Fonds FI 289 - Archives de François Houtart

Zone d'identification

Cote

BE A4006 FI 289

Titre

Archives de François Houtart

Date(s)

  • 1947-1998 (Production)

Niveau de description

Fonds

Étendue matérielle et support

35 m.l.

Zone du contexte

Nom du producteur

(1925-2017)

Notice biographique

François Houtart, petit-fils du comte Henry Carton de Wiart (1869-1951), un des dirigeants du Parti catholique et Premier ministre belge de 1920 à 1921, est né à Bruxelles en 1925. Il étudie au collège des jésuites Saint-Jean-Berchmans à Bruxelles avant d’entrer en 1943 au grand séminaire de Malines. Il y est diplômé en philosophie en 1945, puis en théologie en 1949 et ordonné prêtre la même année. Il travaille alors avec l’abbé Joseph Cardijn, fondateur de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Entre 1949 et 1952, il est aumônier d’un service de la JOC à destination des jeunes délinquants à Bruxelles. Puis de 1954 à 1959, il assure la charge de secrétaire à l’Archevêché de Malines.

En parallèle, François Houtart poursuit une carrière académique féconde. En 1952, il est licencié de l’UCL en Sciences politiques et sociales et obtient en 1953 un certificat d’étude post-gradué en sociologie à l’Université de Chicago. Par ailleurs, il décroche en 1954 une licence d’urbanologue à l’Institut supérieur international d’Urbanisme appliqué de Bruxelles. Au plan international, François Houtart est professeur invité en sociologie urbaine et sociologie religieuse à la Sheil School de Chicago, à l’Université de Montréal, puis à l’Université de Buenos-Aires, entre 1953 et 1954. Il est ensuite chargé de cours et enseigne la sociologie de la pastorale à l’Economische Hogeschool de Tilburg entre 1957 et 1958. De 1968 à 1972, il enseigne à l’université du Sri Lanka et de 1977 à 1980, il est professeur à l’Université du Vietnam. En 1966, il est promu docteur Honoris Causa de l’Université de Notre-Dame (Indiana).

Dès 1958, il commence à enseigner à l’UCL : il est assistant chargé d’enseignement jusqu’en 1961, ensuite maître de conférence jusqu’en 1973. L’année suivante, après plusieurs voyages d’études entamés en 1970, il obtient un doctorat en sociologie portant sur le bouddhisme au Sri Lanka. Entre 1973 et 1983, il est chargé de cours à l’UCL, puis est nommé professeur et obtient une charge académique complète à la Faculté des Sciences économiques, sociales et politiques. Il occupera ce poste jusqu’à son admission à l’éméritat en 1990. Durant l’année académique 1976-1977, le Conseil d’administration de l’Université libre de Bruxelles lui attribue une Chaire Francqui, sur proposition de l’UCL, afin d’animer des cours de sociologie de la religion.

Durant sa carrière professorale, il enseigne à des élèves de licence issus de disciplines diverses : notamment en sciences sociales, en sociologie, en sciences religieuses, en catéchétique, mais aussi issus de l’Institut interfacultaire d’urbanisme. Les matières dispensées à ses étudiants traitent de la sociologie (de la pastorale, de la religion, de « l’Église en tant qu’institution »), mais aussi des relations entre l’Église et la société, sur l’action sociale, sur « l’action et interaction », ainsi que de méthodes qualitatives et de méthodes et techniques de recherche en sociologie de la religion. En outre, il a encadré de nombreux séminaires de recherche, des mémoires et des thèses.

Par ailleurs, ses fréquents voyages d’étude en Asie, en Afrique et en Amérique latine lui permettent d’apporter une dimension de terrain aux cours dispensés. Il organise également des cours d’été en sociologie religieuse, ainsi que de nombreux colloques et séminaires en collaboration avec l’UCL, le CRSR, la FERES et d’autres centres à l’international. C’est à l’occasion de ses activités académiques qu’il rencontre Camillo Torres, un prêtre colombien à qui il donne cours et qui fondera une Faculté de sociologie à l’Université de Colombie.

Dès les années 1950, François Houtart est actif sur le plan de la solidarité internationale, particulièrement en Amérique latine. Il participera d’ailleurs aux différents Forums Sociaux Mondiaux (FSM) et au Conseil International du FSM jusqu’en 2010. Il a aussi été membre de la Commission Sriglitz des Nations UNies sur la crise financière et monétaire internationale.

En 1954, il fonde à Bruxelles le Centre de recherches socio-religieuses (CRSR), qui sera fusionné en 1964 au Centre de Recherches Sociologiques (CRS) de l’UCL et sera identifié au sein de l’UCL par l’acronyme SORE. Il en assurera la présidence de 1956 jusqu’à sa fermeture en 1989. En 1958, il participe à la fondation de la Fédération internationale des instituts de recherches socio-religieuses (FERES), dont il devient le secrétaire général entre 1964 et 1974. De 1956 à 1964, Houtart est aussi secrétaire de la Conférence internationale de sociologie religieuse, fondée à Louvain en 1949 par le chanoine Jacques Leclercq.

