers spécifiques et réalisation d’études.
Un diplôme en études européennes apparait en 1967 au sein de la Faculté des sciences économiques, politiques et sociales. En 1969 est créé le Centre interfacultaire d'études européennes, qui raccourcit son nom en Centre d'études européennes en 1977. Nouveau nom en 1980 : le Centre devient l’Institut d'études européennes (dont l'acronyme IEE est resté utilisé jusqu’à nos jours malgré différents changements de nom). Lors d'une nouvelle réorganisation de la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques, l'IEE devient Commission des études européennes entre 1989 et 1997. En 2009, le processus visant à séparer les structures d'enseignement et de recherche au sein de l'université aboutit à la création au sein de l’IEE d'un Centre d'études européennes qui rejoint l’Institut de sciences politiques Louvain-Europe (ISPOLE). En 2011, l'IEE est renommé en École interfacultaire en études européennes. Si l'École s'occupe d'enseignement, les liens avec le monde de la recherche restent importants, via notamment plusieurs chaires et le Centre d'études européennes.
Léon Deboucq est décédé en 1925. Il était un élève d’André Dumont (1847-1920), professeur de géologie (mines) à l’Université catholique de Louvain. Il termina son cursus étudiant comme ingénieur des mines et candidat en sciences physiques et mathématiques.
Ingénieur en chef, directeur au Corps des mines, il seconda André Dumont dans la découverte du Bassin de la Campine. À sa retraite, il resta le conseiller technique des Charbonnages André Dumont (Charbonnage de Waterschei).
Edmund M. Stengel est né à Halle sur Saale en Saxe (Allemagne) le 5 avril 1845. Il est décédé à Marbourg le 3 novembre 1935. C’est un romaniste allemand spécialiste de textes en ancien français. Il étudia à Bonn où il fut promu en 1868. En 1873 il entra à l’université de Marbourg comme professeur de philologie anglaise et romane et à partir de 1880, il se consacra exclusivement à la philologie romane. En 1896, il succéda à Eduard Koschwitz à l’université de Greiswald jusqu’à son éméritat en 1913.
Emile Verhaegen, ingénieur architecte, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Professeur (psychologie) à l'Université catholique de Louvain.
Louis Gilly, chargé de cours (physique) à l'Université catholique de Louvain, chercheur à l'Institut interuniversitaire des sciences nucléaires.
Albert Vander Stricht, professeur (physique) à l'Université catholique de Louvain, chercheur à l'Institut interuniversitaire des sciences nucléaires.
Professeur (médecine), à l'Université catholique de Louvain.
Professeur (médecine) à l'Université catholique de Louvain.
Professeur (médecine) à l'Université catholique de Louvain.
Pierre de Locht, ecclésiastique et professeur à l'Université catholique de Louvain.
Homme politique wallon, conseiller puis membre laïc du Pouvoir organisateur de l'Université catholique de Louvain.
François Houtart, petit-fils du comte Henry Carton de Wiart (1869-1951), un des dirigeants du Parti catholique et Premier ministre belge de 1920 à 1921, est né à Bruxelles en 1925. Il étudie au collège des jésuites Saint-Jean-Berchmans à Bruxelles avant d’entrer en 1943 au grand séminaire de Malines. Il y est diplômé en philosophie en 1945, puis en théologie en 1949 et ordonné prêtre la même année. Il travaille alors avec l’abbé Joseph Cardijn, fondateur de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Entre 1949 et 1952, il est aumônier d’un service de la JOC à destination des jeunes délinquants à Bruxelles. Puis de 1954 à 1959, il assure la charge de secrétaire à l’Archevêché de Malines.
En parallèle, François Houtart poursuit une carrière académique féconde. En 1952, il est licencié de l’UCL en Sciences politiques et sociales et obtient en 1953 un certificat d’étude post-gradué en sociologie à l’Université de Chicago. Par ailleurs, il décroche en 1954 une licence d’urbanologue à l’Institut supérieur international d’Urbanisme appliqué de Bruxelles. Au plan international, François Houtart est professeur invité en sociologie urbaine et sociologie religieuse à la Sheil School de Chicago, à l’Université de Montréal, puis à l’Université de Buenos-Aires, entre 1953 et 1954. Il est ensuite chargé de cours et enseigne la sociologie de la pastorale à l’Economische Hogeschool de Tilburg entre 1957 et 1958. De 1968 à 1972, il enseigne à l’université du Sri Lanka et de 1977 à 1980, il est professeur à l’Université du Vietnam. En 1966, il est promu docteur Honoris Causa de l’Université de Notre-Dame (Indiana).
Dès 1958, il commence à enseigner à l’UCL : il est assistant chargé d’enseignement jusqu’en 1961, ensuite maître de conférence jusqu’en 1973. L’année suivante, après plusieurs voyages d’études entamés en 1970, il obtient un doctorat en sociologie portant sur le bouddhisme au Sri Lanka. Entre 1973 et 1983, il est chargé de cours à l’UCL, puis est nommé professeur et obtient une charge académique complète à la Faculté des Sciences économiques, sociales et politiques. Il occupera ce poste jusqu’à son admission à l’éméritat en 1990. Durant l’année académique 1976-1977, le Conseil d’administration de l’Université libre de Bruxelles lui attribue une Chaire Francqui, sur proposition de l’UCL, afin d’animer des cours de sociologie de la religion.
Durant sa carrière professorale, il enseigne à des élèves de licence issus de disciplines diverses : notamment en sciences sociales, en sociologie, en sciences religieuses, en catéchétique, mais aussi issus de l’Institut interfacultaire d’urbanisme. Les matières dispensées à ses étudiants traitent de la sociologie (de la pastorale, de la religion, de « l’Église en tant qu’institution »), mais aussi des relations entre l’Église et la société, sur l’action sociale, sur « l’action et interaction », ainsi que de méthodes qualitatives et de méthodes et techniques de recherche en sociologie de la religion. En outre, il a encadré de nombreux séminaires de recherche, des mémoires et des thèses.
Par ailleurs, ses fréquents voyages d’étude en Asie, en Afrique et en Amérique latine lui permettent d’apporter une dimension de terrain aux cours dispensés. Il organise également des cours d’été en sociologie religieuse, ainsi que de nombreux colloques et séminaires en collaboration avec l’UCL, le CRSR, la FERES et d’autres centres à l’international. C’est à l’occasion de ses activités académiques qu’il rencontre Camillo Torres, un prêtre colombien à qui il donne cours et qui fondera une Faculté de sociologie à l’Université de Colombie.
Dès les années 1950, François Houtart est actif sur le plan de la solidarité internationale, particulièrement en Amérique latine. Il participera d’ailleurs aux différents Forums Sociaux Mondiaux (FSM) et au Conseil International du FSM jusqu’en 2010. Il a aussi été membre de la Commission Sriglitz des Nations UNies sur la crise financière et monétaire internationale.
En 1954, il fonde à Bruxelles le Centre de recherches socio-religieuses (CRSR), qui sera fusionné en 1964 au Centre de Recherches Sociologiques (CRS) de l’UCL et sera identifié au sein de l’UCL par l’acronyme SORE. Il en assurera la présidence de 1956 jusqu’à sa fermeture en 1989. En 1958, il participe à la fondation de la Fédération internationale des instituts de recherches socio-religieuses (FERES), dont il devient le secrétaire général entre 1964 et 1974. De 1956 à 1964, Houtart est aussi secrétaire de la Conférence internationale de sociologie religieuse, fondée à Louvain en 1949 par le chanoine Jacques Leclercq.
