Les archives concernent la formation, les activités d'enseignement, les activités de recherche, les affaires ecclésiastiques et les publications du professeur Justin Mossay de 1938 à 2010. Il y a également quelques archives personnelles.
Mossay, JustinLes archives reflètent le parcours professionnel de Jacques Ryckmans en tant que spécialiste de la philologie et de l’histoire orientales ainsi que des études sud-arabes.
Les archives témoignent des activités exercées par Jacques Ryckmans en tant qu’enseignant au sein de l’Université catholique de Louvain, que membre de l’Institut orientaliste et que chercheurs. Elles comprennent également ses distinctions honorifiques et une importante correspondance avec principalement d’autres chercheurs scientifiques et institutions.
Ces archives reprennent les expéditions qu’il a effectuées pour la recherche en Arabie, à Khirbet Mird et au Yémen. Il y a également une documentation très importante relative à l’études et l’analyse d’inscriptions sud-arabiques dont il est spécialiste. Cette partie contient de nombreuses photographies de différents inscriptions que Jacques Ryckmans a étudiées.
Une grande partie des archives est également consacrées aux préparations et publications de nombreux de ses travaux scientifiques, dont la réalisation du « Dictionnaire Sabéen » dont il est l’initiateur. Les archives comprennent également ses participations et interventions aux colloques et séminaires relatifs à son domaine d’étude. (Les archives de Jacques Ryckmans se composent également d'une caisse de diapositives encore non traitées.)
Les archives de Jacques Ryckmans peuvent être utiles à tous chercheurs en études orientales ainsi que pour ceux intéressés aux cours académiques dans ce domaine. De fait, il y a les dossiers des préparations des cours que Jacques Ryckmans a dispensés à l'Université catholique de Louvain (I’art islamique, la grammaire comparée des langues sémitiques, l’histoire des écritures orientales, l’introduction de l’Islam, les institutions de l’Islam et les relations entre judaïsme et christianisme dans l’histoire pré-moderne). Le travail d’épigraphie pour les écritures sud-arabiques y est également très présent et important et intéresseraient donc tous spécialistes dans cette matière.
Correspondance, travaux, dossiers de préparation de cours.
Ryckmans, JacquesL’expédition belge Philby-Ryckmans-Lippens, menée par l’Université catholique de Louvain en 1951-1952 est réputée être la seule mission scientifique ayant systématiquement exploré l’Arabie centrale. Elle a permis la constitution d’un fonds documentaire unique, révélant des éléments très méconnus – et parfois disparus – de l’histoire de l’Arabie préislamique. Réalisée à l’invitation du roi Abd al-Azîz Ibn Saoud, est conçue comme un voyage au sein de la partie méconnue des provinces méridionales de l’Arabie, sur 5400 km de désert, couvrant la vieille route au départ de Jeddah, vers Ta'if, Turaba, Bisha, Abha, Kuhayf et Najrân et ensuite le nord vers Kawkab, Dam et Riyad, territoires éminemment importants pour l’expansion culturelle de la Péninsule. Cette expédition, connue sous le nom Philby-Ryckmans-Lippens, constitue la première et la seule expédition exploratoire dans le désert arabique (il y a eu des fouilles ponctuelles dans le Nord de l'Arabie, en rapport avec les Nabatéens entre autres, dans les Emirats et à Oman mais jamais plus une telle mission). Cette expédition, en plus des informations topographiques de première main, a permis le rassemblement de résultats épigraphiques de tout premier plan pour la période couverte par les inscriptions : 8e s. av. JC - 2e s. apr. JC. C’est dire si les archives ayant trait à cette expédition contiennent des données uniques, et ce d’autant plus qu’elles sont difficiles à retrouver sur le terrain aujourd'hui et qu’elles s’avèrent n’être que partiellement exploitées et largement inédites. Ainsi, 12000 inscriptions, en très grande majorité préislamiques et écrites dans diverses langues sud-arabiques et nord-arabiques, ont été copiés (photographies et dessins). Parmi celles-ci, 9000 sont thamudiques et ayant de fait multiplié par cinq le nombre des textes de ce type connus en 1951-1952. De plus, les scientifiques ont ramené un petit groupe de textes historiques en sabéen tardif provenant du voisinage de Najran, Kawkab, et de la route de l’ancienne caravane traversant l’Arabie. Cette expédition constitue donc une étape fondamentale dans la recherche du domaine.
Plus largement, les archives comprennent également :
- des cartes géographiques détaillées tracées par les membres de l'équipe : il s'agit des premières cartes détaillées de l'Arabie centrale. Ces cartes ont été les plus détaillées pendant des années et elles ont été utilisées par les grandes compagnies pétrolières pour trouver du pétrole.
- de la documentation ethnographique
- les notes personnelles des Professeurs Gonzague et Jacques Ryckmans et du capitaine Philippe Lippens, parmi lesquelles des journaux de voyage concernant l’expédition, détaillés km par km et agrémentés d’innombrables croquis (inscriptions, paysages, etc).
- copie tapuscrite du journal de Philby (par ailleurs explorateur anglais qui a travaillé à l’exploration géologique de la Péninsule arabique toute sa vie et qui fut aussi agent secret britannique ayant travaillé avec Lawrence d’Arabie).
- des plaques de verre
- des syllabi et documents préparatoires aux cours académiques de Jacques Ryckmans,
- des photographies (argentiques et négatifs) : Membres de l'expédition ; membres de l'équipe diplomatique belge ; membres des tribus bédouines arabes rencontrées
- Inscriptions en langues sud-arabiques et nord-arabiques ; art rupestre ; inscriptions arabes.
- de la correspondance (lettres postales) entre Jacques Ryckmans et ses collègues internationaux, discutant les inscriptions relevées durant de cette mission, dans la période 1950-1970.
- des empreintes de sceaux sud- et nord-arabiques en plâtre
- des objets archéologiques donnés aux membres de l’expédition en récompense de leur investissement dans les études de l’Arabie ancienne.