Au sein de la FERES, il s’occupe de la coordination d’une enquête sur la situation socio-religieuse en Amérique latine de 1958 à 1962. Celle-ci comprend 43 volumes dont Houtart réalise une synthèse intitulée L’Église latino- américaine à l’heure du Concile destinée à être distribuée aux évêques présents au Concile Vatican II qui se tient de 1962 à 1965. Il participe lui-même en tant qu’expert à ce Concile dont l’un des buts est d’adapter l’Église catholique aux réalités du monde dans lequel évoluent les chrétiens. À l’occasion de la première session de celui-ci, il prend part à la rédaction de la constitution pastorale Gaudium et Spes.

De 1960 à 1999, il est rédacteur en chef et directeur de la revue Social Compass, qu’il rattache rapidement au CRSR et sera gérée par l’UCL. Cette revue traite de questions relatives à la sociologie religieuse à travers le monde.

En 1976, François Houtart fonde à Louvain-la-Neuve le Centre Tricontinental (CETRI), dont il assurera la direction jusqu’en 2010. Il s’agit d’une organisation non gouvernementale, fonctionnant comme centre d’étude, de formation et de conseils, mais également comme centre de documentation et de publication. L’objectif majeur du CETRI est de diffuser les opinions des pays du sud par rapport au développement et à la mondialisation. En 1994, le CETRI se dote d’une revue : Alternative Sud, qui servira également de vecteur de communication pour Houtart et ses collègues.

Sur la scène politique, François Houtart est également très engagé. Il agit en faveur de la justice sociale et est partisan de la théologie de la libération. Cette idée est développée dès 1970 par Gustavo Gutierrez, ami de Houtart,. Elle consiste à « analyser la société et la transformer à partir de la perspective des pauvres et les aider à la transformer ». Selon Houtart, le capitalisme est la cause de l’oppression des pauvres, et sa vision des Évangiles le pousse à soutenir les démunis. Auteur prolifique, il écrit tout au long de sa vie une soixantaine de livres et de nombreux articles engagés. En 1956, lorsque les pays non alignés se rencontrent à la conférence de Bandung, François Houtart est présent. Il fait office de consultant auprès du gouvernement sandiniste au Nicaragua et du gouvernement communiste au Vietnam. Dès les années 1950’, il se montre solidaire avec Cuba et compte Fidel Castro parmi ses amis. Lors de la visite de Jean-Paul II sur le territoire cubain en 1997, Houtart conseille le régime pour préparer l’accueil du pape. Entre 1983 et 1990, il réalise de fréquents voyages au Nicaragua afin de donner des cours de sciences sociales à l’Université Centre américaine des Jésuites dans le cadre d’un accord passé entre le Département de Sociologie de l’UCL et l’École de Sociologie de la UCA de Managua.

En 2008, Houtart est nommé membre de la commission de l’ONU traitant de la réforme du système monétaire et financier international. L’UNESCO lui décerne, en 2009, le prix Singh pour la promotion de la tolérance et de la non-violence.

Lors de la campagne pour sa candidature au prix Nobel de la Paix, fin 2010, il est accusé d’actes pédophiles commis dans les années 1970’. Il démissionne alors du CETRI et du Conseil International du FSM. Établi depuis 2010 à Quito, il enseigne à l’Université centrale d’Équateur et au sein de l’Institut des Hautes études nationales. En 2015, il reçoit le titre de professeur honoraire de l’Université Andina Sim Bolivar de Quito.

Il décède le 6 juin 2017 à la Fondation des Peuples Indigènes d’Équateur.