Au sein de la FERES, il s’occupe de la coordination d’une enquête sur la situation socio-religieuse en Amérique latine de 1958 à 1962. Celle-ci comprend 43 volumes dont Houtart réalise une synthèse intitulée L’Église latino- américaine à l’heure du Concile destinée à être distribuée aux évêques présents au Concile Vatican II qui se tient de 1962 à 1965. Il participe lui-même en tant qu’expert à ce Concile dont l’un des buts est d’adapter l’Église catholique aux réalités du monde dans lequel évoluent les chrétiens. À l’occasion de la première session de celui-ci, il prend part à la rédaction de la constitution pastorale Gaudium et Spes.
De 1960 à 1999, il est rédacteur en chef et directeur de la revue Social Compass, qu’il rattache rapidement au CRSR et sera gérée par l’UCL. Cette revue traite de questions relatives à la sociologie religieuse à travers le monde.
En 1976, François Houtart fonde à Louvain-la-Neuve le Centre Tricontinental (CETRI), dont il assurera la direction jusqu’en 2010. Il s’agit d’une organisation non gouvernementale, fonctionnant comme centre d’étude, de formation et de conseils, mais également comme centre de documentation et de publication. L’objectif majeur du CETRI est de diffuser les opinions des pays du sud par rapport au développement et à la mondialisation. En 1994, le CETRI se dote d’une revue : Alternative Sud, qui servira également de vecteur de communication pour Houtart et ses collègues.
Sur la scène politique, François Houtart est également très engagé. Il agit en faveur de la justice sociale et est partisan de la théologie de la libération. Cette idée est développée dès 1970 par Gustavo Gutierrez, ami de Houtart,. Elle consiste à « analyser la société et la transformer à partir de la perspective des pauvres et les aider à la transformer ». Selon Houtart, le capitalisme est la cause de l’oppression des pauvres, et sa vision des Évangiles le pousse à soutenir les démunis. Auteur prolifique, il écrit tout au long de sa vie une soixantaine de livres et de nombreux articles engagés. En 1956, lorsque les pays non alignés se rencontrent à la conférence de Bandung, François Houtart est présent. Il fait office de consultant auprès du gouvernement sandiniste au Nicaragua et du gouvernement communiste au Vietnam. Dès les années 1950’, il se montre solidaire avec Cuba et compte Fidel Castro parmi ses amis. Lors de la visite de Jean-Paul II sur le territoire cubain en 1997, Houtart conseille le régime pour préparer l’accueil du pape. Entre 1983 et 1990, il réalise de fréquents voyages au Nicaragua afin de donner des cours de sciences sociales à l’Université Centre américaine des Jésuites dans le cadre d’un accord passé entre le Département de Sociologie de l’UCL et l’École de Sociologie de la UCA de Managua.
En 2008, Houtart est nommé membre de la commission de l’ONU traitant de la réforme du système monétaire et financier international. L’UNESCO lui décerne, en 2009, le prix Singh pour la promotion de la tolérance et de la non-violence.
Lors de la campagne pour sa candidature au prix Nobel de la Paix, fin 2010, il est accusé d’actes pédophiles commis dans les années 1970’. Il démissionne alors du CETRI et du Conseil International du FSM. Établi depuis 2010 à Quito, il enseigne à l’Université centrale d’Équateur et au sein de l’Institut des Hautes études nationales. En 2015, il reçoit le titre de professeur honoraire de l’Université Andina Sim Bolivar de Quito.
Il décède le 6 juin 2017 à la Fondation des Peuples Indigènes d’Équateur.
Professeur (philosophie, philosophie morale) à la Faculté de médecine de l'Université catholique de Louvain.
Directeur (et administrateur général) du Centre d'études bioéthiques à partir de sa création en 1983.
Il a fait des études gréco-latines au collège de Chimay et une " scientifique spéciales" à l'Institut Saint-Joseph à Charleroi. Ensuite il a obtenu une licence puis un doctorat en Philosophie à l'UCL en 1975 ( thèse sur Karl Popper), ainsi qu'un "Master of Arts in Religious Studies" à la faculté de théologie de l'UCL en 1981. Il obtiendra également un doctorat en théologie à l'Institut catholique de Paris en 1983 ( thèse sur l'épistémologie théologique).
Il a fait un Service civil dans un mouvement d'éducation permanente (1975-1977), a été assistant à l'Institut Supérieur de Philosophie de l'UCL de 1977 à 1983, puis chargé de cours à la Faculté de Médecine de l'UCL à partir de 1983 jusqu'en 1993, où il a donné des cours de philosophie et déthique à des futurs médecins. Il a continué sa carrière au Québec et en Suisse. Il a été titulaire de la Chaire de Philosophie morale à l'Université de Trente (Italie).
Il a été e.a. membre titulaire de l'Académie Internationales de Philosophie des Sciences, Président de Caritas Catholica, membre du conseil scientifique de la revue " Medicina e morale", ...
Il a écrit de nombreux articles et ouvrages d'éthique et de philosophie, consacré à l'épistémologie, à la philosophie de la médecine, ... Il a animé de nombreux séminaires et de sessions de formation, tant pour les futurs médecins, que pour le personnel hospitalier, les enseignants, ...
Léopold Le Clercq est né à Bruxelles, le 11 avril 1878. Il meurt à Louvain, à l’hospice des frères alexiens, le 8 décembre 1960.
Il est ordonné prêtre à Malines le 24 mars 1902, il est professeur à l’Institut Saint-Louis de Bruxelles depuis le 16 septembre 1905, aumônier adjoint de l’Institut pour sourds-muets des frères de la Charité à Woluwe-Saint-Lambert, le 5 mai 1906 et aumônier près du même établissement le 20 août 1907, chanoine honoraire de la métropole le 4 mars 1919.
Depuis le 20 novembre 1911, il assure au Grand séminaire de Malines la fonction d’économe, poste qu’il occupe durant vingt ans sous la présidence de Mgr Legraive puis de Mgr Tessens. Il y veille à l’entretien des bâtiments, malgré des ressources limitées. Il se voit confier également une mission de bibliothécaire. Il consacre son attention à faire l’inventaire des ouvrages anciens de la bibliothèque et il se préoccupe d’en écrire en partie l’histoire. Remarqué par les autorités de l’Université pour son travail d’expertise dans les collections et ses articles consacrés à l’histoire du livre, il est engagé par Mgr Étienne Van Cauwenbergh qui l’accueille, le 2 janvier 1931, à Louvain, comme bibliothécaire adjoint. Il y demeure jusqu’à son éméritat.
À son arrivée, il reçoit comme tâche de classer les autographes et de dresser le catalogue des manuscrits acquis, par dons ou achats, par la Bibliothèque universitaire après l’incendie d’août 1914 . Malheureusement en mai 1940, son travail patient de classement et d’identification est anéanti dans l’incendie de la nouvelle bibliothèque. Il reprend sa plume et se remet à l’ouvrage dans l’élaboration d’un nouveau catalogue des manuscrits (1940-1954).
Économe, bibliothécaire consciencieux, Léopold Le Clercq est également un bibliophile et un historien dans quelques domaines bien circonscrits : il étudie le passé de la ville de Malines et du séminaire y établi, la spiritualité sacerdotale telle qu’elle se développe dans nos régions ainsi que la typographie telle qu’elle s’implante chez nous, surtout à Anvers et à Malines.
Professeur (langues orientales (grec, copte, arménien, géorgien) et histoire byzantine) à l'Université catholique de Louvain.
Charles Verwilghen (Roeselaere, 1883). Enseigne à l’École des sciences politiques et sociales de l’Université catholique de Louvain (régime néerlandophone) depuis 1939 jusqu’en 1953. Fonctionnaire. Secrétaire général du Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale. Commissaire général à la restauration du pays en 1940. Démissionne de ses fonctions en mars 1942 en réaction contre la politique de l’occupant en matière de travail obligatoire.
