Centre de recherches socio-religieuses

Zone d'identification

Type d'entité

Collectivité

Forme autorisée du nom

Centre de recherches socio-religieuses

Forme(s) parallèle(s) du nom

  • CRSR
  • SORE - Sociologie de la religion

Forme(s) du nom normalisée(s) selon d'autres conventions

Autre(s) forme(s) du nom

Numéro d'immatriculation des collectivités

Zone de description

Dates d'existence

1955-1989

Historique

Dans les années 1950, des recherches sociologiques à vocation pastorale apparaissent en Belgique pour prendre connaissance du phénomène de déchristianisation. Les premières enquêtes étaient déjà apparues dans des travaux de l’abbé Joseph Cardijn et du dominicain Georges Rutten avant la Seconde Guerre mondiale. Mais l’un des plus grands instigateurs est Jacques Leclercq qui, en 1948, participe à la création de la Conférence internationale de sociologie religieuse (CISR), puis en 1958 à celle de la Fédération internationale des Institutions catholiques de recherches socio-religieuses (FERES)(1). De nombreuses réunions de chercheurs débutent aussi en 1951 au « Centre belge de sociologie religieuse » situé dans les locaux de Lumen Vitae, poussant l’abbé François Houtart, qui assumera dès 1958 les premiers cours de sociologie religieuse à Louvain, à participer à la création d’une équipe de recherche et d’un centre de documentation (2).
C’est ainsi que le Centre de recherche socio-religieuse (CRSR) est créé à la fin de l’année 1955 par les autorités épiscopales belges. Il est coprésidé par François Houtart et le dominicain Louis Dingemans et est intégré au sein des services techniques du Centre interdiocésain, situé à la rue Guimard à Bruxelles (3). Le CRSR est créé dans la perspective de produire des recherches sociologiques sur les transformations de la pastorale. Il vise à apporter à l’Église catholique une connaissance approfondie d’une société belge en profonde mutation. En étudiant les traits sociaux de ceux qui fréquentent les organisations catholiques, il doit fournir un appui à l’institution ecclésiastique pour s’ajuster aux mutations sociologiques, adapter son équipement paroissial et appliquer ces connaissances nouvelles à l’action pastorale (4).
Influencé par les travaux menés en France et aux Pays-Bas, le Centre réalisa à ses débuts des études relatives à l’aménagement des paroisses urbaines et à la création de nouvelles paroisses, ou encore à la préparation des missions régionales. Quelques travaux portaient également sur le clergé séculier et régulier, d’abord en termes statistiques, puis plutôt sur l’image du religieux, sa formation ou sa vocation. Dans la lignée du Pacte scolaire de 1958, d’autres études s'intéressaient à l’enseignement catholique, dont certaines au réseau hospitalier. En outre, jusqu’en 1964, le Centre assumait la réalisation des statistiques religieuses relatives aux comportements religieux externes (pratique dominicale, pratique des sacrements, etc.), avant que ce service ne soit assuré par le Centre interdiocésain (5). Si les premières études du CRSR portaient sur le Brabant wallon et la région au sud de Bruxelles, les suivantes s’étendirent rapidement lors des préparations des missions régionales ou des plans de pastorale d’ensemble. Des recherches s’intéressaient aussi à la situation à l’étranger grâce aux contacts de François Houtart, permettant d’ailleurs une enquête sur la situation de l’Église face aux transformations sociales en Amérique du Sud, réalisée de 1958 à 1962 par la FERES. En 1964, le Centre participa ainsi à la réalisation de l’ouvrage Bilan du Monde concernant la situation religieuse dans les pays du monde (6). Dans ses premières années, le Centre s’intéressait aussi à la méthodologie de la recherche et sa diffusion, afin de développer cette jeune science qu’était la sociologie religieuse.
Le CRSR a également pris une part importante dans les activités de la FERES, dont le siège était établi à Genève, puis à Fribourg. Il exerçait une impulsion pour l’organisation de recherches et la création de centres en Amérique latine (7). Mais surtout, il assumait la rédaction du périodique Social Compass en collaboration avec l’Institut néerlandais (KASKI).