Histoire archivistique

Le fonds d’archives a été constitué dans le cadre des activités du chanoine François Houtart au Centre de Recherche Socio-Religieuse (CRSR) et à l’Université Catholique de Louvain (UCL).
D’après le Professeur émérite Albert Bastenier (qui a été rédacteur en chef puis directeur de Social Compass- Revue internationale de sociologie de la religion, de 1975 à 2010), interrogé en 2001, ces dossiers lui ont été confiés probablement en 1981 (*) mais il avoue qu’il n’a cependant pas porté grand intérêt à la gestion de ces documents.
Les archives ont été déplacées plusieurs fois (probablement du CRSR de Bruxelles, rue Guimard, à Leuven et ensuite à Louvain-la-Neuve) avant d’être stockées sur des étagères dans une logette/cave d’un bâtiment de l’UCL (Leclerq A-240), probablement lors de la dissolution du CRSR et de l’éméritat de F. Houtart en 1990. Les conditions de conservation dans ce local n’étaient pas adaptées à la conservation de documents d’archives. En effet, la logette était humide et certains documents en ont souffert (exemple : traces de moisissures). De plus, certaines boîtes d’archives étaient entreposées à même le sol. La logique de production (le classement du producteur), ainsi que la conservation en l’état de l’entièreté de la production n’ont pas été respectées, puisque l’on peut constater que de nombreux dossiers ont été traités et archivés partiellement ( ex : tous les dossiers concernant Vatican II, … voir autres sources)
En 2001, les archives ont été confiées par Albert Bastenier au service d’archives de l’UCL (ARCV), qui a tout d’abord sécurisé et assainit la logette afin de stopper les dégradations matérielles. Etant donné les conditions de conservation antérieures assez déplorables, et face au volume initial assez conséquent, il a fallu ensuite procéder à une décontamination des dossiers, ainsi que trouver un local adéquat au traitement et à l’évaluation. Ce n’est donc qu’en 2017, que la majeure partie de la correspondance présente dans le fonds ainsi que la plupart des rapports d’activités du CRSR ont été répertoriés et reconditionnés. Par la suite, en 2019, la description et le reconditionnement du reste des archives et l’inventaire ont été réalisés par un groupe d’étudiants en Histoire et Archives de l’UClouvain, dans le cadre d’un travail de séminaire.

  • Albert Bastenier a été l’assistant de François Houtart de 1973 à 1981. Ensuite, il est assistant mi-temps de Michel Molitor ( sur des questions de sociologie des migrations) et mi-temps PATO ( personnel administratif ) pour la revue Social Compass. Dans le courant des années 1990, il est nommé professeur à l’UCL. On ne sait donc pas en quelle année exactement Albert Bastenier est devenu responsable du fonds d’archives, mais c’est lui qui est signalé comme référent des archives au moment du don aux archives de l’UCL (ARCV).

Modalités d'entrée

Le fonds a été donné en 2001 aux Archives de l'Université par Albert Bastenier.

Zone du contenu et de la structure

Portée et contenu

Le Fonds François Houtart conservé aux Archives de l’UCL concerne une partie des activités du professeur de sociologie religieuse tant à l’UCL qu’au sein de divers centres de recherche et institutions, parmi lesquels le Centre de recherche socio-religieuse (CRSR) et la Fédération internationale des instituts de recherches sociales et socioreligieuses (FERES) pour la période 1947-1998.
Les archives comprennent principalement de la correspondance, des publications, des études, des rapports d’enquêtes, des brochures, des coupures de presse, des notes, des documents de type administratif ou encore des documentation témoignant de l’activité de François Houtart avec d’autres instituts et centres tant dans le cadre de son enseignement de la sociologie religieuse que dans le cadre de ses recherches et de son implication personnelle portant e.a. sur la sociologie religieuse, la sociologie rurale et urbaine, l’évangélisation, la vie paroissiale, l’histoire des religions.
Plus spécifiquement, les archives portant sur François Houtart en tant que professeur à l’UCL comprennent des documents ayant trait à son enseignement (des mémoires et thèses dont il est promoteur, des cours), à ses charges au sein de l’université (correspondance « administrative », notes de réunion, etc.) et à ses recherches (textes de conférence, publications, articles, participations et organisations de rencontres scientifiques, etc.).
En ce qui concerne François Houtart et le CRSR, les archives se divisent en deux grandes séries. La première se rapporte au CRSR, depuis sa création, et comprend des documents témoignant de son mode de fonctionnement (notamment correspondance du secrétariat et du personnel) et de ses collaborations. La seconde comprend les rapports, études et publications du CRSR.

Les documents se rapportant à FERES et aux nombreux centres qui y sont affiliés présentent un volet administratif (procès-verbaux, bulletins internes, rapports d’activités et financiers, brochures de présentation, correspondance, notes, listes de membres et d’instituts, documentation, articles, etc.). L’activité de FERES et des centres fédérés tant en Europe qu’au sein des autres continents et celle des centres d’Amérique latine (CERIS, ICODES, CISRAP, CISOR) se structure principalement autour de thématiques (l’évangélisation, la démographie, l’urbanisme, etc.) ou de manière géographique avec entre autres des rapports, des enquêtes, des statistiques, de la correspondance, de la documentation. Quant aux publications, elles sont accompagnées de notes, de correspondance et de documents spécifiques (formulaires d’enquêtes, coupures de presse, rapports, brochures, bulletins d’informations, programmes, statistiques, plans, etc.)