Lucien Cerfaux est né à Presles le 14 juin 1883 et décédé à Lourdes le 11 août 1968. Il réalise ses premières études à l'école moyenne de Châtelet, puis entre en 1898 au Séminaire de Bonne Espérance, puis au Collège belge de Rome (philosophie). Il étudie ensuite la théologie à l'Université grégorienne de Rome pendant 4 ans. il aborde ensuite également des études d'exégèse spécialisées à l'Institut Biblique Pontifical de 1909 à 1911. Il est ordonné prêtre en 1908 au diocèse de Tournai. Il enseigne l'écriture sainte au Séminaire de Tournai de 1911 à 1930. A l'Université catholique de Louvain, il occupe plusieurs fonctions. Il est maître de conférences, professeur ordinaire de théologie et doyen de la Faculté de théologie. Parallèlement, il entame une importante activité littéraire sur l'histoire de l'hellénisme et sur différentes questions théologiques. En 1941, il est nommé membre de la Commission biblique pontificale et de la Commission théologique préparatoire au Concile œcuménique Vatican II, auquel il participe en tant qu'expert. En 1957, il est nommé docteur honoris causa de l'Université de Strasbourg.
Simon-Pierre (Jules Marie Jacques) Nothomb était le douzième des treize enfants du sénateur belge Pierre Nothomb.
Il épousa en 1960 la comtesse Dominique d'Aspremont Lynden de Maillen.
Il fit des études universitaires (en sciences politiques et sociales) à Paris et à Louvain.
Il a eu une carrière très variée. Il fut entre autres :
- conseiller et attaché de presse au cabinet du ministre du Commerce extérieur Maurice Brasseur
- attaché aux services du prince Albert de Belgique
- secrétaire général adjoint de l'Agence de la francophonie
- directeur général au ministère de la Culture
- secrétaire général du Comité économique et social de l'Union européenne (1992-1996).
A l'Université (de 1965 à 1975, et de 1982 à 1992), il fut d'abord actif lors des premières années de la construction de l'UCL à Ottignies (étant lui-même habitant de Habay-la-Neuve, il proposa l'idée de nommer la nouvelle ville «Louvain-la-Neuve »), Il fut directeur du Service des relations extérieures (REUL) de l'Université, conseiller des recteurs aux affaires francophones et internationales (DEFI) et fondateur du « Groupe de Coïmbra » (rassemblement de 40 universités de par le monde). Il fut nommé docteur honoris causa de l'université de Coimbra le 3 juin 2005.
Il a fondé le Cercle Richelieu Senghor . Il fut aussi conseiller du violoniste Yehudi Menuhin, critique gastronomique et oenologique, ou encore fondateur de l'« Académie du parler bruxellois » et administrateur des Amis de l'université du Luxembourg.
À l'âge de la retraite, il fut secrétaire-général de l'Union francophone des Belges à l'étranger. Il fonda et s'investit beaucoup dans la Fondation Europe Corée. Il se préoccupa également du sort des Palestiniens (cf. sa carte blanche publiée dans Le Soir à la suite d'une mission d'observation à Gaza).
Né en 1948 à Uccle, Guy Degand est diplômé docteur en médecine chirurgicale ainsi qu'en accouchement en 1975. À côté de cela, le médecin suit des cours librement à l'Université catholique de Louvain où il obtient différents certificats (notamment en électrocardiographie, en calcul différentiel et intégral ainsi qu'une première candidature en sciences économiques, politiques et sociales).
Entre 1975 et 1977, Guy Degand pratique la médecine générale en milieu semi-rural à temps plein. Ce n'est qu'un an plus tard où le médecin diminue son temps de pratique afin de débuter à l'Université catholique de Louvain en tant que médecin des étudiants. Sur place, sa tâche sera de soigner les élèves mais également de réaliser des préventions ainsi que des dépistages et la pratique de l'éducation de la santé sur le site de l'UCL et de Woluwé.
Le travail est effectué dans le cadre du service santé avec d'autres praticiens, paramédicaux et un secrétariat ainsi qu'en coopération avec les autres branches des service d'aide aux étudiants mais également avec les étudiants (notamment à travers la création d'appartements communautaires associés aux projets), avec les services administratifs (lors de l'inscription des nouveaux élèves provenant de l'enseignement secondaire et de l'accueil des étudiants étrangers) et avec les services académiques.
À côté de cela, Guy Degand va participer à différents organes de coordination et de concertation afin de rapprocher le site de Louvain-la-Neuve de celui de Woluwé. Il est également membre du conseil d'administration de l'Association des médecins généralistes d'Ottignies, de Court-Saint-Etienne, de Bousval. Il est aussi le fondateur et l'animateur de groupes de formation. Il participe aussi au conseil d'administration du Centre pharmaceutique (A.S.B.L.).
Guy Degand s'illustre aussi en tant que médecin responsable du service ambulatoire de dépistage de la tuberculose (à l'UCL) auprès de la Ligue belge de lutte contre la tuberculose, puis du FARES et est également en charge dans le dispensaire de Wavre.
Guy Degand est également le membre fondateur de l'A.S.B.L. "Télé Accueil Namur Brabant Wallon'.
Après 1993, le médecin sépare l'activité curative (attribuée à la Maison Médicale du Biéreau, en collaboration avec le service d'Aide) de ses fonctions. Néanmoins, il poursuit tout de même ses activités sous une forme de "médecin conseil" pour différents organismes du service social : le Fond Médico-social, l'A.S.B.L. "Universanté", la Commission Handicaps.
Il devient collaborateur au sein de l'équipe santé pour l'établissement du réseau santé et de la charte santé de l'UCL ainsi que lors de multiples réunions et séminaires destinés à l'adaptation aux études. Plus récemment, Guy Degand est nommé au conseil d'administration du "Centre de Guidance, de Formations et de Services" (A.S.B.L.).
Entre 2009 et 2010, Guy Degand prend sa retraite vis-à-vis de l'UCL, après plus de 30 ans de service.
Claire Leplae, sociologue et professeure (cheffe de travaux) à l'Université catholique de Louvain, musicienne et compositrice de musique classique. Elle est la co-fondatrice de la revue "Recherches sociologiques" en 1970.
Professeur à la Faculté des sciences de Paris.
Professeur à la Faculté des sciences de l'Université de Paris et sous-directeur de l'École normale.
Charles Friedel, minéralogiste et chimiste français, professeur notamment à la Sorbonne et à la Faculté des sciences de Paris.
La Faculté des sciences de Paris était la principale institution d'enseignement supérieur scientifique en France.
Marcel Huet, professeur (pisciculture) à l'Université catholique de Louvain.
Victorien Antoine, ingénieur agronome, professeur à l'Université catholique de Louvain.
Jean Baptiste David, ecclésiastique et professeur (histoire de Belgique) à l'Université catholique de Louvain. Chef de file du mouvement flamand, il fut président de la société d'étudiants catholiques flamands "Met Tijd en Vlijt". Le "Davidsfonds" est nommé en son honneur en 1875.
Professeur Jean-François Denef, professeur émérite à la Faculté de médecine et médecine dentaire et prorecteur honoraire des sciences médicales.
Jean François Denef a fait ses études de médecine à l’UCL.
En 1982, il est proclamé Docteur en médecine en présentant une thèse supervisée par le professeur Stanislas Haumont, qui concerne l’histophysiologie et la croissance de la thyroïde. Il suit également une licence en science biomédicale et l'agrégation de l’enseignement supérieur en médecine.
Dès 1987, J.F. Denef commence à enseigner: cours d’« histologie générale », de « cytologie et histologie », d’« histochimie ». Il apporte beaucoup d’importance aux supports audiovisuels et informatiques et met en ligne dès 1995 le cours d’« histologie ». Il s'investit dans la Coopération au développement en assurant des missions d’enseignements à l'international.
En 1989, il devient responsable de l’unité d’histologie à la suite de Stanislas Haumont, poste qu’il occupera jusqu’en 2004, date à laquelle l’unité d’histologie et d’anatomie fusionnèrent en une nouvelle unité appelée : Unité de morphologie expérimentale (MOEX).
