Le 21 février 1949, un arrêté royal accorde la personnalité civile au Centre universitaire congolais Lovanium. La décision d'installer cette dernière à Léopoldville est prise l'année suivante. En 1953, le chantier de la future université s'ouvre sur le plateau de Kimwenza. En janvier 1954, une première année pré-universitaire est organisée et le 12 octobre de la même année, la toute première année académique s'ouvre.
Le 3 février 1956, un arrêté royal transforme officiellement le Centre universitaire congolais Lovanium en Université Lovanium.
Le 2 juillet 1960, suite à l'indépendance du Congo, l'ancien Conseil d'administration transfère son pouvoir au nouveau siégeant au Congo.
En juin 1971, une loi zaïroise change le nom de Lovanium en Université de Kinshasa. Elle est intégrée, le 6 août 1971, à l'Université nationale du Zaïre. Aujourd'hui elle est connue sous le nom d'Université de Kinshasa.
Rattachées à la Faculté des sciences, les "Écoles spéciales" (dont le nom complet a régulièrement changé au fil du temps) assuraient la formation des ingénieurs.
Utilisation des différentes dénominations dans les "Annuaires de l'Université catholique de Louvain" :
- École des mines et des arts et manufactures : Annuaire 1865.
- Section des mines, du génie civil et des arts et manufactures : Annuaire 1866.
- Écoles spéciales des mines, des constructions et des arts et manufactures : Annuaire 1867.
- Écoles spéciales des arts et manufactures, des constructions et des mines : Annuaire 1867.
- Écoles spéciales des arts et manufactures, du génie civil et des mines : Annuaires 1868 à 1915-1919.
- Écoles spéciales des arts et manufactures, d’architecture, du génie civil et des mines : Annuaires 1891 à 1892.
- Écoles spéciales des mines, des constructions civiles, des arts et manufactures et d’architecture : Annuaires 1893 à 1899.
- Écoles spéciales des mines, des constructions civiles, des arts et manufactures, d’architecture et d’électricité : Annuaires 1900 à 1915-1919.
- Écoles spéciales des mines, du génie civil, des arts et manufactures, d’architecture et d’électricité : Annuaires 1915-1919 à 1960-1961.
Édouard Boné, jésuite et professeur (paléontologie) à l'Université catholique de Louvain.
L'École s'enrichit en 1908 d'une section coloniale, et en 1913 d'une section financière. Dans les Annuaires de l'Université catholique de Louvain on trouve l'appellation "École des sciences commerciales, consulaires et coloniales" à partir de l'Annuaire 1910 (tout en maintenant par ailleurs le nom "École des sciences commerciales et consulaires")
C'est en 1897 que fut fondé l'Ecole des Sciences Commerciales et Consulaires de l'Université catholique de Louvain.
En 1929 se créa une section chargée de l'enseignement et de la recherche en économie. Le nom "Institut des sciences économiques" est le premier nom utilisé et ce jusqu'en 1937, lorsqu'il reçut le statut de département autonome.
L'Institut des sciences économiques est créé au sein de l'École des sciences économiques lors de la réorganisation de 1941.
Lors de la constitution de la Faculté des Sciences Economiques, Sociales et Politiques, en 1950, l'ISE , l'institut des Sciences Economiques avait pour mission d'assurer l'enseignement et la recherche dans le domaine de l'Economie Politique et ses disciplines s'y rattachant.
Les différentes orientations et activités de l'Institut étaient réparties en 5 centres de recherches : l'IRES ( Institut de Recherches Economiques) et l'unité ECOS ( Economie et Société), le CORE ( Center for Operations Reserach and Econometrics), le CRIDE ( Centre de Recherches interdisciplinaires Droit-Economie) et le DVLP ( Centre de Recherches des Pays en Voie de développement).
Frédéric Antoine, professeur (communication) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-Pierre Nandrin, historien et professeur aux Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles.
Philippe Marion, professeur (communication) à l'Université catholique de Louvain.
Le Centre Lumen Gentium (CLG) a été créé en 1982 avec le dépôt progressif des archives conciliaires exceptionnelles d’experts belges au concile Vatican II, membres de la "squadra belga", comme Ch. Moeller, G. Thils, Fr. Houtart, A. Prignon, J. Dupont ou B. Olivier. D’abord dédié à la publication des inventaires de ces papiers et à l’étude historique du concile Vatican II, le Centre a étendu ses recherches, historiques et théologiques, à l’Église contemporaine dans son ensemble.
Daniel Peraya, professeur (communication) à l'Université de Genève, chargé de cours invité à l'Université catholique de Louvain.
Clémentine Madiya Nzuji, épouse Faïk, professeure (littérature et culture africaines) à l'Université catholique de Louvain, notamment au sein de l'Unité d’anthropologie culturelle et du langage.
Jean-François Dumont, journaliste et professeur, notamment chargé de cours à l'Université catholique de Louvain.
Formation
Études secondaires à l’Institut Saint-Joseph à La Louvière, 1941
Docteur en science UCL, 1948
Attaché au Laboratoire de Recherches de l'Institut National des Mines à Pâturages, 1948- 1949
Séjour d'étude à l'Université d'Utrecht, Laboratorium voor Kristalkunde (prof. J. M. Bijvoet), un an, 1953-1954
Académique
Aspirant, chargé de recherches puis chercheur qualifié du FNRS, 1949-1954, au Laboratoire de Walter Mund
Chargé de cours en 1954
Professeur ordinaire en 1958
Président du Conseil de la Faculté des sciences UCL de 1976 à 1983
Membre du Conseil de la recherche
Titulaire des enseignements de chimie physique et de cristallographie
Responsable de l'Unité CMPC, Laboratoire de recherches en Chimie physique et Cristallographie
Professeur visiteur à la Faculté des Sciences de l'Université de Bruxelles depuis 1975
Titulaire de la Chaire Franqui à l'ULB
Sociétés scientifiques
Membre de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique
Membre et Vice-président du Comité national de Chimie
Membre du Comité National de Biophysique
Membre du Comité National de Cristallographie
Président de la Société Chimique de Belgique, 1975-1977
Président de la Division de Chimie physique de la Société chimique de Belgique
Président du groupe de contact « Structures moléculaires par les méthodes de diffraction » du FNRS
Membre de la 5ème Commission (Chimie physique) du FNRS
Président du Jury « Sciences Chimiques » du Prix Empain de la Fondation Universitaire Président du Comité de Gestion du Bulletin des Sociétés Chimiques Belges
Membre du Comité de rédaction du Journal of Crystal and Molecular Structure
Membre du Comité scientifique pour la construction du synchotron européen de Grenoble
Distinctions
Prix Jean Stas de l'Académie royale de Belgique en 1948
Prix F. Swarts en 1951
Lauréat du Travail (médaille d'or) au titre de la Recherche Scientifique Prix Wettrems de l'Académie Royale de Belgique
Prix A. De Patter de l'Académie Royale de Belgique Prix Triennal de la Société Chimique de Belgique, 1968.
Bruno Henry de Frahan, professeur (économie, politique agricole) à l'Université catholique de Louvain.
Jean Pierre Mercier, professeur (chimie organique, physique des polymères) à l'Université catholique de Louvain.
Jean Roels, professeur (droit) à l'Université catholique de Louvain.
En 1981, le Centre général de documentation (CGD), la Bibliothèque de philosophie et lettres (BFLT) et la Bibliothèque de théologie (BTEC) se trouvent regroupés dans les collèges Descamps et Érasme. Elles forment alors les "Bibliothèques regroupées", qui deviennent en 1989 une structure officielle sous le nom de Bibliothèque générale et de sciences humaines (BGSH).
Professeur de droit canon à l'Université catholique de Louvain (1889), Prélat domestique de S. S. Pie X (1907) et recteur du Collège Américain de Louvain (1898).
Érigée le 7 mars 1432 par le pape Eugène IV dans le cadre de la jeune université de Louvain, la Sacra Facultas theologica comportait au début cinq professeurs, auxquels vinrent s'ajouter au cours du XVIe s. quatre professeurs "royaux", destinés à renforcer la résistance au protestantisme.
Au XVe s., les études prenaient normalement onze ans, mais la durée en fut progressivement réduite à sept. Les étudiants devaient non seulement suivre des cours, mais prendre part à des discussions régulières et, durant les dernières années, faire eux-mêmes cours aux débutants. La plupart se contentaient du reste du baccalauréat, qu'on obtenait après 4 ans. Certains complétaient leur programme en suivant également des cours de grec et d'hébreu au Collège des Trois Langues.
Les maîtres du XVe s. s'intéressèrent surtout à des questions de morale et la Faculté resta d'abord assez imperméable aux progrès de l'humanisme, mais peu à peu elle s'ouvrit aux recherches de théologie positive et Érasme, qui s'était d'abord heurté à de vives oppositions, devait finalement rendre hommage aux théologiens de Louvain, qu'il jugeait "moins sophistes que ceux de Paris".
C'est à Louvain que fut rédigée, à la fin de 1519, la première censure de toute la chrétienté contre les écrits de Luther. Et en 1544, la Faculté rédigea, à l'intention des prédicateurs, un résumé des vérités religieuses spécialement battues en brèche par le novateur, qui est considéré par Mgr Jedin comme la meilleure réalisation de la théologie prétridentine.
Plusieurs professeurs louvanistes prirent une part active au concile de Trente et, au lendemain de celui-ci, la Faculté continua à jouer un rôle notable dans la Contre-Réforme, notamment en élaborant dès 1546 le premier catalogue de livres censurés et en préparant la célèbre édition de la Bible polyglotte de Plantin (1583). On doit également aux maîtres de Louvain une édition des œuvres complètes de saint Augustin (1576-1577) qui fut considérée comme la meilleure pendant plus d'un siècle.
Très attachée à l'augustinisme, la Faculté de Louvain allait se voir entraînée dans d'âpres discussions qui la mirent aux prises avec les jésuites et qui culminèrent dans la controverse janséniste. Mais, comme l'ont bien montré les publications du Père Ceyssens, la très grande majorité des théologiens de Louvain n'étaient pas à proprement parler des jansénistes, mais simplement des augustiniens, hostiles au molinisme et plus encore au laxisme, qu'ils contribuèrent du reste à faire condamner par Rome en 1679.
En froid avec le Saint-Siège à propos du jansénisme, la Faculté de théologie de Louvain apparut par contre de plus en plus au cours du XVIIIe s. comme un bastion de l'ultramontanisme. Fermée une première fois en 1786 par Joseph II, qui la remplaça par un Séminaire général, elle disparut avec l'ancienne université en 1797.
Dès l'ouverture de l'Université catholique en 1834, celle-ci comporta une Faculté de théologie, mais destinée uniquement à des étudiants ayant déjà accompli un premier cycle d'études théologiques de quatre années, ce qui allait permettre aux professeurs de se limiter à des cours de spécialisation et d'exiger un haut niveau scientifique pour les thèses de licence et de doctorat (doctorat et maîtrise depuis 1920). Ultérieurement, le cycle fondamental a été également organisé à Louvain, d'abord en connexion avec le Collège américain.
Les premiers professeurs de la Faculté restaurée étaient pour la plupart des autodidactes et ils durent forcément un peu tâtonner. Mais dès la première génération, plusieurs s'orientèrent dans la direction qui devait faire la réputation de Louvain : la théologie positive, appuyée de façon particulière sur l'orientalisme. La Faculté de Louvain avait le grand avantage d'être insérée dans une université complète, ce qui offrait aux théologiens l'avantage de travailler en contact étroit avec des archéologues, des philologues, des sociologues et des collègues approfondissant la philosophie non pas en fonction de la science sacrée, mais pour elle-même ; il était également fort utile, à une époque où bien des difficultés étaient soulevées contre le dogme chrétien au nom des sciences naturelles, de pouvoir profiter de la compétence des professeurs de géologie, de biologie, etc. et s'initier à bonne source à la complexité des problèmes soulevés.