Malgré un nombre croissant d’activités et de collaborateurs, le CRSR ne connaissait pas de financement permanent. Il vivait au départ de commandites, principalement dans le domaine de l’aménagement du territoire. Cette réalité entraîna progressivement une certaine distanciation vis-à-vis de ses objectifs initiaux : éloignement par rapport aux intérêts de recherches des scientifiques, difficultés de lier les résultats théoriques des études aux actions sur le terrain qui en découlaient, impossibilité de tenir compte des particularités culturelles d’une Belgique bipolaire où le Nord et le Sud sont en constante tension, etc. De plus, face à la paralysie financière de l’Église belge et au risque de limitation de l’autonomie des chercheurs rattachés à l’organisation ecclésiastique, une solution dut être recherchée. De premiers contacts furent établis dès 1961 avec l’Université catholique de Louvain, dont plusieurs membres faisaient partie du CRSR. Le 1er octobre 1964, le Centre est intégré comme organisme interfacultaire au sein de l’Université (8). La dimension interfacultaire était notamment désirée par François Houtart pour que les travaux du Centre puissent intéresser d’autres facultés que celle de théologie. Ce transfert permit en outre de répondre à la préoccupation selon laquelle la sociologie religieuse était monopolisée par les intérêts pastoraux, et d’échapper à la déception des institutions religieuses qui ne trouvaient pas, dans cet instrument, la solution la plus efficace pour leur adaptation aux nouvelles réalités (9).
L’arrivée du CRSR à Louvain était particulière : il existait déjà au sein de l’Université un « Centre de Recherches Sociologiques » (CRS) sous la direction de Jean Rémy depuis 1958. Les deux Centres furent donc fusionnés afin de faciliter la collaboration sur le plan scientifique. Il en découla la présence de deux codirecteurs, Houtart et Rémy, mais également la représentation des deux anciennes entités au sein du comité de gestion et du conseil général du nouveau Centre. Jean Rémy était à cette époque la garantie académique du CRSR, parce que François Houtart n’avait pas encore obtenu le grade de docteur, qu’il recevra en 1974. Il en découlait de fait l’existence de deux équipes aux intérêts différents (10). Quant au Sodegec (Sociaal, demografisch, geografisch en ekonomisch onderzoek), s.p.r.l. auxiliaire du CRSR bruxellois dont les travaux répondaient à des contrats « profanes », et dont les études portaient principalement sur l’aménagement du territoire et sur le planning d’institutions scolaires ou hospitalières au service de différents ministères, il resta sous la direction du CRSR avant d’être définitivement dissous en 1967 (11).
Cette nouvelle situation eut des conséquences sur le travail du Centre. Les recherches passèrent d’une préoccupation pastorale, très centrée sur l’institution ecclésiastique, vers un accent davantage théorique et disciplinaire. Mais le CRSR n’en perdit pas pour autant son intérêt pour le catholicisme, même si son autonomie vis-à-vis des institutions était plus grande. Il s’intéressait toutefois davantage au « fait religieux catholique. » Il publia ainsi les parties relatives au catholicisme et à l’analyse des situations socio-économiques dans l’ouvrage collectif publié par Oxford University Press en 1982, World Christian Encyclopedy (12). De nombreux travaux sur le catholicisme furent aussi publiés par les codirecteurs, François Houtart et Jean Rémy, surtout autour des thèmes de l’urbanisation et des mutations qu’elle provoque (13).
Face aux conflits linguistiques et à l’arrivée annoncée de la scission selon l’angle linguistique de l’Université de Louvain, le CRSR prépara progressivement sa division en deux branches. Une fois effective, si l’équipe flamande s’est spécialisée dans la sociologie de l’Église comme institution et fût intégrée dans la faculté de théologie de la KUL, le CRSR francophone conserva sa dimension interdisciplinaire. De nouveaux thèmes de recherches apparurent, comme les études sur la pratique religieuse des étudiants de l’UCL ou sur l’image des Juifs dans la catéchèse catholique. La branche francophone mettait ainsi en exergue sa volonté de mieux comprendre les phénomènes religieux, en relation avec les transformations du christianisme, en tenant compte à la fois de la sociologie de la culture et de la sociologie de l’institution (14).