De 2007 à 2010, J.F. Denef est nommé Prorecteur aux affaires médicales. Il assure la transition vers le nouveau Secteur des Sciences de la Santé (SSS). Il assiste le Recteur au Conseil rectoral et représente de l’université dans un certain nombre de commissions, associations extérieures à l’université.
Enseignant et chercheur, le Professeur J.-Fr. Denef a consacré une large part de sa carrière au service de l’institution: il a not. endossé la responsabilité de la politique de l’enseignement et de la formation (c'est à lui que revient la création d’un organe politique dédié à la pédagogie universitaire – le Conseil de l’enseignement et de la formation – et de son bras opérationnel – l’Administration de l’enseignement et de la formation), il a également promu le développement des nouvelles technologies de l’enseignement.
La fondation de la Faculté de philosophie et lettres en 1834 renouait avec une tradition remontant à la Faculté des Arts de l'ancienne Université.
En un siècle et demi d'existence, la Faculté ne cessa de répondre de son mieux aux exigences croissantes de la recherche et de l'enseignement dans les vastes domaines de la réflexion philosophique et de la connaissance de l'homme à travers son histoire, ses langues, ses créations littéraires et, plus généralement, esthétiques.
Pour prendre mesure de son dynamisme constant, il n'est que de confronter le programme des premières années de sa fondation avec celui qu'elle propose actuellement. En 1850, onze professeurs enseignaient à quelque 125 étudiants une dizaine de matières (parmi lesquelles on peut épingler déjà l'anthropologie psychologique et les langues orientales). Aujourd'hui, environ 100 enseignants (professeurs et assistants) se consacrent à la formation de quelque 1.600 étudiants auxquels est proposé un très large éventail de matières.
C'est surtout à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que bon nombre de cours nouveaux apparurent. Il fallait, et la Faculté y a toujours été attentive, faire droit à l'importance nouvelle de certains domaines, ainsi qu'à l'apparition de perspectives et de méthodes neuves, par exemple, en histoire et en philologie.
Une initiative notable a été prise dès 1942 pour remédier aux échecs des débutants. Des membres du personnel scientifique mandatés à cette fin par la Faculté, s'occupent depuis lors d'assister les étudiants de première année pour leur faire trouver le style et le rythme de l'effort universitaire (monitorat).
Pour satisfaire aux exigences modernes de l'informatique, la Faculté se dote, dès 1968, d'un utile Centre de traitement électronique des documents. Le traitement multi-langue est encore aujourd'hui une spécialité de ce laboratoire. Pour encourager et développer l'utilisation de l'informatique par les enseignants et les étudiants, la Faculté s'est vu dotée de salles informatiques et un cours d'initiation à cette discipline est proposé au programme de la 2e candidature.
Portent témoignage enfin d'une vigueur que les ans n'ont pas amortie, les nombreuses (on en dénombre une quinzaine) collections de travaux et publications scientifiques à périodicité régulière, nées au fil des temps et tout récemment encore dans la Faculté. S'y ajoutent les livres publiés par ses chercheurs en dehors des séries facultaires.
Ancienne, mais toujours jeune, comme l'attestent son passé et son présent, c'est donc une faculté riche en réalisations dans la recherche et en initiatives dans l'enseignement, attentive aussi à répondre aux attentes du monde dans lequel elle vit, qui est venue en 1979-1980 apporter sa note propre dans la symphonie universitaire sur le site nouveau où l'Université a recomposé son corps, un temps écartelé, avec la volonté d'y maintenir vive son âme de toujours. Elle veut y servir les hommes de sa terre, qui lui sont à présent plus immédiatement proches, mais aussi, elle l'espère, elle le veut, toute la terre des hommes. Que d'ailleurs elle entende servir celle-ci dans la foi chrétienne de ses fondateurs, c'est ce que signifie l'appellation de Collège Érasme choisie pour l'édifice qu'occupe la Faculté de philosophie et lettres, ainsi que le nom de Blaise Pascal donné à la place où elle est érigée.
Doyens de la Faculté de philosophie et lettres :
- 1836-1843 : Gérard Casimir Ubaghs
- 1843-1844 : Guillaume Amédée Auguste Arendt
- 1844-1845 : Jean-Baptiste David
- 1845-1846 : Jean Moeller
- 1846-1847 : Louis Joseph Hallard
- 1847-1848 : Gérard Casimir Ubaghs
- 1848-1849 : Guillaume Amédée Auguste Arendt
- 1849-1850 : Jean-Baptiste David
- 1850-1851 : Jean Moeller
- 1851-1852 : Louis Joseph Hallard
- 1852-1853 : Gérard Casimir Ubaghs
- 1853-1854 : Guillaume Amédée Auguste Arendt
- 1854-1855 : Jean-Baptiste David
- 1855-1856 : Nicolas Joseph Laforet
- 1856-1857 : Félix Jean Baptiste Joseph Neve
- 1857-1858 : Jean Moeller
- 1858-1859 : Louis Joseph Hallard
- 1859-1860 : Guillaume Amédée Auguste Arendt
- 1860-1861 : Jean-Baptiste David
- 1861-1862 : Nicolas Joseph Laforet
- 1862-1863 : Félix Jean Baptiste Joseph Neve
- 1863-1864 : Louis Joseph Hallard
- 1864-1865 : Guillaume Amédée Auguste Arendt
- 1865-1867 : Félix Jean Baptiste Joseph Neve
- 1867-1868 : Charles Philippe Edouard Cartuyvels
- 1868-1869 : Félix Jean Baptiste Joseph Neve
- 1869-1870 : Charles C. A. Moeller
- 1870-1871 : Charles Philippe Edouard Cartuyvels
- 1871-1872 : Léon Charles de Monge
- 1872-1873 : Léon Gaspard Bossu
- 1873-1874 : Edmond I. J. M. Poullet
- 1874-1875 : Joseph Martin Ignace Jacops
- 1875-1876 : Constantin François Joseph Pieraerts
- 1876-1877 : Léon Charles de Monge
- 1877-1878 : Edmond I. J. M. Poullet
- 1878-1879 : Léon Gaspard Bossu
- 1879-1880 : Constantin François Joseph Pieraerts
- 1880-1881 : Joseph Martin Ignace Jacops
- 1881-1882 : Léon Charles de Monge
- 1882-1883 : Jean Jacques de Groutars
- 1883-1884 : François Louis Ghislain Collard
- 1884-1885 : Ferdinand Joseph Ernest Marie Lefebvre
- 1885-1886 : Victor Brants
- 1886-1887 : Léon Charles de Monge
- 1887-1888 : Léon Gaspard Bossu
- 1888-1889 : Pierre Paul Marie Alberdingk Thijm
- 1889-1890 : François Louis Ghislain Collard
- 1890-1891 : Victor Brants
- 1891-1892 : Jean Jacques de Groutars
- 1892-1893 : Ferdinand Joseph Ernest Marie Lefebvre
- 1893-1894 : Désiré Joseph Mercier
- 1894-1895 : Philémon Colinet
- 1895-1896 : Charles C. A. Moeller
- 1896-1897 : Léon Gaspard Bossu
- 1897-1898 : Pierre Paul Marie Alberdingk Thijm
- 1898-1899 : François Louis Ghislain Collard
- 1899-1900 : Jean Jacques de Groutars
- 1900-1901 : Ferdinand Joseph Ernest Marie Lefebvre
- 1901-1902 : Désiré Joseph Mercier
- 1902-1903 : Philémon Colinet
- 1903-1904 : Georges Doutrepont
- 1904-1905 : Joseph Sencie
- 1905-1906 : Alfred Henri Cauchie
- 1906-1907 : Maurice De Wulf
- 1907-1908 : Désiré Nys
- 1908-1909 : Charles Pierre François Lecoutere