Évaluation, extraction, élimination et calendrier de conservation

Les doublons (de documents, brochures, rapports, publications, …) ont été éliminés. Ces éliminations ont été faites en majorité dès le début du traitement : plusieurs caisses de publications du CRSR ou des rapports de FERES probablement gérées par le secrétariat, ont été éliminées. Un seul exemplaire a été conservé.

Une série de doubles des rapports du CRSR et de publications de François Houtart (11 petites caisses de déménagement) ont été versés à l’ARCA en décembre 2016.

Le volume initial de près de 60 ml a été réduit, après traitement et reconditionnement, à 35 ml.

Un important travail de nettoyage et de dépoussiérage a été réalisé en amont de l’inventaire qui a donné lieu au reconditionnement des dossiers, indispensable suite aux mauvaises conditions de conservation. Les boites et dossiers avaient été endommagés par l’humidité et la poussière.

Accroissements

Aucun accroissement n’est prévu pour ce fonds d’archives.

Mode de classement

Le plan de classement a été réalisé sur base d’un classement créé très probablement par le producteur et/ou sa secrétaire, Ghislaine Lemercinier. Il est basé sur une classification en « classeurs » (le terme « classeur », correspond en réalité à une armoire à tiroirs avec dossiers suspendus) et « tiroirs » (le terme « tiroirs » correspond aux tiroirs de dossiers suspendus de l’armoire/classeur). Un exemplaire de ce classement daté de 1968 est consultable au n° 109.

Ce plan « initial » a été réorganisé car toutes les entrées n’avaient pas de dossiers, et certains dossiers n’avaient pas d’entrées. Ouvrir le fonds à la recherche, de manière logique et intelligible, tout en gardant une cohérence par rapport à celle du producteur a été la priorité.

La première étape a été de supprimer toutes les entrées sans dossier correspondant. Le résultat de cette première étape est le suivant :
Classeur 1 :
• Tiroir 1 : CRSR - Organisation générale
• Tiroir 2 : CRSR- Etudes, travaux et documentation
• Tiroir 3 : Concile Vatican II
• Tiroir 4 : CRSR- Secrétariat et Ford Foundation
Classeur 2 :
• Tiroir 1 : Amérique latine
• Tiroir 2 : FERES-Amérique latine
• Tiroir 3 : Instituts et centres belges
• Tiroir 4 : François Houtart-Personnel
Classeur 3 :
• Tiroir 1 : FERES- Centres fédérés
• Tiroir 2 : FERES - Administration et secrétariat + CISR
• Tiroir 3 : Instituts et centres catholiques internationaux
• Tiroir 4 : Instituts et centres internationaux
Classeur 4 :
• Tiroir 1 : François Houtart-Personnel

Tout en respectant au mieux l’organisation originelle du producteur, le plan de classement proposé est articulé autour de la personnalité de François Houtart et des différentes fonctions qu’il a exercées au sein des diverses organisations, mais également autour des relations qu’il a entretenues avec d’autres organismes. Il contient ainsi cinq séries :
1) François Houtart et ses activités académiques
2) François Houtart et le CRSR
3) François Houtart et l’Amérique latine
4) François Houtart et FERES
5) François Houtart et ses relations avec d’autres centres et organisations

La première série contient tous les documents ayant trait aux activités académiques de François Houtart, comme les mémoires et thèses qu’il a encadrés, mais également ses publications, ses conférences, les cours qu’il a donnés et sa correspondance.

Pour la deuxième série, le plan initial n’a été que peu modifié. Deux grandes “sous-séries” ont été créées : une série “Administration du CRSR” (qui regroupe l’organisation générale et le secrétariat) et une série “Etudes et travaux” (qui regroupe aussi la documentation). L’entrée “Concile Vatican II” a été supprimée car elle ne contenait que les publications “Bilan du monde” classées dans la 4e série “François Houtart et FERES” puisque FERES a assuré leur édition (le premier volume, bien qu’édité par le CRSR, a été placé dans cette série afin de faciliter le travail du chercheur).

La troisième série (Houtart et l’Amérique latine) a été créée afin de faciliter la recherche au sein du fonds et de pointer le caractère singulier des recherches sur l’Amérique latine pour François Houtart. Il en a été fait une série à part entière plutôt que de l’intégrer sans logique dans d’autres séries. On y retrouve donc tout ce qui concerne l’Amérique latine en dehors de FERES. Tout ce qui a trait aux centres d’Amérique latine affiliés à FERES ou aux dossiers sur “FERES-America Latina” se trouve dans la série “François Houtart et FERES”.

Ainsi, la quatrième série “François Houtart et FERES” a été créée sur base du classeur 3. Elle contient plusieurs sous-séries, rendant compte des nombreuses activités de FERES :
• “Administration de FERES”
• “Documentation, publications et études de FERES”
• Et une sous-série par continent.
Dans le plan initial, les centres affiliés à FERES étaient regroupés sous l’appellation “FERES-centres fédérés” et “FERES-Amérique latine” mais il a été choisi, par souci de cohérence, que les centres soient regroupés par continent.