Les circonstances permirent à la Faculté de tirer le maximum d'avantages de cette situation au cours de la dernière décennie du siècle. Dans l'atmosphère de renouveau qui caractérisa le pontificat de Léon XIII et stimulée par l'exemple de quelques collègues de science et de philosophie, elle fit peau neuve en quelques années. Le tournant fut amorcé en 1889 avec la création d'un cours d'"Histoire critique de l'Ancien Testament", dont le titulaire, A. Van Hoonacker, entreprit, un an avant la fondation de l'École biblique de Jérusalem, d'appliquer aux livres saints les principes de la méthode historique. Six ans plus tard, la nomination d'A. Cauchie comme professeur d'histoire ecclésiastique allait avoir une influence plus décisive encore dans le renouvellement des méthodes et de l'esprit de la Faculté. Sous l'impulsion de Cauchie, qui en 1900 fonda avec son jeune collègue P. Ladeuze la Revue d'histoire ecclésiastique, les recherches se développèrent pendant un demi siècle dans le domaine biblique (où s'illustra particulièrement Mgr L. Cerfaux, dont les travaux sur S. Paul furent salués comme "une date dans l'histoire de l'exégèse"), patristique (avec J. Lebon, fondateur du Spicilegium sacrum lovaniense, et R. Draguet, le dynamique directeur du Corpus scriptorum christianorum orientalium) et historique (grâce à A. De Meyer, qui reprit en 1928 la direction du Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques). La fondation en 1923 des Ephemerides theologicae lovanienses puis, après la seconde guerre, celle des "Journées bibliques de Louvain" ont encore accru le rayonnement de la Faculté.
La participation de théologiens louvanistes au concile Vatican II fut importante car, travaillant en équipe avec les évêques belges, dont plusieurs occupaient des postes-clefs, ils retrouvaient en outre à Rome parmi les Pères beaucoup d'anciens étudiants de la Faculté, ce qui élargit encore leur influence. Un rôle particulièrement marquant revint au professeur de dogmatique, Mgr G. Philips, secrétaire-adjoint de la Commission théologique et maître d'œuvre de la constitution Lumen gentium.
En 1968, suite à la division de l'université, la Faculté francophone de théologie se réorganise et en 1971, elle incorpore l'Institut supérieur des sciences religieuses créé en 1942 à l'initiative des professeurs L. Cerfaux et A. Dondeyne et réorganisé par Mgr A. Descamps en 1956. En 1974-1975, la Faculté est transférée à Louvain-la-Neuve où elle s'installe en 1981 dans le Collège Albert Descamps.
À partir de 1994, l'intégration de l'Institut des sciences religieuses dans la Faculté est désormais achevée par la fusion du programme de licence en sciences religieuses, préparant des laïcs à l'enseignement religieux, avec celui du baccalauréat en théologie, grade ecclésiastique de base en théologie. En septembre 2004, avec la réforme dite de Bologne, le bachelier en théologie nouvelle manière est inauguré. Il sera suivi en 2007 par l'ouverture des Masters en théologie, en études bibliques et en sciences des religions (inter-facultaire).
Prof. R. Aubert
Notes complémentaires de l'archiviste :
- La faculté porta le nom de "Faculté de théologie et de droit canonique" de 1983 à 2005, puis reprit le nom de Faculté de théologie en 2006.
- La Faculté de théologie (TECO) devient la Faculté de théologie et d'étude des religions (THER) à la rentrée 2022.
Doyens de la Faculté de théologie :
- 1836-1837 : Jean Mathieu Thiels
- 1837-1843 : Henri Guillaume Wouters
- 1843-1844 : Jean Théodore Beelen
- 1844-1845 : Marien Verhoeven
- 1845-1846 : Jean Baptiste Malou
- 1846-1848 : Jean François D’Hollander
- 1848-1850 : Arnould Tits
- 1850-1852 : Henri Guillaume Wouters
- 1852-1854 : Jean Théodore Beelen
- 1854-1856 : Jean François D’Hollander
- 1856-1858 : Henri Jean Feije
- 1858-1860 : Jean Baptiste Lefebve
- 1860-1862 : Philibert Vanden Broeck
- 1862-1864 : Jean Théodore Beelen
- 1864-1865 : Henri Guillaume Wouters
- 1865-1866 : Henri Jean Feije
- 1867-1869 : Jean Baptiste Lefebve
- 1869-1871 : Ferdinand Joseph Ledoux
- 1871-1873 : Thomas Joseph Lamy
- 1873-1875 : Edmond Henri Joseph Reusens
- 1875-1877 : Ferdinand Joseph Moulart
- 1877-1879 : Bernard Jungmann
- 1879-1881 : Louis Guillaume Roelants
- 1881-1882 : Antoine H.H. Dupont
- 1882-1884 : Adolphe Bernard Van der Moeren
- 1884-1886 : Désiré Joseph Mercier
- 1886-1888 : Henri Van den Berghe
- 1888-1890 : Thomas Joseph Lamy
- 1890-1892 : Edmond Henri Joseph Reusens
- 1892-1894 : Ferdinand Joseph Moulart
- 1894-1895 : Bernard Jungmann
- 1895-1896 : Antoine H.H. Dupont
- 1896-1898 : Adolphe Bernard Van der Moeren
- 1898-1900 : Jacques Forget
- 1900-1902 : Jules De Becker
- 1902-1904 : Albin Van Hoonacker
- 1904-1906 : Maurice De Baets
- 1906-1908 : Oscar Dignant
- 1908-1909 : Paulin Ladeuze
- 1909-1911 : René Maere
- 1911-1913 : Alphonse Van Hove
- 1913-1914 : Jacques Laminne
- 1914-1916 : Jacques Forget (selon registre M. Cl. Lebbe)
- 1916-1918 : Première Guerre mondiale
- 1918-1920 : Léon Noel
- 1920-1922 : Nicolas Balthasar
- 1922-1924 : Joseph Lebon
- 1924-1926 : Joseph Bittremieux
- 1926-1928 : Arthur Monin
- 1928-1929 : René Maere
- 1929-1930 : Alphonse Van Hove
- 1930-1931 : Nicolas Balthasar
- 1931-1932 : Joseph Lebon
- 1932-1933 : Joseph Bittremieux
- 1933-1934 : Arthur Monin
- 1934-1936 : Arthur Janssen
- 1936-1938 : Jean Joseph Van Der Vorst
- 1938-1940 : Nicolas Balthasar
- 1940-1942 : Joseph Lebon
- 1942-1944 : Joseph Bittremieux (selon registre M. Cl. Lebbe)
- 1944-1946 : Arthur Janssen
- 1946-1947 : Jean Joseph Van Der Vorst
- 1947-1948 : Joseph Coppens
- 1948-1949 : Gonzague Ryckmans
- 1949-1950 : Lucien Cerfaux
- 1950-1951 : Fernand Van Steenberghen
- 1951-1952 : Franz Gregoire
- 1952-1953 : Gérard Philips
- 1953-1954 : Arthur Janssen
- 1954-1955 : Joseph Coppens
- 1955-1956 : Gonzague Ryckmans
- 1956-1957 : Franz Gregoire
- 1957-1958 : Louis Janssens
- 1958-1961 : Joseph Coppens
- 1961-1964 : Albert Dondeyne
- 1964-1967 : Joseph Coppens
- 1967-1969 : Gustave Thils
- 1969-1972 : Philippe Delhaye
- 1972-1977 : Albert Houssiau
- 1977-1982 : Joseph Ponthot
Doyens de la Faculté de théologie et de droit canonique (1983-2005) :
- 1982-1985 : Albert Houssiau
- 1985-1990 : Roger Gryson
- 1990-1995 : Jean-Marie Sevrin
- 1995-2000 : Camille Focant
- 2000-2003 : Jean-Marie Sevrin
Doyens de la Faculté de théologie :
- 2003-2008 : Camille Focant
- 2008-2012 : André Wenin
- 2012-2015 : Joseph Famerée
- 2015-2021 : Eric Gaziaux
- 2021-2022 : Geert Van Oyen
La Bibliothèque de théologie devient en 2023 la Bibliothèque de théologie et d'étude des religions pour s'aligner sur la nouvelle dénomination de la Faculté.
C'est avec les premiers étudiants en théologie sur le site de Louvain-la-Neuve en 1974 que des premiers éléments de la Bibliothèque rattachée à la Faculté de théologie sont transférés - la décision ayant été prise de créer des bibliothèques décentralisées sur les nouveaux sites de l'Université de Louvain francophone à Louvain-la-Neuve et Woluwe-Saint-Lambert. C'est également cette année-là que Jean-François Gilmont est nommé premier responsable de cette Bibliothèque, dont le gros du transfert aura lieu à l'été 1975. D'abord située Place Croix du Sud, elle rejoint le Collège Descamps sur la Grand-Place en 1981.
Jan Kulakowski (25 août 1930 – 25 juin 2011), syndicaliste mais aussi diplomate et homme politique. Né à Myszków, en Pologne, Jan Kulakowski émigre en 1946 en tant que réfugié politique vers la Belgique, où il termine ses études secondaires puis réalise des études en droit (UCL, 1948-1953). Après s’être investi dans plusieurs organisations de jeunes travailleurs polonais en Belgique (1947- 1954), sa carrière professionnelle dans le syndicalisme internationale prend son envol dès novembre 1954, année au cours de laquelle il est engagé au secrétariat de la Confédération internationale des syndicats chrétiens (CISC) où il est plus particulièrement chargé des dossiers européens. Quelques années plus tard, il quitte le secrétariat de la CISC pour rejoindre l’Organisation européenne de la CISC, soit la structure régionale qui regroupe les fédérations syndicales européennes affiliées à la CISC. Il y occupe les postes de secrétaire puis de secrétaire général (1959-1974). Lorsque l’OE est dissoute et que ses membres sont invités à rejoindre la nouvelle Confédération européenne des syndicats, Jan Kulakowski fait lui aussi un bref passage (1975-1976) à la CES.
Cet intérim européen terminé, il se tourne de nouveau vers le syndicalisme international et revient au secrétariat de la Confédération mondiale du Travail, le nouveau nom de la CISC, où il occupe le poste de secrétaire général de 1977 à 1989, ce qui le place au centre de l’organisation. Ne désirant pas se représenter pour un nouveau mandat en 1989, il quitte le syndicalisme international pour endosser une carrière de diplomate et d’homme politique. En 1990 il devient ainsi le représentant de la Pologne auprès de l’Union européenne, avec rang d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, poste qu’il occupe jusqu’en 1996. Il s’investit ensuite avec passion dans les négociations menant à l’adhésion de la Pologne à l’UE, étant par exemple le principal négociateur polonais entre 1998 et 2001. La Pologne entrée dans l’UE, Jan Kulakowski se présente aux élections européennes de 2004 et est élu député européen (2004-2009).
En dépit de cette fin de carrière aux accents diplomatiques et politiques, J. Kulakowski se revendiquera toujours comme étant un syndicaliste, plus à l’aise avec les travailleurs que dans des auditoires remplis de célébrités. Avec le recul, il délimitera cinq fils conducteurs dans ses activités : le syndicalisme, l’Europe, le tiers-monde, la Pologne et le christianisme, ce dernier imprégnant son action dans les quatre premiers domaines. Bref, le CEHEC dispose ici d’une partie des archives d’un acteur engagé dans l’action syndicale internationale de l’après-guerre, impliqué dans la construction de l’Europe et l’intégration de la Pologne en son sein.
Dans les Annuaires de l'Université catholique de Louvain, la dénomination Institut géologique apparaît pour la première fois dans l'Annuaire 1904. L'Institut semble remplacer le Cabinet de minéralogie, lui-même cité pour la première fois dans l'Annuaire 1838. La forme "Institut de géologie" sera très souvent utilisé dans les publications de l'université.
L'institut cesse d'exister vers 1970, avec la scission de l'université. Au sein de la Faculté des sciences apparaît alors un Groupe de géologie (GEOL), qui devient ensuite une section de la Faculté sous le simple nom "Géologie". Avec la départementalisation de l'université en 1983, il devient le Département de géologie et géographie (GEO).
Avec la scission de l'université en 1968-1970, un Groupe de géologie (GEOL) apparaît au sein de la Faculté des sciences, qui devient ensuite une section de la Faculté sous le simple nom "Géologie". Avec la départementalisation de l'université en 1983, il devient le Département de géologie et géographie (GEO). Les départements disparaissent à la fin des années 2000 suite à la réorganisation des activités d’enseignement et de recherche, scindées dans des structures différentes. Une École de géographie est créée pour la partie enseignement.
Le Centre belge d’histoire rurale, créé en 1963, était une association composée de deux sections, installée l’une à Louvain puis Louvain-la-Neuve, sous la direction de Léopold Genicot et de Jean-Pierre Sosson (professeurs à l'Université catholique de Louvain) et l’autre à Gand, sous la direction de Adriaan Verhulst. Les projets concernaient l’étude de la ruralité dans les campagnes belges du Moyen Âge à la période contemporaine.