- 1909-1910 : Willy Bang
- 1910-1911 : Edmond Remy
- 1911-1912 : Louis Scharpé
- 1912-1913 : Joseph Van Battel
- 1913-1914 : Albert Carnoy
- 1914-1918 : Première Guerre mondiale
- 1918-1919 : Louis Théophile Lefort
- 1919-1920 : Alphonse Bayot
- 1920-1921 : Fernand Mayence
- 1921-1922 : Léon Jean Van der Essen
- 1922-1923 : Henri De Vocht
- 1923-1924 : Auguste Marie Alfred Mansion
- 1924-1925 : Pierre Harmignie
- 1925-1926 : François Louis Ghislain Collard
- 1926-1927 : Albert Achille De Meyer
- 1927-1928 : Pierre De Strycker
- 1928-1929 : Georges Doutrepont
- 1929-1930 : Arthur Boon
- 1930-1931 : Joseph Cochez
- 1931-1932 : Hendrick Joseph Van de Wijer
- 1932-1933 : Maurice De Wulf
- 1933-1934 : Joseph Sencie
- 1934-1935 : Louis Scharpe
- 1935-1936 : Albert Achille De Meyer
- 1936-1937 : Albert Carnoy
- 1937-1938 : Charles Terlinden
- 1938-1939 : Fernand Mayence
- 1939-1940 : Etienne Van Cauwenberg
- 1940-1941 : Arthur Fauville
- 1941-1942 : Léon Jean Van der Essen
- 1942-1943 : Auguste Marie Alfred Mansion
- 1943-1944 : Deuxième Guerre mondiale
- 1944-1945 : Hendrick Joseph Van de Wijer
- 1945-1946 : Joseph Cochez
- 1946-1947 : Emile Lousse
- 1947-1948 : Etienne Van Cauwenberg
- 1948-1949 : Jean Gessler
- 1949-1950 : Paul Sobry
- 1950-1951 : Willy Peremans
- 1951-1952 : Louis De Raeymaeker
- 1952-1953 : Etienne Lamotte
- 1953-1954 : Joseph Dopp
- 1954-1955 : Pierre Groult
- 1955-1956 : Willy Peremans
- 1956-1957 : Edward Rombauts
- 1957-1958 : Omer Jodogne
- 1958-1961 : Willy Peremans
- 1961-1963 : Jacques Lavalleye
- 1963-1964 : Pierre Groult
- 1964-1968 : Joseph Ruwet
- 1968-1973 : Willy Bal
- 1973-1976 : André Sempoux
- 1976-1981 : Guy Muraille
- 1981-1984 : Maurits Van Overbeke
- 1984-1987 : Jean-Marie Hannick
- 1987-1989 : André Sempoux
- 1989-1991 : Daniel Donnet
- 1991-1994 : Georges Jacques
- 1994-1997 : Claude Bruneel
- 1997-1998 : Tony Hackens
- 1998-2003 : Monique Mund-Dopchie
- 2003-2004 : Bernard Coulie
- 2004-2009 : Henri Bouillon
En 2009, la Faculté de philosophie et lettres intègre le volet enseignement de l'Institut supérieur de philosophie et change de nom au passage pour devenir la Faculté de philosophie, arts et lettres.
Michel Woitrin (Namur, 5 mai 1919 – Ottignies-Louvain-la-Neuve, 27 octobre 2008), professeur et Administrateur général de l'Université catholique de Louvain.
Michel Woitrin est le fils de Antoine Woitrin et de Louise Clerbaux, sixième d’une fratrie de huit : Jacques, André, Monique, Ghislaine, Christiane, Michel, Paul, Etienne. Il épouse en 1953 Claire Bibot. Leurs six enfants sont Emmanuel, Luc, Eveline, Caroline, Clarice et Jehanne.
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Enfance et adolescence
Son enfance se déroule à Namur où son père dirige la s.a. Ant. Woitrin, entreprise moyenne d’alimentation générale en gros. Antoine Woitrin fut aussi conseiller communal et échevin (1933-1952) de la ville de Namur (sous l’étiquette du Parti catholique, puis du Parti social-chrétien à sa fondation en 1945), membre fondateur et vice-président national de la Ligue des familles nombreuses et président régional de La petite propriété terrienne. La famille est catholique. Jacques, devint prêtre et Monique, religieuse.
Michel Woitrin effectue ses études primaires (1936-1931) et secondaires à l’Institut Saint-Louis (1931‑1937). Il préside la JEC lorsqu’il est en troisième gréco-latine (4e année des humanités). Il fait partie d’une troupe scoute à Namur, puis du clan universitaire à Louvain. -
Études universitaires et engagements au cours de la Seconde Guerre mondiale
Après les candidatures en philosophie et lettres aux Facultés Notre-Dame-de-la-Paix à Namur (1937‑1939), il poursuit ses études à l’Université catholique de Louvain.
Il est docteur en droit en juillet 1942 et licencié en sciences économiques en décembre 1944. Avocat stagiaire au barreau de Namur (sous la conduite de son futur beau-père Me Pierre Bibot) en novembre 1942.
Actif parmi l’Union des étudiants des Facultés Notre-Dame-de-la-Paix, il s’engage encore davantage dans le Cercle de droit de l’UCL dont il devient président en 1942. Il y est discrètement patriote et résistant.
Mobilisé en 1939, il se retrouve en France de mai à août 1940 sous l’uniforme belge. En janvier 1944, il s’engage dans l’Armée secrète (Zone 1, Secteur I) et, en janvier 1945, il s’enrôle dans le 1er Régiment d’autos blindées, sous les insignes duquel il participe aux forces d’occupation en Allemagne en 1945. Son officier instructeur est Yves du Monceau qui deviendra le bourgmestre d’Ottignies (future Ottignies-Louvain-la-Neuve). -
Le tournant de l’économie
La licence en sciences économiques (octobre 1942 - décembre 1944) par laquelle il enchaîne une nouvelle formation après le droit déterminera sa carrière. Ses travaux de séminaire et son mémoire portent sur les théories macroéconomiques de J. M. Keynes (lesquelles allaient constituer l’axe intellectuel de la reconstruction économique, politique et sociale des démocraties occidentales). Léon H. Dupriez, qui dirige l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES) de l’UCL l’aide à obtenir une bourse du British Council qui lui permet de poursuivre des recherches sur les théories keynésiennes au Queen’s College à Cambridge d’octobre 1946 à août 1947 sous la supervision du professeur D. H. Robertson.
En août 1947, il participe à la délégation belge présente au Congrès des Associations pour les Nations unies (WFUNA) à Marinanské-Lazné (Marienbad, Tchéquie). En novembre 1947, il entre au Service des études du ministère des Affaires économiques avec le statut de conseiller économique. L’année suivante, en septembre 1948, il intègre, dans le cadre du Plan Marshall, le Secrétariat général de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) à Paris en qualité de secrétaire, chef de la section géographique II (France, Zone française d’Allemagne, Autriche et Suisse). D’août 1949 à janvier 1950, il est chef de cabinet adjoint du ministre des Affaires économiques Jean Duvieusart et, en mai 1950, il rejoint le Collège des conseillers auprès du ministère des Affaires économiques. -
Professeur à l’Université catholique de Louvain
Fort du soutien des professeurs Léon-H. Dupriez et Paul Rousseaux, piliers des études en économie à Louvain, Michel Woitrin entame un parcours académique à l’UCL en 1950 comme chargé de cours et directeur de recherche à l’IRES, responsable du Service mensuel de conjoncture et du "Bulletin" de l’Institut. Il est promu professeur ordinaire en 1954.
Ses enseignements concernent l’analyse macro-économique, la théorie du commerce international, les problèmes économiques contemporains, la démographie économique et la démographie sociale. Il donne quelques conférences, publie des articles et assure une série de cours à l’Université du Caire en 1958-1959 sur ces matières.