Enfin, la dernière série regroupe trois sous-séries au sein desquelles le chercheur trouvera les différents centres et organismes avec lesquels Houtart était en relation. Les centres étaient absents du plan initial, et ont dû être ajoutés en fonction des documents découverts et décrits dans ce fonds. Le CISR et la Ford Foundation ont également été placés dans cette série.
Les trois sous-séries sont :
• Les centres internationaux catholiques
• Les centres internationaux
• Les centres belges.

Au sein de chaque série, les descriptions sont classées par ordre chronologique ou thématique, ou dans certains cas, comme pour les centres affiliés à FERES, ou pour les sous-séries de la série 5, par ordre alphabétique des centres.

Zone des conditions d'accès et d'utilisation

Conditions d’accès

Le fonds est librement consultable dans les conditions fixées par le règlement des visiteurs aux Archives de l'Université.

Conditions de reproduction

La reproduction (photocopies ou saisies numériques) des archives est autorisée uniquement dans le cadre d'un usage privé ou scientifique avec l'accord de l'archiviste et dans le respect des règles et tarifs en vigueur aux Archives de l'Université. La reproduction est réalisée de manière "fragmentaire", en toute innocuité pour le document et dans le respect de la législation en matière de droit d'auteur. Une copie de ces prises de vue doit être déposée aux Archives.

Langue des documents

  • allemand
  • anglais
  • coréen
  • espagnol
  • français
  • grec
  • hindi
  • hongrois
  • indonésien
  • italien
  • japonais
  • latin
  • néerlandais
  • portugais
  • russe
  • vietnamien

Écriture des documents

Notes sur la langue et l'écriture

Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

Instruments de recherche

Zone des sources complémentaires

Existence et lieu de conservation des originaux

Existence et lieu de conservation des copies

Unités de description associées

François Houtart a lui-même décidé de répartir ses archives entre différents centres en fonction de la nature des dossiers. Un courrier du 1er mai 2013 adressé aux différents centres d’archives, intitulé État des archives (Fonds APA-AML, MLPA 00452) en fait référence.
En plus des archives répertoriées dans cet inventaire, lesquelles concernent essentiellement ses activités académiques et son implication au CRSR et à la FERES, on peut trouver aussi des archives notamment à l’ARCA et à l’AML.
Les Archives du Monde Catholique (ARCA) à Louvain-la-Neuve, (https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/rscs/arca) sont dépositaires d’un fonds « Papiers du chanoine Houtart », contenant essentiellement des publications (une base de données bibliographiques, élaborée par le Prof. Eduardo Crivisqui consultable sur demande), des notes dactylographiées, des notes de cours et syllabi, des notes pour des conférences, …. Ces archives couvrent une période allant de 1949 à 2013. L’ARCA conserve également un fonds concernant le « Centre Tricontinental (CETRI) », centre créé par François Houtart en 1976. Ce fonds concerne des dossiers de travail, des dossiers de documentation, mais aussi des documents relatifs aux publications du Centre (Alternative Sud).
Les Archives et Musée de la Littérature (AML), à Bruxelles, possèdent un fonds « François Houtart », qui fait partie du projet APA-AML (Archives pour l’Autobiographie), qui collecte des fonds d’autobiographies inédites (égo-documents : des récits de vie, journaux personnels, correspondances inédites). Les archives de François Houtart (déjà dépouillées et consultables en ligne : http://www.aml-cfwb.be/catalogues/general/auteurs/128609 ) sont donc tout aussi bien des récits et notes de voyages, de la correspondance (notamment avec Mgr Suenens), des annonces et affiches de conférences mais aussi des objets personnels et des distinctions. L’AML édite des comptes rendus de l’état d’avancement de l’inventaire dans sa revue : Actualités du Patrimoine Autobiographique aux AML (http://www.aml-cfwb.be/archives/fondsapaaml).
Le Centre Lumen Gentium (Centre de l’UCLouvain collectant les Archives du Concile Vatican II) conserve aussi un fonds « François Houart » (CLG5) concernant ses activités et son implication lors du Concile Vatican II. Les « Cahiers de la Revue théologique de Louvain » (n°21) ont publié l’inventaire : SOETENS, Claude, THILIS, Gustave, HOUTART, François et MOELLER, Charles, Concile Vatican II et Eglise contemporaine. t.1 : Inventaire des fonds Ch. Moeller, G. Thils, Fr. Houtart, Louvain-la-Neuve, UCL, 1989. Tous les fonds du Centre Lumen Gentium ont été déposés aux Archives de l’Université en 2010.
François Houtart a également remis les ouvrages constituant sa bibliothèque personnelle à la Bibliothèque des sciences économiques, sociales, politiques et de communication (BSPO) à Louvain-la-Neuve.
Vu son parcours international, il est probable que d'autres archives soient en la possession d’organisations ou d’institutions étrangères ayant un lien avec la FERES.

