Le fonds concerne les documents rassemblés pour une étude du Centre. Il comporte les photographies de tableaux des 15e et 16e siècles illustrant en arrière-fond des éléments de la vie rurale dans nos campagnes.
Des fiches descriptives repèrent les différents éléments de cette vie rurale : chariot, cultures, animaux, moulin, outils, ustensiles, granges, fermes… Les fiches décrivent aussi les éléments d’identification des tableaux (auteur, titre de l’œuvre, dimensions, lieu de conservation, crédit photo…).
Ces différents éléments sont relevés aussi sur des fiches mécanographiques jointes au fonds.
La plaque du « Centre belge d’histoire rurale-Belgisch Centrum voor landelijke geschiedenis » apposée sur la porte du Centre à Louvain a été conservée.
Le fonds a été constitué au début du 20e siècle par Léon van der Essen, dans le cadre de sont travail d'historien d'Alexandre Farnèse (1545-1592), neveu de Philippe II et Gouverneur général des Pays-Bas espagnols. Il est constitué en grande partie de copies de documents des archives farnésiennes qui étaient conservées aux Archives de Naples. Or bon nombres des originaux ont brûlés pendant la seconde guerre mondiale lorsqu'un incendie dévasta une grande partie des Cartes Farnesianes (le 30 septembre 1943), détruisant nombre de recueils intéressant l’histoire des anciens Pays-Bas. Les originaux détruits, les copies prises par Léon van der Essen devinrent d’une grande importance et attirèrent l’intérêt de divers historiens.
UntitledOutre le journal de voyage de l’amiral Paul Crombet, qui a été partiellement édité par Charles Terlinden, le fonds contient deux dossiers importants concernant la Conférence de paix de Paris de 1919 et la question du statut juridique de l’Escaut. Des documents concernent la Concentration de la propagande anti-communiste et le Conseil héraldique, des circulaires et rapports du ministère des Affaires étrangères et un projet de loi sur la responsabilité de la puissance publique. On y retrouve aussi quelques manuscrits et des recherches historiques de Charles Terlinden. Enfin, nous pouvons y consulter le journal de guerre (1914-1918) de Georges Terlinden, père de Charles, procureur général près la Cour de cassation de Belgique.
Ce fonds paraît particulièrement intéressant pour trois raisons. Premièrement, il offre un témoignage d’un historien investi dans la Première Guerre mondiale. Deuxièmement, il éclaire la participation belge à la Conférence de paix de Paris de 1919. Troisièmement, il permet d’étudier l’élaboration des travaux d’un historien à l’Université catholique de Louvain.