Durant l’été 1952, il participe au Harvard University International Seminar (Professeur Kissinger) en tant que "Research Fellow" de la Rockefeller Foundation. Il poursuit par un long séjour, de janvier à octobre 1953, à nouveau à Harvard et plus brièvement dans d’autres universités étatsuniennes.
À son retour, il pousse à la création de plusieurs centres de recherche. Au sein de l’IRES : le Groupe Études de productivité en 1954 (fondateur et membre du comité de direction) et le Groupe Marché commun en 1958 (fondateur et membre du comité de direction). Au sein de la Faculté de sciences économiques, sociales et politiques, il fonde et dirige le Département travail (1954) et le Département de démographie (1963).
Il est aussi le fondateur et le directeur scientifique du Centre de perfectionnement dans la direction des entreprises (1955). Le CPDE mène des recherches et organise des cycles de formation avancée pour les cadres supérieurs du privé et de la fonction publique. Il est articulé à la Fondation Industrie-Université et agit en concertation avec ses homologues de l’ULB, l’Ugent et l’ULg et le Vervolkingscentrum voor Bedrijsleiding de la section flamande de Louvain. Michel Woitrin est membre du Conseil d’administration et du comité permanent de la Fondation Industrie-Université ainsi que de l’Institut Administration-Université, tous deux créés en 1955 à l’initiative de la Société générale de Belgique et de la Fédération des Industries belges (FIB). Dès 1957, il est membre du Conseil d’administration de l’Association européenne des centres de perfectionnement à la direction des entreprises rattachées aux universités. Enfin, il est vice-président de la Fondation Travail-Université fondée en 1967.
Toutes ces fondations correspondent étroitement à une série de convictions et de principes déployés au cours de la reconstruction de l’économie après 1945, des idées auxquelles Michel Woitrin s’était familiarisé à la faveur de ses fonctions à l’OECE (mise en œuvre du Plan Marshal), au Ministère et au Cabinet de l’économie (où il entre en relation avec Gaston Deurinck chargé de la création de l’Office belge d’accroissement de la productivité – OBAP) et de ses séjours aux États-Unis. La plus grande importance était portée à la nécessité d’accroître la productivité, de s’appuyer sur des outils de planification, de professionnaliser le management et d’adopter largement une organisation à l’américaine dans les entreprises. Michel Woitrin fut celui qui a introduit et institutionnalisé ces principes, disciplines et méthodes à Louvain. Le mouvement, à l’œuvre dans plusieurs pays de l’Europe de l’Ouest, lui permit en outre d’entrer sur la scène internationale des échanges scientifiques en matière de management. Il donna de multiples cours et conférences sur les thématiques y attachées et participa aux travaux de l’European Institute for Advanced Studies in Management dont il était membre. Il fut également membre du Conseil du Centre for European Policy Studies (CEPS).
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Secrétaire et Administrateur général de l’Université catholique de Louvain
En 1962, au moment où Mgr Van Waeyenbergh quitta ses fonctions à 70 ans après un long rectorat de 27 années marqué par les épreuves de l’Occupation et les reconstructions de l’après-guerre, l’Université de Louvain se lança dans un processus d’autonomie de deux sections linguistiques, francophone et néerlandophone, sous une coupole unitaire : l’Université catholique de Louvain (en néerlandais : Katholieke Universiteit Leuven). Les facultés se saisirent de l’occasion pour actualiser leur offre de formation et Michel Woitrin participa au groupe de travail de sa faculté (Sciences économiques, sociales et politiques) en 1963.
En mars de la même année, le Pouvoir organisateur (les évêques de Belgique) le choisit comme Secrétaire général et Administrateur général de la section d’expression française après le désistement de Guy Malengreau qui ne voulait pas souscrire à la nouvelle organisation linguistique de l’Université. En dehors des questions de gestion ordinaire (d’une ampleur limitée jusqu’aux réformes d’octobre 1966), le premier grand chantier qui l’occupa concerna la préparation de la loi d’expansion universitaire qui serait votée le 9 avril 1965, après deux années de négociations serrées entre les partis (et leurs ailes linguistiques) et les universités.
Durant ce temps, la question du devenir de la section francophone à Louvain en territoire unilingue flamand (lois linguistiques de 1962) prit de plus en plus d’ampleur au sein de l’université (chez les étudiants, les professeurs, les chercheurs), au Parlement et au Gouvernement. L’Université (unitaire) et Michel Woitrin prospectèrent à partir de 1963 des lieux en Wallonie où installer des « extensions » francophones. Ottignies fut retenue en juillet 1966 et, l’année suivante, Michel Woitrin prépara l’implantation en s’entourant d’une première équipe et en faisant une tournée des sites universitaires nouveaux en Europe et aux États-Unis. Fin 1967, la situation se tendit à nouveau et aboutit à un ultimatum de la section flamande. Le Gouvernement de Paul Vanden Boeynants fut poussé à la démission le 7 février. Dans sa déclaration gouvernementale aux Chambres le 25 juin, le nouveau Premier ministre Gaston Eyskens annonça la scission en deux universités unilingues et le transfert francophone.
La constitution légale de l’Université catholique de Louvain et de la Katholieke Universiteit Leuven eut lieu le 1er juillet 1970. Michel Woitrin (porté à cette date à la fonction d’administrateur général de la nouvelle structure UCL), eut un rôle essentiel dans le transfert de l’université à Ottignies (Ottignies-Louvain-la-Neuve depuis 1976) et à Woluwe-Saint-Lambert : coordination des équipes chargées de créer les deux sites, mobilisation de la communauté universitaire et de l’opinion publique, négociations aux côtés des présidents successifs du Conseil d’administration successifs, André Oleffe puis Jean Godeaux, pour garantir des financements nécessaires.
La décennie du transfert révéla tous les talents de Michel Woitrin de grand communiquant. Bon client des médias, il donna de très nombreuses conférences, en Belgique et à l’étranger, et participa à autant de rencontres et de colloques internationaux jusqu’à la fin des années 1990.
Le transfert s’acheva à l’automne 1979. Le contexte économique, politique et social était sombre après le deuxième choc pétrolier. Toutes les universités furent en difficulté financière. Pour éviter la mise sous tutelle, l’UCL conçut un « Plan de sept ans » (1981) qui brida son développement et freina les initiatives de l’administrateur général jusqu’au terme de sa carrière académique. Le 1er octobre 1984, Michel Woitrin devint émérite et Administrateur général honoraire.
L’UCL lui confia alors diverses missions de représentation, dans des conseils d’administration comme ceux de la Fondation Hoover, du Théâtre Jean Vilar (Louvain-la-Neuve) et de la startup médicale Acade (Academic development s.a.), dans des rencontres internationales et des événements tels que l’exposition universelle de Tsukuba et le symposium de Kyoto en 1985. Il mena également quelques missions exploratoires pour les recteurs Pierre Macq (1986-1995) et Marcel Crochet (1995-2004).
Durant une dizaine d’années, il se retrouva aussi dans le conseil d’administration de sociétés : Société générale de Banque, Eternit, Sait Electronics, Otis, GB‑Inno‑BM, Électronique et Télécommunications Bell -
Une expertise et une stature internationale en matière de management des universités
Les défis de l’expansion universitaire, la gestion de la crise politique que Louvain avait traversée et l’épopée du transfert amenèrent Michel Woitrin à un haut degré d’expertise en matière de management des universités. Il fut un membre actif du Groupe international informel des Secrétaires généraux jusqu’à son éméritat, puis ayant consacré les premiers mois de sa transition post-académique à une tournée d’étude aux États-Unis sur cette question (automne-hiver 1984-1985), il redoubla d’activité au sein de l’European Centre for Strategic Management of Universities (ESMU) dont il était administrateur fondateur. Il présida également le Conseil de direction du "Program of audit of the management of european Universities" (AUDIT), au sein de l’European Institute for Advanced Studies in Managment.