C’est au début des années 60 que la représentation étudiante s’organise au sein des universités. Ainsi, l’Association générale des étudiants (francophones) de Louvain (AGEL) est fondée en 1963 — son acronyme se transforme en « AGL » en 1967. La Commission sociale et la Commission culturelle de l'AGL furent deux des "appartements communautaires" qui s'installèrent lors de la première rentrée sur le site de Louvain-la-Neuve en 1972.
L’Assemblée générale des étudiants de Louvain (AGL) est une organisation de représentation étudiante qui poursuit plusieurs missions :
1 – Représenter les étudiants de l’établissement d’enseignement supérieur ;
2 – Défendre et promouvoir les intérêts des étudiants, notamment sur toutes les questions relatives à l’enseignement, à la pédagogie et à la gestion de l’établissement d’enseignement supérieur ;
3 – Susciter la participation active des étudiants de l’établissement d’enseignement supérieur en vue de leur permettre de jouer pleinement leur rôle de citoyen actif, responsable et critique au sein de la société et de leur établissement d’enseignement supérieur ;
4 – D’assurer la circulation de l’information entre les autorités de l’établissement d’enseignement supérieur et les étudiants ;
5 – De participer à la formation des représentants des étudiants afin d’assurer la continuité de la représentation ;
6 – De désigner leurs représentants au sein des organes de l’établissement d’enseignement supérieur ;
7 – D’informer les étudiants sur leurs droits, sur la vie de l’établissement d’enseignement supérieur et sur les possibilités pédagogiques qui leur sont offertes.
Jean Jadot est engagé à l'Université en janvier 1966 comme secrétaire de la Commission épiscopale. A la dissolution de cette commission (fin 1966) il est rattaché au Secrétariat scientifique. Il devint en 1971, à la création du SET, conseiller de celui-ci et en 1973 en assure la direction jusqu'en 1986. En 1987 il est rattaché au Cabinet du recteur Macq, en tant que chargé des affaires internes. Il demande sa mise en disponibilité partielle et quitte en 1989 l'UCL.
Mgr Henri Wagnon (21/04/1906, Mouscron – 15/07/1983, Tournai), Prélat de la maison de Sa Sainteté, professeur émérite à la Faculté de droit canonique de l’Université catholique de Louvain, membre du Comité de rédaction de la Revue théologique de Louvain, Docteur Honoris Causa de l’Université de Toulouse, membre associé de l'Académie toulousaine de législation, membre fondateur de l'Association internationale pour la promotion du droit canonique et membre de la Société internationale de législation religieuse comparée
Après ses études moyennes, H. Wagnon est formé au sacerdoce à Bonne-Espérance et à Tournai avant d’être ordonné en 1929. Il est alors envoyé par Mgr Rasneur à Faculté de droit canonique de l’Université catholique de Louvain. En 1933, il achève sa dissertation doctorale intitulée La condition internationale de l'Église catholique et du Saint-Siège, sous la direction de M. Van Hove. En 1935, il publie sa thèse de maitrise intitulée Concordats et droit international. Fondement, élaboration, valeur et cessation du droit concordataire. Cet écrit lui vaut un succès auprès des internationalistes.
Lors d’un voyage à Rome en 1936, H. Wagnon effectue des recherches au sein des archives de la Secrétairerie d'État, des Congrégations romaines et à la Bibliothèque Vaticane. Cette expérience lui permet de s’initier à l’administration centrale de l’Église. Il devient ensuite professeur d’histoire ecclésiastique à la suite de M. Demeuldre et de droit canonique au Grand Séminaire de Tournai. Il assure en parallèle le service de défenseur du lien à l’Officialité diocésaine.
En 1938, Mgr Ladeuze fait appel à lui pour assurer l’enseignement de l'histoire ecclésiastique à la Schola minor de théologie de l'Université catholique de Louvain où il est nommé maitre de conférences. En 1941, installé à Louvain, il succède à Mgr Koerperich comme professeur ordinaire à la Faculté de droit canon de l’Université. Il enseigne l’ensemble du Livre III du Code de droit canonique à l’exception de la section sur les sacrements dont il ne délivre l’enseignement qu’à partir de 1949 après le départ du chanoine A. Monin. Il s’occupe également de l’étude des relations Église-État en Belgique. Enfin, il obtient le poste de Directeur de la Revue d’histoire ecclésiastique. Désormais, il consacre l’ensemble de son enseignement au droit jusqu’à son éméritat en 1976.
H. Wagnon occupe à plusieurs reprises la charge de doyen de la Faculté. Cette situation lui permet d’instaurer un cours de droit concordataire ainsi qu’un cours de droit canonique des Églises orientales avec le concours de Jean Dauvillier, spécialiste en la matière. En 1958, il accueille le premier Congrès de droit canonique médiéval. Après la séparation linguistique, il parvient à réorganiser la Faculté en sollicitant Mgr Andrieu-Guitrancourt, Mgr Denis et Mgr Feghali, des collègues de la Faculté de droit canonique de Paris. Il obtient également des évêques francophones l’organisation d’une licence spéciale en droit canonique à Louvain.
H. Wagnon supervise dix-neuf doctorats, une thèse de maitrise ainsi que de nombreux mémoires de licences. Les sujets de ces travaux traitent du droit public, du droit ecclésiastique belge mais également d’aspects de la discipline du mariage. Il défend également de nombreuses causes de nullité de mariage. Il assume la charge d’expert au concile du Vatican II et apporte son expérience à la Commission de disciplina sacramentorum. Il est nommé le 8 septembre 1962 prélat de la maison de Sa Sainteté, dont la devise est Labori operae non parcere.
En 1976, il reçoit un volume de Mélanges à l’occasion de son éméritat.
Adolphe Van Tiggelen est né le 2 décembre 1914 à Molenbeek-Saint-Jean et décédé le 2 novembre 1969 à Louvain. Il est docteur en chimie, professeur ordinaire à l'Université catholique de Louvain, membre de la cinquième Commision du Fonds national de la recherche scientifique (FNRS), membre honoraire de l'Académie royale de Belgique, directeur du laboratoire de chimie inorganique et analytique de l'Université catholique de Louvain.
Le parcours scolaire d'Adolphe Van Tiggelen est assez original. Malgré des humanités gréco-latines, ce n’est qu’après avoir passé deux ans à travailler dans une teinturerie qu’il entreprendra d’étudier les sciences à l’Université catholique de Louvain. Étudiant joyeux et aimant sortir, il n’en conserve pas moins une très grande rigueur dans son travail, et conservera ce trait de caractère plus tard dans ses activités professionnelles. Après avoir commencé une candidature en sciences chimiques en 1932, puis être passé en licence en 1934, il entame son doctorat en 1936 et le terminera en 1937 avec la plus grande distinction.
Il effectue ensuite son service militaire dans l’aéronautique, et quitte l’armée au bout de dix-sept mois. Il fera ensuite un stage à l’Université Victoria de Manchester en 1939 où il sera fortement influencé par le professeur Michael Polanyi, les travaux de celui-ci orientant fortement ses sujets de recherche futurs. Mobilisé au début de la Seconde Guerre mondiale, il revient de France en 1940, et entrera au laboratoire du professeur Walter Mund, qui l’influencera lui aussi énormément pour ce qui est de ses recherches. Il y est nommé chargé de recherches à l’Institut national des Mines à Pâturages dans le Hainaut. Ses activités y sont vite remarquées, aussi l’UCL fait appel à lui et le nomme chargé de cours en 1944, puis professeur ordinaire en 1948. Il recevra plusieurs prix de l’Académie royale entre 1949 et 1951, et deviendra directeur de son propre la-boratoire à l’UCL.
S’intéressant principalement aux mécanismes de la combustion, il tente d’analyser tous les aspects physico-chimiques de la déflagration. Il met en évidence plusieurs phénomènes jusque-là inconnus tels que la chimi-ionisation, qui lui permettent d’expliquer les caractéristiques de divers combustibles. Les retombées pratiques de ses recherches sont énormes, aussi Adolphe Van Tiggelen reçoit des subsides et des soutiens financiers extrêmement importants de la part de l’European office of aerospace research de l’US Air Force, et ce, dès 1956. Il rédigera ainsi vingt-huit rapports pour l’US Air Force sur les combustibles des moteurs de fusée, et contribuera au perfectionnement des moteurs à combustion que l’on retrouve dans la plupart des voitures d’aujourd’hui.
Il devient également conseiller scientifique de l’Institut français du pétrole en 1958, et membre correspondant de l’Académie royale de Belgique en 1961, après avoir reçu le prix Francqui et la médaille Lavoisier de la Société chimique de France la même année. Deux ans plus tard, il est nommé membre de la cinquième Commission du FNRS.
Un an à peine après avoir dirigé la rédaction de Oxydations et combustions en 1968, œuvre scientifique monumentale réalisée en collaboration avec une dizaine d’autres auteurs, pour la plupart d’anciens étudiants à lui, Adolphe Van Tiggelen s’éteint d’une crise cardiaque. L’annonce de sa mort provoquera la suspension des cours de la Faculté des sciences pendant une journée.
Diplômé d’une licence de chimie en 1959 à l'Université catholique de Louvain, Pierre Van Tiggelen y devient ensuite professeur de chimie. La même année, il intègre l'Association des chimistes de l’Université catholique de Louvain (ACL), en tant que membre protecteur et membre du Conseil d’administration, et ce jusqu'en 2019. Entre 1964 et 1968, il est chargé de recherche pour le Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS). Il occupe également la fonction de responsable du laboratoire de physico-chimie de la combustion. Les activités de recherche du laboratoire de chimie de la combustion se regroupent en quatre programmes traitant de l'étude des flammes et des détonations : analyse cinétique du mécanisme de combustion, phénomènes de chimionisation et de chimiluminescence dans les flammes, inhibition des oxydations vives (ou oxydations rapides), étude expérimentale et théorique des ondes de détonation. En 1980, le Prix Adolphe Wetrems dans le domaine des Sciences mathématiques et physiques est remis à Pierre Van Tiggelen : le prix de 40.000 francs lui est décerné pour l'ensemble de ses travaux relatifs aux ondes de déflagration et de détonation et à l'analyse des phénomènes de combustion associés. Enfin, au sein de la Marine royale belge, il obtient le grade de lieutenant de vaisseau de première classe.
Fernand Mayence, docteur en philosophie et lettres en 1901 de l’Université catholique de Louvain, est membre étranger de l’École française d’Athènes de 1904 à 1907 et participe à ce titre aux grandes fouilles de Delos
Il est nommé professeur Louvain en 1907 où il inaugure le premier cours d’archéologie classique. La documentation de travail qu’il rassemble à cet effet constitue le noyau du Fonds Mayence du Musée L.
En 1919, il est simultanément nommé conservateur des antiquités grecques et romaines aux Musées royaux d’art et d’histoire du Cinquantenaire. En 1930, le Gouvernement belge lui confie la direction de l’importante mission archéologique belge à Apamée.
La destruction du centre de Louvain, de la Bibliothèque de l’Université et de ses principaux bâtiments l’a vivement affecté. Il consacre de longues recherches et publie plusieurs ouvrages qui réfutent la thèse selon laquelle les troupes allemandes auraient, au départ, été attaquées par des francs-tireurs lorsqu’ils pénétrèrent à Louvain le 25 août 1914.
Jacques Etienne est né à Namur le 24 février 1925 et est décédé le 14 novembre 2019 à Aye.
Est né en 1930 et mort en 1998.
Le Groupe Jacques Leclercq naquit du désir de prolonger la réflexion lancée lors d’un séminaire organisé par le Laboratoire d’anthropologie sociale et culturelle de l’Université catholique de Louvain en 1979-1980 sur les relations entre Ethique et sociologie des valeurs : conflit ou complémentarité. Pierre Watté , responsable du Laboratoire, lança l’idée en novembre 1980. Le Groupe se constitua au début 1981 rassemblant des professeurs de l’Université catholique de Louvain. Le bureau, présidé par Jacques Etienne (Institut supérieur de philosophie), se composait de Jean Barréa (Institut des relations internationales), Jacques Verhaegen (Droit), Pierre Watté (Anthropologie).