Descriptions associées

Zone des notes

Note

L’index des centres et associations, ci-dessous, vise à aider le chercheur à mieux comprendre les acronymes contenus dans l’inventaire. Lorsque cela a été possible, quelques éléments de contexte, tels que la date ou le lieux de création, ont été ajoutés.
• ACPO - Acción Cultural Popular (Bogotá)
• ACR - Action Catholique Rurale : terme désignant l’ensemble des mouvements créés par l’Eglise au 19e siècle à destination de diverses catégories de la société dans un but social.

  • ACSS : American Catholic Sociological Society

• AFI - Auxiliaires Féminines Internationales : collectivité fondée en 1937 à l’initiative du père Vincent Lebbe.

  • AIS : Association internationale de Sociologie

• AMAC - Asociación de Mujeres de Acción Católica : fondé en 1945 par Monseigneur Rafael Larraín à Santiago.
• AMECEA - Association of Member Episcopal Conferences in Eastern Africa
• API - AMECEA Pastoral Institute
• ASS -The American Sociological Society
• ATC - Académie de Théologie catholique
• BIT - Bureau International du Travail
• CARA - Center for Applied Research in the Apostolate
• CCCS - Centrum coordinationis communicationum sinodi
• CCDEH- Centre de coopération pour le développement économique et humain
• CCIC : Centre Catholique International de Coordination avec l’UNESCO : crée à Paris en 1947, à l’initiative de Monseigneur Roncalli.
• CCSR – Centre catholique de Sociologie Religieuse
• CECAL - Centre d’échanges et coopération pour l’Amérique latine
• CEFEPAL - Centrum voor Franscaanse Pastorale Studies in Latijns-Amerika
• CELAM - Conseil épiscopal latino-américain : créé durant la Conférence œcuménique de Rio de Janeiro, qui se tint du 25 juillet au 04 août 1955. L’objectif du conseil est de rassembler, lors d’une assemblée ordinaire, l’ensemble des évêques de l’Église catholique de l’Amérique latine et des Caraïbes.
• CERA - Centre d’étude des religions africaines
• CERAS - Centre d'Études et de Recherches d'Action Sociale
• CERIS - Centro de Estatística Religiosa e Investigaçöes Sociais (Brésil): fondation à vocation sociale créée en 1962 et liée à la CNBB et à la CRB.
• CETRI – Centre Tricontinental : organisation non gouvernementale basée à Louvain-la-Neuve et fondée en 1976, qui occupe la fonction de centre d’étude, de publication, de documentation et d’éducation permanente au sujet de développement et des rapports Nord-Sud.
• CIAS - Centro de Investigaciones y Acción Social (Argentine) : organisation jésuite fondée en 1968 à l’instigation de Pedro Arrupe et dédiée à la recherche sociale.
• CICOP - Catholic Inter-American Cooperation Program
• CID - Centre International pour le Développement : fondé par le sociologue brésilien Josué de Castro lors de son exil en France durant l’année 1964.
• CIDESA - Centre International de Documentation économique et sociale africaine
• CIDSE - Coopération Internationale pour le développement socio-économique
• CIEC - Confederación Interamericana de Educación Católica : créée par le Premier Congrès de l’Education Catholique en 1945. Le nom « pendant » en anglais est Catholic International Education Office
• CIEDOP - Centre interdisciplinaire d'études et de documentation politiques
• CIF - Center of Intercultural Formation
• CIMS - Centre de Investigaciones Motivacionales y Sociales
• CIRIS - Centro Internazionale di Ricerche Sociali
• CIS - Centro de Investigaciones Sociales (Colombie)
• CISEPA - Centro de Investigaciones Sociales Económicas Políticas y Antropológicas (Pérou) : centre de recherche en sciences sociales fondé en 1966 à la Pontificia Universidad Católica del Perú.
• CISIC - Centro Internazionale Sociale Istituzione Clero
• CISOR - Centro de Investigaciones Sociales y Socio-Religiosas (Argentine)
• CISR - Conférence internationale de Sociologie Religieuse : créée en 1948 à Louvain, l’association a rassemblé durant plusieurs années des clercs issus d’Europe, puis elle est devenue une organisation scientifique internationales dont les recherches portent sur les relations entre la religion et la société.
• CISRAP - Centro de Investigaciones Socio-Religiosas de la Arquidiócesis de Panamá
• CLASC - Centrale latino-américaine des syndicats chrétiens : crée en décembre 1954 par la Confédération internationale des syndicats chrétiens à Santiago au Chili.
• CMSM - Conference of Major superiors of men (USA)
• CMT - Confédération mondiale du travail : internationale syndicale chrétienne fondée en 1919 à La Haye. Jusqu'en 1968, elle s'appelait Confédération internationale des syndicats chrétiens(CISC).
• CNBB - Conferencia Nacional dos Bishop do Brasil : fondé en 1952 à Rio de Janeiro, dans le but de rassembler les évêques catholiques du Brésil.
• CODESA - Centro Operacional de Desarrollo (Colombie)
• COPASCO - Commission pastorale pour les Constructions et les Structures Géographiques Ecclésiales
• CPMIB - Centre pastoral des missions intérieures de Belgique
• CRB : Conferencia dos Religiosos do Brasil