Dès la fin des années 1970, les activités du Centre et la documentation associée sont de plus en plus floues. En 1981, le Plan Massaux de l’UCL gèle l’engagement de membres académiques pendant sept ans et impose la fusion des Centres dans un objectif de rationalisation. Le CRSR est alors fusionné dans le département de Sociologie. Il vivra encore à via le « Groupe de recherche en sciences sociales des religions », lui-même intégré dans un groupe de contact interuniversitaire du Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS) qui assure la poursuite des activités du CRSR dans les années 1980 (15).
Les rapports d’activité du CRSR (aussi identifié à l’UCL sous l’acronyme SORE, centre de Recherches Socio-Religieuses) pour la fin des années 1970 et les années 1980 permettent toutefois de constater quelques évolutions. À cette époque, le Centre n’est plus constitué que d’une dizaine de membres permanents. Ses recherches s’articulent autour de plusieurs grandes thématiques en lien avec des programmes d’études : les théories sociologiques sur les systèmes religieux dans la société, les relations entre systèmes religieux et ensembles sociaux dans les pays en développement, les aspects théoriques et méthodologiques de l’analyse institutionnelle de la culture, le développement d’outils d’analyse et d’intervention, la sociologie de groupes contemporains, la spécificité sociale du religieux et quelques travaux de Liliane Voyé sur le monde catholique belge. Cette dernière s’intéresse particulièrement à de multiples dimensions de la paroisse. Ces programmes de recherches ont tendance à être moins nombreux au fil des années. Après le déménagement à Louvain-la-Neuve dans les années 1970, deux trajectoires peuvent aussi être détectées dans les travaux du Centre, dans la continuité de la dualité collaborative en œuvre depuis la fusion du CRSR avec le CRS. François Houtart est le principal producteur de recherches. Celles-ci portent essentiellement sur les pays asiatiques, africains ou sud-américains, le tout dans le cadre d’une analyse du fait religieux entre marxisme, développement et justice sociale qui pose les questions du modèle économique, social et religieux (16). Il travaille beaucoup avec Geneviève Lemercinier, chargée de cours à l’UCL. À leurs côtés, une équipe composée notamment de Jean Rémy, Liliane Voyé, Émile Servais, Jean-Pierre Hiernaux, Francis Hambye et Agnès Ganty, s’intéressera particulièrement aux questions de valeur, de pratique quotidienne de la religion, de l’impact du changement culturel, de la dynamique urbaine, faisant apparaître les concepts de « symboliques sociales » et de « transaction symbolique » devant rendre compte des mutations profondes dans le religieux et la culture. Le phénomène religieux est ainsi incorporé dans une sociologie plus large encore (17). Les recherches portent sur les valeurs et les normes, la morale, la symbolique, etc. Les enquêtes sociologiques ne sont plus monopolisées par le catholicisme, mais s’intéressent également à l’Islam, au Judaïsme et à l’Hindouisme. Les rapports d’activité successifs montrent également une tendance à la diminution de la production intellectuelle du Centre et les activités extérieures (colloques, collaborations avec d’autres organismes) sont moins nombreuses (18). Le CRSR organise toutefois en 1986 la Conférence internationale de la Sociologie de la Religion en collaboration avec la KUL, à l’occasion de laquelle il participe à la publication de l’ouvrage La Belgique et ses dieux (1985) (19).
Dans la deuxième moitié des années 1980, ce sont François Houtart, Jean Rémy et Geneviève Lemercinier qui monopolisent les publications du Centre. Le CRSR ferme définitivement en 1989, un an avant que François Houtart ne reçoive l’éméritat.