D’autres professeurs s’y associèrent à l’occasion de réunions autour de thèmes particuliers ou comme membres correspondants : Auguste Meessen (Sciences), Jacques-Philippe Leyens (Psychologie), Paul Lévy (Centre de recherche sur la paix), Michel Lechat (Médecine). On repère quelques interventions de Michel Molitor (Sciences économiques, sociales, politiques et de communication) entre 1993 et 1999.
Les objectifs étaient de deux ordres : mener des recherches à la jonction des sciences, du droit, de l’éthique, du politique d’une part ; soumettre aux responsables politiques et religieux du pays les résultats obtenus. Le Groupe voulut appliquer la convergence des disciplines des sciences humaines à des problèmes urgents et surmonter l’écart qui sépare l’université des décisions de société. « Il ne s’agissait pas de nous prononcer à partir d’un crédit préalable ou d’une pression académique : nous ne voulions être, selon la belle expression de Michel Foucault, que des hommes privés n’ayant d’autre titre à parler et à parler ensemble qu’une certaine difficulté à supporter ce qui se passe »(1).
Le Groupe Jacques Leclercq mena plusieurs types d’activités. Il se réunit régulièrement autour d’exposés faits par un de ses membres ou un invité. Les membres s’échangèrent des textes et des réflexions supplémentaires. Le Groupe tint chaque année soit un séminaire (5 ou 6 réunions) soit un colloque et participa à des rencontres organisées à l’Université catholique de Louvain et à l’extérieur. Il interpella les hommes politiques belges, les autorités religieuses en Belgique et à Rome ; et publia plusieurs déclarations. Il travailla durant presque toute l’année 1983 avec le Centre d’études politiques, économiques et sociales du Parti social-chrétien (CEPESS).
Ses recherches portèrent surtout sur le problème de l’armement nucléaire et de ses justifications ; sur la souveraineté de l’Etat ; sur l’actualité des Droits de l’Homme ; sur la signification d’une culture européenne ; sur l’exercice de la citoyenneté dans un contexte de mondialisation et conflits armés.
(1) WATTE Pierre, "Le Groupe Jacques Leclercq. Sciences, Droit, Ethique, Politique", dans "Subjectif", s.d., p. 39.
Thérèse-Hélène Centner est née à Uccle le 16 septembre 1921. Elle vit en Sarre, où son père travaille, jusqu’en 1935. Elle achève en 1939 ses humanités gréco-latines au lycée Léonie de Waha à Liège. Elle entreprend des études universitaires à Liège au début de la Seconde Guerre mondiale mais doit les interrompre rapidement en raison de circonstances familiales malheureuses. Elle accepte un travail modeste aux usines Cockerill à Seraing qu’elle abandonne momentanément à cause d’un problème de santé. En 1949, elle reprend son travail à Cockerill et s’inscrit en octobre au Centre de formation sociale à Liège. Elle présente un mémoire sur les problèmes sociaux des jeunes en usine. Elle est diplômée auxiliaire sociale en septembre 1952. De 1953 à mai 1954, toujours en travaillant, elle suit les cours organisés par le ministère des Colonies et obtient le certificat de formation sociale coloniale. Le 1er février 1955, elle est engagée aux Charbonnages de la Luena (Congo belge), avec la mission de créer un service social. Elle entre en contact avec la population locale dans le cadre de son emploi : femmes, nourrissons, enfants et adolescents et familles entières. Elle crée également un réseau d’amis, qui deviennent bientôt ses informateurs à propos des ethnies locales qu’elle commence à étudier. Ainsi elle s’intéresse aux Baluba du Katanga, aux Basanga-Bayeke et aux Tshokwe. Ces derniers, très attachés à leurs coutumes restées intactes, feront l’objet d’une thèse de doctorat qu’elle entame à l’École pratique des hautes études de Paris (1970). De juin à novembre 1960, elle reste à la Luena malgré les troubles consécutifs à la proclamation de l’indépendance du Congo. En décembre elle part pour Lubumbashi (Elisabethville) en raison du danger croissant. Elle est alors détachée au CEPSI (Centre d’études des problèmes sociaux indigènes) et est chargée d’étudier les jeux de l’enfant africain au Katanga. Toutes ses notes ayant disparu lors des pillages en 1960, elle retourne sur le terrain pendant six mois. La situation s’aggravant entre l’ONU et les Katangais, elle sert à la Croix-Rouge comme ambulancière. En 1962, elle est désignée pour accompagner en Belgique les premiers stagiaires africains de l’Union Minière (UMKH) et leurs familles pendant une année. De retour au Katanga en juin 1963, elle est nommée secrétaire générale du CEPSI. Le 12 décembre 1967, elle en devient directeur adjoint. Désormais, elle s’occupe de gestion administrative et budgétaire, des publications et des grands problèmes de développement. En 1973, étant donné sa santé défaillante, elle refuse un nouveau poste à Likasi, met fin à sa carrière à la Gécamines (Gecomin) et rentre en Europe. Elle serait décédée en 1994 selon sa fiche sur le site Geneanet.org.
Ignace Paul Jacques Marguerite Vandevivere (26/11/1938, Ypres – 06/07/2004, Woluwe-Saint-Pierre), historien de l’art, professeur à l’UCL, directeur et fondateur du Musée de Louvain-la-Neuve, membre de l’Academie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique (Classe des Beaux-Arts), Commandeur de l’Ordre de Léopold.
Fils de Paul Vandevivere, chef de bureau et administrateur territorial de l’ancienne colonie belge, et de Gabrielle Platteau, il passe les premières années de son enfance dans la région de l’Uturi, au Congo, et y commence sa scolarité au pensionnat de Fataki. Il retourne en Belgique avec sa famille vers l’âge de huit ans et fréquente successivement le collège Saint-Grégoire à Gand, l’Athenée Robert Catteau à Bruxelles et le Collège Saint-Pierre à Jette où il achève ses humanités gréco-latines.
En 1956, il s’inscrit comme étudiant à l’UCL et y termine ses études en histoire de l’art et archéologie en 1962. Son mémoire de licence « Fonts baptismaux et bénitiers en laiton fondu aux Pays-Bas Méridionaux (XVe – XVIIe siècles) », dirigé par le professeur Jacques de Lavalleye (1900-1974) lui vaut une Grande Distinction. Il obtient la même année son diplôme d’Agrégé de l’enseignement secondaire supérieur. Ses recherches doctorales le mènent souvent en Espagne : à Palencia, Valladolid, Salamanque, Madrid, Burgos, Barcelone dès 1962 à 1966. En 1964, il devient l’assistant du professeur Jacques de Lavalleye et épouse le 26 décembre de la même année, à Mons, Francine Marot, également historienne de l’art et enseignante. De leur union nait le 17 juin 1966 un fils, Pierre. En 1966, il soutient sa thèse de doctorat en histoire de l’art « Le retablo mayor de la cathédrale de Palencia et la retable de la chapelle Sainte-Anne de l’église paroissiale de Cervera de Pisuerga. Leur signification dans l’œuvre de Juan de Flandes » qui lui vaut la Plus Grande Distinction. Elle paraît dès 1967 dans le dixième volume du Corpus de la peinture des anciens Pays-Bas méridionaux au XVe siècle .
Depuis 1960, il est engagé comme collaborateur scientifique, sans rémunération, au Centre National de Recherche « Primitifs Flamand ». C’est dans ce cadre qu’en février 1961, il accomplit une toute première mission à l’étranger à Paris et à Chantilly pour la préparation du Corpus des Primitifs flamands conservés par l’Institut de France. Il assure l’année suivante la codirection de la mission organisée par le Centre National de Recherche « Primitifs Flamand » en vue de préparer le Corpus des Primitifs Flamands conservés à la Cathédrale de Palencia et dans l’église de Cervera de Pisuerga. Au terme de cette mission, il est nommé membre correspondant de la société « Tello Tellés de Meneses » de Palencia.
Ayant brillamment réussi sa thèse de doctorat, il est nommé chargé de cours associé à l’UCL en 1966. Son enseignement sera interrompu en l969 par un rappel à l’armée, comme officier de réserve. En 1970, il est nommé chargé de cours et se voit attribuer une importante série de cours. La même année, il est également nommé responsable du Centre d’Histoire des Arts et du Relief (CHAR). En 1972, il est nommé professeur et en 1976, professeur ordinaire. Il enseigne et publie dans les domaines suivants : l’esthétique et iconologie de la peinture et de la sculpture du moyen âge des temps modernes et de l’époque contemporaine, la technologie des arts plastiques et histoire des techniques, les arts populaires, les arts du métal et la muséologie. Son enseignement était original, il insistait sur l’observation directe, débouchant sur une analyse critique, sans cependant négliger les sources écrites et notamment les textes théoriques et les écrits des peintres ou des sculpteurs, mais la technologie lui paraissait essentielle, c’est pourquoi il invitait ses étudiants à s’initier au travail du métal dans des ateliers, comme celui de Félix Roulin à la Cambre, mais aussi à prendre part aux recherches de l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA). C’est dans cette voie qu’il faut situer la fondation des Ateliers de Maredret en 1971, avec la collaboration de Félix Roulin, ceux-ci permettent, jusqu’en 1975, à nombre d’étudiants et à quelques autres amateurs, de s’initier pendant l’été à diverses techniques : le bronze, la céramique, la gravure, la sérigraphie, les textiles, la forge, etc. C’est également dans le cadre de son enseignement qu’en 1975 et 1977, il séjourne à l’Université de Bujumbura, au Burundi, avec son collègue historien Claude Bruneel . Il a également en charge, de 1980 à 1992, un cours d’initiation à l’histoire de l’art destiné aux pensionnaires de la Chapelle musicale Reine Élisabeth. Parallèlement, Robert Delevoy, directeur de La Cambre, l’invite, de 1980 à 1983 à faire un cours de Technologie générale dans son établissement .
Le 5 juin 1975, il est élu membre correspondant de l’Académie royale des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Belgique, dans la Classe des Beaux-Arts, Section d’histoire et de critique. Il est élu président de l’Institut supérieur d’Archéolgie et d’Histoire de l’Art le 22 novembre 1978, jusqu’en 1982. C’est lors de sa présidence que le transfert vers Louvain-la-Neuve de la section francophone de l’Université catholique de Louvain s’opère. En 1979, il fonde le Musée de Louvain-la-Neuve, encore appelé Musée de l’Institut supérieur d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, concrétisant de nombreuses années de travail, et en devient le directeur. Il occupera cette fonction jusqu’à son décès en 2004. C’est principalement parce qu’il occupe cette double charge de professeur à l’UCL et de directeur du musée qu’il est appelé à participer à de nombreux jurys et commissions scientifiques dans de grandes institutions et associations telles que : les Musées royaux des Beaux-Arts, les Musées royaux d’art et d’histoire, le Musée royal de Mariemont, l’A.S.B.L. Bibliotheca Wiltockiana, l’IRPA, etc. En 1985, il assure le Commisariat général de l’exposition « Juan de Flandes », lors d’Europalia Espagne, à Bruges et Louvain-la-Neuve. C’est également sous sa direction que la même exposition est présentée au Musée du Prado à Madrid. Suite à cette action, il est nommé alors Commandeur de l’Ordre de Léopold. Probablement suite à ce succès, il est nommé commissaire en 1991 pour Europalia Portugal.
L'Université catholique fondée en 1834 à Malines perpétue les traditions de l'ancienne Université de Louvain fondée en 1425 et fermée en 1797. Dès 1835, l’université retrouve ses locaux historiques à Louvain, après la fermeture de l'Université d'État. La scission de l'université en 1968 (actée dans loi du 28 mai 1970 par le création de deux universités distinctes : KU Leuven et UCLouvain) pour raison linguistique entraîna le déménagement de la section francophone vers les sites de Louvain-la-Neuve et de Woluwe-Saint-Lambert (dit aussi "Louvain-en-Woluwe", à Bruxelles). L'UCLouvain s'est depuis étendue sur d'autres sites, notamment après les fusions avec les Instituts supérieurs d'architecture Saint-Luc de Saint-Gilles et de Tournai en 2010, les Facultés universitaires catholiques de Mons en 2011, et l'Université Saint-Louis Bruxelles en 2023.