Durant une quinzaine d’années, il enchaîna de très nombreuses missions de consultance sur l’évaluation des politiques dans différentes universités, tantôt à titre individuel en Amérique latine, et tantôt avec des mandats de ESMU et de AUDIT où la perspective de l’Acte européen unique de Maastricht et surtout la libéralisation des anciens pays de l’Est multipliaient les besoins et les chantiers. -
Homme de culture
Au moment de son éméritat (1984), Michel Woitrin demanda que l’hommage académique qu’on lui rendrait donne l’impulsion à la création d’une fondation culturelle tournée vers l’animation des deux sites de l’Université (Louvain-la-Neuve et Woluwe). La Fondation Michel Woitrin ainsi créée vint en soutien de manifestations (concerts, conférences, expositions, projets étudiants, etc.) et porta des projets tels que l’installation d’un carillon à la Grand-Place de Louvain-la-Neuve et la création d’une douzaine de sculptures et de fresques.
Toujours attentif au développement de Louvain-la-Neuve, Michel Woitrin et la Fondation suivirent de près le projet de création d’un musée au bord du lac (Projet Kurokawa, 1990-1997) et les plans d’aménagement de la zone « Lac-Grand-Place » qui débouchèrent sur l’édification du complexe de cinémas et l’Aula Magna (années 1990).
Indépendamment de la sphère louvaniste, Michel Woitrin s’investit aussi, tout au long de son existence, dans le conseil d’administration d’une quinzaine d’associations et de structures culturelles en Belgique. Dans les années 1990, il s’engagea activement dans la mise en valeur du site du Grognon à Namur. Il lança le groupe de réflexion et de proposition « Confluent » et fit partie du jury du concours international d’architecture pour la construction du Parlement wallon à cet endroit.
Il s’adonna à la création littéraire dès ses années universitaires. Il publia "Louvain-la-Neuve, Louvain-en-Woluwe. Le grand dessein" (Duculot, 1987) et "Hauts lieux" (Academia, 1998). Le théâtre l’intéressait particulièrement. Il suivit le Festival d’Avignon durant des décennies et mit toute son influence au service de la création du Théâtre Jean Vilar à Louvain-la-Neuve.
À l’étranger, il fut élu membre correspondant de l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix-en-Provence (1987) et membre associé de l’Académie d’Athènes (1996). -
Citoyen et habitant engagé à Ottignies-la-Louvain-la-Neuve
Michel Woitrin fit partie de la très militante Association des Habitants de Louvain-la-Neuve à partir de sa création sous une première forme en 1971 (avant même de s’établir sur le site en 1975).
Il adhéra au Parti social-chrétien (PSC) dès sa fondation en 1945. Il s’engagea sur la liste des Intérêts communaux (de l’ancien bourgmestre Yves du Monceau, PSC) aux élections communales de 1994, puis celle du CDH en 2000, et devint conseil communal d’Ottignies-Louvain-la-Neuve durant deux exercices (1995-2000, 2001-2006) -
Distinctions
Michel Woitrin fut anobli avec le titre de Baron en 1982. Parmi d’autres distinctions et prix, on notera :
Officier de l’Ordre de Léopold (1961)
Médaille de volontaire de guerre et médaille de combattant 1940-1945
Médaille civique de première classe
Commandeur et Grand officier de l’ordre de saint Sylvestre (1977, 1984)
Commandeur et Grand officier de l’Ordre de la Couronne (1971, 1994)
Grand officier de l’Ordre de Léopold II (1992)
Officier dans l’Ordre des Palmes académiques (1979)
Prix Europa Humanisme (1982) (Fondation internationale pour le rayonnement des arts et des lettres. Genève)
Chevalier de l’Ordre du Saint-Sépulchre de Jérusalem (1994)
Chevalier de la Real Hermandad de Nostra Senora de Yllescas (1990)
Suzanne Mansion est née à Liège le 30 juillet 1916. Elle meurt à Woluwé-Saint-Lambert le 27 août 1981.
Elle est la petite-fille de Paul Mansion, mathématicien et professeur à l’Université de Gand, la fille de Joseph Mansion, philologue et professeur à l’Université de Liège et la nièce de Augustin Mansion, philosophe, historien de l’aristotélisme et professeur à l’Université de Louvain.
Elle fait ses études secondaires à l’École abbatiale de la Paix Notre-Dame à Liège puis poursuit à l’Institut supérieur de philosophie de l’Université de Louvain le baccalauréat, la licence et le doctorat en philosophie qu’elle obtient le 6 mars 1941. Elle est maître-agrégé de l’École Saint-Thomas le 4 juillet 1946, avec une thèse portant sur Le jugement d’existence chez Aristote, couronnée la même année par la Classe des lettres de l’Académie royale de Bruxelles. En 1947, Suzanne Mansion acquiert une bourse du British council et passe six mois à l’Université d’Oxford. Proclamée lauréate du Concours pour la collation de bourses de voyage en novembre 1948, elle reçoit en 1951 le Prix cardinal Mercier pour la période 1946-1951.
Sa carrière à l’Université de Louvain commence par un poste de monitrice, de 1948 à 1956. En même temps, elle enseigne dans le secondaire, elle est chargée du cours de Grec et de Religion au Lycée Saint-Jacques à Liège de 1948 à 1961, puis d’Éléments de philosophie à l’Institut d’études sociales de l’État à Bruxelles de 1951 à 1965.
En 1956, elle est nommée chef de travaux au Centre De Wulf-Mansion, la nouvelle unité scientifique consacrée à l’étude de la philosophie ancienne et médiévale ; elle en deviendra bientôt la cheville ouvrière. En 1959, elle assiste Maurice Giele pour le cours pratique Études sur les philosophes grecs. Elle entre dans le corps académique de l’Université avec le titre de maître de conférences (1960), puis successivement chargée de cours extraordinaire (1963), ordinaire (1964), professeur (1965), et enfin professeur ordinaire (1968) rattachée à la Faculté de philosophie et lettres. Elle donnera également des cours à l’étranger : Détroit, Londres, Québec, Abidjan…
René Germain, professeur (agriculture tropicale et subtropicale) à l'Université catholique de Louvain, directeur général assistant de l'Institut national pour l'étude agronomique du Congo belge.
Louis Jadin (11 janvier 1903, Namur — 30 mars 1972, Herent), professeur (théologie, psychologie, morale) à l'Université catholique de Louvain et à l'Université Lovanium.
Il devient docteur en histoire de l'Université de Louvain en 1925 et docteur en théologie à l'université grégorienne à Rome en 1929. Il est ordonné prêtre un an plus tôt, en 1928, et occupe la charge d'assistant à l'Université de Louvain. En 1942, il est nommé chargé de cours, puis, en 1954, professeur à l'École d'éducateurs de Louvain, maître de conférences en 1961, professeur à la faculté de philosophie et lettres de l'université catholique de Louvain en 1965. Parallèlement, il accepte une charge de professeur visiteur à l'Université de Lovanium à Kinshasa en 1961.
A l'Université catholique de Louvain, il est adjoint à l'aumônerie de la Jeunesse Universitaire. Son activité pastorale se concentre sur les étudiants étrangers et particulièrement sur les réfugiés.
Passionné l'histoire du Congo, il ne cesse de rechercher de nouvelles sources tout au long de sa carrière (archives de Rome, Loanda, Lisbonne, La Haye...), afin de les croiser et de les compléter.
Gonzague Ryckmans (10 décembre 1887, Anvers — 3 septembre 1969, Korbeek-Lo-lez-Louvain), professeur de langues orientales à l’Université catholique de Louvain. Après avoir travaillé aux côtés d’Ernest Renan à Paris au Corpus des inscriptions sémitiques en 1919-1920, il se consacre, dès sa nomination à l’Université catholique de Louvain, aux études sémitiques pour lesquelles en ces années 1920 tout reste à faire, à commencer par le recensement et l’identification des documents.