  • CRC : Conférence religieuse canadienne

• CRESR - Centre régional d’études socioreligieuses (Lille, France)
• CRSR Centre de Recherches Socio-Religieuses (UCL)
• CSC - Confédération des syndicats chrétiens de Belgique : fondé en 1912.
• CSCW - Church Society for College Work
• CSUR - Centre de Sociologie urbaine et rurale (UCL)
• DESAL - El Centro para el Desarrollo Económico y Social de América Latina : créé par les jésuites en 1961 au Chili.
• EFLE - Eritreans for Liberation in Europe (Erythrée)
• EMI - Entraide Missionnaire Internationale : association d’entraide Suisse créée en 1965 dont le but est d’offrir une assistance sociale et économique aux religieux, missionnaires et membres du clergé.
• ERE - Ecumenical Research Exchange
• FID - International Federation for Documentation : organisation française fondée en 1895.
• FIJC – Fédération internationale des jeunes catholiques : fédération ayant existé de 1948 à 1968.
• FIUC - Fédération Internationale des Universités Catholiques
• FNCD - Fonds National pour la coopération au développement : organisation fondée suite à l’indépendance du Congo par « l’Entraide Socialiste » en 1963, dont le but principal était la conduite de micro-projets de développement en Afrique.
• GEP - Groupe d'études pastorales
• IBEAS - Instituto Boliviano de Estudio y Acción Social : fondé en 1963 à La Paz dans le but de coopérer avec d’autres associations dans le développement du pays sous les aspects économique, social et spirituel.
• ICARES - Internationales Katholischen Institut für Kirchliche Sozialforschung
• ICMC - The International Catholic Migration Commission, CICM : Commission Internationale catholique pour les Migrations : il s’agit d’une organisation non-gouvernementale fondée en 1951 et agissant dans le domaine de la migration et de l’assistance aux réfugiés.
• ICODES - Instituto colombiano de desarrollo social (Colombie, Bogota)
• IDOC - International Documentation on the Contemporary Church
• IKS - Institut für Kirchliche Sozialforschung (Vienne) : fondé par l’archevêque Jachym en 1952, était initialement une branche de l’ICARES.
• ILADES - Instituto Latinoamericano de Doctrina y Estudios Sociales (Chili, Santiago)
• IMES - Instituto Mexicano de Estudios Sociales, a.c. : fondé en 1960.
• INCIDI - Instituts internationaux des Civilisations différentes : association basée en Belgique, anciennement « Institut Colonial International » (fondé en 1894), puis refondu en « Institut International des Sciences Politiques et Sociales Appliquées aux Pays de Civilisations Différentes » et rebaptisé INCIDI en 1954. Avait pour mission l’étude et la discussion au sujet des contacts interculturels notamment avec les pays du sud.
• INODEP - Institut Œcuménique au service du Développement des Peuples : fondé en 1970 par Paolo Freire.
• IRFED - Centre de Formation et de Recherche en vue du Développement harmonisé : association française créée par le prêtre Louis-Joseph Lebret en 1958, ayant pour objet la formation et l’animation dans les zones rurales.
• IRSCR - Institut de recherche socio-culturelle et religieuse
• ISA - International Sociological Association : fondé à partir de 1948 à l’initiative du Département de Sciences Sociales de l’Unesco.
• ISARES - Institut supérieur africain de recherches économiques et sociales
• ISAV - Instituto de Sistemas Audio-Visuales (Colombie)
• ISI - Institut international de statistique : fondé en 1885 lors d’un congrès de la Royal Statistical Society à Londres.
• ISPA - Instituto de Sociología y Pastoral Aplicadas
• ISS - Institute of Social Studies : école supérieure de sciences sociales indépendante et internationale, fondé en 1962 par le gouvernement néerlandais la Haye

  • ISSR : Institut Supérieur des Sciences Religieuses de l'UCL
  • ITECO : International Technical Cooperation