Les recteurs de l’Université unitaire :
- Pierre-François-Xavier de Ram (1834-1865)
- Nicolas-Joseph Laforêt (1865-1872)
- Alexandre-Joseph Namèche (1872-1881)
- Constantin Pieraerts (1881-1887)
- Jean-Baptiste Abbeloos (1887-1898)
- Adolphe Hebbelynck (1898-1909)
- Paulin Ladeuze (1909-1940)
- Honoré Van Waeyenbergh (1940-1962)
- Albert Descamps (1962-1968)
Les recteurs de l’UCLouvain depuis 1968
- Édouard Massaux (1968-1986)
- Pierre Macq (1986-1995)
- Marcel Crochet (1995-2004)
- Bernard Coulie (2004-2009)
- Bruno Delvaux (2009-2014)
- Vincent Blondel (2014-2024)
- Didier Lambert (2024)
- Françoise Smets (2024-)
André Vander Vorst, professeur (électromagnétisme) à l'Université catholique de Louvain.
Martin V, 206e pape de 1417 à 1431.
Jean de Bourgogne (11 juin 1403, Arras — 17 avril 1427, Bruxelles), duc de Brabant (Jean IV), duc de Limbourg (Jean IV) de 1415 à 1427, comte de Hainaut (Jean II), de Hollande et de Zélande de 1418 à 1427. En 1425, il fonde l'Université de Louvain, avec le consentement du pape Martin V.
Henri Carton, devenu Henri Carton de Tournai, est un avocat, chef d'entreprise et homme politique belge (Parti catholique). Il est notamment ministre des Colonies (1924-1926, ministre de l'Intérieur et de l'Hygiène (1932), sénateur (1919-1925 et 1936-1946) et député (1925-1936)
Professeur (physique) à l'Université catholique de Louvain ; recteur de l'Université Lovanium (1954-1967); prêtre.
Il est le cadet des six fils de Gustave Gillon (professeur à l'UCL) et d’Adrienne Cousin. Durant son enfance il découvrit le scoutisme.
En 1939, il entre au Séminaire Léon XIII à Louvain pour commencer sa formation philosophique et s’inscrit en même temps à l’année scientifique préparatoire aux études d’ingénieur. En mai 1940, il réussit l’examen d’entrée aux Écoles spéciales de Louvain.
En 1946, il est ordonné prêtre par le Cardinal Van Roey qui souhaite le voir poursuivre des études en sciences physiques à l’Université de Louvain.
En 1948, Il obtient une licence en physique nucléaire (La méthode des plaques photographiques en physique nucléaire) sous la supervision de Marc de Hemptinne.
Simultanément, en restant en étroit contact avec le mouvement scout, il remplit les fonctions d’aumônier au Clan d’Émmaüs à Bruxelles. Il est également chargé de fonder et diriger le «Home congolais » de Louvain pour accueillir et héberger les étudiants de l’UCL dont les parents vivent au Congo.
Il accepte l’invitation de Marc Hemptinne à rejoindre l’Institut interuniversitaire des Sciences nucléaires (I.I.S.N.) et obtient la charge de la construction d’une partie du cyclotron en cours de réalisation à Louvain.
En 1952, il obtient son doctorat en sciences physiques (Excitation nucléaire de l'Indium 115 et de l'Indium 113 par rayons X et électrons de 0,5 à 1,8 MeV accélérés par un générateur de Van de Graaff) avec la plus grande distinction. Cette thèse lui permet d’être invité à passer une année de spécialisation dans le domaine du nucléaire aux États-Unis à l’Université de Princeton dans le New Jersey.
En octobre 1953, il est nommé membre de la commission consultative pour la réalisation du bâtiment de la Faculté des sciences qui est le premier bâtiment académique de la nouvelle Université Lovanium à Léopoldville au Congo belge.
En juin 1954, les évêques de Belgique, qui constituent le pouvoir organisateur de l’Université catholique de Louvain, le nomment professeur extraordinaire de l’UCL et le désignent comme nouveau recteur de Lovanium. Il prend ses fonctions en juillet 1954.
Il est dès lors le bâtisseur de l’Université et son pilote au long des années tumultueuses qui suivent l’Indépendance du Congo en 1960.
En 1967, il renonce à sa fonction rectorale au profit de Mgr Tharcisse Tshibangu, tout en conservant celle d’Administrateur général, ayant à cœur de terminer sa tâche de constructeur de la cité universitaire.
Il rentre en Belgique en 1972 peu de temps après que Lovanium soit géré par l’État zaïrois devenant l’Université de Kinshasa.
Il est élu doyen de la Faculté des sciences de l’UCL qui entame son transfert de Louvain à Louvain-la-Neuve.
Dès 1973, il est nommé au conseil d’administration du Centre d’études de l’Énergie Nucléaire du Mol (C.E.N./S.C.K.) où il siège jusqu'en 1998.
Il est élu membre correspondant de la Classe des Sciences techniques de l’académie royale des sciences d'outre-mer le 25 juillet 1956, membre associé en 1972, membre titulaire en 1977, et est promu à l’honorariat le 16 avril 1986.
Mylène Botbol-Baum, professeure (philosophie, bioéthique) à l'Université catholique de Louvain.
Michel Drieux (1495, Vockerinckhove (Cassel) — 1559, Louvain), étudiant à l’université de Louvain (Lys), Michel Drieux obtient la seconde place en philosophie en 1521. Il y poursuit ses études en théologie et en deux-droits. Après avoir enseigné quelques temps à l’université de Douai, il obtient en 1529, à Louvain, la place de professeur ordinaire de Décrets, qu’il occupera pendant 28 ans.
Par testament, il fonda à Louvain, dans sa maison, un collège destiné à des jeunes gens, étudiant la philosophie, le droit ou la théologie. Ceux-ci sont choisis de préférence parmi les parents du fondateur. À défaut, parmi les étudiants issus de sa région natale.
Professeur (histoire de l'art) à l'Université catholique de Louvain.
Paul Lévy, né le 27 novembre 1910 et décédé le 16 août 2002, est un journaliste, économiste et professeur. Il fait des études d'ingénieur commercial à l'Université libre de Bruxelles dont il sort diplômé en 1930. Sa carrière professionnelle débute en tant que professeur de statistiques à l’École des hautes études de Gand puis à l’École des hautes études de Belgique à Bruxelles. En outre, il complète son parcours académique par des recherches doctorales sur la question linguistique en Belgique. En 1933, il rejoint l'INR (Institut national de radiodiffusion) comme rédacteur au journal parlé, puis devient reporter en 1936 et premier reporter en 1938. Il travaille alors au côté de Théo Fleischmann.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est arrêté le 18 septembre 1940 et emprisonné à la prison de Saint-Gilles puis au Fort de Breendonk. Il est libéré après l’annonce erronée de son décès le 20 novembre 1941. Sous l’occupation, il refuse de travailler pour la radio, rejoint l’Angleterre en juillet 1942 et collabore avec la BBC pour les ondes belges. En août 1943, attaché au cabinet d'Antoine Delfosse, il participe à l'élaboration de la « Mission Samoyède » afin de rétablir la radio sur le territoire belge. Correspondant de guerre entre 1944 et 1945, il couvre la libération du camp de Dachau, puis il exerce la fonction de conseiller au rapatriement sous le ministère des Victimes de Guerre.
Après une très courte carrière politique en tant qu’élu pour l’UDB (Union démocratique belge), défenseur des idées socialistes, il retourne à l’INR en mars 1946. Entre 1949 et 1966, il travaille au Conseil de l’Europe comme directeur de l’Information et de la Presse grâce à ses liens avec Paul-Henri Spaak et Fernand Dehousse. Après dix-sept ans au Conseil de l'Europe, Paul Lévy retourne vers l’enseignement et occupe la charge de professeur à l’Université de Strasbourg (1966-1972), puis à l’Université catholique de Louvain (1968-1981) au sein de laquelle il fonde le Centre de recherche pour la paix (Cresup). Par ailleurs, il occupe la fonction de doyen de la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques (1970-1974). Sa carrière scientifique est marquée par un investissement dans l'étude des conflits linguistiques, territoriaux ou religieux, les méthodes de communication et de diffusion de l’information et l’enseignement supérieur de la communication. De 1939 à 1981, il est membre du Conseil supérieur de statistique.
Chrétien converti, anciennement de confession juive, il demeure profondément attaché à sa foi laquelle constitue une partie de ses recherches tant professionnelles que personnelles. En dehors de ses activités professionnelles, la vie de Paul Lévy est marquée par un engagement associatif important, notamment au sein d’ASBL et de clubs tels que le Club de Bruxelles, le Rotary Club ou encore le Mémorial national du Fort de Breendonk dont il est l’un des principaux moteurs. Il y occupe d’abord le poste de premier conservateur (1948-1949) avant d’en devenir vice-président (1951-1976) puis président, fonction qu’il remplit jusqu’en 1997.
Maurice Michaux (29 janvier 1921, Farciennes - 8 avril 1985, Blanden), professeur (histoire et littérature antiques) à l'Université catholique de Louvain.
Pauline Voûte (25 février 1944, Utrecht – 19 avril 2025, Humain), historienne de l’art, archéologue, directrice de l’Institut historique et archéologique néerlandais d’Istanbul et professeure à l'Université catholique de Louvain.
Diplômée d’un baccalauréat au Lycée français de Londres, elle obtient sa licence en Histoire de l’art et Archéologie à l’Université de Paris en juin 1966. Parallèlement à ce cursus, Pauline Voûte suit plusieurs formations à l’École du Louvre (Muséologie, Histoire mondiale, Art spécialisation en art romain et grec et Coptic and Early Christian Art) et à l’École Pratique des Hautes Études (E.P.H.E), qu’elle achève en juin 1967.
Au cours des années 1970 et 1980, elle continue à se former en histoire byzantine en suivant des enseignements dans diverses institutions académiques, notamment à l’Institut Catholique de Paris, au Collège de France, à l’Université catholique de Louvain et à l’E.P.H.E.
En juin 1984, elle est diplômée d’un doctorat d’État en Lettre et Sciences humaines avec mention très honorable de l’Université de Paris 1er Panthéon-Sorbonne après avoir présenté sa thèse « Les pavements des églises anciennes de la Syrie et du Liban Archéologie. Décor, archéologie et liturgie ». Cette dernière parut en 1988 dans le 69e volume des Publications d’histoire de l’art et d’archéologie de l’Université catholique de Louvain.
Elle débute sa carrière en 1968 comme chargée de conférences en Early Christian and Byzantine History of Art à l’Institut d’art et d’archéologie de l’Université de Paris. En 1970, elle y est nommée assistante en histoire de l’art et en archéologie paléochrétienne et byzantine, ainsi qu’en art du Proche-Orient hellénisé. En 1974, elle prend la direction de l’Institut historique et archéologique néerlandais d’Istanbul, fonction qu’elle occupe jusqu’en 1978. Elle devient ensuite chercheuse junior au Centre d’études byzantines de Dumbarton Oaks à Washington, DC, entre 1978 et 1979. De 1987 à 1990, elle est professeur invitée à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (ÉBAF).
En 1987, ses travaux de recherche menés à l’Institution d’études byzantines, de philologie grecque moderne et d’histoire de l’art byzantin de l’université de Munich lui ont permis d’obtenir le prix Alexander von Humboldt.
À partir de 1991, elle enseigne comme chargée de cours à temps partiel à l’Université catholique de Louvain, où elle dispense des cours d’histoire de l’art islamique, d’art byzantin et chrétien d’Orient, d’art paléochrétien, d’archéologie chrétienne et d’art religieux, ainsi que d’iconologie et d’interprétation de l’image. Elle est admise à l’éméritat le 1er octobre 2009.
Pauline Voûte est également membre des comités de rédaction de la revue Anatolica, du Bulletin de l’Association internationale pour l’étude de la mosaïque antique ainsi que de la revue d’études orientales Le Muséon.
Par ailleurs, elle participe à plusieurs associations de recherche scientifique, telles que l’Association internationale pour l’étude de la mosaïque antique, le Centre d’Orient chrétien, l’Association des anciens élèves du Centre d’études byzantines de Dumbarton Oaks, la Société Görres, la Mission archéologique française de Syrie du Sud et la Société belge d’études byzantines.
Au début de sa carrière, Pauline Voûte participe à nombreuses fouilles archéologiques en France. Ultérieurement, elle assure également la direction de plusieurs chantiers de fouilles en Turquie (vallée de Gökirmak) et en Syrie (Bosra et Kanatha).