Lieux

• Bruxelles (Région de Bruxelles-Capitale, Belgique), 1955-1964.
• Louvain (Brabant flamand, Belgique), [1964-1968].
• Ottignies-Louvain-la-Neuve (Brabant wallon, Belgique), [1968-1989].

Statut juridique

Fonctions et activités

• Produire des recherches sociologiques sur les transformations de la pastorale et fournir un appui à l’institution ecclésiastique pour s’ajuster aux mutations sociologiques, adapter son équipement paroissial et appliquer les nouvelles connaissances à l’action pastorale.
• Développer la discipline de la sociologie religieuse, sa méthodologie et ses outils, valoriser et diffuser la théorie et les méthodes.
• Mettre au point une problématique et des instruments d’analyse culturelle adaptés à la saisie et à la maîtrise des fonctionnements et du changement religieux dans le cadre des transformations socioculturelles contemporaines.
• Réaliser les statistiques religieuses relatives aux comportements religieux externes (1963-1964).
• Réaliser des études portant sur l’aménagement du territoire.
• Rédiger le périodique Social Compass.

Textes de référence

(1, 3) SOETENS Cl. (dir.), Vatican II et la Belgique, Louvain-la-Neuve, 1996 (Sillages – ARCA, 2), p. 45-46.
(2) DINGENMANS L., « Le cinquième anniversaire du Centre de recherches socio-religieuses », in La Revue Nouvelle, t. XXXIII, n°5, 1961, p. 533.
(4) SERVAIS E., « Sociologie de la transaction sociale : repères sur la genèse de la problématique », in Pensée plurielle, n°33-34, 2013/2-3, p. 22.
(5, 7, 8, 14) HOUTART F., « Actualité de la recherche. Le centre de recherche socioreligieuse de Louvain », in Social Compass, vol. 16, n°3, 1969, p. 402-404
(6, 9, 12) HOUTART F., « Genèse et développement d’une démarche socio-religieuse », in HOUTART F. (e.a.), Ruptures sociales et religion. L’éthique religieuse des rapports sociaux dans les sociétés du Sud et en Europe, 1992, p. 9-16
(10, 15) Interview de Jean-Pierre Hiernaux par Caroline Sappia, le 26 avril 2019.
(11) Archives de l’Université catholique de Louvain, Archives du Cabinet de l’Administrateur général, n°3669, « Note sur l’intégration du Centre de Recherches Socio-Religieuses à l’UCL », le 23 juillet 1964.
(13, 17) SERVAIS O., « Louvain et l’analyse du religieux. De l’ethnologie missionnaire à l’anthropologie prospective du virtuel », in Histoire, monde et cultures religieuses, n°26 : Les mots de la « religion », 2013, p. 99.
(16, 18) LOUVAIN-LA-NEUVE, Archives de l’Université catholique de Louvain, Fonds François Houtart, rapports d’activité du CRSR pour les années 1979-1983.
(19) LOUVAIN-LA-NEUVE, Archives de l’Université catholique de Louvain, Archives Social Compass, Rapports d’activité 1985 et 1986.

Organisation interne/Généalogie

Contexte général

Zone des relations

Entité associée

Social Compass (1953-)

Identifiant de l'entité associée

BE A4006 NA 001277

Type de la relation

hiérarchique

Type de relation

Social Compass est une entité de Centre de recherches socio-religieuses

Dates de la relation

Description de la relation

Entité associée

Université catholique de Louvain (1834-)

Identifiant de l'entité associée

BE A4006 NA 000001

Type de la relation

hiérarchique

Type de relation

Université catholique de Louvain a comme entité Centre de recherches socio-religieuses