• IWGIA - International work group for indigenous affairs
• JOC - Jeunesse ouvrière chrétienne : association chrétienne de jeunes du milieu ouvrier créée en Belgique en 1925 par le père Joseph Cardijn.
• KASKI - Katholiek Sociaal Kerkelijk Instituut : institut socioreligieux catholique néerlandais fondé en 1946 et menant des recherches au sujet de l’évolution de la religion et la philosophie au sein de la société. Il est parfois aussi signalé comme « KSKI».
• KSKI - Katholiek Sociaal Kerkelijk Instituut
• LOCCUM - Evangelische Akademie Locuum
• MARC - Mission Advanced Research & Communication Center
• MEB - Mouvement d’Éducation de Base
• MIJARC - Mouvement International de la Jeunesse agricole et rurale catholique : organisation internationale fondée en 1954 et dédiée à la jeunesse issue du monde rurale. Il rassemblait dans un premier temps principalement les mouvements catholiques d’Europe, puis il s’étendit à l’échelle mondiale par la suite.
• MMTC - Mouvement mondial des Travailleurs Chrétiens
• NCWC - National Catholic Welfare Council : réunion annuelle de la hiérarchie catholique américaine fondée en 1919.
• OCCAL - Office Catholique Canadien de l'Amérique Latine
• OCIPE - Office catholique d'Information sur les Problèmes Européens : organisme crée en 1956 à Strasbourg, dont le but principal est de travailler sur des sujets éthiques liés à la « construction européenne ».
• OCSHA - Obra de cooperación sacerdotal hispanoamericana : créé le 4 juin 1949 en Espagne, sous l’impulsion du prêtre Maximino Romero (1911-1966). Avait pour objectif la collaboration entre l’Église d’Espagne et l’Eglise catholique en Amérique Latine, notamment en répondant à la pénurie de prêtres latino-américains par l’envoi de prêtres espagnols volontaires.
• OIC: Organisations Internationales Catholiques : fondé à Fribourg (Suisse) en 1953.
• OIEC - Office International de l'Enseignement Catholique : organisme fondé à Lucerne (Suisse) en 1952.
• PLP - Parti de la Liberté et du Progrès
• SEDOS - Servizio di Documentazione e Studi
• SELA - Socio-Economic Life in Asia
• SODEGEC – Société d’Analyses Sociales, Démographiques et Économiques
• SORE – Centre de Recherches Socio-Religieuses
• UCCI – Union catholique de coopération interraciale
• UCISS – Union Catholique Internationale de Service Sociale, créé en 1925 par Victoire Cappe et Maria Baers
• UFER - International Movement for the Fraternal Union of all Races and Peoples
• UKI - Ungarisches Kirchensoziologisches Institut

  • UMC : Union missionnaire du clergé

• UNESCO – United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization
• UNIAPAC - The International Christian Union of Business Executives : fondé en 1931, sous le nom de «Conférences Internationales des Associations de Patrons Chrétiens» entre les associations de patronats chrétiens de France, Belgique et Hollande (avec des observateurs de l’Italie, Allemagne et Tchécoslovaquie), à l’occasion du 40ème anniversaire de l’encyclique Rerum Novarum.

  • WCRP : World Conference on Religion and Peace
  • YMCA Belgique : Alliance Nationales des Unions Chrétiennes de Jeunes Gens de Belgique

Identifiant(s) alternatif(s)

Points d'accès

Points d'accès - Genre

Zone du contrôle de la description

Identifiant de la description

Identifiant du service d'archives

BE A4006

Règles et/ou conventions utilisées

Les descriptions archivistiques sont conformes à la seconde édition de la "Norme générale et internationale de description archivistique" (ISAD-G,1999). Ces descriptions archivistiques ont été encodées en XML EAD et respectent également les normes de catalogage suivantes : RDA-FR, AFNOR NF Z 44-060, AFNOR NF Z 44-061 et AFNOR NF Z 44-081.

Statut

Final

Niveau de détail

Moyen

Dates de production, de révision, de suppression

Les descriptions archivistiques, le classement et l'encodage sur AtoM ont été réalisés entre février et juin 2019 par les étudiants en archivistique Elodie Bardi, Alicia Basone, Elise Bayers, Xavier Dabe, Louise Derycke, Richard Gaudier, Robin Geens, Patrick Martin, Sarah Minne et Camille Pierre sous la supervision des archivistes Véronique Fillieux et Cathy Schoukens.

Langue(s)

  • français

Écriture(s)

Sources

Note de l'archiviste

L'inventaire a été réalisé par les étudiants en archivistique Elodie Bardi, Alicia Basone, Elise Bayers, Xavier Dabe, Louise Derycke, Richard Gaudier, Robin Geens, Patrick Martin, Sarah Minne et Camille Pierre sous la supervision des archivistes Véronique Fillieux et Cathy Schoukens.

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