Son activité archéologique majeure, qui a contribué à la renommée du couple Voûte-Donceel, est la coordination, avec Robert Donceel, de la publication des résultats des fouilles menées par l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (ÉBAF) dans les années 1950 sur le site de Khirbet Qoumrân. Sollicités par l’ÉBAF, ils travaillent à la publication du matériel archéologique mis au jour par Roland de Vaux. Ce projet aboutit à la publication, en 2017, de leur œuvre scientifique majeure, intitulée « Matériel archéologique de Khirbet Qoumrân et ‘Ain Feshkha sur la mer Morte. Pierre — lampes – verre — matériaux divers ».
Robert Donceel (8 septembre 1938, Ixelles – 16 août 2019, Mont-Godinne), archéologue spécialiste de l’Italie méridionale et du Moyen-Orient, membre de l’Institut historique belge de Rome et professeur à l’Université catholique de Louvain.
Diplômé des humanités gréco-latines au Collège Saint-Boniface à Ixelles, il entame des études à l’Université catholique de Louvain, où il obtient une licence d’agrégation en philologie classique en 1961. Il y poursuit sa formation en y décrochant, deux ans plus tard, une licence en histoire de l’art et archéologie. Parallèlement à l’obtention de ce second diplôme, Robert Donceel engage ses premières recherches et devient membre de l’École historique belge de Rome de 1961 à 1963.
La carrière de Robert Donceel débute en 1963, une fois son second diplôme obtenu. Il quitte alors la Belgique pour occuper un poste de professeur au collège maronite de la Sagesse à Beyrouth, au Liban. C’est là qu’il noue un lien durable avec la culture du Moyen-Orient, annonçant les recherches qu’il y mènera par la suite.
De retour en Belgique en 1966, il obtient un mandat d’aspirant du FNRS, s’immergeant ainsi pleinement dans la recherche scientifique. Sa thèse, intitulée « Recherches topographiques et historiques sur la ville de Nole et sa région », est défendue en 1970 à l’Université catholique de Louvain. Au lendemain de la scission de l’Université en deux institutions communautarisées, il est nommé chargé de cours associé en 1973 et professeur en 1975. Il occupe cette fonction jusqu’à son éméritat, obtenu en 2003. L’enseignement assuré par Robert Donceel porte principalement sur l’archéologie classique, puis sur celle du Proche-Orient ancien. Il s’intègre au sein du département d’archéologie et d’histoire de l’art de l’UCL, dont il est secrétaire académique et coordinateur des candidatures entre 1987 et 1993.
En parallèle de son engagement académique, Robert Donceel mène une activité archéologique régulière, débutée dès son entrée en fonction. Il intervient d’abord en Campanie, sur les sites de l’Ager Nolanus et de l’Ager Pompeianus, puis au Liban, à Byblos et Apamée, en Syrie. Plus tard, il travaille en Asie Mineure sous la direction de son épouse, Pauline Voûte, membre de l’Institut historique et archéologique néerlandais d’Istanbul. Enfin, il poursuit, à la suite des travaux de Jacques Ryckmans, la réunification des résultats et de la documentation archéologique issus des fouilles de Khirbet Mird, menées par la Mission archéologique en Terre sainte en 1953.
Son activité archéologique majeure, qui a contribué à la renommée du couple Voûte-Donceel, est la coordination, avec Pauline Voûte, de la publication des résultats des fouilles menées par l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (ÉBAF) dans les années 1950 sur le site de Khirbet Qoumrân. Sollicités par l’ÉBAF, ils travaillent à la publication du matériel archéologique mis au jour par Roland de Vaux. Ce projet aboutit à la publication, en 2017, de leur œuvre scientifique majeure, intitulée « Matériel archéologique de Khirbet Qoumrân et ‘Ain Feshkha sur la mer Morte. Pierre — lampes – verre — matériaux divers ».
Abel Brohée (1880-1947), docteur en philosophie et professeur à l'Université de Louvain, président du séminaire Léon XIII (Tournai),
Paul Tombeur, professeur à l'Université catholique de Louvain.
La Faculté de théologie (TECO) devient la Faculté de théologie et d'étude des religions (THER) à la rentrée 2022.
Doyens de la Faculté de théologie et d'étude des religions :
- 2022-2024 : Geert Van Oyen
- 2024- : Olivier Riaudel
L'Institut RSCS est un institut de recherche de l'Université catholique de Louvain.
Présidence de l'institut :
- 2012-2013 : Jean-Pierre Delville
- 2013-2018 : Louis-Léon Christians
- 2018-2021 : Geert Van Oyen
- 2021-2022 : Walter Lesch
- 2022-2024 : Olivier Riaudel
- 2024-2026 : Geert Van Oyen
- 2026- : Jean-Pascal Gay
Adolphe Gesché, professeur (théologie) à l'Université catholique de Louvain.
A. Gesché naît à Bruxelles le 25 octobre 1928. Après des humanités au Collège Saint-Pierre à Uccle, il suit des études en philosophie et lettres aux Facultés Saint-Louis à Bruxelles, avant d’obtenir en 1952 le titre de licencié en philosophie et lettres (section philologie classique) à l’Université catholique de Louvain. Ayant choisi d’embrasser la vie sacerdotale, il suit des cours de théologie pendant trois ans au Séminaire de Malines. Ordonné prêtre en 1955 pour le diocèse de Malines-Bruxelles, il devient aumônier militaire, puis vicaire à la paroisse Sainte-Suzanne de Schaerbeek. Il défend son mémoire de licence en théologie en 1957 et, l’année suivante, sa thèse de doctorat à l’Université catholique de Louvain. Chercheur qualifié au FNRS, il obtient en 1962 le grade de maître en théologie avec un travail intitulé « La christologie du ‘Commentaire sur les Psaumes’ découvert à Toura ».
Professeur au Séminaire de Malines, il enseigne également la théologie dogmatique spéciale à la Faculté de théologie de l’Université catholique de Louvain où, devenu professeur ordinaire en 1969, il poursuit sa carrière académique jusqu’à son éméritat en 1994. Par sa direction d’études, A. Gesché a marqué des générations d’étudiants d’Europe, d’Amérique et d’Afrique. Durant trois décennies, il a accompagné des recherches novatrices sur la théologie de la libération, la théologie féministe, la théologie du Process ou encore la théologie de la science ; par ses écrits également il a contribué à renouveler les enseignements traditionnels sur Dieu, la christologie, la création et l’anthropologie.
Gesché développe un style inédit de conversation avec la culture de son temps, entretenant un rapport privilégié avec la littérature. Comme théologien, il réfléchit d’une manière qui enregistre pleinement le pluralisme convictionnel ; il peut ainsi s’adresser à ses contemporains par-delà la diversité de leurs croyances. À partir de 1991, il crée avec une équipe de théologiens un colloque bisannuel, qu'il allait accompagner à sept reprises et qui lui a survécu sous l’appellation de ‘Colloques Gesché’. Son influence dépasse les frontières de l’aire francophone grâce à la traduction en plusieurs langues de sa série de publications intitulée « Dieu pour penser » (1993-2003). Il a en outre fait paraître un grand nombre d’articles de revue et de contributions à des ouvrages collectifs. Les Actes des ‘Colloques Gesché’ ont connu un succès assez inhabituel pour ce genre. Deux livres de pensées et de citations (série « Pensées pour penser », 2003 et 2004) ont aussi été publiés. Après avoir connu une période d’éméritat riche en activités scientifiques et éditoriales, A. Gesché meurt le 30 novembre 2003.
Membre du comité de direction de la Revue théologique de Louvain dès sa création en 1970, il assure pendant de nombreuses années la présidence de la Société Théologique de Louvain et devient membre en 1989 de l’Association Européenne de Théologie Catholique (AETC). Il est nommé par le Saint-Siège membre de la Commission Théologique Internationale, relevant de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, pour deux quinquennats successifs (1992-1997 ; 1997-2002). Il obtient le Prix Cardinal Mercier en 1993 et celui des Scriptores christiani en 1997. Élu correspondant de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-arts de Belgique (Classe des Lettres, Section des Sciences morales et politiques) en 1996, il en devient membre en 2002. Il accède à la reconnaissance internationale avec le Grand Prix de philosophie de l’Académie Française en 1998.
Pieraerts, Joseph, professeur (chimie) à l'Université catholique de Louvain.
Médecin gynécologue à la Clinique Saint-Pierre d’Ottignies et à Wavre. Il s'est impliqué dans la création, le développement et l'animation du Centre d'études bioéthiques (CEB).
Fils de Albert Bietlot, ingénieur civil, administrateur de la Société Solvay et Cie, et de Regina Poucet, il réalise ses humanités à l’Athénée Royal de Bruxelles. En 1965, il entame des études en sciences naturelles et médicales aux Faculté Notre-Dame de la Paix, pour rejoindre la Faculté de Médecine de l’Université Catholique de Louvain dès 1966. Il termine brillamment son doctorat en 1971, en obtenant la plus grande distinction pour son diplôme. Entre 1971 et 1976, il réalise sa spécialisation en gynécologie et obstétrique en tant qu’assistant dans le département du Professeur Joseph-A. Schockaert, à Louvain, et dans le service de Gynécologie-Obstétrique de la Clinique Saint-Pierre d’Ottignies en 1975 et 1976. Il obtient son agrégation de médecin spécialiste en 1976. Il exerce à titre de spécialiste à la Clinique Saint-Pierre d’Ottignies dès 1976. Proche de Jean-François Malherbe, Yves Bietlot se joint au Centre d’Etudes Bioéthiques dès sa crétaion et participe activement aux séminaires dédiés aux thématiques « Médecine et Procréation », « Ethique des relations d'aide » et « Aspects éthiques de la lutte contre le SIDA », entre 1983 et 1985, et au séminaire « Procréation et enfance » en 1991. Il exerce à la consultation de l’O.N.E. de Wavre dès 1987 et est nommé, en 1988, membre du Conseil d’Administration de l’O.N.E. En 1991, suite à des problèmes de santé, il démissionne de son poste à la Clinique Saint-Pierre pour continuer sa carrière dans un cabinet privé de Wavre.
Le CORE, centre de recherche interdisciplinaire, fut fondé en 1966, avec l'appui de la Fondation Ford et sous l'impulsion de Jacques Drèze. C'est un institut de recherche interdisciplinaire dans les domaines largement complémentaires de l'économie théorique, de la recherche opérationnelle et de l'économétrie. Les objectifs du CORE sont le développement et la mise en oeuvre des connaissances, dans les domaines de l'économie, de la gestion et des sciences de la décision.
Professeur (médecine) à l'Université catholique de Louvain.
Composition : administrateur général (président), différents membres du personnel de l’administration centrale (en 1977, il était composé des 2 chefs de cabinet, du directeur des Services généraux, du Directeur du Service d’études, du chef de service de la comptabilité, du Directeur des budgets, de 2 chefs du personnel)
Missions
- L’impulsion et la coordination dans le fonctionnement de l’administration centrale de l’UCL
- Le suivi des décisions prises par les organes supérieurs de l’Université dans leurs implications sur l’administration centrale
- La diffusion de l’information administrative au sein de l’Université
- Les propositions d’innovation dans le fonctionnement de l’administration centrale aux organes compétents (Conseil d’administration, Bureau exécutif, Conseil académique) pour rendre celles-ci exécutoires
- La prise de décision en matière administrative dans les limites attribuées à l’Administrateur général
- La présentation des mesures destinées à améliorer la coordination entre les administrations facultaires et l’Administration centrale
Pouvoirs - Pouvoir de décision : en matière de gestion administrative courante.
- Pouvoir de proposition : le groupe propose aux autorités de l’Université, les modifications et innovations dans le fonctionnement de l’Administration centrale.
Règles de fonctionnement - Les réunions se tiennent tous les quinze jours durant la première année puis se font mensuellement.
Physicien à l'Université catholique de Louvain
Marguerite Tits, professeure (chimie) à l'Université catholique de Louvain.
Jean-François Gilmont, historien, professeur à l’UCL, conservateur de la bibliothèque de théologie de l'UCL, conservateur de la Bibliothèque Générale et de Sciences Humaines (BGSH UCL) et du Service des livres anciens, membre de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique (Classe des Lettres).