Il s’inscrit en 1905 à l’Institut supérieur de philosophie de l’Université catholique de Louvain et obtient un doctorat en philosophie en 1908. Il suit ensuite des études de théologie au Grand séminaire de Malines et est ordonné prêtre en 1911. Élève de l’École biblique et archéologique française à Jérusalem de 1911 à 1914, il s’initie à l’étude des inscriptions préislamiques arabes. Il s’adonne aussi aux études bibliques et à l’étude des langues sémitiques, spécialement de l’arabe. En 1914, il s’engage comme aumônier de l’armée et il participe à la campagne de l’Yser dans un bataillon d’infanterie. Il est admis peu avant la fin de la guerre à l’hôpital de Bruges, après avoir encouru des lésions graves au cours d’une attaque au gaz de l’armée allemande contre les positions tenues par les troupes belges. Gonzague Ryckmans achève ses études en langues sémitiques à l’Université catholique de Louvain en 1919. Il suit ensuite les cours de l’École des hautes études à la Sorbonne en 1919-1920 et poursuit à Paris ses études épigraphiques sous la direction de l’abbé Chabot.
De 1920 à 1930, il est professeur d’exégèse au Grand séminaire de Malines. Il est nommé en 1926 maître de conférence d’épigraphie sémitique à l’Université catholique de Louvain, puis professeur en 1930. Il y enseigne l’épigraphie sémitique, l’acadien, l’hébreu.
Gonzague Ryckmans voyage beaucoup tout au long de sa carrière. D’abord dans tout le Proche-Orient au cours des années 1911-1914. Ensuite à l’occasion d’une mission à Istanbul en 1928 en vue de faire le relevé des inscriptions sud-arabes appartenant au Musée de cette ville. Il voyage en Afrique du Nord en 1924 et 1928 avec l’abbé Chabot, en vue de préparer la publication du recueil des inscriptions libyques. Il réalise une expédition de prospection de 1951 à 1952 dans les provinces méridionales de l’Arabie saoudite, à l’invitation du roi Ibn Saoud : sur un parcours de plus de 5000 km, sont relevés 12 000 graphites rupestres et de grandes inscriptions sabéennes qui fournissent une contribution importante à l’histoire de la dernière période du royaume de Saba.
Le Secrétariat international des étudiants étrangers en Belgique est un organisme voulu par la congrégation de la « Propaganda Fide ». Il est constitué en 1962-1963 par les évêques de Belgique. Mgr A. Descamps y est leur délégué. La pastorale des étudiants étrangers en Belgique, souci majeur de l’épiscopat belge, nécessite cependant un minimum d’accueil des ressortissants étrangers venus étudier dans notre pays. L’ouverture, dans les grandes villes du pays, d’une dizaine de centres internationaux, qui regroupent les Foyers, Maisons et Comité d’accueil, contribue à cet objectif en offrant tantôt le gîte, le secours social, les activités culturelles ou l’aide morale (service d’aumônerie).
Dès la création du Secrétariat international pour les étudiants étrangers, un service d’aumônerie est organisé dans chaque centre. Mgr Albert Descamps, délégué par les évêques de Belgique pour l’apostolat auprès des étudiants étrangers en est l’aumônier général.
Dans le souci d’organiser une pastorale plus valable et devant l’ampleur que prend l’action de l’aumônerie, Mgr A. Descamps étudie le problème d’un statut canonique qui est obtenu le 31 août 1965, par décret de la Congrégation consistoriale. Le Vicariat pour les étudiants étrangers en Belgique, renouvelable, constitue la première expérience de ce genre en Europe. Il n’est pas un simple service d’aumônerie, il s’agit d’une sorte de diocèse personnel. Les paroisses — dont la juridiction est cumulative de celle de l’Ordinaire du lieu — sont administrées par des Recteurs-curés (Bruxelles, Louvain, Anvers, Liège, Huy, Verviers, Waremme, Limbourg, Namur, Tournai, Ath, Charleroi, Mons, Gand). Leur existence n’exclut pas celle d’aumôniers nationaux (qui prennent en charge le soin spirituel d’une nation déterminée). Sont membres du Vicariat tous les étudiants et stagiaires étrangers (laïques et religieux) ainsi que leur famille résidant en Belgique pendant la durée des études, de même les prêtres (belges et étrangers) qui sont nommés recteurs-curés et aumôniers nationaux. Outre une pastorale mieux organisée, un des avantages principaux de ce Vicariat est de centraliser tous les documents religieux se rapportant aux étudiants étrangers en Belgique (principalement les mariages et les baptêmes). À la tête du Vicariat, Mgr A. Descamps, vicaire, est aidé dans sa tâche par un vicaire-adjoint et des provicaires.
Joseph Lebon est né à Tamines le 18 décembre 1879 et meurt à Namur le 12 juin 1957.
Ses humanités, de 1891-1897, se déroulent notamment au collège Saint-Joseph de Virton. Ensuite il effectue sa philosophie au séminaire de Floreffe (1897-1899) et ses études de théologie au séminaire de Namur (1899-1903). Il est ordonné prêtre le 10 août 1903.
Il prend ensuite le chemin de Louvain, pour de longues années. Il est bachelier en théologie (juillet 1905), licencié (juillet 1907), docteur et maître (juillet 1909), avec une thèse sur le monophysisme sévérien.
De 1906 à 1909, il est sous-régent du collège du Saint-Esprit, le lieu de résidence à Louvain des ecclésiastiques et étudiants en théologie ; il en devient président en 1909, succédant à Paulin Ladeuze devenu recteur de l’Université, et ce jusqu’en 1944, au moment de la destruction du collège lors du bombardement de Louvain.
Depuis 1909 et jusqu’en 1949, il est professeur à l’Université catholique de Louvain, succédant là encore à Paulin Ladeuze ; il y enseigne la "Patrologie" (1909-1949), "l’Écriture Sainte. Nouveau Testament" (1909-1920), "l’Histoire de la théologie du Moyen-Âge" (1920-1949), le "Grec postclassique" (1920-1947), "l’Arménien" (1920-1938), le "Syriaque" (1932-1942), les "Littératures orientales chrétiennes" (1936-1942), la "Théologie des Églises orientales" (1942-1949).
Il fut un collaborateur actif à la "Revue d’histoire ecclésiastique" et un des "fondateurs du Spicilegium sacrum lovaniense".
Son activité scientifique(1) tourne autour de l’hérésie monophysite et plus spécialement du patriarche Sévère d’Antioche. Il publia peu, se concentrant surtout sur la rédaction très poussée de ses notes de cours. Dans sa retraite de Tamines, il envisagea une étude sur le moine Marcien, qui ne vit pas le jour de son vivant. Plusieurs de ses publications témoignent aussi de son attachement au culte de la Vierge.
Prélat de Sa Sainteté, en 1946 et docteur "honoris causa" de l’Université de Strasbourg, en 1951.
(1) On trouvera une bibliographie des publications de Joseph Lebon dans Manifestation Van Hove-Maere-Lebon, dans Annna Nuntia Lovaniensia, t. 5, 1948, pp. 71 75 et dans Bibliographie Académique, 1908-1911, p. 20 ; 1911-1913, p. 14 ; t. 6, 1914-1934, pp. 12-14 ; t. 7, vol. 1, 1934-1954, pp. 301-303.
Robert Arnould, professeur (zootechnie) à l'Université catholique de Louvain.
Emile Cordiez, professeur (zootechnie) à l'Université catholique de Louvain.
René Zayan, professeur (psychologie) à l'Université catholique de Louvain.
René Bastin, professeur (physiologie végétale) à l'Université catholique de Louvain.
Hubert Debauche, professeur (entomologie) à l'Université catholique de Louvain.
Jozef De Smet, professeur (diplomatique) à l'Université catholique de Louvain.
Lucien Caes, professeur (droit romain) à l'Université catholique de Louvain.