Dates de la relation

1964 - 1989

Description de la relation

Entité associée

Houtart, François (1925-2017)

Identifiant de l'entité associée

BE A4006 NA 001118

Type de la relation

hiérarchique

Type de relation

Houtart, François est membre de Centre de recherches socio-religieuses

Dates de la relation

1955-1989

Description de la relation

Entité associée

Remy, Jean (1928-2019)

Identifiant de l'entité associée

BE A4006 NA 000469

Type de la relation

hiérarchique

Type de relation

Remy, Jean est membre de Centre de recherches socio-religieuses

Dates de la relation

Description de la relation

Entité associée

Fédération internationale des instituts de recherches socio-religieuses (1958 - (1976))

Identifiant de l'entité associée

BE A4006 NA 001275

Type de la relation

hiérarchique

Type de relation

Fédération internationale des instituts de recherches socio-religieuses a comme membre Centre de recherches socio-religieuses

Dates de la relation

Description de la relation

Zone des points d'accès

Occupations

Zone du contrôle

Identifiant de la notice d'autorité

BE A4006 NA 001276

Identifiant du service d'archives

BE A4006

Règles et/ou conventions utilisées

La notice d'autorité est conforme à la seconde édition de la "Norme internationale sur les notices d'autorité utilisées pour les Archives relatives aux collectivités, aux personnes ou aux familles" (ISAAR-CPF, 2011). La notice d'autorité a été encodée en XML EAC et respecte également les normes de catalogage suivantes : RDA-FR, AFNOR NF Z 44-060, AFNOR NF Z 44-061 et AFNOR NF Z 44-081.

Statut

Final

Niveau de détail

Complet

Dates de production, de révision et de suppression

La notice d'autorité a été établie par les étudiants Xavier Dabe et Camille Pierre, sous la supervision des archivistes Cathy Schoukens et Véronique Fillieux.

Langue(s)

  • français

Écriture(s)

Sources

1. Archives
Archives de l’Université catholique de Louvain, Archives du Cabinet de l’Administrateur général, FI 276, n°3669-3671.
Archives de l’Université catholique de Louvain, Archives Social Compass, Rapports d’activité du CRSR pour les années 1984-1988.
Archives de l’Université catholique de Louvain, Fonds François Houtart, FI 289, Rapports d’activité du CRSR pour les années 1979-1983.
Interview de Jean-Pierre Hiernaux par Caroline Sappia, le 26 mars 2019.
2. Travaux
DINGEMANS L., « Le cinquième anniversaire du Centre de Recherches socio-religieuses », in La Revue Nouvelle, t. XXXIII, n°5, 1961, p. 532.-537.
HOUTART F., « Actualité de la recherche. Le centre de recherche socioreligieuse de Louvain », in Social Compass, vol. 16, n°3, 1969, p. 402-404.
HOUTART F., « Genèse et développement d’une démarche socio-religieuse », in HOUTART F. (e.a.), Ruptures sociales et religion. L’éthique religieuse des rapports sociaux dans les sociétés du Sud et en Europe, 1992, p. 7-31.
« Plan d’activités de la Fédération internationale des instituts des recherches sociales et socio-religieuses, 1967-1970 », in Social Compass, vol. 14, n°2, 1967, p. 139-146.
SERVAIS E., « Sociologie de la transaction sociale : repères sur la genèse de la problématique », in Pensée plurielle, n°33-34, 2013/2-3, p. 21-33.
SERVAIS O., « Louvain et l’analyse du religieux. De l’ethnologie missionnaire à l’anthropologie prospective du virtuel », in Histoire, monde et cultures religieuses, n°26 : Les mots de la « religion », 2013, p. 95-108.
SOETENS Cl. (dir.), Vatican II et la Belgique, Louvain-la-Neuve, 1996 (Sillages – ARCA, 2).

Notes relatives à la mise à jour de la notice

  • Presse-papier

  • Exporter

  • EAC