Jean-François Gilmont suit des humanités gréco-latines (1944-1950) au Collège Saint-Michel à Bruxelles puis entre dans la Compagnie de Jésus en 1950. Il suit la formation jésuite jusqu’en 1964, acquiert une licence en philosophie (Eegenhoven-Louvain, 1957) et une licence en histoire ecclésiastique (Rome, 1962). Durant cette période, il publie les premiers ouvrages de sa longue bibliographie : Bibliographie ignatienne (1854-1957), en 1958, et un inventaire commenté des écrits des premiers jésuites en 1961. En 1964, il quitte les jésuites et se marie avec Martine Jacob, archiviste aux Archives et musée de la Littérature à la Bibliothèque royale de Belgique, laquelle collaborera, principalement de manière informelle, à ses recherches. Il obtient sa licence en histoire à l’UCL en 1966. Il effectue un séjour de deux ans (1966-1967) à Genève qui aboutit à la publication d’un catalogue des éditions originales et autographes d’écrivains français contemporains conservées dans la bibliothèque de Madame Louis Solvay.
Sa carrière à l’UCL débute en 1968, lorsqu’il devient assistant dans l’unité d’histoire ecclésiastique. Dès 1975, il donne cours : Heuristique en sciences religieuses (1975-1999), Histoire du Livre et de la lecture (1984-1989 et 1991-2000), Origines historiques de la civilisation occidentale (1993-1999) et Histoire de l’humanisme (1995-1999). Il défend sa thèse de doctorat en histoire en 1977 et en tire deux ouvrages.
En 1974, il devient conservateur de la Bibliothèque de la Faculté de théologie francophone de l’Université et coordonne le déménagement vers Louvain-la-Neuve. En 1977 il devient le conservateur de la bibliothèque de théologie de l’UCL, fonction qu’il quittera en 1989, puis de la Bibliothèque Générale et de Sciences Humaines (BGSH) de 1991 à 1999, année de son éméritat. En 1994, il est chargé de la création du service du livre rare et ancien de la BGSH.
En 1983 il fonde, en collaboration avec Jacques Scheur (SJ, Bibliothèque Moretus Plantain), l’Association des Bibliothèques de théologie et d’information religieuse (ABTIR). L’association est à l’origine de la création d’un catalogue collectif des périodiques des bibliothèques francophones et publie plusieurs éditions de RePeRe, un répertoire des périodiques religieux. Il assume la présidence de la section francophone de l’Association professionnelle des Bibliothécaires et documentalistes (AABB) de 1984 à 1988 et participe au groupe de contact FNRS « Livre. Idées. Société – Boek. Ideeën. Maatschappij » qui débouche sur l’édition d’une collection du même nom. Il est également membre de l’Association professionnelle pour bibliothécaires et documentalistes (APBD). Jean-François Gilmont est l’artisan d’une gigantesque base de données, GLN 15-16, qui répertorie la production des livres imprimés à Genève, Lausanne et Neuchâtel aux 15e et 16e siècle. Cette base de données, considérée achevée en 2015 par Jean-François Gilmont est conservée par les archives de l’université de Genève. En 2004, il est élu membre de la Classe des Lettres de l’Académie royale de Belgique et devient docteur Honoris causa de l’Université catholique du Sacré Cœur de Milan en 2006.
Parallèlement à ses activités, Jean-François Gilmont a également accompagné de nombreux jeunes chercheurs. Il a été particulièrement actif sur les dossiers relatifs aux échanges avec l’université catholique de Lublin (Pologne) et l’accueil d’étudiants polonais boursiers dont témoigne sa correspondance vers la Pologne.
Enfin, le présent fonds d’archives donne à voir une facette qui n’est pas évoquée par les écrits biographiques relatifs à Jean-François Gilmont : son engagement solidaire et humanitaire et spécialement vers la Pologne à partir de la déclaration de l’état de guerre (décembre 1981). Jean-François Gilmont mobilise son réseau et organise des convois d’aide médicale, matérielle et sociale afin de soutenir les familles polonaises touchées durement par les restrictions durant cette période politique tendue.
Le Laboratoire a été fondé au début des années 1960 par le professeur Roger Van Schoute pour fournir un lieu d'expérience au cours de Méthodes de Laboratoire [appliquées à l'histoire de l'art].
Le Laboratoire d'étude des œuvres d'art a pour objectif principal l’étude de la collection des peintures de chevalet du musée afin d’améliorer leur connaissance associée, dans certains cas, avec des projets de conservation préventive.
L'université catholique de Lublin a été fondée en 1918 à l'initiative du père Idzi Radziszewski qui est devenu le premier recteur de l'université, après la fermeture de l'académie impériale de théologie de Saint-Pétersbourg après la révolution d'Octobre.
L’Université se compose de dix facultés : Théologie, Droit, Droit Canonique et Administratif, Philosophie, Lettres, Sciences Sociales, Biotechnologie et les Sciences de l'Environnement aussi Mathématiques, Informatique et Architecture du Paysage. En plus de son site principal, elle possède deux antennes universitaires à Tomaszów et à Stalowa Wola.
Grâce à des accords bilatéraux et à sa participation active à des programmes européens, l’Université contribue à l’élaboration de projets de recherches et participe à des échanges interuniversitaires d’enseignants et d’étudiants. Elle coopère activement avec plusieurs écoles supérieures et universités étrangères.
L’Université Catholique de Lublin Jean Paul II est membre d’associations internationales comme la Fédération Internationale des Universités Catholiques (FIUC), l’Association Internationale des Universités (AIU) ou la Fédération des Universités Catholiques Européennes (FUCE). Elle est la principale organisatrice du Congrès de la Culture Chrétienne, ainsi que de différents colloques et conférences.
Les liens de l’Université de Louvain avec la Pologne et aussi l’Université (catholique) de Lublin existent dès les années 1970, notamment grâce à l’octroi de bourses d’études à des étudiants polonais. Ces liens furent renforcés suite au coup d’Etat du général Jaruselski (décembre 1981) et à la mobilisation du syndicat chrétien polonais Solidarnosc.
Professeur (sociologie, démographie) à l'Université catholique de Louvain, Faculté des sciences économiques, sociales et politiques.
Association sans but lucratif (asbl) inaugurée le 3 avril 1984, le Centre d’études bioéthiques a été fondé dans un contexte de questionnements éthiques et philosophiques à la Faculté de médecine de l’Université catholique de Louvain (UCL). Dans les années 1980, des philosophes s’enthousiasment et s’intéressent de près à ces préoccupations, si bien qu’une Unité de philosophie des sciences biomédicales (UCL) ouvre ses portes aux professionnels, mais aussi à un large public. En effet, à cette époque, les réflexions en matière de bioéthique évoluent sans cesse du fait des découvertes en biologie moderne et en médecine, entrainant avec elles des interrogations nouvelles sur la vision de la vie humaine et de la nature que la vision occidentale et la foi chrétienne offraient jusqu’alors. En 1982, il est décidé de créer un centre de recherche, une asbl affiliée à l’UCL, permettant d’élargir les activités de réflexion et de séminaires à des services plus variés, et de ne plus dépendre uniquement que de la Faculté de Médecine et de son domaine d’enseignement. Ainsi, les activités de formations d’accompagnants de mourant, de service de documentation, de recherche fondamentale et d’animation s’ajoutent à celles qui étaient auparavant proposées. Avec le Centre, l’UCL souhaite s’engager dans une « science avec conscience », en associant à la médecine et à la bioéthique les disciplines philosophique, économique, juridique, théologique, biologique et anthropologique. Il s’agit de faire résonner ensemble ces disciplines pour engager un dialogue entre la morale chrétienne traditionnelle, héritée de la culture chrétienne de l’université, et les aspirations modernes de la médecine.
Ainsi, des thématiques telles que la procréation, la contraception, la fécondation in vitro, le SIDA, l’avortement, l’accompagnement des mourants, le droit médical, l’éthique fondamentale, la philosophie de la médecine, les perspectives religieuses dans le cadre de la médecine, le deuil, le consentement, l’euthanasie, etc., sont abordées dans les séminaires ou les recherches menées par le Centre.
Professeur (théologie) à l'Université catholique de Louvain. Évêque de Liège (1986-2001).
Roger André Louis Lambrechts (25/08/1927, Etterbeek – 13/08/2005, Uccle), philologue, étruscologue, archéologue, iconologue et professeur à l'UCL.
Issu d'un milieu ouvrier, il finit des études gréco-latines au Collège Sainte-Marie à Bruxelles en 1945. Il fait des études universitaires en philologie classique, (d'abord à Saint-Louis à Bruxelles, ensuite à Louvain) puis une licence en archéologie et histoire de l'art.
Il enseignera d'abord dans le secondaire avant de devenir, dès 1959, professeur à l'université catholique de Louvain (philologie classique et archéologie et histoire de l'art).
En rédigeant sa thèse (sous la direction de de Franz De Ruyt) "Essai sur les magistratures des Républiques étrusques", Roger Lambrechts se spécialise en étruscologie, et spécifiquement sur des études relatives aux miroirs étrusques ("Suggestions pour un Corpus des miroirs étrusques et prénestins" dans "Hommages à Marcel Renard", en 1969).
Il a aussi publié deux fascicules dans le Corpus Speculorum Etruscorum, oeuvre internationale de références des études des miroirs étrusques.
En 1992, il accède à l'éméritat et reçoit en 1990 la décoration de Grand officier de l'Ordre de Léopold II.
Roger Lambrechts s'est fort engagé (dès 1978) dans des recherches de terrains en archéologie , not. avec les fouilles du site d'Artena (Rome). Il reçut plusieurs distinctions comme le Gran Premio Città di Artena ; membre d'honneur du Circolo Culturale d'Artena ou encore Citoyen d'honneur de la Commune d'Artena. C'est d'ailleurs sur le site d'Artena que ses cendres seront dispersées le 4 avril 2006.
À la fin de sa carrière, alors que l'influence de l'étruscologie décline en Belgique, Roger Lambrechts fonde le "Prix Roger Lambrechts" qui récompense les travaux relatifs au monde étrusque ou italique. Le premier prix est octroyé à Andrea Babbi en 2007.
En 1945, il intègre l’Université catholique de Louvain et devient, 5 ans plus tard, ingénieur civil des mines au sein de la "Promotion 1950" de la Faculté des Sciences Appliquées. Il poursuit ses études à Louvain et obtient, l’année suivante, une licence en sciences économiques. Il se rend ensuite en Angleterre durant 2 ans, entre 1951 et 1953, où il suit un bachelier en économie au Trinity College, l’un des collèges de l'Université d'Oxford.
Après l’obtention de ses diplômes, Philippe Chevalier est engagé par la Société Générale de Belgique. En 1957, il épouse Marie-Françoise Duvieusart, assistante sociale avec laquelle il aura 4 enfants. Après plusieurs années passées à la Société Générale, il intègre la compagnie minière spécialisée dans la production de diamants synthétiques SIBEKA. Il est ainsi amené à travailler à l’étranger, notamment au Congo, au Brésil et au Venezuela.
Philippe Chevalier fait partie et s’investit auprès de nombreuses associations. Durant ses études, il devient membre de l’Association des Ingénieurs civils sortis de l'Université catholique de Louvain (AiLv) et du Cercle Industriel (CI), et participe activement aux revues organisées par ce dernier. À Oxford, il participe aux activités des associations étudiantes et assiste à des représentations sportives. Diplômé de la Faculté des Sciences Appliquées en 1950, il fait partie de la « Promotion 1950 » pour laquelle il assume le rôle d’animateur jusqu’en 2008. Ainsi, durant près de 60 ans, il organise les anniversaires de la promotion, publie des articles au sujet de ses membres dans le « Bulletin mensuel de l'Union des Ingénieurs de Louvain » et les réunit à l’occasion de voyages en Belgique et à l’étranger. Philippe Chevalier est également associé à la Fondation Georges Lemaître, à la maison d’édition Casterman, au conseil d’administration de l’Institut Saint-André à Ixelles. Il participe à la vie politique locale au sein du Centre démocrate humaniste (Cdh) et prend part à la vie associative et ecclésiale bruxelloise. Du fait de ces nombreuses activités et communautés, il entretient de nombreuses relations amicales, professionnelles et académiques dont témoignent les nombreuses et abondantes correspondances conservées dans ses archives personnelles.
Philippe Duvieusart (né le 6 août 1932), économiste, conseiller industriel, banquier et consultant, est le fils de l’ancien Premier Ministre Jean Duvieusart et frère de l’ancien député Étienne Duvieusart. Une fois son doctorat en droit terminé (1954), il entame une formation en économie qui le mènera d’abord à l’UCL, où il décroche une licence en sciences économiques en 1955, puis à l’University of California (Berkeley, USA), où il réalise un Master of Art in Economics en 1956.
Après s’être inscrit deux ans au Barreau de Bruxelles (1954-1955 et 1956-1957), un stage à l’ONU (1955) et un mandat d’assistant à l’UCL (1956-1957), c’est à Washington, et plus particulièrement à la Société Financière Internationale (Groupe Banque Mondiale), que Philippe Duvieusart entame sa carrière. Il y occupera, entre 1959 et 1965, les postes successifs d’Investment assistant, investment officer puis de chef de division. Son travail consistait alors en : « la recherche de nouvelles affaires, l’étude de plans d’investissements industriels, la
négociation des programmes et accords de financement, la présentation des propositions au Conseil d’Administration, l’administration des investissements, l’étude des prix auxquels la
Société est disposée à vendre les investissements en portefeuille à des investisseurs privés […] et la négociation de ces ventes »(1).
En 1965, Philippe Duvieusart sera recruté par la Krédietbank sa Luxembourgeoise (KBL), pour y occuper les fonctions de directeur-adjoint (1965-1969) puis de directeur (1969-1973). Il continuera ensuite sa carrière de banquier dans le Groupe IPPA, où il sera président-directeur général de la Banque. Entré en fonction en 1973, il quitte le groupe IPPA dès 1974 pour rejoindre la Société Financière des Caoutchoucs, dont il sera le conseiller (1974-1988). Suite à un changement de génération au sein de l’entreprise, il quittera le groupe pour fonder un cabinet de consultance, spécialisé dans les relations avec les institutions européennes (1988-2003). Philippe Duvieusart y réalisa trois activités principales : des missions pour le compte des Communautés européennes, du lobbying auprès de ces mêmes Communautés, et enfin, de manière moindre, du conseil financier, principalement pour d’anciens contacts. S’il arrêta ses activités de consultant le 31 décembre 2003, il fut encore actif comme administrateur de la Société Régionale d’Investissement de Bruxelles jusqu’en 2007, mandat qu’il détenait depuis 1990.
(1) DUVIEUSART Philippe, "Notes sur la Société Financière Internationale et les fonctions occupées", 1965.
Il existait avant 1909 une "Association Générale" dont le moteur principal avait été le professeur Ferdinand Lefebvre (1821-1902).
Le 9 mai 1909, dans un discours prononcé à l'occasion du jubilaire, le professeur Ernest Masoin, secrétaire perpétuel de l'Académie de Médecine, annonce la création de "l'Association des médecins sortis de Louvain". Dirigée par E. Hertoghe, elle s'engage dans l'enseignement post-universitaire en organisant des exposés didactiques, des démonstrations cliniques, au cours de deux réunions annuelles. En juillet 1926, elle participe à l'inauguration de la nouvelle bibliothèque, en présence du Prince Léopold et de la princesse Astrid, et de plusieurs centaines d'américains. En décembre 1926, la première séance d'enseignement postuniversitaire réunit 320 médecins à l'hôpital Saint Pierre. L'Association des Médecins sortis de Louvain participe activement aux Journées Médicales de Bruxelles dès 1929 et, à partir de 1939, invite des orateurs étrangers de renom. Le 5 mai 1940, peu de jours avant l'attaque allemande, les professeurs Appelmans, Lambin et Sebrechts prennent la parole lors de la séance d'enseignement continu du printemps. Les réunions d'enseignement postuniversitaire flamandes et francophones sont séparées dès 1948.
À partir de 1958, l'Association participe pour la première fois à l'organisation de la proclamation des docteurs en médecine et à la réception qui la suit.
En octobre 1963, l'Association se scinde en deux associations distinctes, l'une d'expression française, l'Association des Médecins Anciens Étudiants de l'Université de Louvain, l'autre néerlandophone : de Vereniging van de Geneesheren - Alumni van de leuvense Universiteit. Le Moniteur Belge du 5 décembre 1963 publie les statuts des deux associations. Leur objet est le même "promouvoir les intérêts scientifiques et professionnels de ses membres, créer et développer les liens qui les unissent entre eux et les attachent à l'université de Louvain".
Les membres fondateurs de l'association d'expression française sont :
Oswald Van Landschoot (Namur), Président de 1963 à 1971
Jean Fourez (La Louvière), Président d'honneur
Paul Van Gehuchten (Bruxelles), Président d'honneur
Jean Buisseret (Wezembeek), Vice-Président
Joseph Hoet (Korbeek Lo), Vice-Président
Léonce Moreaux (Charleroi), Vice-Président
Jean Morelle (Pellenberg)
Adolphe Dupont (Namur)
Pierre Lacroix (Louvain)
Jean Jadin (Anvers)
Georges Duperroy (Uccle)
Victor Moia (Mont-sur-Meuse)
Le 5 décembre 1963, la première réunion des anciens d'expression française débuta par une séance d'hommage à la mémoire et à l'oeuvre de Paul Lambin, professeur de médecine interne à l'UCL.
L'association va poursuivre ses activités sous l'impulsion de son président Adolphe Dupont (1971 à 1978) et de son secrétaire Franz Lavenne. De 1971 à 1978, l'association se consacre essentiellement à l'enseignement continu, aussi bien en médecine générale que dans les diverses spécialités.
En 1978 : déménagement vers Woluwe-Saint-Lambert. Les réunions du conseil d'administration se tiendront à la salle de direction de Saint-Luc et non plus au Faculty Club, dans le béguinage de Leuven. Sous la présidence du professeur Eugène Lebacq, diverses mesures sont prises pour développer l'enseignement postgradué, afin de réaliser les objectifs précisés dans les statuts de l'association, et en particulier promouvoir les intérêts scientifiques des anciens louvanistes et développer les liens qui les unissent à leur Université.
Création du Guide AMA-UCL dans lequel sont publiés tous les programmes d'enseignement organisés par l'AMA et par les différents services des Cliniques St-Luc.
Il est en outre décidé de décentraliser l'enseignement aux médecins généralistes; des membres de la Faculté sont dépêchés dans des hôpitaux affiliés pour y donner des conférences sous l'égide de l'association.
L'association décide de financer les numéros spéciaux de Louvain Médical consacrés aux journées d'enseignement postuniversitaire.
En 1981, Louis Vanderbeck propose d'abréger la dénomination de l'association : le sigle AMA-UCL est adopté.
En 1983 : constitution de l'A.S.B.L. AIDE de l'AMA- UCL au développement, qui se propose de financer des stages à l'étranger, des séjours de médecins étrangers travaillant à Saint-Luc et des voyages d'enseignants belges dans les pays en voie de développement.
Il est décidé en 1987 de remplacer les traditionnelles journées de l'Ascension par le Congrès de la Saint-Luc, en octobre.
En octobre 1988 la Commission Facultaire d'Enseignement Continu (ECU) est créée, sous la présidence d'André Lambert. La Commission ECU prendra dorénavant en charge l'enseignement post-gradué pour généralistes; l'AMA-UCL y sera très largement représentée.
Nomination en 1993 du professeur René Krémer à la présidence et installation dans les nouveaux bureaux de la Tour Vésale. 13 novembre 1993 : commémoration du 30e anniversaire de l'AMA-UCL, au cours du congrès de médecine générale.
Création du Club AMA pour les jeunes diplômés, en 1995 L'AMA-UCL organise les premières séances d'enseignement consacrées à l'éthique et à l'économie de la santé.
Dissolution en 1997 de l'a.s.b.l. AIDE de l'AMA-UCL au développement et création du Prix Jean Sonnet.
Septembre 1997 : édition du premier numéro d'AMA-Contacts.
Juin 2007 : Numéro spécial AMA-Contacts "La Faculté de Médecine à Lovanium".
2018 : rapprochement entre l’Association des Médecins Alumni (AMA-UCL) et Louvain Médical et création de l'asbl AMA-Louvain Médical (AMA-LVMD). Cette asbl est un lien entre les Anciens et leur Alma Mater, en apportant une formation continue de qualité.
Jean Remy est né à Soumagne. Marié et père de deux enfants, il est professeur émérite de la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques de l’UCL.
Il a effectué ses humanités gréco-latines au collège royal Marie-Thérèse à Herve. En 1951, devant le Jury Central, il obtient sa candidature en philologie classique, puis une licence en philosophie 3 ans plus tard, avec un mémoire intitulé La Liberté chez Karl Marx. En 1956, il obtient sa candidature en sciences politiques et sociales. Licencié en sciences économiques en 1959, son mémoire lui vaut le prix du Comité de défense de l’épargne mobilière en 1960. En 1966, il est élevé au grade de Docteur en sciences économiques. Sa thèse, La Ville : phénomène économique, porte sur la ville en tant que phénomène économique. Cette production est l’aboutissement d’un travail de recherche entamé près de 8 ans auparavant lors de son engagement par le Centre de recherches socio-religieuses et son détachement à Charleroi pour diriger une étude sur la région. Cette activité l’amène à collaborer au Comité de Synthèse, chargé de préparer les orientations de la politique régionale. De 1962 à 1968, il effectue plusieurs études sur la région liégeoise, la ville de Liège et son Centre urbain.
Ses diverses recherches ont donné naissance à une interrogation plus vaste portant sur les liens entre l’industrialisation et l’urbanisation. Ces questions donnent naissance à une thèse sur la ville, où cette dernière est explorée comme étant régie par une rationalité économique propre. Une version plus sociologique de cette thèse est publiée en 1974, en collaboration avec Madame Liliane Voyé. Il collaborera avec elle à de nombreuses reprises lors de sa carrière.
Il aborde également d’autres pistes de recherches, toujours liées à la sociologie. Il mène plusieurs recherches sur les symboliques sociales, en collaboration avec Monsieur Hiernaux et Madame Voyé. En tant que directeur du Centre de sociologie urbaine et rurale, il effectue des recherches sur l’espace et la vie sociale. Dans ce cadre, il mène entre-autres des recherches à propos de la conception du centre urbain de Louvain-la-Neuve. Il y collabore à nouveau avec Madame Voyé.
En tant que co-directeur du Centre d’études sociologiques des Facultés universitaires Saint-Louis, il étudie notamment les comportements face au risque du sida dans les relations sexuelles, les transactions symboliques dans les institutions chrétiennes sociales et de santé (cela s’inscrit dans un programme de recherche interuniversitaire), ainsi que Bruxelles, son espace et ses habitants. Dans le cadre de cette fonction, il anime diverses activités théoriques et méthodologiques comme des séminaires et des colloques.
Dans le cadre de ses recherches, Jean Remy mène de nombreuses activités en lien avec l’étranger. Il est membre actif de plusieurs associations internationales depuis 1969. Parmi ces groupements, on compte l’Association internationale des sociologues de langue française, l’International Architectural Psychology Conference ou encore comme membre du Bureau de la Conférence internationale de sociologie des religions entre 1975 et 1985.
Il effectue également plusieurs missions à l’étranger entre 1963 et 1986. Il travaille sur le cas des villes anglaises, de la réorganisation urbaine de Stockholm et les grands centres urbains à proximité de Paris en 1963. Il mène également d’autres missions à Panama, en Colombie, aux États-Unis, en Allemagne de l’Est, à Bandung et sa région, au Québec, en Inde, et au Brésil.
Assistant à l’Université Catholique de Louvain de 1964 à 1966, il est, pendant un an, nommé maître de conférences puis chargé de cours jusqu’en 1971. Il est alors ensuite nommé professeur jusqu’en 1974, lorsqu’il devient professeur ordinaire.
En 1971, il est également professeur invité aux facultés Universitaires Saint-Louis puis y devient professeur extraordinaire en 1974. En 1976, il obtient le titre de professeur au collège de l’Europe à Bruges, au Centre d’études pour la conservation du patrimoine architectural et urbain.
Il dispense plusieurs cours à l’UCL et aux FUSL. Par exemple, un cours de Sociologie de la religion (UCL), de Sociologie urbaine (UCL) et un dernier sur le Tourisme (UCL), en collaboration avec Madame Voyé. Aux FUSL, il est chargé d’un cours de Sociologie générale.
Le 25 mars 1985, il est élu correspondant de l’Académie des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Il en devient membre le 4 janvier 1999 puis membre émérite le 7 octobre 2004. Il est également le promoteur de 9 doctorats entre 1992 et 1994.
Entre 1980 et 1991, il dirige plusieurs revues et/ou est membre des comités de rédaction. Il est par exemple membre du conseil d’administration de la revue Recherches sociologiques ou membre du comité de rédaction de la revue Espaces et sociétés.
Il prend sa retraite le 1er octobre 1994.